Point de vue
Renaissance Numérique s’offre un coup de pub à l’occasion de la sortie de l’Iphone en France
Rappelez-vous, en avril dernier « Renaissance Numérique », un think tank rassemblant une majorité de dirigeants d’entreprises du monde du net et quelques universitaires, proposait dans un livre Blanc intitulé « 2010, Internet pour tous », 15 mesures pour réduire la fracture numérique.
J’ai publié à l’époque une analyse critique de ces 15 mesures développées dans ce rapport d’une centaine de pages.
Une opération de marketing bien orchestrée
Cette opération de marketing bien orchestrée (voir liens ci-dessous), appelle quelques commentaires.
- remise d’un Ipod contenant une « lettre ouverte au président de la république » sous forme d’extraits d’entretiens enregistrés en vidéo (Lire le récit sur le blog de Christophe Ginisty, DG de Rumeur Publique, une agence de com qui compte Apple parmi ses clients).
- Publication des séquences vidéos sur le site de Renaissance Numérique
Le fond du discours n’a pas changé et la quinzaine de mesures médiatisées au printemps constituent toujours la toile de fond de cette « pressée d’automne », comme on dit dans le monde du jus de pommes .
Mais les yeux et les oreilles attentives auront remarqué quelques nouveautés :
- Renaissance Numérique réclame la nomination d’un Secrétaire d’état en charge du développement numérique.
- Bien placée au coeur de ce dossier vidéo, on trouve une supplique à propos du « dividende numérique », entendez la question des fréquences hertziennes basses libérées par le passage à la TNT et que les opérateurs se disputent aprement. L’enjeu : l’accès à internet en mobilité.
(pour mieux comprendre le sujet lire l’article de Michel GÉA sur DSLvalley (oct. 2007. On y trouve aussi une liste détaillée des membres du think tank. Pour ceux qui ont le temps et qui veulent approfondir le sujet L’ARCEP publie un grand dossier sur le dividende numérique)
- Marc Mossé [Directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France] dans la dernière intervention de la vidéo "Donation par les entreprises d’ordinateurs amortis à leurs salariés" parle du don des vieux PC reconditionnés aux écoles. (Merci à Patricia Loubet qui a finement pointé ce lien qui indique les raisons autres que citoyennes qui justifient l’intérêt que porte Microsoft aux ordinateurs recyclés)
Lutter contre la pauvreté ... ça peut rapporter gros !
Il y est même question du 1% de croissance supplémentaire qu’une lutte contre la fracture numérique pourrait apporter à la France.
Ben, si en plus ça devient rentable de s’occuper des pauvres et des exclus, peut-être faudrait-il en importer davantage d’autres pays, vous croyez pas ?
(D’accord, ça c’est un peu de la mauvaise foi de ma part, mais quand j’entend des types respectables énoncer sérieusement des conneries aussi grosses que ça, je me demande vraiment où ils ont appris à compter !)
Est-ce la fin de l’accès public à Internet au Canada ?
Le Programme d’Accès Communautaire (PAC) assure la maintenance des équipements et la formation des intervenants du milieu communautaire. L’Initiative Jeunesse du PAC (IJ-PAC) quant à elle permet à des centaines de jeunes d’avoir une première opportunité d’emploi tout en aidant des milliers de Canadiens et de Canadiennes à s’initier à Internet et à la micro-informatique. Cette introduction à l’informatique s’effectue par le biais de formations et d’animations gratuites qui facilitent l’appropriation et l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC). Ces formations sont offertes dans les milliers de Centres d’accès communautaire à Internet (CACI) implantés à travers le Canada dans les écoles, les centres communautaires et les bibliothèques.
La population qui participe aux activités de l’IJ-PAC vient apprendre les rudiments de l’informatique, élément essentiel à une participation active à la société d’aujourd’hui. Il s’agit de personnes âgées, autochtones, nouveaux arrivants, chômeurs, jeunes, personnes analphabètes, personnes atteintes de troubles de santé mentale, itinérants, personnes handicapées, personnes n’ayant jamais eu à travailler ou à utiliser Internet, bref, un large éventail de notre société potentiellement exclu de ces technologies.
Certains programmes spéciaux sont aussi offerts afin de fournir des formations plus spécifiques aux personnes handicapées et aux personnes en processus d’alphabétisation. Ce volet permet d’adapter les formations aux besoins plus particuliers de ces populations.
Pour bien des gens, l’accès public et les formations à l’utilisation de l’informatique sont devenus des services essentiels. De plus en plus de domaines de la vie quotidienne nécessitent d’avoir accès et de savoir se servir d’un ordinateur, que ce soit pour rechercher un emploi, accéder aux services du gouvernement en ligne, communiquer avec la famille et les amis éloignés, s’auto-former ou mettre à jour des connaissances, briser l’isolement, faciliter la communication pour les personnes à mobilité réduite, etc. Depuis 5 ans, une augmentation constante de la fréquentation des centres d’accès a été enregistrée. Cette année, pour 40% des utilisateurs, il s’agissait de leurs premiers pas avec l’informatique.
En ce sens, Télécommunautés Canada souhaite rappeler à Industrie Canada et au gouvernement canadien l’importance du PAC et de son Initiative Jeunesse. Ces deux programmes ont prouvé leur valeur et pour garantir la poursuite de leur succès, ils méritent qu’on leur accorde enfin un financement récurrent et suffisant.
À propos de Télécommunautés Canada
Dans l’optique de promouvoir le réseautage communautaire canadien tant au niveau national qu’international, Télécommunautés Canada travaille à s’assurer que tous les Canadiens et Canadiennes puissent participer et utiliser les divers services de leur communauté, en appuyant les initiatives locales en matière de technologies de l’information et des communications.
Le Programme d’Accès Communautaire (PAC) et son Initiative Jeunesse sont coordonnés par Industrie Canada et financés par le biais du programme Stratégie Emploi Jeunesse du Canada (SEJ) du Développement des Ressources Humaines Canada.
Accompagner l’enfant dans son métier d’élève
C’est également un secteur souvent méconnu des enseignants, qui ne disposent pas toujours de temps à consacrer au partenariat. Pour autant, il importe qu’ils puissent avoir une image la plus précise possible de ce qui se fait, ou ne se fait pas, dans le cadre de l’accompagnement à la scolarité. Cela demande de réfléchir au préalable sur ce qu’on peut engager dans le partenariat, ce qu’on attend des partenaires scolaires... Et ce, en restant vigilant au fait que le rapprochement avec l’école ne se fasse pas au détriment des liens avec les familles.
Créer un espace tiers pour les enfants qui respecte la place des familles
Il s’agit de proposer aux enfantsun lieu « tiers », c’est-à-dire éloigné des sanctions scolaires et des angoisses parentales, mais faisantt la place aux partenaires que sont l’école et les familles. Ainsi, accompagner, c’est aussi avoir le souci de la prise en compte des parents et des enfants, en fonction de leurs ressources, leurs différences et leurs spécificités.
Dans son intitulé, l’accompagnement scolaire fait d’emblée référence à l’école et de ce fait, il y a un véritable enjeu à instaurer la complémentarité et la cohérence entre enseignants et acteurs périscolaires. Mais on ne peut se positionner aux côtés de l’école sans faire par ailleurs référence au premier cercle d’appartenance de l’enfant : sa famille. On ne peut prétendre autonomiser l’enfant/élève, si on ne permet pas, dans le même temps, à ses parents de se ré-emparer du suivi de la scolarité ou de mieux appréhender la chose scolaire.
Il est bien évidemment nécessaire de travailler avec les parents sur ce qu’ils confient aux accompagnateurs, ce qu’ils délèguent, ce que tous partagent et ce qui restent du rôle de chacun. Tout autant important, la vigilance à toujours rendre compte de l’action menée. Encore une fois, préserver la fonction « espace intermédiaire » suppose un respect inconditionnel de l’école d’une part et des familles d’autre part, quelles que soient leurs compétences sociales et culturelles.
Apprendre l’Ecole pour apprendre à l’Ecole
Il ne s’agit pas d’accompagnement de la scolarité, ni d’accompagnement pour la scolarité. Il s’agit d’accompagnement à visée scolaire (du latin ad : vers), c’est-à-dire d’accompagnement de l’enfant dans sa vie scolaire et dans son métier d’élève. En effet, l’Ecole a besoin d’enfants disponibles pour apprendre, d’enfants qui soient en capacité d’exercer leur métier d’élève (capacité d’écoute et de concentration, capacité de travail personnel et dispositions personnelles au travail, capacité à entrer dans une relation d’apprentissage, à s’exprimer, à donner du sens aux apprentissages, curiosité d’esprit…). La formule « Apprendre l’Ecole pour apprendre à l’Ecole » apparaît de plus en plus fortement, pour marquer la nécessité implicite des pré-requis à développer dans le milieu extérieur et dans le milieu familial. De ce fait, sur les terrains, les acteurs ne cessent de mettre en avant la nécessité de travailler la (re)mise en confiance de l’enfant, et l’estime de soi scolaire.
Pourtant, à l’heure de la compétition scolaire, de la nécessité d’être scolairement performant, sous la pression des familles, des enfants eux-mêmes, les actions sont tirées vers l’aide au travail scolaire, le soutien, voire le coaching scolaire. Dans les faits, les actions s’avèrent plutôt collées à l’école ! Face à une école qui reçoit plus d’élèves et plus longtemps, il y a un vrai risque de scolarisation des temps péri et extra scolaires, de les voir envahis et organisés par et en fonction de l’Ecole. Comme le dit Dominique Glasman, « le temps hors l’Ecole devient de plus en plus, semble-t-il, un temps pour l’Ecole. L’accompagnement scolaire se trouve largement maintenu dans l’ombre portée de l’Ecole ».
Un "Livre d’Or pour l’Accessibilité Numérique" en France
L’association BrailleNet ouvre un "Livre d’Or pour l’Accessibilité Numérique" via la liste de discussion Accessibilité Numérique. Nous vous proposons d’y envoyer vos propositions des actions à lancer en priorité en France pour améliorer fortement l’accessibilité du Web.
L’association BrailleNet les rassemblera dans un Livre d’Or qu’elle publiera fin septembre 2007. Merci par avance pour vos propositions !
La loi n°2005-102 "pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" a déjà 2 ans et 7 mois ...
Un premier bilan a été publié par le gouvernement :
- Lire Le rapport de M. Gohet (P.D.F. - 214.3 k.o.)
- Annexe 3 - Suivi des décrets de la loi du 11 février 2005 (P.D.F. - 187.5 k.o.)
En page 16 du document "Annexe 3", il est écrit à propos de l’article 47 (accessibilité numérique) dans la colonne "Etat d’avancement/Date de publication" : Avis du C.N.C.P.H. sur la V3 du décret accessibilité numérique (word, 23.5 k.o.) du 21 septembre 2005 ...
Près de 3 années se sont écoulées depuis que la loi a été votée et aucune date de publication du décret de l’article 47 n’est officiellement annoncée ...
Que faut-il en conclure ? Qui au gouvernement s’occupe de ce dossier ? Refaire un référentiel accessibilité franco-français est-il réellement la priorité alors qu’il y a un mouvement européen d’harmonisation de l’accessibilité du Web ?
Et ensuite ? Pourquoi ne pas utiliser toute l’expérience acquise en France pour mettre les efforts financiers et humains sur l’accompagnement des propriétaires de sites Web, sur la formation des prestataires et des webmasters du service public, sur la sélection des outils de gestion de contenus qui respectent les règles d’accessibilité, sur la mise en accessibilité des outils de formations à distance, sur l’intégration dans les cursus de l’éducation nationale de modules sur l’accessibilité numérique, sur la création d’une plateforme nationale du livre électronique accessible, sur la mise en place d’un Bureau National de l’Accessibilité Numérique, ...
Note : pour information, la prochaine réunion de la D.G.M.E. sur le sujet "Synthèse Appel à commentaires public sur référentiel Accessibilité" se tiendra le 18 septembre 2007 au Ministère de l’Economie des Finances et de l’Industrie (5, Place des vins de France - 75012 Paris) à 14h30.
Rappel : édito sur les lois en France concernant l’accessibilité numérique
Accompagner la scolarité pour réussir à l’école
L’enjeu : la réussite scolaire pour tous
Comme le dit Serge Pouts-Lajus, « Périscolaire, parascolaire, accompagnement ou soutien scolaire ou à la scolarité, aide aux devoirs, veille éducative, les mots pour le dire ne manquent pas. Derrière la diversité des formulations, ce qui est en jeu, c’est la réussite scolaire. Pour l’atteindre, il faut des enseignants nombreux et bien formés ; mais cela ne suffit pas car le métier d’élève ne se limite pas à la participation aux cours. Dans cette arrière-boutique, dans ce back-office où l’élève fait ses devoirs, apprend ses leçons ou prépare un dossier, se joue une grande partie de ses chances de réussite, peut-être même la plus grande. S’en occuper sérieusement en apportant de l’aide aux élèves qui en ont besoin, c’est aussi se donner les moyens de garder le cap sur cette utopie : la réussite scolaire pour tous. Un sujet d’importance donc pour lequel la contribution des TIC est attendue. »
(Sce : Pouts-Lajus Serge, Un nouveau champ d’usage pour les TICE, Les Dossiers de l’ingénierie éducative, juin 2003, n° 43, p. 62-64) )
Temps scolaire, périscolaire et extra-scolaire
Depuis la fin des années 90, avec les différents dispositifs éducatifs qui tournent autour de deux axes : l’aménagement du temps de l’enfant et la lutte contre l’échec scolaire, le temps périscolaire devient un temps éducatif complémentaire à l’école.
En dehors du temps des apprentissages scolaires, qui relève de la responsabilité de l’éducation nationale, on peut en effet distinguer deux temps pour l’organisation d’activités :
le temps périscolaire, immédiatement avant ou après l’école, c’est à dire :
- le temps du transport scolaire,
- la période d’accueil avant la classe,
- le temps de la restauration à l’école,
- après la classe, les études surveillées, l’accompagnement scolaire, les activités culturelles ou sportives,
- le mercredi après-midi ;
le temps extra-scolaire situé en soirée, le mercredi lorsqu’il n’y a pas classe, en fin de semaine et pendant les vacances."
Des notions distinctes et complémentaires
Le vocabulaire peut-être source de confusion et il faut bien distinguer :
- soutien scolaire : l’aide est dispensée à l’école, sur le temps scolaire, par les équipes éducatives.
- accompagnement à la scolarité : l’aide est dispensée en dehors de l’école, dans un cadre partenarial, sur le temps périscolaire, par des intervenants variés. (synonyme : accompagnement scolaire)
Jusque là, les choses sont relativement simples, d’un côté les enseignants donnent des cours de soutien sur le temps scolaire à des petits groupes d’élèves, et de l’autre, les accompagnateurs ou tuteurs aident des enfants à faire leurs devoirs ou leur proposent des activités socio-culturelles, comme pourraient le faire des parents cultivés et disponibles.
Une nouveauté à la rentrée 2007-2008
La notion d’accompagnement éducatif, dispositif qui se met en place à la rentrée 2007-2008, au niveau des collèges labellisés "Ambition Réussite", traduit une volonté politique nouvelle de remettre l’école au centre des dispositifs construits pour favoriser la réussite scolaire. L’aide est dispensée à l’école, après la classe, par des enseignants volontaires rémunérés ou par des intervenants pour les activités sportives, artistiques et culturelles, mais l’ensemble reste piloté par l’Education nationale.




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