Formation à distance (FOAD)
Haute-Normandie : Appel à projets vers les EPN pour développer la Formation Ouverte et à Distance
La Région Haute-Normandie, le Département de l’Eure (27) et le Département de Seine-Maritime (76) dans le cadre de la contractualisation 276 (démarche unique de coopération entre la Région et les deux départements) lancent un appel à projets pour la mise en place d’un réseau d’EPN labellisés qui auront pour missions :
* d’une part, d’initier la population locale aux outils et usages de l’Internet * d’autre part, de contribuer à l’élévation du niveau de formation des hauts normands en développant la formation ouverte et à distance.
Le dispositif, dénommé « EPN 276 », vise à sélectionner, par ce premier appel à projets, quinze structures portées par des collectivités territoriales, leurs groupements ou des associations qui souhaitent proposer ce type de service en assurant l’accueil des différents publics, notamment les personnes rencontrant des problèmes de mobilité pour pouvoir se former.
L’objectif est la constitution progressive d’un réseau des « EPN 276 », maillant l’ensemble du territoire haut normand, soucieux d’améliorer la qualité de l’ensemble des services rendus à la population en matière de TIC.
L’appel à projets « EPN 276 » présentant les critères de sélection, les modalités de soutien et le cahier des charges applicables aux structures est en télechargement sur les sites Internet des trois collectivités :
Les candidatures devront être déposées avant le 31 mars 2008 pour un démarrage des « EPN 276 » en septembre de la même année.
Tutorat à distance pour les internes du Lycée
Le proviseur du lycée Désiré Nisard a imaginé cette solution de tutorat à distance en 2005, lors de la création de la Cyber-base, dont les locaux sont adossés au bâtiment du lycée. En effet, les élèves du lycée souffraient de ne pas pouvoir bénéficier d’aide le soir, Châtillon-sur-Seine n’ayant pas de population étudiante. Un partenariat a été trouvé avec l’Ecole Supérieure de Commerce de Dijon, où sous l’impulsion de Patrick Renard, professeur de Management et responsable des « Actions d’Entraide Solidaires et Citoyennes », des actions de soutien scolaire ont été mises en place pour les élèves des collèges et lycées de l’agglomération Dijonnaise et vers le milieu associatif (centres sociaux, foyers, enfants de réfugiés et demandeurs d’asile). Les étudiants de 1ère et 2ème années doivent ainsi consacrer 48 h par an au service de "l’engagement citoyen", lequel fait l’objet d’une note comptant dans leur cursus.
Les infrastructures informatiques du lycée ne permettant pas de faire de la téléphonie sur IP ou du chat et le personnel du lycée n’ayant pas les compétences techniques pour les mettre en œuvre, l’utilisation des équipements de visioconférence de la Cyber-base voisine semblait une bonne opportunité. Grâce au soutien du recteur intéressé par cette expérimentation, le projet a pu voir le jour et le centre S@ti21 a accompagné la mise en œuvre technique tout au long du projet.
Les élèves internes du lycée (10 à 20 élèves par soir, une trentaine en tout) et les étudiants de l’ESC échangent par messagerie instantanée avec micro et webcam, deux fois par semaine de 20h à 21h. Des scanners sont mis à dispositions pour transmettre les devoirs et un animateur de la Cyber-base est là pour les encadrer. Le bilan de l’expérience fait apparaître que les jeunes ont du mal à évaluer et à exprimer leur besoin de soutien : « Quel point n’ai-je pas compris ? Qu’est-ce qui me manque ? Comment le dire ? ». Un accompagnement par la communauté éducative s’avère nécessaire. Une formation des enseignants et des étudiants-encadrants au rôle de tuteur a permis de mettre en place des outils de suivi et de créer une dynamique collective autour du projet. Après quelques réticences à la mise en route, les lycéens sont ravis de pouvoir avoir l’aide de quelqu’un proche en âge et peuvent ainsi discuter de l’après-lycée…
Suite à cette expérience, le Ministère de l’Education Nationale, le Lycée et la Communauté de Communes ont décidé de créer une salle de téléformation partagée, dans l’enceinte du lycée à coté de la Cyber-base, qui servira pour proposer aux lycéens une option de chinois par télé-enseignement, aux élus pour les réunions de la communauté de communes et à tous publics pour les visioconférences organisées dans le cadre de la webTV Sati.tv.
"e-learning & territoires ruraux", thème des Rencontres #3 au Puy-en-velay
Le département CRI du Greta du Velay vous invite à vous rencontrer le jeudi 1er mars 2007 pour la 3ème édition des Rencontres, sur le thème : e-learning & territoires ruraux. Elles posent la question de l’accès aux technologies sur les territoires ruraux. Comment les personnes isolées peuvent tirer bénéfice des technologies ? Comment développer les usages individuels et collectifs ? Quelles formations et quels accompagnements sont nécessaires pour favoriser l’émergence d’initiatives en milieu rural ? Une conférence de Jean-Luc Mayaud, historien spécialiste des études rurales et rédacteur en chef de Ruralia, ouvrira le débat.
Philippe Cazeneuve, vice-président de CRéATIF, animera la table ronde sur l’"Accès aux réseaux en milieu rural". Des témoignages issus de cette Rencontre seront intégrés dans le prochain cahier de partage d’expériences de CRéATIF consacré au monde rural.
L’inscription à cette journée est gratuite mais obligatoire. Vous trouverez le programme complet et toutes les informations nécessaires sur le site des Rencontres.
* Le site des Rencontres e-learning et comptes rendus des 2 éditions précédentes
Formation à distance et éducation populaire.
L’Injep et le CREPS d’Île-de-France lancent un appel à contribution pour une journée d’échange de pratiques, le 9 mars 2006, à Marly-le-Roi, sur les questions de formation à distance et d’éducation populaire.
D’après un mél de Jean-Christophe Sarrot
Dix ans après l’ouverture d’Internet au grand public, il semble que les promesses de la formation à distance (FAD) soient encore devant nous, et que les acteurs de l’éducation populaire (administrations, associations, fédérations, collectivités) n’utilisent pas encore la FAD et les outils de travail collaboratif comme un outil pouvant renouveler ou développer leurs pratiques. La FAD fait pourtant référence aux pratiques traditionnelles de l’éducation populaire, toujours innovantes au plan pédagogique : autoformation réciproque, travail en réseau, construction collective des savoirs, reconnaissance et valorisation des savoirs expérientiels...
Les équipements (plateformes de formation et d’échange, outils de production collaborative de contenus ; connexions) se sont aujourd’hui démocratisés en termes d’accessibilité et de coût, mais les exemples de pratiques de FAD restent rares sur Internet : difficile de s’initier en ligne à la géopolitique ou aux sciences sans entrer dans un parcours diplômant et payant, de se former à distance à l’accompagnement de projets de jeunes, d’apprendre une langue étrangère, l’histoire de l’art ou les subtilités de la fiscalité des associations...
Les freins et les blocages sont multiples :
- manque de savoir-faire technique, pédagogique, etc. ;
- manque de visibilité et de créativité sur les complémentarités possibles entre formation en présentiel et à distance ;
- manque de moyens financiers pour concevoir des contenus ;
- logique de rentabilité de programmes non-subventionnés, qui conduit à des actions de formation à distance « fermées », uniquement réservées à des publics payants ;
- résistances au changement de statut du formateur-tuteur vis-à-vis des « apprenants », par rapport au présenciel,
- droit d’auteur traditionnel qui, appliqué aux contenus de formations, contraint leur diffusion,
- élitisme de contenus de formation qui excluent de fait les non-initiés ;
- etc. Pourtant, des réalisations sont riches d’enseignements :
- on observe dans de nombreux forums de discussion, parfois même en l’absence de tout programme formel de formation, une réelle et profonde dynamique collaborative accompagnant divers apprentissages ;
- des organismes publics (universités) ou privés non-lucratifs (associations, ONG, Wikiversité) conçoivent des contenus de FAD librement accessibles, destinés en priorité à des publics n’ayant pas
- pour différentes raisons - accès aux infrastructures éducatives traditionnelles ;
- des structures d’éducation populaire qui, tels l’Injep, le CREPS d’Île-de-France et d’autres CREPS, commencent à mettre en ¦uvre de la FAD en complément de formations en présentiel, en expérimentent les bénéfices pédagogiques pour les stagiaires et les formateurs.
Alors... ?
Les participants à cette journée tenteront, à partir de leur expérience de terrain, de répondre en particulier aux questions suivantes :
- Comment construire un outil de FAD pour l’éducation populaire ? Quelles fins ? Quels publics ? Quels contenus ? Quelles complémentarités par rapport à la formation en présentiel ? Quels outils techniques ? Quels rôles du tuteur-formateur ? Quelles pédagogies ?
- Dans quel cadre juridique concevoir et diffuser des contenus de FAD ? Les licences libres (Creative commons, CeCill...) sont-elles adaptées à la FAD et aux attentes des créateurs de contenus, des formateurs et des apprenants ? Quelles licences choisir lorsque des contenus sont conçus de façon collaborative ?
- Comment mettre en commun des bonnes volontés et des ressources pour mener de nouvelles actions de FAD ? Selon quelle logique économique (services publics, associations, entreprises) ? Pour quels enjeux ?
Pour préparer cette journée et en vue d’une publication papier et/ou en ligne qui l’accompagnera, l’Injep et le CREPS d’Île-de-France lancent un appel à contributions. Celles-ci pourront comprendre entre 5000 et 10000 signes (espaces compris) et devront être remises avant le 15 janvier 2006.
Pour vous inscrire à cette journée (la participation est gratuite) ou proposer un thème de contribution : formation@injep.fr.
2èmes Rencontres du E-learning : Avec les technologies, peut-on « Moderniser sans exclure »

- Bertrand Schwartz
- Aux rencontres du e-Learnig au Puy-en-Velay
Le compte-rendu de la journée du 20 octobre, avec la participation de Bertrand Schwartz, est disponible sur le site des rencontres.
Vous y trouverez :
- les organismes participants
- les réactions de participants
- des photos
- les enregistrements audio des interventions
La vidéo est disponible sur la webTV de l’enseignement supérieur et de la recherche
*Introduction de la journée par Pierre Carrolaggi
* Conférence de Bertrand Schwartz
* Etienne Frommelt, maintien d’un site internet par les membres de l’association des accueillants familiaux (Famidac)
* Diane Kolin (Mobile en Ville) et Roger Bachelard (AFM) sur les TIC et le handicap
* Myriam Fatzaun, Femmes et TIC (SOFFT)
* Alexis Braud (Coopérative Ouvaton)
* Réactions de Bertrand Schwartz et petit débat ouvert
* Conclusion de la journée par Philippe Cazeneuve (CRéATIF]

- Philippe Cazeneuve
"CRéATIF est un réseau de personnes créé en 2000, dont l’objet et l’appropriation citoyenne des TIC. Responsables et animateurs de lieux d’accès publics à internet et au multimédia, ou chargés de mission sur un territoire pour développer ces lieux d’accès, ces acteurs se sont retrouvés autour d’une sensibilité particulière pour la question de l’accessibilité pour tous aux TIC, et l’idée d’aller au devant des publics éloignés des nouvelles technologies.
Ce travail essentiellement bénévole a permis d’organiser des rencontres, de favoriser les échanges de pratiques entre les acteurs. Une des façon de travailler consiste à faire ce que j’appelle du "colportage". (...)
Un autre volet de notre action est la rédaction de guides pédagogiques (...) Ce qui est important finalement n’est pas tellement de faire un guide, mais Comment on le fait ... le processus même d’élaboration du guide est en lui même aussi intéressant si ce n’est plus intéressant que le résultat final.
N’oubliez pas que l’informatique c’est difficile
- Evitez de dire "Vous allez voir c’est facile" ce qui est important c’est de dire "Vous pouvez y arriver".
Un exemple de protocole pour les publics débutants :
- 1ère étape : on parle - Commencer par faire émerger les craintes et les préjugés sur les technologies, avant de passer à l’utilisation. Répondre à leurs questions. Construire avec ce que les gens savent déjà. On dédramatise, on désamorce les peurs.
- 2ème étape : on montre ce qu’on peut faire avec - Donner un panorama de ce qui peut être fait avec les technologies afin d’essayer de trouver l’utilité que cela peut avoir pour chacun.
- 3ème étape : on donne la possibilité d’utiliser
Qu’est-ce que ça veut-dire être connecté à internet ?
- Si je connais dans mon entourage quelqu’un qui utilise et qui va me permettre d’accéder au réseau, je vais être "socialement" connecté à internet.
Qu’est-ce que ça veut dire être citoyen dans la Société de l’Information ?
- ne pas être seulement consommateurs d’information, devenir aussi émetteur ;
- apprendre en même temps, à lire et à écrire avec les TIC ;
- être capable d’exercer un regard critique sur l’information.
Moderniser sans exclure avec les TIC
- Défendre le droit de ne pas utiliser les TIC
- Un développement trop rapide de l’administration électronique et de la dématérialisation entraîne un risque de renforcer davantage l’exclusion d’une forte minorité de personnes, qui se déclarent ouvertement réfractaires aux TIC.
Promouvoir la multimodalité d’accès à l’information, aux services, à la Culture, à l’Education
- Pour diffuser largement les technologies, il faut garantir à toute personne de pouvoir accéder à l’Administration, par le moyen de son choix : courrier, téléphone, avec la médiation d’une personne, ...
"Publics éloignés" ou technologies lointaines à apprivoiser ?
- "Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé". (St Exupéry - Le Petit Prince)




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