Politiques gouvernementales

Espace Entreprises Numérique

Mieux renseigner les petits entrepreneurs dans les espaces publics numériques

Une rencontre d’animateurs à Toulouse sous l’égide de l’ARDESI
L’ARDESI a organisé le 2 juin 2005, un atelier destiné aux animateurs des lieux d’accès public à Internet qui accueillent les petits entrepreneurs : artisans, agriculteurs, patron de TPE.


- Voir l’article "Trois questions à Frédéric Duvernoy (Chargé de mission, Ardesi - Midi Pyrénées)" sur le site GenerationCyb.net

- Voir le programme de la journée sur le site de l’ARDESI

Lien hypertexte: ARDESI
Posté le 9 juin 2005
Posté le 9 juin 2005
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Appels à projets DATAR Télécentres et Espaces Entreprise numérique

Une piste à explorer pour des lieux d’accès publics généralistes ?
Au-delà de l’effet d’aubaine d’un financement possible par un appel à projets national, Y-a-t-il une voie d’avenir pour des lieux d’accès publics généralistes à développer des services spécifiques pour une clientèle professionnelle telle que les PME ou les télé-travailleurs ? C’est la question qui se pose à l’analyse des conditions de cet appel à projets, qui à défaut d’apporter des perspectives réelles pour la majorité des quelques 4.000 lieux d’accès publics aux TIC existants en France, constitue au moins une piste sérieuse pour les porteurs de projets implantés en milieu rural.

Télécentres et téléactivités

Lancé en janvier 2005, cet appel à projets est ouvert jusqu’en juin 2007 par vagues successives. Il est doté de 3 millions d’Euros. L’objectif est d’aider à la création d’espaces professionnels pour les télé-travailleurs ou télécentres, c’est à dire mille postes de télétravail dans cent télécentres. Au cours du 1er trimestre 2005, la première vague de l’appel à projets a permis de recueillir 35 projets de télécentres. Voir leur implantation en ligne sur la base de données géoréférencées de la DATAR

Un télécentre peut-être hébergé dans une structure ayant une autre vocation comme : une pépinière d’entreprises, un incubateur, une mairie, une école, un maison des services publics, une maison pour l’emploi, un espace public numérique, un hôtel, un cybercafé, ... Les lieux s’engagent à respecter la charte du Réseau national des Télécentres : www.telecentres.fr

Qui peut répondre :
- collectivités territoriales en priorité,
- associations, entreprises ou services de l’Etat, dès lors que les services sont ouverts à tous les télé-travailleurs et pas uniquement à leurs salariés.
- Priorité aux projets situés en zone de revitalisation rurale.

Montant de la subvention : Entre 10.000 et 30.000 € selon la zone d’implantation et le nombre de postes de télétravail (les montants maximum alloués pour les projets hors zone de revitalisation rurale se situent dans la fourchette basse). Les frais éligibles sont : études préalables, aménagement et équipement des locaux, matériels informatique et logiciels , frais de démarchage des clients potentiels pendant les 6 premiers mois.

Espaces entreprises numériques et outils

Lancé le 30 mars 2005, cet appel à projet est ouvert jusqu’à épuisement des crédits (700.000 euros), et au plus tard jusqu’au 30 mars 2006. L’objectif est la mise en place, dans des bassins d’emploi qui n’en disposent pas encore, de structures facilitant l’appropriation des TIC par les PME.

Il s’agit de structures proposant aux PME d’un territoire, un espace convivial (fixe ou mobile) et les services d’au moins une personne spécialisée dans les TIC pour les PME. Les lieux s’engagent à fonctionner en réseau avec les autres Espaces Entreprises Numériques à travers un réseau tel que RACINES

Un autre volet de l’appel d’offre (inclus dans l’enveloppe des 700.000€) porte sur le développement d’outils méthodologiques, logiciels, ... spécifiquement adaptés aux besoins d’appropriation des PME.

Qui peut répondre :
- collectivités territoriales et organismes consulaires en priorité,

Montant de la subvention : Au maximum 50.000 € par projet (50 % des dépenses éligibles) Les frais éligibles sont : aménagement des locaux, matériel et logiciels, salaire des animateurs pendant la première année (il s’agit des frais postérieurs au dépôt du dossier). Compte tenu du faible montant de l’enveloppe, et de la partie consacrée aux développement d’outils, cela représente un financement pour moins d’une dizaine de projets d’Espaces Entreprises Numériques.

Ces offres de la DATAR constituent-elles des perspectives pour un Espace Public Numérique existant et en mal de financement ?

Pour ce qui est des Espaces Entreprises Numériques, vu le peu de projets finançables, la légitimité et l’implantation des CCI ou Chambre des métiers sur ce champs d’activité, cela laisse très peu de chances à un Espace Public Numérique généraliste déjà ouvert. Les critères de sélection insistent sur une bonne connaissance et des compétences dans le champs des usages des TIC par les PME, ce qui est rarement le cas d’un jeune animateur multimédia dont c’est la première expérience professionnelle. Seul un projet porté fortement par une ou plusieurs collectivités, sur un bassin d’emploi où il n’existe pas d’offre structurée, et dans le cadre d’un partenariat avec les organisations professionnelles aurait quelques atouts pour être recevable. Cela fait peu au regard des 4.000 lieux d’accès publics existants sur le territoire.

Pour l’appel à projets Télécentres, les choses semblent déjà plus ouvertes pour des lieux d’accès publics, portés par des collectivités ou des associations, tout particulièrement en milieu rural. Voir les zonages par région sur le site de l’Observatoire des territoires (Une petite merveille ce site pour tous les professionnels du développement local ! Bravo aux développeurs !)

On ne peut qu’encourager les porteurs de projets de lieux d’accès publics concernés à explorer cette piste.

Posté le 28 avril 2005 par Philippe Cazeneuve
Posté le 28 avril 2005 par Philippe Cazeneuve
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