Usages des TIC

Création artistique

Guide "EPN & Ecole" - 4) Des projets en partenariat

Du cinéma aux arts numériques

Max Wattre, Animateur ECM (Médiathèque F. Mitterrand - Thau agglomération)
Les Espaces Culture Multimédia (ECM) de la Région Languedoc-Roussillon travaillent en réseau depuis 2003, sous l’impulsion et avec le soutien de la DRAC. Deux d’entre eux, Kawenga à Montpellier et Cinémaginaire à Argelès-sur-Mer (66) interviennent dans le cadre des dispositifs « Ecole-Collège-Lycée au Cinéma », opération nationale portée conjointement par le Centre National de la Cinématographie (CNC) et le Ministère de l’Education Nationale.

Cinémaginaire, coordonne le dispositif pour les Pyrénées Orientales, en partenariat avec l’Institut Jean Vigo qui intervient sur Perpignan. Cette opération permet aux élèves de voir 3 films par an choisis pour leur contenu éducatif et leur intérêt en matière d’éducation à l’image. Les animateurs de Cinémaginaire interviennent pendant le temps scolaire, en amont et en aval des projections, 2 h par film, soit 6 h au total, pour parler du film ou d’une thématique qu’il aborde. A la place de ces interventions « classiques », Cinémaginaire propose aussi des "journées cinéma". Au cours de ces journées, les élèves tournent et montent en vidéo numérique de petits courts métrages de fiction ou films d’animation écrits au préalable avec leurs enseignants (ce travail d’écriture est introduit en début d’année, par une intervention sur le scénario, le découpage technique, ... et présente un lien avec les films visionnés).

Kawenga, est une des deux structures membres du Pôle régional d’éducation artistique et de formation cinéma, audiovisuel et multimédia en Languedoc-Roussillon. Elle gère un centre de documentation et de ressources spécialisé éducation à l’image, culture du multimédia et arts numériques.

Comme Cinémaginaire, son rôle d’ECM l’a amené à innover en intégrant au sein du dispositif « Collège au cinéma », un atelier Ciné-multimédia optionnel (2h), pour sensibiliser les jeunes à la création multimédia et aux nouvelles formes cinématographiques. Dans le prolongement de cet atelier, Kawenga expérimente en 2007-2008 auprès de 2 classes pilotes un nouveau dispositif de sensibilisation aux arts multimédia, qui comporte une douzaine d’heures d’intervention avec un artiste professionnel. Cette initiative pourrait bien s’étendre très bientôt sur le département et devenir, avec le soutien du Conseil Général de l’Hérault, de la DRAC Languedoc-Roussillon et de l’Education Nationale, un des premiers dispositifs d’éducation artistique et culturelle dédié aux arts numériques.

Arts numériques au Collège

Action de sensibilisation et d’initiation à la création artistique numérique (11 h)

Phase de découverte : deux séances de 2h

Rencontre préalable enseignant / artiste / ECM

Échange préparatoire sur les objectifs, les attentes, le déroulement du projet

Découverte de nouvelles formes artistes

Animée par l'ECM

Qu'est-ce qu'une oeuvre numérique interactive ?

Présentation d'oeuvres et discussion

Expérimentation de sites de création numérique en ligne



Phase de création : un séance de 3h et deux séances de 2h

Découverte d'un lieu de création/diffusion artistique

Animation : artiste et ECM

Rencontre avec un artiste : travail, esthétique, démarche
Discussion autour du projet de création commun


Mise en forme de la création

Animée par l'artiste

Création de contenus pour l'oeuvre participative

Intégration des médias produits

(en petits groupes)



Valorisation

Exposition / performance implicant parents, enseignants, et autres élèves du Collège

Posté le 18 août 2007 par Max WATTRE
Posté le 18 août 2007 par Max WATTRE
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MOUSTIC 3, Jeudi 7 juin 2007 de 14 h à 22 h à l’Espace Martin Luther King à Montpellier

JOURNEE DE RENCONTRE ET DE DEBATS AUTOUR DES USAGES DE L’INTERNET ET DES TICS A VALEUR AJOUTEE SOCIALE OU SOCIETALE

En matière d’internet et de Technologies de l’Information et de la Communication (TICs), les acteurs du Tiers secteur, associations, collectivités, acteurs de l’économie sociale et solidaire, se révèlent souvent, au travers des projets qu’ils développent, initiateurs de nouvelles pratiques, inventeurs de nouveaux usages.

Afin de découvrir des projets de ce genre et leurs usages, nous vous proposons pour la troisième année consécutive à Montpellier une rencontre MOUSTIC sur les usages innovants des TICs à forte valeur ajoutée sociale ou sociétale (Mise en Oeuvre d’Usages Sociaux et sociétaux de l’internet et des TICs).

Cette rencontre sera l’occasion de partager les expériences de chacun et d’avoir une réflexion collective autour de ces innovations.

Elle comportera l’exposé et la discussion en ateliers d’usages résultant de projets développés en région Languedoc Roussillon, mais aussi de projets comparables développés en Afrique dans le cadre du master en ligne "Conception et Gestion Projets Numériques Territoriaux " de l’Université Paris X et présentés en téléconférence.

La soirée sera consacrée à un débat public sur « l’internet, outil de progrès social ? », alimenté par les observations faites au cours des ateliers et l’expérience des participants.

L’entrée est libre, dans la mesure des places disponibles.

Inscription :

Pour vous inscrire à cette journée, remplissez le formulaire à la page : http://www.moustic.info/wakka.php ?wiki=MailMoustic3

Contact :

Pour en savoir plus, contactez-nous par mail à l’adresse suivante : moustic2007@outils-reseaux.org, ou par téléphone au 04 67 06 51 66

Lieu de l’évènement :

Espace Martin Luther King
27 Bd Louis Blanc
34000 Montpellier
Tram Louis Blanc ou Corum

Programme de la journée MOUSTIC 3

14h - 15h - Accueil et introduction

15h - 18h 30 Ateliers en parallèle, par entrées thématiques :
1- Enquête participative et veille citoyenne :

  • application inéquitable de la circulaire Sarkozy (CIMADE)
  • encyclopédie juridique Jurispédia (UPV)
  • observation botanique et climatique (CNRS)

2- Accompagnement d’activités communautaires :

  • développement du micro crédit (femmes au Mali) *
  • plateforme d’activités de services à la personne (Nîmes)
  • Plateforme TIC pour centres sociaux (Sénégal)

3- Création artistique numérique : source d’innovation ?

  • création multimédia à Montpellier
  • atelier d’écriture à Montpellier
  • espace numérique et radio communautaire au Bénin

18h30-20h Echanges conviviaux d’expériences et démonstrations autour d’un cocktail piquant et d’un buffet !

20h-22h Débat animé par Jacques Arlandis : « l’internet, outil de progrès social »

Les projets :

Voir la description des projets étudiés.

Conférence de presse

Une conférence de presse de présentation de la journée se tiendra le mercredi 23 mai à 11h au Club de la Presse, 1 pl Nombre d’Or, MONTPELLIER

Les partenaires de MOUSTIC 3 :

Lien hypertexte: Moustic 3
Posté le 24 mai 2007 par Mathilde Guiné
Posté le 24 mai 2007 par Mathilde Guiné
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Logiciels libres et création numérique

Les modes de production et de distribution des logiciels libres inspirent des artistes. De nombreux outils libres sont à leur disposition. Mais le libre est particulièrement apprécié des artistes programmeurs pour sortir des sentiers battus ; il offre aussi des capacités inédites pour interagir avec les publics.

Toute licence en art ! Il n’est sûrement pas question de se restreindre aux oeuvres réalisées avec des logiciels libres ou diffusées sous licences libres. Cependant, le libre inspire de nombreux artistes. C’est la Copyleft Attitude dont est issue la licence Art Libre qui autorise la copie, la diffusion et la transformation des oeuvres. Son objectif, comme celui des licences Creative Commons, est d’élargir l’audience des productions et de permettre à tous d’en faire un usage créatif dans le respect des droits moraux des auteurs.

De fait, les motivations pour « passer au libre » sont multiples et complémentaires.

Beaucoup y voient avec raison des outils de qualité, par exemple : l’édition d’images bitmaps avec Gimp ou vectorielles avec Inkscape, le traitement du son avec Audacity, Blender ou Art of Illusion pour la réalisation de scènes 3D, les moteurs de wikis ou de blogs pour les ateliers d’écriture, y compris multimédia, Darwin streaming server pour la diffusion de flux video et Icecast pour l’audio, etc. Le site linuxgraphic.org abonde en ressources d’excellentes qualités sur l’image, la vidéo et la 3D. Il existe aussi des distributions spécialisées :

  • Dynebolic : un studio multimédia en liveCD au service des artistes et des activistes des médias (traitement et diffusion en streaming audio et video, vijing, etc.)
  • Agnula : une distribution Linux initié par l’IRCAM dédiée au son et à la musique ;
  • Garbure : une série de cinq distributions lives : burek (performance audiovisuelle), galantine (édition pré-presse). phó ( montage vidéo), ratatouille (cinéma d’animation). rollmops (publication web).

Un petit nombre, plus fondamentalement, trouve dans ces ressources dont les codes sont, par principe, ouverts et disponibles des outils évolutifs, voire un matériaux aux propriétés inédites. Ceci est souvent le cas des artistes dits programmeurs qui souhaitent maîtriser complètement leurs environnements de création et d’interaction avec leurs publics. Cette démarche suppose souvent l’usage de langages plus ou moins spécialisés (C, Postscript, Metapost, Smalltalk, etc.) souvent associés à des composants (OpenGL pour le graphisme ou SDL pour le multimédia) afin d’éviter de réinventer la roue. Des logiciels dédiés mais très flexibles sont aussi de plus en plus utilisés : le très prisé Pure Data et les composants PDP/Pidip (traitement de paquets numériques dont la vidéo) et Gem (3D) mais aussi Eyesweb, Design by Numbers, Processing, SuperCollider, etc. Enfin, les formats ouverts d’échanges (Open sound control, Ogg Theora / Vorbis, etc.) sont systématiquement privilégiés. Elle requière parfois la mise en oeuvre de capteurs et de moyens d’analyse et de traitements de signaux en temps réels. De tels dispositifs arrivent petit à petit dans les spectacles et les installations. Par exemple, on peut citer, en France, les travaux de Jean-Noël Montagné (art sensitif), de Yves Degoyon (PiDiP), de la compagnies Si Et Seulement Si ou des associations Apo33, Goto10 ou Ping ; l’association InterfaceZ propose un catalogue de composants et de documentations adaptés à ces nouvelles pratiques.

La question des formats est importante pour tous. De nombreuses oeuvres numériques ont été réalisées dans le format Flash propriété de Macromedia (il existe même des outils libres pour cela). Le 18 avril 2005, Adobe a englouti Macromedia. Que va devenir Flash face à PDF et peut-être même face au format ouvert d’animation vectorielle SVG ? Quid de la pérennité des documents et des oeuvres en Flash ? Le récent débat sur le droit d’auteur à aussi mis en lumière la nécessité de disposer de plate forme libre de diffusion de contenus libres. Certaines initiatives vont dans ce sens : jamendo (audio) ou openphoto et flickr (images).

Dans ces domaines à la jonction entre la technique, le juridique et la créativité, voire les sciences, la mutualisation et le travail en commun est de rigueur. Le réseau des espaces culture multimédia met progressivement en place de nombreux dispositifs de formation, d’expérimentation et d’accueil. Les sites artlibre.org, le wiki Art Labo (ainsi que media-cite.org) et la liste de diffusion de artsens.org sont des point d’information et de rencontre privilégiés.

Références :

Sites d’intérêt général

Outils

Une sélection de lieux de médiation

Posté le 6 avril 2006 par Thierry Pasquier
Posté le 6 avril 2006 par Thierry Pasquier
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Musique, droit d’auteur à l’heure du numérique : un dossier spécial de Libération

D’après un article de @-Brest du 31/01/06

Samedi 28 janvier 2006, Libé a publié un supplément de 8 pages sur le projet de loi "droit d’auteur et droits voisins", structuré autour d’un débat entre Bruno Ory-Lavollée (Adami), Stephan Bourdoiseau (Wagram Music), Bruno Lion (éditions Peermusic) et Stéphane Rochelandet (économiste, Paris XI)

le Point d’entrée dans le dossier

Le débat : Droit d’auteur Mélodie impossible ?

Comment rémunérer les artistes à l’heure de l’Internet ? Trois professionnels de la musique et un économiste confrontent leurs visions.

par Florent LATRIVE et Ludovic PERRIN

Le débat sur la licence globale vient d’une proposition de l’Alliance public-artiste, dont l’Adami est membre. Qu’est-ce qui vous a poussés sur cette piste ?

Depuis dix ans sous les verrous

(du numérique au projet DADVSI en passant par l’Ompi et la directive européenne)

Protection technologique des oeuvres en amont, procès en aval : partout dans le monde, Etats et industrie culturelle ont fait le choix d’une politique répressive face à la révolution numérique.

par Florent LATRIVE

Clap your hands et Arctic Monkeys, le succès du buzz en ligne

Inutile de chercher une place pour les concerts des New-Yorkais Clap Your Hands Say Yeah ou des Britanniques Arctic Monkeys au Trabendo à Paris mi-février, il n’y en a plus une seule. Tous les billets étaient déjà écoulés avant même la sortie de leurs albums respectifs. « C’est assez rare. C’est par le Net et les blogs que c’est venu, surtout pour Clap Your Hands », indique Christophe Davy, de Radikal, qui organise les tournées des deux groupes en France. Depuis plusieurs mois, des titres des deux groupes de rock circulent tous azimuts sur le Net, remplissent les baladeurs numériques et s’échangent par mail. Dans les deux cas, ils ont mis en ligne gratuitement quelques chansons sur leurs sites perso.

Bleep délace la musique en ligne (vendre en MP3)

A contre-courant des services payants de vente de musique bardés de systèmes anticopie et autres DRM comme le Music Store d’Apple ou Fnacmusic, Bleep.com, le site du label britannique Warp, vend des chansons et des albums au format MP3, non protégés et copiables à l’infini. Suicidaire ? Pragmatique, répond Ged Day, de Bleep, car de toute façon les artistes des labels indépendants présents sur le site sont déjà disponibles gratuitement sur le peer-to-peer. Et le MP3 a l’avantage d’être « jouable de façon universelle sur tous les ordinateurs et les baladeurs numériques »

Créatifs hyperactifs (une tribune de Lawrence Lessig sur le remix et la réappropriation culturelle)

Droit d’auteur . Lawrence Lessig, universitaire, décrit la future bataille des droits numériques : celle de la réappropriation, du mixage des produits culturels achetés en ligne.

par Lawrence LESSIG

Ces dernières années, les fans des artistes du label Wind Up Records ont passé au moins 250 000 heures à produire et échanger plus de 3 000 clips vidéo. Ceux-ci ne ressemblent cependant à rien de ce que vous avez vu. Ils sont produits en mixant des fragments d’anime (1) à de la musique pop. Ce sont des ados, pour la plupart, qui achètent des vidéos ou des DVD d’anime, puis en rééditent le contenu sur leur propre ordinateur pour en synchroniser les images et une bande-son. Le résultat s’appelle un AMV (vidéo musicale d’anime).

Un frein à l’investissement (tribune de John Kennedy, le boss de l’Ifpi)

Droit d’auteur . John Kennedy, à la tête de l’industrie mondiale du disque, critique la licence globale qui, selon lui, ébranlerait le marché de la musique française. Un frein à l’investissement

par John KENNEDY

La blogosphère internationale résonne de discussions sur le débat français sur le droit d’auteur. Il est frappant pour quelqu’un comme moi, qui travaille dans l’industrie internationale du disque depuis vingt-cinq ans, de constater que nombre des avis exprimés n’ont que peu de rapport avec la réalité du marché de la musique aujourd’hui.

Pour une troisième voie (tribune de Tariq Krim)

Droit d’auteur . Tariq Krim, spécialiste de la musique en ligne, défend l’idée d’un vrai service public numérique. Pour une troisième voie

par Tariq KRIM

Le débat récent sur le droit d’auteur élude une question cruciale : quelle vision pour la culture numérique dans dix ans ? Les internautes sont au contact quotidien de la musique en ligne, dont ils inventent les nouvelles pratiques : échanges, écoutes et découvertes participatives sont déjà la réalité des 5 millions de Français qui possèdent des baladeurs MP3.

Lien hypertexte: @-Brest
Posté le 6 février 2006
Posté le 6 février 2006
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La référence à l’art et aux artistes dans les débats en cours sur le droit de la propriété intellectuelle

Article de Dana Hilliot publié le 31 janvier 2006 sur Framasoft

Le projet de loi DADVSI est enfin mis en débat. Et ce débat là peut nous mener loin. Jusqu’à finir par se poser la question de ce qu’est un artiste. Question non triviale que certains évitent consciemment de se poser parce que l’artiste ne se met pas dans des cases, fussent-elles dorées et rémunératrices.

Un article de Dana Hilliot, l’un des fondateurs du label Another Record (disponible au format PDF en bas de page ou directement, et sous d’autres formats, depuis le site d’origine).

Introduction

Les débats récents sur le droit d’auteur et la propriété intellectuelle (notamment la propriété des œuvres musicales et cinématographiques) se sont focalisés sur le souci de la juste rémunération des artistes. Aussi bien du côté des partisans d’un durcissement des conditions de circulation des œuvres que de celui des promoteurs de la licence globale ou partielle, il semble qu’on s’accorde, au moins verbalement, sur le caractère indiscutable de la proposition : il n’est pas d’art possible sans rémunération des créateurs. Notre propos est de montrer que ce postulat est fondé sur une vision réductrice de ce qu’est la création aujourd’hui, et vise à restreindre l’emploi du mot « artiste » à une minorité de créateurs concernés par l’évolution du marché de la musique.

1° les postulats initiaux des débats actuels :

On pourrait essayer de reconstruire le raisonnement qui aboutit à poser comme principe a priori ce lien entre création et rémunération, et à en faire la pierre de touche de toute solution raisonnable au problème de la libre circulation de la musique à l’ère numérique, en repérant les articulations suivantes :

  • a) L’artiste, en raison de la nature et des finalités de son activité, mérite un statut social d’exception. Son activité doit être reconnue comme un travail méritant une rémunération, et non pas, par exemple, comme un loisir. Le public, qui jouit du fruit de son travail, lui doit un revenu, à la mesure de la peine et des dépenses suscitées par son activité. L’œuvre mérite donc de susciter un revenu, indépendamment des revenus que l’artiste peut gagner par ailleurs (par exemple les royalties éventuels que sa maison de disque lui octroie, ou les cachets qu’il touche lors d’une performance).
  • b) Toute création digne de ce nom, ou tout art digne de ce nom (les mots "art" et "création" étant souvent employés sans distinction explicite), suppose des investissements financiers importants : il est donc vital pour qu’on puisse encore créer dans le futur, de garantir aux artistes et à ceux qui les soutiennent des rentrées d’argent suffisantes. On entend dire : la généralisation de la gratuité signera la mort de l’art.
  • c) Une société comme la nôtre s’honore de défendre l’art les les artistes dont les œuvres sont d’intérêt public. C’est pourquoi il appartient au ministère de la culture (et non pas par exemple à celui de l’industrie et du commerce) de légiférer sur la propriété des œuvres littéraires et artistiques. C’est pour pérenniser la vitalité artistique de la nation que des lois doivent être promulguées afin d’entraver la libre circulation des œuvres, car une libre circulation sans contrepartie entraînerait l’appauvrissement des artistes et donc la raréfaction des œuvres.
  • d) Il y a, parmi la population, une classe d’individus suffisamment homogène pour qu’on puisse la désigner sous le nom générique d’ « artistes », tout comme on pourrait décrire la classe des « agriculteurs » ou des « professionnels de la restauration ». Ces classes ont des intérêts spécifiques qu’il s’agirait de défendre.

Bref : les artistes sont au cœur des préoccupations actuelles - on s’avance en leur nom - si l’on en croit ce qui se dit de part et d’autre, ce dont les amateurs d’art ou bien les artistes eux-mêmes, par exemple, devraient se féliciter.

Mais suffit-il de vouloir le bien des "artistes", fût-ce au nom de l’intérêt public, pour réaliser effectivement leur bien ?

2° l’introuvable description de ce qu’on veut dire par « artiste »

(...)

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Lien hypertexte: Framasoft - tribune libre
Posté le 1er février 2006
Posté le 1er février 2006
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