BELGIQUE
GSM dangereux pour la santé ? Bons réflexes d’utilisation
Un article repris du site du Centre de ressource des espaces numériques wallons , un site sous licence Creative Commons
par Jean-Luc Raymond le 1 novembre 2007
En 2001, la Mutualité Chrétienne a souhaité alerter l’opinion publique avec une page consacrée à ce sujet sur son site : “GSM, un danger pour la santé ?” invitant au principe de précaution et mentionnant 10 conseils d’utilisation.
L’article de Wikipédia en français sur le téléphone mobile se fait plus précis en indiquant 3 types de risques d’utilisation (avec citations des liens sources d’information) : risque électromagnétique, risque comportemental et risque d’incendie.
Sur les risques électromagnétiques, en raison des études en cours et dans le doute actuel sur ce sujet, il convient d’adopter des bons gestes (ou gestes de précaution) et les EPN ont un rôle d’information à avoir sur ces dangers potentiels du GSM / téléphone mobile.
Voici quelques bons réflexes généraux d’utilisation du GSM :
Choisissez un GSM dont l’indice DAS (Débit d’Absorption Spécifique) est le plus bas possible. Egalement connu sous sa dénomination anglaise, SAR (Specific Absorption Rate), cet indice mesure le niveau de rayonnement des radiofréquences émises lorsque l’appareil fonctionne à pleine puissance. Depuis octobre 2003, en France, les GSM utilisés doivent présenter un indice inférieur à 2 W/kg. Les associations de consommateurs préconisent, elles, une valeur inférieure à 0,7 W/kg.
Pour les moins de 15 ans, l’accès à un GSM doit se faire avec prudence. La croissance de l’organisme chez les enfants et les adolescents les rend particulièrement vulnérables aux rayonnements électromagnétiques.
N’approchez pas un GSM en fonctionnement du ventre d’une femme enceinte ou à moins de 20 centimètres de tout implant métallique, cardiaque ou autre.
Ne portez pas votre téléphone contre votre coeur, l’aisselle, ou la hanche, près des parties génitales.
Utiliser un kit mains libres ou kit piétons, en éloignant l’antenne de la tête, réduit notablement le niveau de puissance absorbée.
Tenez votre GSM à la verticale le temps de composer votre numéro. Attendez le signal de connexion pour l’approcher de votre oreille, ou mieux, utiliser un kit comme précédemment cité.
Une typologie des « fracturés » du numérique
Selon cette dernière enquête qui correspond à des mesures effectuées en 2006, la progression rapide des taux d’équipement des ménage et d’utilisation de l’internet constatée dans les annéees 2003-2004 semble marquer une pause en Wallonie.
Voici quelques indicateurs principaux :
- Taux de ménages disposant d’un ordinateur : 63% (identique à 2005 mais 55% en 2004) ;
- Taux de ménages avec connexion Internet : 52% (contre 51% en 2005 et 40% en 2004) ;
- Taux de citoyens ayant utilisé Internet au cours de l’année 2006 : 65% (contre 64% en 2005 et 54% en 2004).
L’auteur minimise le phénomène, qui n’est peut-être qu’un effet de correction après une forte hausse, cependant cette stagnation ramène au premier plan la question du fossé numérique qui ne semble pas prêt d’être comblé.
Une fracture numérique, moins large mais plus profonde
Selon André Delacharlerie, « chaque année voit se confirmer et se préciser une fracture numérique qui, si elle touche un public se réduisant légèrement d’année en année, tend toutefois à s’approfondir. » Ainsi, l’AWT a pu isoler des groupes cohérents susceptibles de servir de base pour la mise en place d’actions plus ciblées et plus efficaces de lutte contre la fracture numérique.
Ainsi, tenant compte des profils des personnes, on peut distinguer plusieurs catégories de "fracturés numériques" :
- les "internautes par procuration" : personnes qui n’utilisent pas personnellement Internet, mais font appel souvent (un sixième d’entre eux) ou parfois (cinq sixièmes) à un proche (parent, ami, collègue, voisin, etc.) pour effectuer à leur place des recherches ou des démarches sur Internet. Ces internautes par procuration représentent 30% des non utilisateurs soit 8% des Wallons. Un tiers de ceux-ci sont âgés de moins de 50 ans tandis que deux tiers sont des seniors ;
- les "fracturés sociaux" : personnes en âge de travailler, mais pour la moitié sans emploi, ayant souvent un niveau d’éducation moyen ou faible, vivant souvent dans des ménages de 2 personnes et plus, et ne faisant pas appel à un proche pour accéder à Internet à leur place. Ces fracturés sociaux représentent environ 11% des non utilisateurs d’Internet et 5% de la population wallonne de 15 ans et plus ;
- les "fracturés seniors" : personnes âgées de 50 ans et plus ne faisant aucun usage d’Internet, ni personnellement, ni via proche. Constitués pour les trois quarts de retraités ou préretraités et pour un dixième de personnes sans activité professionnelle, ils représentent 59% des non utilisateurs d’Internet, soit 18% de la population wallonne de 15 ans et plus.
Mes Commentaires :
De mon point de vue, les personnes qui utilisent internet "par procuration" ne sont pas victimes de la fracture numérique. Elles sont socialement connectées à internet, et c’est une manière tout aussi efficace d’être relié aux autres et au monde, même dans la "société de l’information".
Par contre, on voit clairement que les seniors, qui représente près des 2/3 des non utilisateurs d’internet devraient constituer le "coeur de cible" des actions d’accompagnement dans l’appropriation des TIC, ce qui n’est encore malheureusement pas le cas en France dans beaucoup d’Espaces Publics Numériques, victimes du syndrôme de l’espace multimédia pour les jeunes.
“Internet rend-t-il accro ?”
Interview de Benoît Deschryver et François Rifaut, réalisée par le Cric de Soignies dans le cadre des REWICS 2006 et disponible grace à Sonart, le Freeson des collines.
Ecoutez l’interview (MP3 - 3,6 Mo - 10 mn 20)
L’ouvrage “Internet rend-t-il accro ?” est édité chez Labor.
Sensibiliser les enfants et les ados à une utilisation d’internet responsable
Interview de Pascale Recht, sociologue au CRIOC, réalisée dans le cadre des REWICS 2006 et disponible grace à Sonart, le Freeson des collines.
Ecoutez l’interview (MP3 - 3,9 Mo - 11 mn)
Découvrir cette campagne et ces 2 jeux sur : www.saferinternet.be
Sourifou (pour les 6-9 ans)

- Sourifou
Un jeu pour les enfants, destiné à leur faire acquérir les bons réflexes sur internet : prévenir les parents, réaliser des choix, et ne pas communiquer ses données personnelles,... Réalisé avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin, dans le cadre du projet Citoyen d’Internet
Matmonblog (pour les 9-12 ans)

- Matmonblog
Matmonblog est la plate-forme ludique destinée au public des 9-12 ans. Son objectif avoué est d’initier par le jeu, à des comportements plus critiques dans l’usage d’internet.
Le concept développé ici rejoint l’usage grandissant que font les jeunes des « Blogs ». Si vous, les aînés, avez connu les journaux et carnets intimes, dans votre jeunesse , sachez que les mœurs de nos ados évoluent désormais vers la publication en ligne de leurs journaux « extimes » : une confidence envoyée tous azimuts... avec les risques que l’on peut imaginer, mais que, souvent, les plus jeunes ne mesurent pas avec suffisamment de lucidité.
Le jeu se joue seul ou en groupe.
A noter, la présence d’un Dossier pédagogique (pdf - 12 p.)
CITI : Citoyens d’Internet
@Brest nous avait informé de l’appel à projets Citoyens de l’Internet (CITI) en wallonie (Michel Briand - 8/06/2004) Appel à projets Citoyens de l’Internet (CITI) visant à promouvoir le développement de projets innovants en termes de démocratie électronique et de citoyenneté virtuelle. Vous trouverez les projets retenus (des choses très intéressantes) à l’adresse suivante :
http://citi.wallonie.be/ citi/apps/spip/article.php3 ?id_article=32




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