AFRIQUE
Accès internet dans les zones rurales des Pays du sud : le téléphone mobile plutôt que l’ordinateur ?
Un extrait de l’article :
"Le téléphone portable serait-il l’outil du futur pour assurer le développement économique des campagnes dans les pays du Sud ? Ou, pour reprendre l’expression indienne, le vecteur qui gommera la « fracture numérique » séparant les villes des villages ? La réponse est loin d’être tranchée, mais de plus en plus de chercheurs estiment que le portable pourrait effectivement s’avérer plus efficace que l’ordinateur pour connecter les zones les plus reculées au reste du monde. « Les portables d’aujourd’hui sont aussi puissants que les PC de l’an 2000, et beaucoup moins cher », résume Srinivasan Keshav, professeur à l’université de Waterloo, au Canada."
La suite à lire ici : http://www.liberation.fr/transversales/futur/reportage/293978.FR.php
Kita (Mali), seconde capitale de l’empire Mandingue à l’heure du Net

- Télécentre Sirandou.net à Kita (Mali)
Capitale de l’arachide, Kita est également grande productrice de coton et de cultures vivrières et maraîchères. Des unités industrielles récemment implantées dans la ville, permettent de produire et d’exporter huile, tourteaux et fibres de coton de qualité.
Conscient de la fenêtre sur le monde que les Nouvelles Technologies de l’ Information et de la Communication peuvent apporter à sa région, Monsieur Amadou CISSE, maire de Kita, soutient le projet d’implantation de l’Internet dans sa ville par le biais de télé-centres. L’adjoint du maire a souligné l’ importance de la connexion à l’Internet pour la mairie par rapport à l’état civil, cela facilitant, entre autre, la transmission de l’information aux ambassades.
Sirandou.net, financé par IICD, fourni par Datatech et mis en route en décembre dernier est le premier cybercafé de Kita avec ces trois ordinateurs et son espace bureautique. Dirigé par Abdoulaye Diallo, homme enthousiaste et courageux, Sirandou.net emploie deux jeunes femmes auxquelles Mali-ntic a tendu son micro.
La première, Sankou Sissoko est originaire de Kayes. Son employeur est en quelque sorte son père puisque tous deux sont issus de familles voisines depuis de nombreuses années, ce qui crée de véritables liens dans un pays comme le Mali. Après un CAP en comptabilité, cette jeune femme de 23 ans, a suivi des cours en informatique et une formation à l’Internet à Bamako, dans les locaux du fournisseur d’accès de Sirandou.net, Datatech, qui est également partenaire de l’institut néerlandais IICD. Coumba Diawara, la seconde employée du cyber a également suivi cette formation. Née à Kita dans le quartier de Niapalan, Coumba est titulaire d’un BT en chimie/industrie, obtenu à l’ECICA de Bamako. Comme Sankou, Sirandou.net est son premier employeur après quatre années de chômage.
Expérience du net... Avant de commencer à travailler, Sankou naviguait dans les cybercafés, sur des sites de rencontres où elle a fait la connaissance d’un correspondant vivant en Côte d’Ivoire avec lequel elle continue à échanger des messages. Stratagème dont elle continue d’user afin de fidéliser ses copines au cyber.
Les Kitois et le net... Les Kitois ne sont pas encore très familiers avec l’Internet et la plupart des personnes qui fréquentent le cyber, viennent pour les services proposés par la partie secrétariat : scannage, saisie de textes à 750F la page, photocopies à 75F, envoi et réception de fax... La messagerie électronique commence cependant à faire des adeptes. A Sirandou.net, l’heure de connexion coûte 2000 Fcfa.
Fréquentation du cyber... Une moyenne de six à huit clients par jour. Sirandou.net est ouvert jusqu’à 22 heures tous les jours parce que "... le soir la navigation est plus rapide.", assurent les filles.
Les conseils de Sankou... Sankou invite les habitants de Kita à utiliser plus souvent la messagerie électronique afin de communiquer avec la partie de leur famille expatriée pour économiser de l’argent sur le coût du téléphone. " Vous pourrez envoyer un long message à un prix infime par rapport à la somme qu’il vous faudrait dépenser au téléphone. Les messages peuvent être envoyés dans tous les coins du globe : Afrique, Europe, Amérique, Asie. " Les filles sont là pour guider ceux qui en ont encore besoin et s’acquittent de cette tâche avec bonne humeur.
Différence entre Kayes et Kita ? Pour Sankou, la vie à Kita est très différente de celle de Kayes. A Kita, dit-elle, " ... il n’y a pas autant d’activité qu’à Kayes qui est une grande ville... " Confrontés au chômage, les jeunes de la tranche d’âge de Sankou et Coumba ont tendance à quitter la région. " Les jeunes de mon âge sont obligé d’aller ailleurs car ici, vraiment il n’y a pas de boulot. Il n’y en a pas ! " appuie Coumba. Sur une promotion de 72 élèves dont 35 femmes, près de la moitié ont du partir "tenter leur chance" hors de Kita. Ceux qui sont restés malgré tout, n’ont pas trouvé d’emploi. Coumba a accepté ce poste pour ne pas " baisser les bras ", comme elle le dit elle-même, "ne pas rester là sans rien faire ". Coumba reconnaît que cela commençait à devenir difficile... Sankou donne d’ailleurs l’exemple d’une amie qui aurait " épousé un étranger riche " et "fait quitter le pays à plusieurs de ses proches ". Le genre de conte de fée que la plupart des filles rêvent de vivre mais qui ne se réalisent que pour très peu... " Que nos frères qui sont hors du pays sachent qu’ils peuvent revenir à la maison sans aucune honte si jamais cela n’a pas marché pour eux ! " Voilà qui est bien sage...
Salué aussi bien par la mairie que par les étrangers qui habitent la ville, l’ouverture de Sirandou.net apporte incontestablement sa pierre au désenclavement de cette région de notre pays. Des projets similaires sont en voie de concrétisation. Espérons que tous ces projets veilleront à se compléter et non à se phagocyter les uns les autres, aussi bien pour le bonheur des kitois que pour celui des pionniers tels que Diallo.
AMD
L’Afrique à l’heure de L’internet.

- F.I.A L’Afrique en Marche
Les réunions de préparation de la fête se succèdent sur tout le Continent Africain, tous les pays, ou presque, préparent cette fête 2006 comme un réel évenement.
Découvrir et faire découvrir les technologies Internet et multimédia autour de soit, voila le crédo. C’est un grand moment d’échange et de rencontre, gratuit et bénévole.
Pour fédérer cet évenement, une association : La Fête de l’Internet en Afrique - FIA - une association dont la vocation est la promotion de l’Internet sur le continent Africain. L’organisation est assurée par des individus, associations, groupements, ONG, organismes ... qui interviennent pour la Fête de l’Internet en Afrique, et pour le développement des TIC en Afrique.
Un des gros pays acteur de cet évennement, le CAMEROUN. Pour ce Pays, le crédo est simple : Pour un accès équitable au savoir ! Ils en sont déja à la troisième réunion de préparation, et les pas franchis sont grands, de nombreux membres ont intégré la coordination, des institutionnels tels l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la communication du Cameroun, l’Agence universitaire de la Francophonie de Yaoundé, l’Advisory Network For African Information Society, Antenne Afrique Centrale, ainsi et surtout hors intitution, WAGNE.NET un département du CIPCRE Consultation & Service.
Le starter est mis et souhaitons lors de prochaines lignes vous fournir le plan et bien d’autres éléments fixés par la dite coordination Camerounaise.
Si vous souhaitez être actif sur cette fête, je vous invite à visiter le Site de la FIA, et pourquoi pas si vous êtes un acteur impliqué en Afrique vous inscrire en tant que correspondant.
Cybercafés au Mali : plutôt mal que bien
Moins de clients, autant de factures, une guerre des prix, des connexions lentes, un manque d’imagination : les faillites se multiplient La morosité est l’ambiance la mieux partagée dans les cybercafés (maliens) actuellement. Les clients ne se bousculent plus devant les ordinateurs et les gérants passent la journée à se tourner les pouces.
(...)
J’ai trouvé cet article très intéressant sur la situation des cybercafés au Mali, il est en ligne dans son intégralité sur le site de l’association CSDPTT
La conclusion de cet article cite la réflexion d’un professionnel de l’internet local interviewé, qui je trouve ne manque pas d’intérêt, y compris transposée dans notre contexte français.
"Patrick Dupont (chef de division marché des entreprises de Ikatel-Ikanet, un fournisseur d’accès à internet) estime, pour sa part, que le manque d’imagination peut aussi être retenu comme l’une des causes des difficultés des cybercafés. "Beaucoup de promoteurs se contentent seulement d’offrir la connexion Internet. Alors qu’il faut développer plusieurs activités et de nombreux services dans un cyber. Ces services ont l’avantage de créer de la valeur ajoutée et de fidéliser les clients. Un cybercafé ne se résume pas uniquement à la connexion à Internet. C’est tout un service qui doit être initié tout autour pour en faire un véritable espace de loisirs", soutient-il."
Le grille-pain (ou graveur..) de la liberté
Le Freedom Toaster est un grille-pain (graveur) de liberté.
L’idée est sous licence très très libre et les promoteurs du projet seront ravis de savoir qu’elle a été reprise/adaptée ailleurs.
Qu’est-ce que le grille-pain de liberté ?
C’est une borne de gravure "customisée" située dans un lieu public facile d’accès où les utilisateurs vont apporter des CD vierges et graver des copies des logiciels libres dont ils ont besoin.
Pourquoi peut-on avoir besoin de ceci ?
Ce projet a commencé afin de surmonter les difficultés à obtenir des distributions Linux et des logiciels libres compte tenu des restrictions de l’infrastrucrure réseau en Afrique du Sud, où le téléchargement de logiciels lourds est impossible.
D’où vient ce nom ?
Au départ, le nom est venu directement du fait que sous Linux en anglais on "grille" (toast) un CD. PLus tard, il est apparu que le nom correspondait au sens profond du projet, que nous avons la possibilité de choisir les logiciels que nous utilisons, que nous avons la liberté de le faire évoluer et aussi celle de l’échanger avec qui nous le souhaitons, gratuitement. Si vous tendez l’oreille, à ce moment là vous entendez les violons jouer !
Libre pour tous !!!
Dans le passé, beaucoup de personnes se sont tenues à distance des logiciels libres, plus particulièrement des systèmes d’exploitation libres. En effet, à moins d’être expert sur certains des aspects "rebutants" les accompagnant, il était difficile de mettre la main sur des distributions stables et complètes, faciles à installer et à mettre à jour. Plus maintenant, aujourd’hui ceci est aussi accessible que de griller du pain !
Comment s’utilise le grille-pain (graveur) ?
Son utilisation est simplissime. En utilisant l’écran tactile, on choisit les logiciels souhaités. De l’information à l’écran vous donne plus d’informations sur les logiciels sélectionnés, y compris combien de CD seront nécessaires. De plus, vous avez accès à un contenu pour sensibiliser les utilisateurs au monde du logiciel libre. Donc il suffit de toucher l’écran et de se ballader pour explorer le monde du libre et faire son choix.
En Novembre 2005, 15 grille-pains officiels étaient installés en Afrique du Sud et en Namibie. Mais le projet est conçu afin d’être reproduit ailleurs.
Le site du projet présente l’ensemble des spécificités techniques du graveur "integré" actuel, la liste des logiciels proposés et un ensemble de forums pour s’impliquer dans la vie du projet.




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