Ecrit-public
Formation "Outils-réseaux" - printemps 2008
Pour découvrir, utiliser ou maîtriser les outils collaboratifs, inscrivez-vous vite aux prochains stages "Outils-réseaux" !
1 stage de 3 jours en Juin, à Montpellier
Un stage de 3 jours (du 16 au 18 juin 2008) pour monter un projet
collaboratif de A à Z : de la conception, à l’animation en passant par la réalisation technique.
Coût : 600€ ou 300€ (individuel)
Voir le descriptif complet sur le site outils-reseaux.org.
3 stages courts à Montpellier :
- Vendredi 11 avril 2008 - Installer son dispositif coopératif : SPIP : en installant SPIP (Système de Publication pour l’Internet Participatif, logiciel libre pour créer un site Internet dynamique), vous découvrirez comment choisir un hébergeur, réserver un nom de domaine, installer une application par FTP, la configurer, et la personnaliser.
- Vendredi 16 mai 2008 - Charte graphique de votre outil Internet : des notions techniques (CSS et squelettes html), de graphisme et d’ergonomie pour personnaliser vos mailing et vos sites Internet collaboratifs : astuces, règles, techniques à maîtriser.
- Vendredi 6 juin 2008 - Des outils et des méthodes pour le télé-travail : pour désengorger les centres urbains, favoriser le choix du lieu de vie, le télé-travail apparaît comme une alternative attrayante, facilitée par le développement des outils collaboratifs. Dans la pratique, quels freins peut-on rencontrer ? Quelles solutions apporter ?
—> Ces stages durent une journée de 9h30 à 17h30 et se déroulent à
Montpellier, dans les locaux du Lyçée Agropolis.
Participation aux frais : 15 euros (repas 7,50€).
2 stages courts dans le Gard :
- Atelier wikini, vendredi 23 mai à Alès 2008 (dans les locaux de Solid@rnet) : utiliser Wikini, cet outil dédié à la rédaction coopérative sur Internet : qu’est-ce qu’un Wiki ? Les principales fonctionnalités de Wikini (écrire, mettre en forme du texte, créer une page, joindre un fichier), et s’initier à l’administration (suivre la vie du wiki, protéger des pages, ...). Nous mettons à votre disposition un espace prêt à l’emploi que vous pourrez conserver pendant un an.
- Des outils, des usages et des méthodes pour coopérer, vendredi 20 juin à Nîmes 2008 (lieu précisé ultérieurement) : dans ce module, vous découvrirez des outils et des usages, mais aussi comment animer de tels dispositifs coopératifs : ce qui freine, ce qui facilite la participation, avec des apports théoriques, des retours d’expériences et de l’analyse de pratiques.
—> Ces stages durent une journée de 9h30 à 17h30. Participation aux frais : 20 euros.
Contacts, renseignements et inscriptions
Mathilde Guiné
Programme "Outils-réseaux"
http://www.outils-reseaux.org
Tel : 04 67 52 41 22
accueil@outils-reseaux.org
Formations aux outils collaboratifs (Montpellier)
Voici les prochaines dates de formations du programme "Outils-Réseaux" :
- Vendredi 21 décembre 2007 : Atelier Wikini : utiliser Wikini, cet outil dédié à la rédaction collaborative sur Internet : qu’est-ce qu’un Wiki ? les principales fonctionnalités de Wikini (écrire, mettre en forme du texte, créer une page, joindre un fichier), et s’initier à l’administration.
- Vendredi 1er février 2008 : Atelier wikini
- Vendredi 22 février 2008 : Configurer son poste de travail pour fonctionner en réseau, votre ordinateur sera configuré pour optimiser le travail collectif et la collaboration, en utilisant toutes les fonctionnalités des outils de bureautique libres et les outils de veille sur Internet.
—> Ces stages durent une journée de 9h30 à 17h30 et se déroulent à Montpellier, dans les locaux du Lyçée Agropolis. Participation aux frais : 15 euros (repas 7,65€).
D’autres stages sont programmés en 2008 (cf. plaquette ci-jointe) :
- des stages de 3 jours (du 14 au 17 janvier ou mi-juin) pour monter un projet collaboratif de A à Z
- une formation de formateurs : apprenez à former aux outils collaboratifs ! (en préparation)
Contactez-nous !
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Contacts :
Mathilde Guiné
Programme "Outils-réseaux"
http://www.outils-reseaux.org
Tel : 04 67 52 41 22
Brest, Ville Connectée sur France Culture
Ecoutez ou podcastez l’émission sur le site de France-Culture
Enregistrée au Café du musée à Brest.
Les Invités
- Michel Briand. Adjoint au Maire de Brest, en charge de la démocratie locale, la citoyenneté et des nouvelles technologies.
- Marc Le Gall. Enseignant et responsable du projets des webtrotters des lycées à Brest.
- Régine Roué. Animatrice multimédia sur le quartier de Kerourien.
- Annabelle Boutet. Maître de conférences de sociologie à l’ENST Bretagne, membre du groupe d’intérêt scientifique MARSOUIN.
Stage "Outils-Réseaux" - automne-hiver 2007
Voici les prochaines dates des stages Outils-Réseaux* :
Stages d’une journée
- Atelier Wikini (vendredi 21 septembre) : pour utiliser Wikini, cet outil dédié à la rédaction collaborative sur Internet : qu’est-ce qu’un Wiki ? les principales fonctionnalités de Wikini (écrire, mettre en forme du texte, créer une page, joindre un fichier), et s’initier à l’administration.
- Les outils pour travailler ensemble sur Internet et sur le poste de travail (vendredi 5 octobre) : connaître et utiliser toutes les fonctionnalités des outils de bureautique libres et les outils de veille sur Internet, configurer son poste de travail pour travailler en réseau.
- Wikini avancé (mercredi 31 octobre) : étendez les possibilités collaboratives de votre wikini en y ajoutant des extensions pour afficher un calendrier, une cartographie ou d’autres nouvelles fonctionnalités.
Ces stages durent une journée de 9h30 à 17h30 et se déroulent à Montpellier, dans les locaux du Lyçée Agropolis.
Participation aux frais : 15 euros (repas 7,65€).
Vous pouvez consulter le programme complet des stages courts (voir égalemment plaquette ci-jointe).
Autres formules
Nous programmons aussi un stage de 3,5 jours pour découvrir toutes les facettes d’un projet collaboratif : conception, animation, aspects techniques. -> Prochain stage : du 7 au 10 janvier 2008
Nous pouvons également organiser des stages à la demande pour des groupe constitués ou autour de projets spécifiques : contactez-nous !
Enfin, vous pouvez consulter les cours en ligne, disponibles sous licence Creative Commons.
N’hésitez pas également à répondre à notre sondage en ligne pour nous aider à proposer des contenus adaptés à vos besoins.
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Un genre blog ? appel à contribution : journée d’études juin 2008
Le projet général
Les blogs forment un corpus à la fois massif et très hétérogène. Leur nombre croissant, au-delà du phénomène de mode, marque un retour en force du « je », s’énonçant à travers une large variété de thèmes, de styles, d’approches. Qu’ils le théorisent eux-mêmes ou que leur pratique seule le signale, ils apparaissent donc comme un lieu d’expression spécifique, adapté à de nouvelles contraintes et générant de nouveaux codes.
Cette journée d’étude ouvrira un séminaire dont l’objectif sera d’observer les blogs, afin d’étudier notamment la façon dont ils repensent les champs de l’écriture et de la publication – création, édition, liberté d’expression, réseaux de sociabilité, légitimité des écrits, frontières des genres…
Cette perspective suppose la collaboration de chercheurs travaillant sur différents domaines (médias, littérature, politique, sociologie culturelle, etc.), elle implique aussi une relation étroite avec les acteurs de l’univers du blog. Outre sa dimension scientifique, ce séminaire souhaite donc être un espace d’échange et de rencontre.
La journée d’études : Un genre blog ?
Il ne s’agirait pas de faire à tout prix du blog un genre nouveau, mais, en jouant sur la polyphonie du terme, de poser de cette façon la question des modalités d’écriture et des horizons d’attente que ce mode d’expression programme à travers la diversité de ses actualisations. D’où une tentative de définition, non seulement en tant qu’objet
technologique et fonctionnel (ce par quoi le blog se différencie d’autres formes d’écriture sur internet), mais aussi en tant qu’objet esthétique. Peut-être trouverait-on un point de départ dans la notion d’essai, au sens où l’entendait Montaigne. On observerait en particulier en quoi le blog travaille les genres constitués par un déplacement qui est, peut-être, un renouvellement. On pourrait ainsi voir comment, par exemple, la lettre, le récit littéraire, l’aphorisme philosophique, la critique esthétique, l’éditorial journalistique, l’analyse sociologique ou le discours politique sont investis, réécrits, modifiés, critiqués, parodiés… Les enjeux de telles appropriations, dont il faut rappeler le caractère personnel, généralement revendiqué, vont du jeu à l’engagement le plus entier, en passant par la concurrence, la distanciation, la contestation. Elles débouchent sur l’instauration de nouveaux modes d’intervention dans l’espace public, la mise en place d’autres critères de légitimation, la création de circuits parallèles d’appréciation. Sans aller jusqu’à invoquer l’exemple de Second life on peut constater une forme de virtualisation de la sphère socioculturelle.
Parmi les pistes abordées on pourrait suggérer les thèmes suivants :
L’écriture peut tout d’abord supposer l’adhésion à un genre constitué (roman, poème, aphorismes, récit de voyage, journal intime, discours, essai, critique, article de journal, etc.), dont il faudrait étudier l’éventuelle distorsion dans l’actualisation particulière qu’en propose le blog. Elle peut au contraire choisir le porte-à-faux, soit par la revendication d’une nouvelle forme littéraire, soit par une recherche de style, de ton, de perspective, de regard qui, tout en dépassant le strict souci informatif et argumentatif, ne cherche pas une caution générique. L’écriture du blog implique aussi une conscience accrue de « l’image du texte », de « l’énonciation éditoriale » (Jeanneret, Souchier) qu’il met en place. On pensera notamment à des modes d’écriture ou de signature qui, sans être propres à internet, sont encouragés par ce cadre : arborescence, interactivité, prégnance de l’image et du graphisme…
Ce désir d’écrire autrement peut faire du blog un lieu de contestation des institutions (littéraires, éditoriales, médiatiques, éducatives…), un espace d’émergence, réelle ou supposée, de contre-pouvoirs ou de pouvoirs parallèles. C’est aussi un lieu d’engagement créatif : manifestes, implication des internautes, appel à la discussion, à la prise d’initiative.
Ce positionnement invite à réfléchir sur des notions telles que la démocratie participative, les communautés (idéologiques ou thématiques), les écritures du collectif (ateliers, œuvres collectives ou interactives…). Il débouche sur une culture du « happy few » : création de communautés d’auteurs et de lecteurs, larges ou plus restreintes (phénomène des blogs privés) ; paroles de connaisseurs, lexique à inventer (néologismes, plurilinguisme) ; culte de la « niche » ; constitution de réseaux de sociabilité parallèles (nouveaux cénacles ou salons littéraires), jeux sur les identités pseudonymiques, les postures, les allusions, la connivence (textes à clés)…
L’objet de l’écriture du blog est variable, mais reste configuré selon quatre axes. D’un côté les « choses vues », qui tirent le blog vers le journal, le bloc-notes, l’écriture fragmentaire, et l’orientent vers le réel. De l’autre, l’extimité (Tisseron), qui tend vers une écriture publique de l’intime, entre exposition de soi et mise en débat, égocentrisme et engagement. Le rapport à l’identité, et l’affirmation du genre sexuel pourraient s’inscrire dans ce cadre. Puis le savoir, qui fait du blog le lieu privilégié d’un partage des connaissances et des savoir-faire, un outil de vulgarisation ou d’apprentissage. Enfin, la création littéraire ou artistique. Les quatre peuvent bien sûr se rejoindre, par exemple dans certaines formes du journal intime.
Le geste créateur suppose aussi une réflexion spécifique. La première question est celle de ses modalités. A-t-il lieu directement sur la page web, ou bien a-t-il ses brouillons, ses étapes préalables, voire ses variantes « papier » ? Comment se rattache-t-il à une identité (pseudonyme), à une communauté ? Quelle est sa pâte, son empreinte, sa trace ? Quelles sont ses contraintes matérielles ou morales (morcellement, taille, périodicité, fixité des formes, contraintes techniques, contrat avec les lecteurs, autocensure, etc.). La seconde question est celle de ses motivations. Qu’est-ce qui détermine la prise de parole ? Quelle forme d’engagement, de désinvolture ou de mise à distance suppose-t-elle ? Pourquoi choisir le blog plutôt qu’un autre support ? Que vise, et qui vise, celui qui écrit par ce biais ? La question ne se pose d’ailleurs pas du seul point de vue de celui qui tient un blog : elle est intéressante aussi du côté du lecteur, invité, la plupart du temps, à réagir.
L’activité du lecteur est donc aussi une piste de réflexion importante. On peut chercher quelle est la part du lecteur, intervenant sur la création (interactivité) ou l’évaluation de l’œuvre (réception) ; et la marge de liberté qu’on lui donne (totale, ou limitée par des domaines réservés). On peut aussi se demander ce qui provoque le désir d’écrire à son tour, à visage découvert ou abrité par un pseudonyme. Les modalités de cette écriture la rapprochent-elles de la lettre à l’écrivain ? du regard critique ? du commentaire de consommateur ? de l’émulation créatrice, lorsque le commentaire s’inscrit dans le projet d’écriture, voire vise à égaler le texte initial ?
Le rapport à la temporalité s’avère donc complexe : effacement de « l’œuvre » au profit d’un work in progress potentiellement infini ; bouleversement de l’ordre écriture/achèvement de l’œuvre/lecture ; immédiateté et discontinuité de la lecture… D’où des problématiques mémorielles : genèse textuelle, souci de laisser une trace, relation à la postérité…
La redéfinition de la valeur, enfin, nous semble essentielle. Eviter la sanction éditoriale, c’est aussi se priver de sa sanctification et de son système de légitimation. D’où la question de la « poubellication » (Lacan). Mais aussi les problèmes posés par la démultiplication des jugements de valeur dans les commentaires et plus généralement de l’« autoritativité » (Evelyne Broudoux). Beaucoup de blogs posent plus ou moins directement la question de la légitimité de celui qui parle : sa présentation (portrait formel, ironique ou intimiste, en quidam ou en spécialiste), son rattachement à une institution (ou son refus de s’y rattacher), sont autant d’indices indiquant d’où il parle…




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