Initiation aux outils
Les ateliers mémoire à l’ORB (office des retraités de Brest)
1- Présentation :
l’ORB est une association, loi 1901, née de la volonté de service à la population retraitée, exprimée par la municipalité en 1978. depuis cette date l’ORB est partenaire de la ville de Brest.
L’Office des Retraités de Brest réalise une double mission :
- d’intérêt général
- d’intérêt associatif
Des commissions animent les différents secteurs d’activités :
- Information – Conseil : pour l’accueil, l’orientation, la documentation, le soutien à domicile et les actions de prévention
- les activités physiques : elles se déroulent en salle et en plein air. Avec des groupes plus ou moins nombreux, de différents niveaux pour permettre à chacun d’y avoir accès quel que soit son âge et sa capacité afin de conserver sa forme physique, voir de la retrouver.
- les activités culturelles, elles ont nombreuses et très diverses : jeux de société, ateliers artistiques, animation de groupe, étude de langues étrangères, recherches personnelles.
- les activités de solidarités, elles se développent dans le domaine de
l’intergénérationnel : accompagnement dans les écoles maternelles et primaires, accompagnement auprès des personnes en difficultés par l’atelier insertion, visites bénévoles auprès des personnes âgées et en
établissement, gymnastique grand âge, maltraitance des personnes âgées : centre d’écoute et d’aide d’Alma 29.
2 Partenariats.
Les ateliers mémoire résultent d’un partenariat entre la fondation
d’Entreprises PREVADIES et l’ORB avec le soutien du Conseil Général du
Finistère.
Pour les autres activités de l’ORB les divers partenaires sont les suivants.
A BREST :
- Instance de coordination gérontologique
- Aide Domicile 29
- Commission Locale de Lutte contre les exclusions (CLLE).
- Commission Consultative des Services Publics Locaux
- Association Brestoise des Jumelages et de la Coopération Internationale (ABJCI)
- Domi Services
- CCAS de la Ville de Brest
- Conseils Consultatifs de Quartiers de la ville de Brest
- CLIC Brest Métropole Océane
- France Bénévolat 29
- Espace Ethique de Bretagne Occidentale
Dans le Finistère :
- Comité Départemental de Retraités et Personnes Âgées (CODERPA 29), Conseil Général
- Groupe vigilance Personnes vulnérables (Conseil Général)
- Comité de Prévention et de Lutte contre la maltraitance (Préfecture)
- Commission litige APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), Conseil Général
- Comité Consultatif local des usagers de l’Administration Fiscale
- Udarpa 29 (Union Départementale des Associations de Retraités et Personnes Âgées)
En région Bretagne :
- Union Régionale des Offices et organisation des Personnes Âgées à la Retraite (UROPAR)
Au niveau national :
- UNIORPA (Union Nationale des Instances de Coordination, des Offices et Réseaux des Personnes Âgées)
- ALMA France (Allo Maltraitance Personnes Âgées)
CONVENTIONS DE PARTENARIAT
Avec la Ville de Brest :
- Convention d’objectifs et de financement : une nouvelle convention est signée au 1er semestre
2007.
- Convention d’occupation des locaux de la rue Magenta (Atelier d’Insertion Roul’âge) en date du 8 novembre 2002.
Avec EMERGENCE :
- intervention dans le cadre d’ALMA 29 (septembre 2001)
Avec Secours Populaire : (novembre 2004)
Avec l’IME des Genêts d’Or (décembre 2005)
Avec la Banque Alimentaire du Finistère (décembre 2004)
Avec l’IME Kerlaouen -Don Bosco (juillet 2006)
Avec le CAT de l’Iroise :
accueil des handicapés seniors dans les activités ORB (décembre 2002)
Avec le CHU-Résidence Ponchelet :
visites bénévoles auprès des personnes âgées (juin 2005)
Avec l’UDARPA 29 :
conventions d’objectifs avec les trois offices du Finistère (avril 2003)
Avec le Conseil Général du Finistère :
dans le cadre de la lutte contre l’exclusion, soutien à l’atelier d’insertion (novembre 2001)
Avec la CRAM de Bretagne :
convention annuelle d’objectifs
Avec ALMA-France :
au titre de l’antenne ALMA 29 (octobre 2003)
Avec l’AG2R et Défi Santé Nutrition (DSN) :
Dans le cadre de la charte « Bien Vieillir en Pays de Brest »
3. Synthèse du projet :
3.1 Quoi :
Environ 80% des personnes de plus de 60 ans (hommes ou femmes confondues) se plaignent de troubles de mémoire. Ces difficultés, qui ne relèvent pas souvent d’une pathologie, handicapent
considérablement la vie. Ils entraînent une perte d’autonomie, de confiance. Il en découle généralement un isolement social.
La mise en place d’ateliers mémoire s’inscrit dans un cadre préventif. Ils permettent de faire travailler sa mémoire, de l’entrainer, de l’exercer par des exercices ludiques sur fiches papier.
Un diaporama sous Power Point permet à l’animateur de suivre :
- Le planning du déroulement de la séance.
De se consacrer uniquement à l’aide aux participants.
- De corriger les exercices avec la plus grande précision. Cette correction étant donc visible par tous les participants simultanément.
Les séances hebdomadaires durent 2 heures et s’étalent sur 10 semaines.
Un test d’évaluation de la mémoire est obligatoire. Ce test est d’une durée de 30 minutes environ, est effectué par un neuropsychologue. Les rendez vous sont personnalisés. Des gens qui présentent des problématiques ne peuvent suivre ces ateliers. Elles sont dirigées vers le corps médical.
A l’issue de ces tests, les personnes peuvent accéder aux ateliers si elles le souhaitent.
3.2 Qui
Il y a actuellement 10 animateurs formés pour « l’acte 1 » qui on permit d’animer 5 ateliers, soit de recevoir 50 participants au total. Le but à très court terme est d’augmenter très sensiblement leur nombre pour passer à 18.
3.3 Quand
Au1er semestre 2007. 5 ateliers d’environ 12 personnes chacun ont eu lieu.
Jusqu’à ce jour, il a été possible d’effectuer ces ateliers car il y en avait un par jour. l’ORB, ne possède qu’un micro-ordinateur portable, et un vidéoprojecteur dédié. Au vu du nombre de séances à venir début septembre, ce matériel sera insuffisant puisque 9 ateliers doivent se dérouler chaque semaine.
- Une formation de 8 nouveaux animateurs en « acte 1 », est prévue les 25/26/27/28 septembre 2007.
- Les animateurs déjà en poste seront formés sur un « acte 2 » les 20 et 21 septembre 2007.
- En janvier 2008 début des ateliers « acte 2 » pour les 50 personnes ayant déjà suivi le cycle 1 début 2007.
- Ateliers de 12 personnes se dérouleront au cours du dernier semestre 2007, avec intégration des nouveaux animateurs.
Une extension de ces ateliers sur la CUB est envisagée.
4. Objectif des ateliers mémoire.
La mémoire se définit comme la faculté de conserver, et, de se rappeler les états de conscience passés et, ceux qui s’y trouvent associés. La mémorisation passe par la sélection des informations captées par la mémoire sensorielle. Celle ci fait appel aux 5 sens (ouïe, odorat, goût, touché, vue). Suit un encodage propre à chaque information est classée comme dans une bibliothèque.
Les principales mémoires sont :
- La mémoire sémantique : c’est la mémoire des mots des idées, des connaissances sur le monde.
- La mémoire épisodique : elle permet l’encodage, le stockage et la récupération d’informations personnelles situées dans le contexte temporel (quand) et spatial (où).
- La mémoire de travail : elle effectue un maintien temporaire d’une information à
manipuler pour exécuter une tâche.
- La mémoire procédurale : permet l’acquisition d’habilités motrices (faire du vélo) ou cognitives (lecture).
Ces différentes mémoires font partie d’un processus qui s’étend tout au long de notre existence, mais qui peut parfois connaître des dysfonctionnements, tels que les troubles de mémoire.
Généralement les troubles de mémoire apparaissent avec l’avancée en âge. Ils sont souvent dus à un manque de stimulation de l’activité cérébrale.
La mémoire la plus fragile au vieillissement est la mémoire épisodique (la mémoire des faits anciens est mieux conservée que celle des faits récents. La plus forte est la mémoire procédurale, (on se souvient toute son existence de la façon de pratiquer su vélo).
Les troubles de mémoire peuvent être caractérisés par des oublis. Ceux-ci sont dus à un manque d’attention, de fixation de l’information liée à l’inattention. Qui n’a jamais oublié l’endroit où ses clés sont posées, sa place de stationnement, si la porte du logement est bien fermée à clé, une fois sorti.
Au fur et à mesure qu’ils deviennent plus fréquents, on perd confiance en soi. Jusqu’à penser que l’on est atteint de la maladie d’Alzheimer. Chacun de nous craint de développer une maladie dégénérative de ce type. Crainte qui augmente pour les personnes isolées. Car des ctivités routinières
répétitives, sans intérêt mobilisent toujours les mêmes régions cérébrales d’où l’endormissement des autres.
En fait on mélange vieillissement normal naturel et vieillissement anormal.
L’atelier Mémoire de l’ORB s’adresse à toutes les personnes de plus de 50 ans, sans limite d’âge. Au cours des divers ateliers passés, les âges des participants s’étalaient de 52 ans à 83 ans.
Il permet dans un cadre préventif, de pallier à ces troubles, car, il est important :
- De stimuler son activité cérébrale.
- D’évaluer son potentiel mémoire.d’exercer son attention, responsable des troubles usuels.
- De faire travailler sa mémoire, la stimuler au quotidien.
- Etre curieux, tout ce qui est bon pour le cerveau est bon pour la mémoire.
- Renforcer les mécanismes, booster ses cellules grises en restant curieux et actif.
A l’usage, on s’aperçoit que les participants à ces ateliers reprennent, au fil des séances, confiance en eux, Ils s’aperçoivent :
- Qu’ils peuvent faire des exercices, certains compliqués, alors qu’ils pensaient au départ en être incapables. Ils partaient battus d’avance.
- Que les autres personnes présentes à l’atelier connaissent les mêmes troubles de mémoire, car ils sont fréquents dés que l’on avance en âge.
5. Participation de l’ORB.
Cet Outil de création permettra à l’avenir de composer de nouvelles présentations des modules mémoire tant locaux que régionaux. Les animateurs attendent de recevoir le matériel pour développer ces
animations.
Les animateurs peuvent changer, le déroulement des séances sera toujours identique, car le même diaporama est utilisé par tous les binômes d’animateurs.
La présentation du 1er niveau (puis du 2ém e) des ateliers a été élaborée par le responsable de l’activité à l’ORB.
6. Matériels et budget simplifié.
Il a fallu plus de 70 heures, pour reproduire en informatique les 10 présentations d’exercice de chacune des 10 séances. Le passage au niveau 2 demandera autant de temps pour créer les diaporamas.
Le style des exercices restant le même, mais devenant plus compliqués.
1. Coût de la participation de l’ORB :
- Préparation du support informatique du 1er niveau : 1050 €.
- Préparation du support informatique du 2éme niveau (à créer) : 1050 €.
- Divers consommables : 150 €.
- Reproduction de fiches de travail pour 5 ateliers (60 jeux) : 900 €.
Total : 3 150 €
2. Soutien demandé
- Achat d’un micro-ordinateur portable. :980 €.
- Achat d’un vidéoprojecteur : 900 €.
- Achat du logiciel Power Point dernière édition : 120 €.
Total:2000 €
Montant total de ce projet : 5 150 €
A savoir que ce matériel permettra d’augmenter le nombre d’ateliers pour permettre à plus de personnes d’y participer. Pour mémoire la cotisation est de 25 € les 10 séances.
Ce qui autorisera plus de latitude par la suite pour les divers achats.
Du blog à l’e-portfolio
Le t’chat et la création de blogs sont des activités qui occupent les jeunes. Pas tous cependant. Notamment parmi ceux qui connaissent des difficultés d’insertion sociale, il est fréquent d’en rencontrer qui n’ont jamais utilisé un clavier. Dans ce qui suit, nous allons nous intéresser aux jeunes qui fréquentent les espaces numériques, publics ou privés, et qui ont donc déjà une certaine pratique de l’internet, pour montrer qu’une médiatisation puis un accompagnement peuvent dévier une pratique de loisir, ou lui donner une dimension complémentaire d’ordre professionnel.
En plus de compétences numériques, les blogs mobilisent des aptitudes d’écriture et de manipulation d’images avec parfois des préoccupations d’ordre esthétique. S’ils sont très centrés sur l’individu qui donne parfois l’impression de faire preuve d’égocentrisme (« mes images », « mes vacances », « ma pensée du jour »), ils ont aussi une dimension "tribale" : « mes images avec mes copines pour montrer à mes copains », « les blogs de mes amis », etc. Le blog est donc fait à la fois pour soi et pour les autres. Du blog à l’e-portfolio, il n’y a qu’un pas, qui peut être franchi avec l’aide d’un accompagnement adapté et à condition, bien sûr, d’en connaître le concept. A partir d’activités réalisées dans un cadre professionnel ou de loisir l’e-portfolio essaye de mettre en valeur les compétences sous-jacentes. C’est la transposition numérique du portefeuille de compétences, qui, dans le monde anglo-saxon, décrit les compétences et intègre les preuves de celles-ci dans un document unique. Le portefeuille de compétences est la propriété de l’individu qui peut l’enrichir tout au long de la vie. Au Québec cette habitude est prise dès la scolarité. Et cette démarche ne devrait pas tarder à se généraliser en France.
Le blog est un outil pratique pour réaliser un portfolio en ligne. Les compétences techniques requises sont les mêmes. Seuls la finalité et l’état d’esprit changent ou plutôt viennent apporter une dimension supplémentaire. Paradoxalement ce sont deux dimensions opposées qui sont renforcées : l’e-portfolio est à la fois plus centré sur son réalisateur et les destinataires en sont plus éloignés. L’e-portfolio met en valeur la personne, ce qu’elle fait, ce qu’elle sait faire, il accompagne la personne dans son évolution. L’e-portfolio permet à la personne de mieux se connaître, de garder la mémoire de ses activités tout en prouvant aux autres ce qu’elle sait faire. Mais les autres ne sont plus les proches ou le groupe d’appartenance, ils deviennent la société à travers ce qui structure l’insertion dans celle-ci, le travail et l’emploi, les activités, professionnelles ou non.
Dans le cadre de la fête de l’internet, le 20 mars prochain, le Greta du Velay organise avec les missions locales et le CDDP de Haute-Loire une « e-portfolio party ». L’objectif est de faire connaître le concept d’e-portfolio aux jeunes et à l’environnement socio-économique. Des professionnels de l’insertion montreront l’intérêt de s’engager dans cette démarche et initieront les volontaires.
Programme de la journée
10h Ouverture
11h L’e-portfolio éducatif
13h Des logiciels libres pour faire son e-portfolio
14h Le CV animé - Skyplex avec Alexis Burlet, CESEP, Belgique
15h Découvrir ses compétences
16h L’expérience québécoise - Skyplex avec Mario Asselin, Opossum, Québec
16h30 L’e-portfolio au service du recrutement - Table ronde avec des recruteurs et des responsables d’entreprises
17h30 Poursuite des échanges autour d’un verre
Et toute la journée...
Des stands de découverte, Atelier CV vidéo, Blogs, Internet...
- Affiche de la e-portfolio party (PDF, 380ko)
- Plus d’information sur l’e-portfolio dans les actions d’insertion
Guide "Install party"
Ce document décrit la préparation et le fonctionnement d’une « Install Party ». L’un des freins principaux à l’adoption du logiciel libre vient de l’installation par défaut de systèmes d’exploitation propriétaires sur les ordinateurs vendus dans le commerce. L’usager souhaitant découvrir le logiciel libre se trouve alors confronté à une situation délicate : il a un ordinateur avec par exemple Microsoft Windows pré-installé, et il ne sait pas s’il est seulement possible d’installer GNU/Linux en plus de Windows.
Et même s’il arrive à installer le système il n’est pas sûr de pouvoir le prendre en main correctement. Pour remédier à ce problème il est possible d’organiser une « Install Party ».
Le principe d’une « install party » est que ceux qui savent déjà, les « anciens », aident les nouveaux à installer un système d’exploitation libre. L’idée n’est pas d’installer à leur place, mais de les accompagner pendant l’installation en répondant à leurs questions. L’usager vient avec son unité centrale (et éventuellement le reste du matériel) et une personne l’aide à installer un système d’exploitation libre.
Après ou pendant l’IP, il peut-être utile de proposer deux ou trois courtes conférences ou ateliers autour du logiciel libre, la première d’entre elles pouvant consister à accompagner leurs premiers pas sur leur tout nouveau système.
L’animateur de l’EPN a tout intérêt à prendre contrat avec le groupe d’utilisateurs local de logiciels libres (GULL). Ses adhérents pourront en effet aider lors de l’install party : ils seront les « anciens ».
Un partenariat régulier peut être mis en place ensuite pour que le groupe d’utilisateurs intervienne comme expert auprès des usagers, en échange par exemple de l’utilisation de l’espace numérique une fois par semaine.
Ce document reprend en grande partie des éléments déjà écrits par les associations du logiciel libre suivantes : LOLICA (Logiciels libres en Champagne-Ardennes) : http://www.lolica.org PARINUX (GULL parisien) : http://www.parinux.org GULL de Strasbourg : http://tux.u-strasbg.fr/linux-party/
Guide complet dans le document à télécharger ci-dessous.
11- Utiliser et promouvoir le logiciel libre dans mon espace multimédia
Organiser un accueil vers le libre
Les usagers qui viennent dans un espace public expriment des envies qui ne sont pas directement issues de leurs besoins, et le plus souvent orientées outils et non usages. C’est le rôle de l’animateur, par la discussion, de construire la demande qui s’exprime en « je viens apprendre à utiliser Excel » vers « je voudrais pouvoir gérer le budget de mon association ». L’outil n’étant plus au coeur de la demande, il est plus facile de proposer n’importe quel logiciel répondant à la tâche, et donc du logiciel libre.
Mettre les logiciels libres à disposition du public
Pour la raison de manque de notoriété grand public du logiciel libre, les ateliers d’initiation des usagers devraient donc se faire en priorité avec du logiciel libre. Utiliser des logiciels libres dans les ateliers d’initiation permet aux participants d’acquérir une maîtrise qui leur servira à faire au moins aussi bien qu’avec des logiciels propriétaires.
De plus, si votre animation s’appuie sur des logiciels libres, vous pourrez plus facilement la diffuser. Les personnes, pourront en toute légalité, repartir avec un cédérom et retrouver leur environnement de travail dans un autre lieu ou sur leur machine personnelle. Après l’initiation, dans les accès individuels, les machines peuvent être en double amorçage et donc l’utilisateur aura le choix du système qu’il voudra utiliser, en toute connaissance de cause. De même, sur les systèmes propriétaires, des logiciels libres peuvent être installés en plus ou à la place d’outils propriétaires.
Organiser des évènements autour du logiciel libre est un bon moyen pratique de faire connaître ces outils... et l’espace public !
Un évènement particulièrement intéressant est l’organisation d’une séance de découverte consistant en une « install party » suivie d’une ou plusieurs conférences. Le principe d’une « install party » est que ceux qui savent déjà, les « anciens », aident les nouveaux à installer un système d’exploitation libre. L’idée n’est pas d’installer à leur place, mais de les accompagner pendant l’installation en répondant à leurs questions. Après l’install party, il peut-être utile de proposer deux ou trois courtes conférences ou ateliers autour du logiciel libre, la première d’entre elles pouvant consister à accompagner leurs premiers pas sur leur tout nouveau système.
Dans le cadre de ces séances de découverte, il est intéressant de prendre contact avec un groupe d’utilisateurs local de logiciels libres. Ses adhérents pourront en effet aider lors de la séance : ils seront les « anciens ».
Mettre en place un partenariat
Pour l’accompagner dans ses actions, l’espace public a tout à gagner à mettre en place un partenariat régulier avec la communauté du logiciel libre, notamment avec les groupes locaux d’utilisateurs de logiciels libres (GULs), qui sont la cheville ouvrière de cette communauté, mais aussi avec d’autres structures. Un tel partenariat permet notamment de compléter les compétences de l’animateur. On peut, par exemple, envisager que le partenaire, tel un GUL, puisse prendre en charge l’animation de séances de perfectionnement technique pour les usagers qui le souhaiteraient ou des séances thématiques d’initiation. En échange, l’espace public peut proposer l’utilisation occasionnelle de son espace au partenaire pour ses propres activités.
Un partenariat plus thématique peut également être mis en place avec les CDDP/CRDP (Centre Départemental et Régional de Documentation Pédagogique) pour des animations à destinations des établissements scolaires.
Proposer une actualité et des ressources sur le logiciel libre
Le monde du logiciel libre propose de nombreuses ressources accessibles en ligne (souvent en français), librement utilisables, copiables et distribuables. De nombreux usagers l’ignorent car le rôle d’intermédiaire qui sélectionne et présente l’information est absent ou presque dans la communauté du logiciel libre. L’espace public peut tenir ce rôle et peut également proposer des ressources aux usagers intéressés par un logiciel, une application ou une technologie en particulier : documentation en ligne ou papier, ouvrages imprimés, revues spécialisées, cédéroms... L’espace peut enfin proposer, légalement, un service de copie de logiciels libres sur cédérom ou clé USB pour que les utilisateurs puissent continuer à se former chez eux.
Ressource : Guide de « l’install party » V2 du 22/2/2005 à télécharger sur le site de Créatif.
15- Quels sont les formats ouverts que je peux utiliser ?
>> La manière la plus simple de lire, sauvegarder et échanger du texte est d’utiliser le format de texte brut : Texte brut (TXT)
>> Si vous avez besoin de travailler avec d’autres sur le même document utilisez le Open Document Format - le format standard de document pour les logiciels de bureautique - ou une alternative semi-ouverte comme le Rich Text Format tous deux générés par OpenOffi ce : Open Document Format (OD), Rich Text Format (RTF)
>> Un format de description de page : Hyper Text Markup Language (HTML)
>> Si vous avez besoin de présenter ou imprimer des documents avec une mise en page de haute qualité, les formats PostScript et Portable Document Format représentent la meilleure solution disponible : PostScript (PS), Portable Document Format (PDF)
>> Les principaux formats ouverts disponibles pour les images sont les suivants : Joint Photographic Expert Group (JPEG), Portable Network Graphics (PNG)
>> Un des formats ouverts pour des données audio : Ogg Vorbis (OGG)
Ressource :
http://www.openformats.org/fr6




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