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CANADA

Est-ce la fin de l’accès public à Internet au Canada ?

D’après un mail de Communautique. Montréal, le 19 novembre 2007 – Malgré les besoins criants et le succès démontré des Programmes d’Accès Communautaires à Internet, aucun financement pour en assurer la poursuite n’a été annoncé. Les demandes déposées auprès du Ministre Jim Prentice d’Industrie Canada, titulaire du programme, sont demeurées à ce jour sans réponse. Rappelons que sans budget de renouvellement, ces programmes devront s’achever le 31 mars prochain.

Le Programme d’Accès Communautaire (PAC) assure la maintenance des équipements et la formation des intervenants du milieu communautaire. L’Initiative Jeunesse du PAC (IJ-PAC) quant à elle permet à des centaines de jeunes d’avoir une première opportunité d’emploi tout en aidant des milliers de Canadiens et de Canadiennes à s’initier à Internet et à la micro-informatique. Cette introduction à l’informatique s’effectue par le biais de formations et d’animations gratuites qui facilitent l’appropriation et l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC). Ces formations sont offertes dans les milliers de Centres d’accès communautaire à Internet (CACI) implantés à travers le Canada dans les écoles, les centres communautaires et les bibliothèques.

La population qui participe aux activités de l’IJ-PAC vient apprendre les rudiments de l’informatique, élément essentiel à une participation active à la société d’aujourd’hui. Il s’agit de personnes âgées, autochtones, nouveaux arrivants, chômeurs, jeunes, personnes analphabètes, personnes atteintes de troubles de santé mentale, itinérants, personnes handicapées, personnes n’ayant jamais eu à travailler ou à utiliser Internet, bref, un large éventail de notre société potentiellement exclu de ces technologies.

Certains programmes spéciaux sont aussi offerts afin de fournir des formations plus spécifiques aux personnes handicapées et aux personnes en processus d’alphabétisation. Ce volet permet d’adapter les formations aux besoins plus particuliers de ces populations.

Pour bien des gens, l’accès public et les formations à l’utilisation de l’informatique sont devenus des services essentiels. De plus en plus de domaines de la vie quotidienne nécessitent d’avoir accès et de savoir se servir d’un ordinateur, que ce soit pour rechercher un emploi, accéder aux services du gouvernement en ligne, communiquer avec la famille et les amis éloignés, s’auto-former ou mettre à jour des connaissances, briser l’isolement, faciliter la communication pour les personnes à mobilité réduite, etc. Depuis 5 ans, une augmentation constante de la fréquentation des centres d’accès a été enregistrée. Cette année, pour 40% des utilisateurs, il s’agissait de leurs premiers pas avec l’informatique.

En ce sens, Télécommunautés Canada souhaite rappeler à Industrie Canada et au gouvernement canadien l’importance du PAC et de son Initiative Jeunesse. Ces deux programmes ont prouvé leur valeur et pour garantir la poursuite de leur succès, ils méritent qu’on leur accorde enfin un financement récurrent et suffisant.

À propos de Télécommunautés Canada

Dans l’optique de promouvoir le réseautage communautaire canadien tant au niveau national qu’international, Télécommunautés Canada travaille à s’assurer que tous les Canadiens et Canadiennes puissent participer et utiliser les divers services de leur communauté, en appuyant les initiatives locales en matière de technologies de l’information et des communications.

Le Programme d’Accès Communautaire (PAC) et son Initiative Jeunesse sont coordonnés par Industrie Canada et financés par le biais du programme Stratégie Emploi Jeunesse du Canada (SEJ) du Développement des Ressources Humaines Canada.

Lien hypertexte: Communautique
Posté le 22 novembre 2007 par Philippe Cazeneuve
Posté le 22 novembre 2007 par Philippe Cazeneuve
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Appel à contribution : TIC et citoyenneté : de nouvelles pratiques sociales dans la « société de l’information »

Automne 2008

Responsables : Sylvie Jochems (UQAM) et Maryse Rivard

Depuis quelques décennies déjà, des prophètes contemporains annoncent l’avènement d’un village global, d’une économie de savoir forte d’une intelligence collective. De Norbert Wiener à Marshall McLuhan puis à Bill Gates, l’utopie cybernétique [1] fait de plus en plus d’adeptes dans bien des sphères d’activités de la société : industries culturelles, institutions gouvernementales, réseaux financiers, etc.

Plus récemment, la tenue des premiers Sommets mondiaux sur la société de l’information (SMSI en 2003 à Genève et 2005 à Tunis) s’est réalisée sur le constat que la révolution numérique est la troisième révolution industrielle (voire « postindustrielle ») caractérisée par une globalisation réticulaire soutenue par les technologies numériques, le cyberespace et les médias satellitaires. Des discours s’y entrechoquent et influencent le développement de nos sociétés.

Or, une critique s’élève et martèle le débat sur l’idéal informationnel de questions d’importance :

  • quel est l’avenir du lien social ?
  • Peut-on craindre un déficit démocratique ?
  • Peut-on miser sur les innovations technologiques pour s’émanciper, progresser socialement, lutter contre la pauvreté et l’exclusion ?

On observe d’ailleurs que différents acteurs sociaux s’engagent maintenant sur les questions d’accès, d’usages et d’appropriation de l’information pour actualiser leur projet citoyen et qui va à l’encontre du paradigme informationnel.

Des chercheurs québécois de la discipline de la communication investiguent déjà ce champ de recherche qu’il s’agisse de communication médiatisée par ordinateur (CMO) ou de l’approche de la socio-politique des usages des TIC [2] liée notamment aux enjeux citoyens [3].

Cependant, force est de constater que ces nouvelles pratiques sociales sont peu connues.

Pourtant, ces nouvelles pratiques expérimentent et développent de nouvelles stratégies et tactiques qui gagnent à être connues. Particulièrement, au Québec, les pratiques sociales médiatisées par les technologies de l’information et de communication (TIC) sont encore très peu documentées dans le domaine du travail social [4] .

Conséquemment, pour son numéro d’octobre 2008, NPS invite les praticiens-nes, les étudiants-tes engagés-es en intervention sociale, les militants-tes des organismes syndicaux, communautaires et bénévoles, les professeurs-es et les chercheurs-es à réfléchir aux enjeux que pose la société dite de l’information pour les acteurs sociaux tant des institutions publiques, académiques que des mouvements sociaux. Ce dossier est une contribution à l’identification des enjeux sociaux locaux, nationaux, mondiaux mais aussi au repère de nouvelles pratiques sociales et académiques face au développement de la société de l’information.

Nous cherchons donc des contributions scientifiques mettant l’emphase sur les enjeux démocratiques que soulèvent de nouvelles pratiques sociales médiatisées par les TIC :

  • pour qui, par qui ?
  • Au service de quels besoins ou de quels groupes sociaux ?
  • Par quelle appropriation sociale, par quels usages, vers quelles finalités et quelle éthique ?

Analyses sur le sens des nouvelles pratiques sociales médiatisées par les TIC

  • Problématisation entre médiation, technique, intervention et pratique sociale : quels potentiels et enjeux démocratiques ? Comment le déterminisme technologique s’actualise-t-il dans la sphère sociale ?
  • Analyse du discours de représentantEs de la société civile : projet citoyen et société « de l’information » ; proposition(s) de gouvernance médiatisées par les TIC ; etc.
  • Problématisation de l’identité à l’ère de la virtualité et du cyberespace : émergence de nouveaux courants théoriques et pratiques « cyberféministe » et « cybermilitant » ; les concepts de « Sujet nomade », « hybridité », « desembodiement » et leur portée citoyenne ; etc.
  • Pouvoir médiatique : analyse de discours sur les problèmes sociaux diffusés sur Internet par les médias traditionnels, communautaires et alternatifs.

Analyses sur les méthodes et formes de nouvelles pratiques sociales médiatisées par les TIC

  • Analyse de stratégies communicationnelles ayant recours aux TIC pour sensibiliser et

mobiliser l’opinion publique :

— * Organisations communautaires ou publiques qui visent à établir un rapport de force ; organisations qui optent pour une stratégie conflictuelle médiatisée par les TIC ; nouvelles pratiques en marketing social ; analyse d’une pratique de communication participative ; etc.o

— * Des pratiques liées à des phénomènes : la propagande haineuse, mysogyne et anti-féministe, etc.

  • Analyse des usages institutionnels des TIC et enjeux citoyens : cyberdémocratie et gouvernance par Internet ; confidentialité, contrôle et usages de banques de données et de systèmes informatisés ; etc.
  • Réflexions critiques et scientifiques sur les usages citoyens de nouveaux objets communicationnels (cellulaires, blogues, blackberry, liste de diffusion, etc.) :

— * Quel(s) impact(s) pour le lien social et politique ? Pensons à ces usages qui favorisent une mobilisation « spontanée » ; à l’information qui prépare la prise de décision mais qui est diffusée en-dehors des lieux collectifs décisionnels ; à la mobilité des acteurs sociaux ; etc.

— * L’accès et les usages de l’ordinateur et d’Internet induisent-ils une fracture politique à l’intérieur même de nos organisations ?

— * Développement et usages du « libre » : une option citoyenne !

— * Nouvelles morphologies de pratiques sociales médiatisées par les TIC : réseaux, coalitions, engagement militant distancié, etc.

  • Réflexions critiques et scientifiques sur le potentiel démocratique du cyberespace : Internet un lieu de liberté, d’expression et de débat ?

Les manuscrits doivent être soumis avant le 15 novembre 2007 par courrier électronique à : Nouvelles pratiques sociales (nps@uqam.ca).

Pour toute question relative à ce numéro thématique, les auteur(e)s sont invité(e)s à communiquer avec les responsables :

  • Sylvie Jochems Maryse Rivard

Professeure Responsable des communications

École de travail social

Université du Québec à Montréal

Centre de documentation sur l’éducation des

adultes et la condition féminine(CDÉACF)

Tél. : 514-987-3000 poste 3702 Tél. : 514-876-1180 poste 334

  • Jochems.sylvie@uqam.ca rivard@cdeacf.ca
Posté le 5 juin 2007
Posté le 5 juin 2007
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La fracture numérique : un atelier présenté par Communautique à Montréal le 2 mai

La fracture numérique au CFP2007, du 1er au 4 mai 2007

Montréal, le 30 avril 2007. Dans le cadre du colloque international annuel CFP — Computer, Freedom and Privacy, qui se déroule du 1er au 4 mai au Hilton Bonaventure de Montréal, Communautique présentera un panel en plénière, le 2 mai, sur la problématique de la fracture numérique.

Ce phénomène social (en anglais, « digital divide ») touchant près de 30% de la population du Québec, a été décrit dans la Plateforme québécoise de l’Internet citoyen comme relevant d’un accès inégal en raison des nombreuses barrières d’ordre économique, géographique, social, éducationnel, linguistique, physique, culturel, générationnel, de genre, qui empêchent les citoyens et les citoyennes soit d’accéder, soit de contribuer au contenu véhiculé ou soit à son usage approprié.

Le panel, animé par Mme Monique Chartrand, de Communautique, abordera les questions d’accès en milieu rural avec M. Cherkaoui Ferdous, de Solidarité rurale du Québec, d’accessibilité pour les personnes analphabètes avec M. Christian Vaillant du Centre de lecture et d’écriture, le CLÉ de Montréal, d’accessibilité pour les personnes handicapées avec M. Denis Boudreau, d’Accessibilité web, d’accès aux technologies avec M. Michel Dumais, de l’émission hebdomadaire Citoyen numérique sur les ondes

de CIBL-FM et en ligne, des composantes démocratiques de la fracture numérique avec M. Pierrot Péladeau du Centre de bioéthique de l’Institut de recherche clinique de Montréal et chercheur associé au CÉFRIO.

Également le 2 mai, à 19h à la salle Fontaine A - niveau banquet, Communautique, la Ligue des droits et libertés et leurs partenaires animeront une séance « Birds of a Feather » ouverte aux participantes et participants inscrits.

Les sujets abordés traiteront, dans un premier temps, des solutions possibles à la fracture numérique avec

  • M. Stanislav Oparin et M. Dan Boroday du CAC-Sourd de Montréal présenteront le projet Alpha-sourd à distance réalisé en collaboration avec l’Institut canadien de recherche et de formation sur la surdité, le CAC-Sourd, le Deaf Anglo Literacy Center et le Centre Alpha-Sourd Montréal

 

M. Luc Faubert, président d’Un Québec branché sur le monde, présentera un vaste projet destiné à assurer la connexion haute vitesse à Internet et la formation de la population de l’ensemble des régions du Québec qui n’ont pas encore cet accès

 

M. Denis Boudreau, de WebConforme, entretiendra les personnes présentes de la réalité d’un médium en passe d’industrialisation, de l’apport de la standardisation et de l’accessibilité et du développement Web socialement responsable en contexte d’inclusion numérique et de participation citoyenne.

Dans un deuxième temps, Mme Martine Éloy et M. Dominique Peschard de la Ligue des droits et libertés animeront la rencontre sur la thématique des données électroniques et les droits humains par la démonstration de la :

MISE EN PLACE D’UNE VASTE INFRASTRUCTURE DE SURVEILLANCE

Ainsi, au nom d’une soi-disant « guerre au terrorisme », sommes-nous témoins de la mise en oeuvre d’une infrastructure qui permet :

  • de ficher des citoyens, partout dans le monde, ex. : passeports et cartes d’identité biométriques ;
  • de surveiller les déplacements à l’échelle de la planète, US-Visit et
  • de suivre et d’intercepter facilement les communications et les transactions électroniques, (ex. « accès licite ») et
  • de conserver les renseignements recueillis dans des bases de données publiques et privées sur des individus,
  • de croiser ces renseignements, de les analyser (data-mining) et de les mettre à la disposition des agents des services de sécurité.

Pour plus d’information sur le colloque et pour s’inscrire :

Source : Communautique

514-948-6644

1 877-948-6644

info@communautique.qc.ca

Posté le 2 mai 2007
Posté le 2 mai 2007
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Où trouver des outils libres ? > Quelques outils ...

25- Retours d’expériences Québécoises

D’après une enquête de Valérie Dagrain, attachée de recherche à l’Université du Québec à Montréal (UQAM)

FACIL, pour l’appropriation collective de l’informatique libre est une association qui a pour objectif la promotion de l’informatique libre au Québec.

FACIL organise la Semaine québécoise de l’informatique libre, des cycles de conférences, des ateliers mensuels et les « ateliers du libre » en collaboration avec Linux-Québec, et participe à plusieurs autres activités concernant les logiciels libres et les standards ouverts. Elle soutient l’activité des acteurs du logiciel libre au Québec.

Témoignage d’Hugo Gervais - Un réseau « client fin » sous GNU/Linux dans une Auberge Communautaire de Montréal.

Deux semaines ont suffit à une petite équipe pour installer, avec le soutien de l’association Communautique, un réseau de 10 postes qui fonctionne sous « Linux Terminal Server Project ».

Ce type de réseau est composé d’un serveur et de plusieurs clients fi ns. Un client fin est une machine quelconque (par exemple un vieux PC) débarrassée de son ou ses disques durs et lecteurs. Ainsi les PC clients sont composés uniquement d’une carte mère et d’une carte réseau. Une fois démarrés via le réseau, les PC font offi ce de simples terminaux et ne servent qu’à l’affichage. Le réseau utilise une distribution « Debian » (avec Gnome, OpenOffice, etc.). Le projet a été financé par le Programme d’Accès Communautaire, pour un faible budget eu égard aux résultats obtenus, et des formations sont données au responsable du centre afin d’assurer le fonctionnement et l’entretien du réseau.

Claude Demers témoigne du carrefour de services créé par le Centre d’Accès Communautaire à Internet de Val-Morin

« Ce CACI offre des formations internet et informatiques sur la plateforme Linux : les terminaux sont équipés du système d’exploitation EduLinux et Open office pour la bureautique. Le portail utilisé est Lutèce, moteur de portail gratuit et facile d’appropriation ». Depuis Mars 2006, l’association FACIL et les membres de Linux-Québec ont mis en place les « ateliers du libre » au département des Communications de l’UQAM (LabCMO).

Le processus de partage et diffusion des connaissances consiste à ce que les participants apprennent et forment à leur tour les suivants sur des systèmes ou outils libres.

Ressources :

http://www.communautique.qc.ca

http://librecomme.ca/

http://www.a-brest.net/article1305.html

http://www.linux-quebec.org/wiki/AtelierDuLibre

Posté le 20 juin 2006 par Marie-lise Gauthier, vdagrain
Posté le 20 juin 2006 par Marie-lise Gauthier, vdagrain
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Centre d’Accès Communautaire Internet et Logiciels Libres au Québec

Contexte d’apparition historique

  • Dès 2004, dans le rapport sur le gouvernement en ligne, « Vers un Québec Branché pour ses Citoyens », Mr Henri-François Gautrin, adjoint parlementaire au premier ministre, recommande « que les réflexions en vue de l’adoption d’une politique d’orientation gouvernementale en matière de logiciels libres se poursuivent au sein du gouvernement »(1). En 17 mai 2005 à l’occasion de la première Conférence sur les Logiciels Libres et les Administrations Publiques (CLLAP), le ministre délégué au Gouvernement en ligne, M. Henri-François Gautrin, a rendu public les résultats de quatre études (2) menées par le Réseau d’expertise en standards et en logiciels libres et ouverts (RESOLL), également consultable sur un site internet gouvernemental consacré au logiciel libre (3).
  • Le PAC, Programme d’Accés Communautaire (4) a été lancé en 1995 afin de fournir aux Canadiens et aux Canadiennes un accés universel et abordable à un accès public à Internet. De concert avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les groupes communautaires, les organismes sociaux, les bibliothèques, les écoles, les groupes de bénévoles et les milieux d’affaires, le PAC aide les Canadiens à tirer parti des débouchés qu’offre la nouvelle économie mondiale du savoir. En vertu du PAC, les lieux publics comme les écoles, les bibliothèques et les centres communautaires servent de « rampes d’accès » à l’autoroute de l’information et fournissent un soutien technique ainsi que de la formation. Visant l’appropriation sociale et démocratique des technologies de l’information et de la communication, l’association Communautique (5) développe un réseau de 16 Centre d’Accès Communautaire à Internet (CACI). Dès 2001, cet organisme s’investit dans une réflexion sur l’implantation d’outils libres et sa dimension politique.

Témoignages

  • Avec l’aide de Communautique et de stagiaires, Hugo Gervais, formateur et responsable informatique l’Auberge communautaire du Sud-ouest et du Centre de loisir "Monsieur Pigeon" à Montréal, a installé en 2 semaines un réseau de 10 postes qui fonctionne sous Linux et plus exactement LTSP c’est à dire "Linux Terminal Server Project". Un réseau LTSP est un réseau composé d’un serveur et de plusieurs clients fins. Un client fin est une machine quelconque (par exemple un vieux PC) débarrassée de son ou ses disques durs et lecteurs. Ainsi les clients ne sont plus composés que d’une carte mère et d’une carte réseau. Une fois bootés via le réseau, les clients font office de simples Terminaux-X et ne servent qu’à l’affichage. Le réseau utilise une distribution « debian » (avec gnome, openoffice, etc.) Le projet a été financé par le PAC (faible budget eu égard aux résultats obtenus) et des formations seront données au responsable du centre afin d’assurer le fonctionnement et l’entretien du réseau.
  • Claude Demers est président d’un CACI de Val-Morin en région du Québec, et directeur général de la coopérative de solidarité Librecomme.ca (7). Les objectifs initiaux : Accès Internet aux citoyens et participation citoyenne au développement local dans la perspective d’un développement durable : dispenser des formations aux citoyens de la région avec différents outils Internet et informatiques, organisation de conférences, participation à des rencontres régionales et provinciales. Voici les principales initiatives qui ont désormais été mis en place : un service en ligne de covoiturage (projet pilote), l’implantation de services entièrement libres dans plusieurs des centres et la création d’une coopérative de solidarité de services informatiques. Désormais, 5 Centres communautaires Internet sont sur le Libre sur un total de 10. Les centres donnent toujours des formations de base, bureautique, manipulation d’un ordinateur etc., mais de plus en plus la formation devient spécialisée telle que la formation aux SIG. Le projet actuellement en ébauche en partenariat avec le groupe GEIGER du Département de géographie de l’UQAM du projet PPSIG (Participation du public au SIG ) est un projet de cartographie communautaire. Les deux projets sont nés d’initiatives citoyennes dans la perspectives d’offrir un soutien à la population locale. Les formations aux SIG devraient se faire sur des outils libres tel que MapServer.

Les centres d’accès Internet sont ouverts au public et offrent un soutien technique à la population locale. Ils s’adressent surtout à une population confrontée au fossé numérique tant sur le plan économique personnel que sur le plan territorial. Les principales difficultés rencontrées relèvent de l’attitude corporatiste et souvent fermés d’acteurs locaux. La fermeture d’esprit envers le logiciel libre et le financement irrégulier.

Les personnes qui oeuvrent dans ces centres sont souvent des employés de municipalité ou de bibliothèques municipales, des travailleurs autonomes et des bénévoles.

  • Ce travail de recherche France-Québec a été rendu possible grâce à l’association FACIL, pour l’appropriation de l’Informatique Libre (8). Les membres de FACIL ont mis en place depuis Février 2006 des ateliers de sensibilisation aux outils libres (distribution libre, initiation au wiki...) en collaboration avec des groupes utilisateurs linux (9). Les principaux acteurs rattachés à ces projets sont Koumbit (10), association visant l’appropriation de l’informatique libre et le développement autonome technologique des groupes sociaux( ), le réseau Ile-Sans-Fil (11) qui maille l’île de Montréal depuis 2 ans, en Réseau sans fil équipé d’un routeur libre et le labCMO (dpt. de recherche en Communication à UQAM)(12).

Valérie Dagrain

  • (1) http://www.services.gouv.qc.ca/
  • (2) http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Mai2005/17/c0692.html
  • (3) http://www.logiciel-libre.gouv.qc.ca
  • (4) http://pac.ic.gc.ca/index.htm
  • (5) http://www.communautique.qc.ca/activite/pac/reseau.html
  • (6) http://www.communautique.qc.ca/docomtiq/plate/comm_logic.html
  • (7) http://librecomme.ca/ et http://www.a-brest.net/article1305.html
  • (8) http://facil.qc.ca
  • (9) http://www.linux-quebec.org/wiki/AtelierDuLibre
  • (10) http://koumbit.org/
  • (11) http://www.ilesansfil.org
  • (12) http://cmo.uqam.ca/ et sur http://www.vecam.org/article.php3 ?id_article=429
Posté le 18 avril 2006 par vdagrain
Posté le 18 avril 2006 par vdagrain
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