Technologies

Musique Assistée par ordinateur (MAO)

Logiciels libres et création numérique

Les modes de production et de distribution des logiciels libres inspirent des artistes. De nombreux outils libres sont à leur disposition. Mais le libre est particulièrement apprécié des artistes programmeurs pour sortir des sentiers battus ; il offre aussi des capacités inédites pour interagir avec les publics.

Toute licence en art ! Il n’est sûrement pas question de se restreindre aux oeuvres réalisées avec des logiciels libres ou diffusées sous licences libres. Cependant, le libre inspire de nombreux artistes. C’est la Copyleft Attitude dont est issue la licence Art Libre qui autorise la copie, la diffusion et la transformation des oeuvres. Son objectif, comme celui des licences Creative Commons, est d’élargir l’audience des productions et de permettre à tous d’en faire un usage créatif dans le respect des droits moraux des auteurs.

De fait, les motivations pour « passer au libre » sont multiples et complémentaires.

Beaucoup y voient avec raison des outils de qualité, par exemple : l’édition d’images bitmaps avec Gimp ou vectorielles avec Inkscape, le traitement du son avec Audacity, Blender ou Art of Illusion pour la réalisation de scènes 3D, les moteurs de wikis ou de blogs pour les ateliers d’écriture, y compris multimédia, Darwin streaming server pour la diffusion de flux video et Icecast pour l’audio, etc. Le site linuxgraphic.org abonde en ressources d’excellentes qualités sur l’image, la vidéo et la 3D. Il existe aussi des distributions spécialisées :

  • Dynebolic : un studio multimédia en liveCD au service des artistes et des activistes des médias (traitement et diffusion en streaming audio et video, vijing, etc.)
  • Agnula : une distribution Linux initié par l’IRCAM dédiée au son et à la musique ;
  • Garbure : une série de cinq distributions lives : burek (performance audiovisuelle), galantine (édition pré-presse). phó ( montage vidéo), ratatouille (cinéma d’animation). rollmops (publication web).

Un petit nombre, plus fondamentalement, trouve dans ces ressources dont les codes sont, par principe, ouverts et disponibles des outils évolutifs, voire un matériaux aux propriétés inédites. Ceci est souvent le cas des artistes dits programmeurs qui souhaitent maîtriser complètement leurs environnements de création et d’interaction avec leurs publics. Cette démarche suppose souvent l’usage de langages plus ou moins spécialisés (C, Postscript, Metapost, Smalltalk, etc.) souvent associés à des composants (OpenGL pour le graphisme ou SDL pour le multimédia) afin d’éviter de réinventer la roue. Des logiciels dédiés mais très flexibles sont aussi de plus en plus utilisés : le très prisé Pure Data et les composants PDP/Pidip (traitement de paquets numériques dont la vidéo) et Gem (3D) mais aussi Eyesweb, Design by Numbers, Processing, SuperCollider, etc. Enfin, les formats ouverts d’échanges (Open sound control, Ogg Theora / Vorbis, etc.) sont systématiquement privilégiés. Elle requière parfois la mise en oeuvre de capteurs et de moyens d’analyse et de traitements de signaux en temps réels. De tels dispositifs arrivent petit à petit dans les spectacles et les installations. Par exemple, on peut citer, en France, les travaux de Jean-Noël Montagné (art sensitif), de Yves Degoyon (PiDiP), de la compagnies Si Et Seulement Si ou des associations Apo33, Goto10 ou Ping ; l’association InterfaceZ propose un catalogue de composants et de documentations adaptés à ces nouvelles pratiques.

La question des formats est importante pour tous. De nombreuses oeuvres numériques ont été réalisées dans le format Flash propriété de Macromedia (il existe même des outils libres pour cela). Le 18 avril 2005, Adobe a englouti Macromedia. Que va devenir Flash face à PDF et peut-être même face au format ouvert d’animation vectorielle SVG ? Quid de la pérennité des documents et des oeuvres en Flash ? Le récent débat sur le droit d’auteur à aussi mis en lumière la nécessité de disposer de plate forme libre de diffusion de contenus libres. Certaines initiatives vont dans ce sens : jamendo (audio) ou openphoto et flickr (images).

Dans ces domaines à la jonction entre la technique, le juridique et la créativité, voire les sciences, la mutualisation et le travail en commun est de rigueur. Le réseau des espaces culture multimédia met progressivement en place de nombreux dispositifs de formation, d’expérimentation et d’accueil. Les sites artlibre.org, le wiki Art Labo (ainsi que media-cite.org) et la liste de diffusion de artsens.org sont des point d’information et de rencontre privilégiés.

Références :

Sites d’intérêt général

Outils

Une sélection de lieux de médiation

Posté le 6 avril 2006 par Thierry Pasquier
Posté le 6 avril 2006 par Thierry Pasquier
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La Musique Assistée par Ordinateur (MAO) accessible aux personnes déficientes visuelles

les 24, 25 et 26 juin 2005 à la Cité des Sciences et de l’Industrie
Dans le cadre de la semaine des " Métiers du Son ", le Carrefour Numérique de la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris et la société Compuzik vous invitent à des ateliers de démonstration et à des conférences. Vous seront présentés le sampleur ZikDrum, le logiciel de montage audio ZikForge et le séquenceur adapté Sonar.

Programme des Ateliers - démonstration : Titre : Compuzik une écoute visionnaire, une écoute sans frontière, démonstration de logiciels MAO pour tous.

Horaire : de 16h30 à 18h30 - Séance de 30 mn Vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 juin Lieu : Studio, Carrefour Numérique niveau -1

Programme des Conférences : Titre : La MAO accessible aux personnes déficientes visuelles, Compuzik une autre vision de la musique. Sujets : adaptation et démonstration de logiciels, perspectives et attentes...

Horaires : de 13h30 à 15h00 Samedi 25 et dimanche 26 juin Lieu : salle Agora, Carrefour Numérique niveau -1

Programme des visites Le service accessibilité propose une visite - découverte de quelques espaces d’expositions de la CSI, comportant des présentations tactiles et auditives ; vous pourrez découvrir les "sons", "Population mondiale" et la "DS a cinquante ans". Rendez-vous les vendredi 24 et samedi 25 juin, à 15h à l’accueil rotonde, cité niveau 0.

Côté pratique : Accès aux ateliers et visites sur réservation auprès de la Salle Louis Braille au 01 40 05 78 42 ou sallelouisbraille@cite-sciences.fr - priorité aux publics déficients visuels.

Accès aux conférences sur entrée libre dans la limite des places disponibles - ouvert à tous les publics.

Posté le 15 juin 2005
Posté le 15 juin 2005
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