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Bourgogne

Guide "EPN & Ecole" - 5) Accompagner la scolarité

Tutorat à distance pour les internes du Lycée

Joël Rollin, Responsable de la Cyber-base S@ti21 de Châtillon-sur-Seine (21)
La Communauté de communes du Pays Châtillonnais représente près d’un tiers du département de la Côte d’Or. La Cyber-base de Châtillon-sur-Seine (5.000 hab.) fait partie du réseau S@ti21 lancé par le Conseil Général, qui compte 5 centres sur le territoire du pays, dont un itinérant.

Le proviseur du lycée Désiré Nisard a imaginé cette solution de tutorat à distance en 2005, lors de la création de la Cyber-base, dont les locaux sont adossés au bâtiment du lycée. En effet, les élèves du lycée souffraient de ne pas pouvoir bénéficier d’aide le soir, Châtillon-sur-Seine n’ayant pas de population étudiante. Un partenariat a été trouvé avec l’Ecole Supérieure de Commerce de Dijon, où sous l’impulsion de Patrick Renard, professeur de Management et responsable des « Actions d’Entraide Solidaires et Citoyennes », des actions de soutien scolaire ont été mises en place pour les élèves des collèges et lycées de l’agglomération Dijonnaise et vers le milieu associatif (centres sociaux, foyers, enfants de réfugiés et demandeurs d’asile). Les étudiants de 1ère et 2ème années doivent ainsi consacrer 48 h par an au service de "l’engagement citoyen", lequel fait l’objet d’une note comptant dans leur cursus.

Les infrastructures informatiques du lycée ne permettant pas de faire de la téléphonie sur IP ou du chat et le personnel du lycée n’ayant pas les compétences techniques pour les mettre en œuvre, l’utilisation des équipements de visioconférence de la Cyber-base voisine semblait une bonne opportunité. Grâce au soutien du recteur intéressé par cette expérimentation, le projet a pu voir le jour et le centre S@ti21 a accompagné la mise en œuvre technique tout au long du projet.

Les élèves internes du lycée (10 à 20 élèves par soir, une trentaine en tout) et les étudiants de l’ESC échangent par messagerie instantanée avec micro et webcam, deux fois par semaine de 20h à 21h. Des scanners sont mis à dispositions pour transmettre les devoirs et un animateur de la Cyber-base est là pour les encadrer. Le bilan de l’expérience fait apparaître que les jeunes ont du mal à évaluer et à exprimer leur besoin de soutien : « Quel point n’ai-je pas compris ? Qu’est-ce qui me manque ? Comment le dire ? ». Un accompagnement par la communauté éducative s’avère nécessaire. Une formation des enseignants et des étudiants-encadrants au rôle de tuteur a permis de mettre en place des outils de suivi et de créer une dynamique collective autour du projet. Après quelques réticences à la mise en route, les lycéens sont ravis de pouvoir avoir l’aide de quelqu’un proche en âge et peuvent ainsi discuter de l’après-lycée…

Suite à cette expérience, le Ministère de l’Education Nationale, le Lycée et la Communauté de Communes ont décidé de créer une salle de téléformation partagée, dans l’enceinte du lycée à coté de la Cyber-base, qui servira pour proposer aux lycéens une option de chinois par télé-enseignement, aux élus pour les réunions de la communauté de communes et à tous publics pour les visioconférences organisées dans le cadre de la webTV Sati.tv.

Posté le 18 août 2007 par Joël Rollin
Posté le 18 août 2007 par Joël Rollin
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Enjeux > Pourquoi le libre dans l’espace ?

8- Une impulsion politique ! Un réseau d’espaces publics numériques libres : S@ti21

Rosemonde Savi, Responsable de la coordination départementale

Le projet S@ti21 aborde la question des logiciels libres dès son origine et sous l’impulsion du Conseil Général de la Côte d’Or en partenariat avec la Caisse des Dépôts et Consignations, car les centres S@ti21 sont aussi des Cyber-bases.

Le projet s’appuie sur un cahier des charges qui impose trois axes fondamentaux : un double amorçage Windows et Linux sur les PC, la formation des animateurs à l’administration réseau sous Linux et à des applications libres, la mise en place d’ateliers sous logiciels libres pour les abonnés des centres.

Une fois les centres créés et les animateurs en poste, un fort besoin de formation aux outils libres s’est fait sentir et un module complet de formation initiale a été conçu sur l’environnement Linux (administration réseau et principaux logiciels). À ce jour, des modules de formation continue viennent compléter le cursus initial. Ces modules portent notamment sur la culture du logiciel libre. Pour ces formations, le CNERTA (Centre national d’études et de ressources en technologies avancées en agriculture) qui anime le réseau, a choisi l’association locale COAGUL (Association Générale des Utilisateurs de logiciels libres en Côte d’Or) comme partenaire.

Certains centres n’étant équipés que d’applicatifs libres, les ateliers d’initiation à la bureautique ont été entièrement élaborés sur des outils libres. Par exemple, les ateliers sur le traitement d’images se sont largement développés sous Gimp dans la plupart des centres.

Posté le 21 juin 2006 par Marie-lise Gauthier
Posté le 21 juin 2006 par Marie-lise Gauthier
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"SATI21" Services et Animations par les Technologies de l’Information-Utilisation des logiciels libres

Article proposé par Rosemonde SAVI, Responsable de la coordination départementale
Fiche d’expérience du projet "SAT21" porté par le Département de la Côte d’Or (21) en collaboration avec la Caisse des dépôts et Consignation (CDC)-Programme Cyber-base

Lieu d’implantation

Département de la Côte d’or 10 centres sati21/cyber-bases ouverts à ce jours, 12 fin 2006 8 centres en territoire rural ou très rural - 2 centres en milieu urbain 1 centre de ressources départemental chargé de :

  • la coordination départementale et des partenariats
  • la formation des animateurs
  • la mission de support « technique »
  • Financeurs : Projet initié par le Conseil Général de la Côte d’or, déployé en collaboration avec la Caisse des dépôts (programme cyber-base). L’État intervient dans le financement des centres dits « périphériques » (moins de 1000 habitants dans la commune d’implantation) au titre du FNADT.
  • Partenaires opérationnels : Enesad-Cnerta (Établissement National d’Enseignement Supérieur Agronomique de Dijon - Centre National d’Études et de Ressources en Technologies Avancée), les partenaires : Chambre d’agriculture, CCI, CNFPT Bourgogne, CCSTI, Services publics de l’emploi (Anpe, Assedic, Afpa, DDTEFP), CRIJ...
  • Maîtres d’ouvrage : chaque centre créé est sous la responsabilité d’un maître d’ouvagre particulier. Parmis eux, on trouve : des communes, des intercommunalités, des établissements de formation, des associations.

Le contexte

Le projet sati21 aborde la question des logiciels libres dès son origine et le thème se décline selon différentes modalités et usages, notamment à travers de ces 3 axes :

  • le cahier des charges des centres, qui impose un double-boot sur les postes informatiques de type PC
  • la formation des animateurs sous linux (formation technique obligatoire conçue par le centre de ressources et prise en charge par le financeur Conseil Général)
  • la mise en place d’ateliers pour les abonnés des centres sous logiciels libres

Les origines du projet (porteur de projet, partenaires, etc.)

A l’origine du projet : le cahier des charges des centres. Le Conseil général de la Côte d’or, sur les conseils de son cabinet d’études Entreprise & décisions, a souhaité que tous les systèmes d’exploitation existants soient représentés dans les centres sati21. Cette volonté est devenue un élément constitutif du cahier des charges. Dans chacun des centres se trouve donc systématiquement des PC en double boot (windows/linux, mandrake pour la plupart) et des Macintosh. Le cahier des charges n’impose que deux Microsoft office sur tout le parc informatique.

Le projet se déployant : le besoin en formation. Une fois les centres créés et les animateurs en poste, un fort besoin de formation aux outils libres s’est fait sentir chez ces derniers. Un module complet de formation initiale a été ajouté au parcours de « formation technique » (cf.annexe) sur l’environnement Linux. A ce jour, des modules de formation continue viennent compléter le cursus initial. Ces modules portent sur les applicatifs (image, création de site web...), l’administration du réseau (sécurité...) ou encore la culture du logiciel libre (RMLL 2005). Pour ces formations, le Cnerta a choisi l’association COAGUL comme partenaire.

Les ateliers sous Mandrake pour les usagers. Certains centres n’étant équipés que de deux Microsoft office, les ateliers d’initiation à la bureautiques ont été entièrement élaborés sur des outils libres. Les ateliers sur le traitement d’image se sont largement développés sous Gimp dans la plupart des centres.

Année de mise en place et durée de projet.

Le projet sati21 se déploie depuis décembre 2002. Le projet est toujours en cours et la richesse actuelle du réseau des centres amène une dynamique de plus en plus forte.

Les objectifs initiaux

Fournir un service complet aux usagers finaux en présentant tous les OS existants et toutes les applications existantes.

Le fonctionnement

Les services ou usages développés sont :

  • la formation des animateurs
  • les ateliers utilisant les LL pour les usagers finaux

Conditions d’accès (recrutement du public, participation financière, ...)

Les centres sati21 ont une grille tarifaire communes. L’accès aux centres est gratuit pour les demandeurs d’emploi et bénéficiaires des minima sociaux.

Moyens humains (statuts, profils et compétences)

  • Les animateurs ont tous des profils différents. La gestion de la variété des profils a mérité toute notre attention pour la mise en place de formations adaptées à des néophytes (chercheurs universitaires, employés de mairie...) comme à des administrateurs réseau (niveau BTS).
  • La coordinatrice départementale joue constamment le rôle de médiateur sur les sujets sensibles, la détection des besoins en matière de formation... Les LL ont été l’objet de cette médiation coordination départementale/animateurs.

Moyens techniques (matériel hard et soft + consommables)

Dans chacun des centres : de 5 à 12 PC en double boot + 2 Macintoch.

Moyens financiers (budget du projet ou budget de fonctionnement annuel, partenaires, bénévolat, etc.)

Les dépenses liées à l’investissement sont prise en charge par les financeurs à hauteur de 80%. Le coût d’un centre varie de 35 000 euros à 120 000 euros (en fonction de la taille et de l’existant).

Les usages

  • Les publics (visés initialement et touchés réellement) Le premier public touché reste les animateurs des centres. Ils transfèrent ensuite leur savoir-faire aux usagers finaux.

Les centres sati21/cyber-base sont ouverts à tous les publics sans aucune discrimination. Les publics touchés par les ateliers sont ceux qui fréquentent les centres et particulièrement les ateliers d’initiation et de perfectionnement.

Les deux catégories les plus représentées sont :

  • les retraités
  • les chercheurs d’emploi.
  • Nombre de personnes touchées (fréquentation régulière, nombre de personnes sur un an ou sur l’ensemble du projet ...)

Une douzaine d’animateurs ont été formés à l’administration réseau sous linux et à l’utilisation de certains logiciels (Gimp, Nvu...).

Une cinquantaine d’utilisateurs ont assisté à des ateliers sous des LL.

L’originalité ou l’exemplarité du projet (les points forts en matière d’appropriation des TIC par des publics éloignés)

Points forts :

  • l’obligation de proposer des LL en milieu rural
  • l’autonomisation des animateurs dans le monde du libre

Un bilan ?

Les difficultés rencontrées (défis à relever)

Le premier frein reste un frein « culturel » : les animateurs qui n’ont pas réussi à s’intégrer dans la culture du LL ne les ont pas utilisé par la suite. Nous avons en effet volontairement choisi de travailler avec Coagul afin de permettre aux animateurs de saisir les enjeux des LL, de se poser des questions et d’avoir des réponses. Si la plupart ont bien saisi la logique et la culture des LL, certains n’ont même pas adhéré ou cherché à comprendre. Leurs a priori étaient trop forts.

Les leçons à tirer (si c’était à refaire ...)

Il serait peut-être nécessaire de commencer la formation par une journée d’échanges et de débats sur les LL, leur logique et leur environnement. Le but serait de permettre aux animateurs de mieux saisir les enjeux et tendances des LL. Ils seraient ainsi aussi plus à même à expliquer à l’utilisateur final l’utilité des ateliers sous LL.

Transferabilité du projet (conseils pour ceux qui voudraient se lancer dans un tel projet)

Il convient de trouver un bon formateur, qui sache se rendre accessible aux animateurs et qui leur donne envie d’en faire de même avec les utilisateurs finaux.

Nous nous tenons à la disposition de toute structure désireuse de mettre en place un tel projet.

Posté le 8 mars 2006 par Marie-lise Gauthier
Posté le 8 mars 2006 par Marie-lise Gauthier
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Rencontres mondiales du Logiciel Libre à Dijon

8 et 9 juillet : EPN et logiciels libres
Rendez-vous entièrement consacré au logiciel libre. Plus de 1000 personnes, venues de plus de 50 pays des 5 continents, se sont déplacées à Metz et à Bordeaux lors des éditions 2003 et 2004.

Rencontres mondiales du Logiciel Libre à Dijon 5-9 juillet 2005 Combinaison de deux manifestations complémentaires :

  • rencontre de concepteurs/développeurs venus discuter de leurs projets dans une ambiance conviviale ;
  • manifestation de sensibilisation au logiciel libre s’adressant à un large public.

8 et 9 juillet : Deux conférences pour une réflexion autour du développement des usages des logiciels libres dans les activités proposées aux publics dans les lieux d’accès publics à internet ou EPN. Voir le programme sur le site.

Posté le 30 juin 2005 par Marie-lise Gauthier
Posté le 30 juin 2005 par Marie-lise Gauthier
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Réseau départemental des Points Cyb et Points Cyber Jeunes de Saône et Loire - Cyber 71

DDJS 71
La Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports de Saône-et-Loire a développé un programme d’accès aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication pour les jeunes, intitulé programme « Cyber Jeunes » qui s’est concrétisé par la mise en place d’un réseau départemental de 30 points labellisés, dont les porteurs de projets ont été des collectivités territoriales (communes, E.P.C.I.) ou des associations. Ce dispositif a été étendu à tout public, depuis la labellisation EPN.

LES POINTS CYBER JEUNES et POINTS CYB

La Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports de Saône-et-Loire a initié depuis 1999, un programme d’accès aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication pour les jeunes, intitulé « Cyber Jeunes » qui s’est concrétisé par la mise en place d’un réseau départemental de 30 points labellisés, dont les porteurs de projets ont été des collectivités territoriales (communes, E.P.C.I.) ou des associations. Cette expérimentation a suscité une réflexion au niveau national qui s’est concrétisée par la

mise en place du programme « Point Cyb- Espaces Jeunes Numériques » (cf : Instructions ministérielles du 10 juillet 2000 et du 10 Mai 2001).

Le réseau départemental est donc structuré en 2 niveaux :

  • avec 22 « points Cyber jeunes » suivant le cahier des charges mis en place par la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports depuis 1999, à savoir 1 animateur permanent et compétent, au moins 3 PC connectés à Internet, des conditions d’accessibilité (tarifs pratiqués et horaires d’ouverture) favorables aux jeunes ;
  • et 8 « Points Cyb » (cahier des charges national). Ces 8 structures présentent un niveau d’équipement et de fonctionnement plus élaboré (au minimum 5 postes multimédia pour une ouverture de l’espace de 30 heures minimum par semaine + obligatoirement 2 soirées) et un niveau d’encadrement plus élevé (par deux emplois au minimum). Les porteurs de projet sont en priorité des Points Information Jeunesse ou des structures qui tendraient à l’être.

Ce réseau dynamique, animé et coordonné par la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports, a évolué récemment vers une labellisation d’Espace Public Numérique (E.P.N), dont le cahier des charges est acquis pour l’ensemble des structures. Environ 80% du réseau départemental est labellisé E.P.N.

Posté le 10 novembre 2004 par Philippe Cazeneuve
Posté le 10 novembre 2004 par Philippe Cazeneuve
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