Espace Culture Multimédia (ECM)
Sauvons la culture ! Mercredi 7 mai : mobilisation nationale
Face au désengagement sans précédent de l’Etat, nous affirmons le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d’accéder à l’imaginaire et à la pensée, à l’éveil sensible et à l’esprit critique. Tous les champs et toutes les disciplines de l’art et de la culture appellent à une mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l’enjeu démocratique.
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Et rendez-vous le mercredi 7 mai pour une grande journée de mobilisation nationale autour du texte, dans tous les lieux d’art et de culture (théâtres, lieux de spectacles et de danse, cinémas publics et privés, lieux d’expositions, lieux d’arts contemporains, lieux de culture multimédia, lieux de musiques, opéras, centres culturels, MJC, foyers ruraux, conservatoires, bibliothèques, médiathèques, universités, écoles, collèges, lycées, musées, écoles d’arts...).
Manifeste d’intérêt général pour l’art et la culture
La remise en cause brutale de nombreux financements liés au soutien à la création indépendante, à la démocratisation de l’accès à la culture, à la politique de la ville, à l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle artistiques ou encore aux actions internationales, suscite inquiétude, indignation et colère (1) chez tous ceux qui œuvrent au quotidien pour l’art et la culture.
Cinquante ans de politiques culturelles innovantes et audacieuses ont permis la création d’un maillage culturel territorial quasiment unique au monde. Des salles de cinéma, des théâtres, des bibliothèques, des lieux de spectacles et d’expositions, des artistes de toutes formes d’expression artistique (théâtre, danse, musique, cinéma, arts visuels, arts du cirque et de la rue…) qui se déplacent sur tout le territoire, des associations, des festivals et manifestations liés à tous les arts, permettent partout en France, à un vaste public de rencontrer des œuvres, leurs auteurs et interprètes.
Aujourd’hui, cette richesse collective est mise en péril.
« Le budget d’austérité » proposé par notre ministre de la Culture et de la Communication et par le Premier ministre, ainsi que les arbitrages annoncés pour l’année 2008, les perspectives sombres des futurs budgets bientôt triennaux nous alarment à juste titre. La part de la Culture représente déjà moins de 1 % du budget de l’État. Comment accepter que ce chiffre soit encore révisé à la baisse ?
Des dizaines de milliers d’emplois sont concernés. L’existence même de nombreuses actions et structures est menacée. Mais, par-delà l’aspect financier, c’est le renouvellement des talents, l’unité et la solidarité entre générations, le droit à accéder aux langages de l’art, à l’expression et à la création qui sont en danger.
Les collectivités locales, depuis des années, interviennent massivement en faveur de l’art et de la culture. Si elles sont amenées à jouer un rôle plus important, l’État a un rôle à jouer pour garantir l’égalité entre les territoires et assurer la cohérence, la complémentarité et la diversité des politiques publiques pour la création artistique et son appropriation citoyenne.
Nous soutenons que l’État doit affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d’accéder à l’imaginaire et à la pensée, à l’éveil sensible et à l’esprit critique par l’art et la culture.
Pour cela, il doit :
- garantir la diversité des créations, tant dans leurs moyens de production que de diffusion, et non les réduire à des produits de consommation culturelle en les livrant à la seule loi du marché ;
- assurer à tout citoyen la rencontre avec des œuvres en accompagnant de manière volontariste l’action et la diffusion culturelles, et en épaulant les artistes et les relais institutionnels et associatifs ;
- maintenir et promouvoir l’éducation artistique dans les programmes de l’Éducation nationale en lien avec le ministère de la Culture et de la Communication. Réconcilier les enfants, à l’école comme à la télévision, avec toutes les formes d’intelligence ; les aider dans les établissements scolaires comme à l’extérieur, à distinguer une œuvre d’un produit ; leur donner le choix des arts dans leurs diversités, en faire une chance et une arme contre les déterminismes et les divisions.
L’État doit contribuer réellement au financement de cette ambition qui fait de la France une exception et lui confère son rayonnement et son attractivité internationale. Nous devons résister à ces bien maigres économies qui causeront de bien grands dégâts (Victor Hugo).
À quelques semaines de la présidence française de l’Union européenne, nous nous devons de relancer le débat national pour le porter ensuite au niveau communautaire.
Rassemblant toutes les disciplines artistiques, nous exigeons que cette question cruciale soit replacée au cœur des préoccupations de notre société.
Aussi appelons-nous à la mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l’enjeu démocratique.
La Ville de Sevran (93) recrute un animateur multimédia (ECM médiathèque)
La Ville de Sevran (Seine-Saint-Denis), Ville Citoyenne (1200 agents au service de 48 000 habitants), RECRUTE UN ANIMATEUR MULTIMEDIA pour l’Espace Culture Multimédia (poste basé dans le quartier Rougemont – nouvelle médiathèque)
- Mettre en œuvre des actions et des programmes de sensibilisation, d’initiation et de formation au multimédia à partir de contenus culturels, éducatifs et artistiques et de projets d’usages de ces technologies.
- Développer et valoriser la dimension culturelle et socio-éducative des technologies de l’information et de la communication à la fois comme outils d’accès à la culture et au savoir et comme outils d’expression et de création.
MISSIONS Au sein de l’espace culturel multimédia, vous aurez pour mission d’animer un atelier numérique à destination de tous les publics, • De concevoir, coordonner et mettre en oeuvre des projets multimédias, visant le développement culturel du quartier • De conduire ces actions en partenariat avec les structures municipales, institutionnelles et associatives du quartier, dans une démarche participative • D’accueillir et d’accompagner les publics : individuels et groupes • D’animer des sessions de formation à l’informatique et aux NTIC • D’animer des ateliers de création numérique • De maintenir l’outil technique en bon état de fonctionnement (en collaboration avec le service informatique et le fournisseur du matériel) Dans le cadre du réseau des bibliothèques de la ville, vous serez associé : • Aux acquisitions des documents multimédias • A la conception du programme d’animation de l’équipement • A la mise à jour du site web du réseau des bibliothèques
PROFIL • Bonne culture générale • Très bonne maîtrise des outils informatiques et multimédia (notamment logiciels de P.A.O. Et D.A.O.). Adhésion à la philosophie du logiciel libre et bonne pratique des outils Gimp et OpenOffice • Compétences et expérience pédagogiques • Capacité à encadrer des groupes de tous âges • Qualités relationnelles • Sens du travail en équipe et de l’organisation
Poste à pourvoir le 1er Septembre 2007 Recrutement selon conditions statutaires ou contractuel, régime indemnitaire, prime annuelle, adresser cv+ lettre de motivation par courriel à tous les destinataires suivants : jfaidit@ville-sevran.fr ; bzappini@ville-sevran.fr ; lcatala@ville-sevran.fr ; sbesnard@ville-sevran.fr ; festeves@ville-sevran.fr ; mbouillot@ville-sevran.fr
Accès public et éducation : une série d’articles publiés sur le site de Créatif
Ce guide est réalisé par
CRéATIF avec le soutien de la CDC et de la Délégation aux Usages de l’Internet.
Il s’inscrit dans la collection des guides :
Le thème retenu, « Education et Espaces public numériques », a pour objectif de traiter des collaborations entre les acteurs du monde éducatif (établissements scolaires et équipes éducatives) et ceux de l’accès public à l’internet et au multimédia.
Comportant une quarantaine de pages, ce guide présentera les enjeux de ces coopérations, des témoignages de porteurs de projets, des retours d’expériences, des outils et méthodes pour conduire ces partenariats avec succès.
Parmi les derniers articles publiés :
- Tutorat à distance pour les internes du Lycée
Un article de Joël Rollin, responsable Cyberbase S@ti21 Châtillon-sur-Seine
La Communauté de communes du Pays Châtillonnais représente près d’un tiers du département de la Côte d’Or. La cyberbase de Châtillon-sur-Seine (5.000 hab.) fait partie du réseau S@ti21 lancé par le Conseil Général, qui compte 5 centres sur le territoire du pays, dont un itinérant.
Le proviseur du lycée Désiré Nisard a imaginé cette solution de tutorat à distance en 2005, lors de la création de la Cyberbase, dont les locaux sont adossés au bâtiment du lycée.
- Les Espaces Culture Multimédia de Languedoc-Roussillon : du cinéma aux arts numériques
Un article de Max Wattre, animateur ECM Médiathèque F. Mitterand de Thau agglomération
Les Espaces Culture Multimédia (ECM) de la Région Languedoc-Roussillon travaillent en réseau depuis 2003, sous l’impulsion et avec le soutien de la DRAC. Deux d’entre eux, Kawenga à Montpellier et Cinémaginaire à Argelès-sur-Mer (66) interviennent dans le cadre des dispositifs « Ecole-Collège-Lycée au Cinéma », opération nationale portée conjointement par le Centre National de la Cinématographie (CNC) et le Ministère de l’Education Nationale.
Cinémaginaire, coordonne le dispositif pour les Pyrénées Orientales, en partenariat avec l’Institut Jean Vigo qui intervient sur Perpignan.
- Monter un projet multimédia avec un public scolaire
Un article de Philippe Cazeneuve, Consultant-Formateur (Savoir en actes)
Ce qu’il faut retenir
En amont ...
La préparation du projet ...
- Quand les utilisateurs du Web 2.0 éducatif indexent la Toile
Un « plus » pour l’accompagnement scolaire ?
Un article de Michèle Drechsler, Inspectrice Education Nationale
Les productions pédagogiques des enseignants, individuelles ou collectives, bien que ne datant pas d’hier, connaissent un essor sans précédent avec les TIC et les réseaux. Les Environnements Numériques de Travail (ENT) vont encore renforcer cette évolution avec la mise en place de communautés d’enseignants.
- Comment mettre les TIC au service des parents d’élèves du primaire ?
Un article de Philippe Molès, consultant (Strat-up)
Une récente étude a été menée par la SOFRES, à la demande de la Caisse des Dépôts, afin d’interroger les parents d’élèves sur l’apport éventuel des TIC à la catégorie d’usagers qu’ils constituent. Les résultats, sans équivoque, font ressortir un besoin prégnant d’informations des parents d’élèves du primaire.
- Réaliser un film d’animation durant l’accueil péri-scolaire du midi
Un article de Gwenaëlle André, animatrice de l’espace multimédia de Ploemeur (56)
L’espace multimédia de Ploemeur, près de Lorient, ouvert depuis 2000, est une structure municipale rattachée au service chargé du développement culturel de la ville. Il a pour objectifs de : développer une culture multimédia, favoriser une utilisation citoyenne de la toile, permettre l’accès aux TIC au public le plus large, créer une dynamique de projets en partenariat avec les autres structures municipales.
- Intergénér@tions, quand les jeunes deviennent formateurs
Un article de Céline Pottier, étudiante en Master 2 Sciences de l’Education à Rennes 2
Monique Argoualc’h, enseignante, responsable de la classe du Dispositif Relais au collège de Kerbonne à Brest, accueille des jeunes de moins de 16 ans pour les resocialiser, les remobiliser et les remotiver sur les apprentissages à travers une pédagogie active. Ayant diverses difficultés dans leur collège, ils viennent pendant quelques mois, 2 à 3 jours par semaine, travailler avec Monique qui doit user d’imagination pour « ne pas reproduire exactement les mêmes effets » de ce qui ne fonctionne pas dans la scolarité classique.
- L’image d’Epinal passe aujourd’hui par le dessin numérique
On ne présente plus les images d’Epinal, colportées dans tout le pays au 19ème siècle, elles ont fait la célébrité du chef-lieu des Vosges. Après avoir renoué avec cette tradition dans les années 80 avec la création de la Cité de l’Image, la ville crée des passerelles vers le futur en organisant depuis 1999 un concours de dessins numériques destiné aux enfants des classes primaires.
- Cotontige.net, la webradio brestoise ouverte à tous
Un article réalisé par Céline Pottier.
Née de l’initiative de 5 lycéens du lycée de l’Iroise, avec le soutien de l’équipe pédagogique et de la Maison pour tous du Guelmeur, la webradio brestoise "Cotontige.net" a soufflé sa première bougie le 17 mars dernier. Ce projet s’est construit petit à petit grâce à la motivation et à l’engagement d’une équipe dynamique qui a su prendre du recul pour monter un projet qui puisse s’installer dans le temps.
Espace public numérique : un lieu d’éducation aux usages dans la Société de l’information
Un lieu d’accès public à internet et au multimédia ...
Il peut être localisé dans une institution ou un organisme consacré principalement à une autre activité : bibliothèque, centre culturel, centre social, maison de l’emploi, école… Il se consacre principalement à l’initiation aux TIC, mais aussi à la promotion des usages :
- découverte et initiation aux outils numériques et aux principaux usages d’Internet,
- accompagnement à l’utilisation des services administratifs en ligne, à la recherche documentaire, à la recherche d’emploi sur Internet,
- aide à la scolarité des jeunes, à l’e-formation, à la création numérique, ...
... où priment l’accueil et l’accompagnement adaptés à chacun.
- Un accueil de tous les publics : mixité sociale et générationnelle, souci des personnes isolées socialement, ...
- Un accompagnement par un ou plusieurs animateurs ayant des compétences techniques et pédagogiques, pour l’accueil individuel et l’animation de groupes.
- Des équipements permettant une appropriation des outils numériques au-delà du simple accès à internet : publication, création multimédia (photo, vidéo, musique, ...).
- Des horaires d’ouverture les plus larges possibles, avec parfois des ouvertures le soir et le week-end.
Foire aux Questions
Quelle est la différence avec un Cybercafé ?
- Les cybercafés sont des lieux en libre-service qui ne proposent pas ou peu d’accompagnement.
- Les Espaces publics numériques offrent un véritable accompagnement des publics débutants pour dédramatiser et apprivoiser les technologies, ainsi qu’un approfondissement autour des usages citoyens, éducatifs, culturels ou artistiques qui peut aller jusqu’à un véritable travail d’éducation aux médias.
- La tarification est adaptée : le service est offert à la population, gratuitement ou à prix coûtant.
Comment se retrouver dans tous les termes, labels ou sigles ?
EPN, NetPublic,Cyber-base, espace multimédia, Point Cyb, ... sans parler de toutes les appellations régionales et locales, pour un peu il y en aurait autant que de noms de fromages ! :-) Portés le plus souvent par les collectivités locales, les espaces publics numériques sont souvent regroupés en réseaux, au niveau d’un territoire (agglomération, communauté de communes, département) ou d’une région. Ces réseaux territoriaux s’interpénètrent avec les réseaux nationaux correspondant à des programmes de développement d’espaces (programme Cyber-base de la Caisse des Dépôts) ou de soutien à des activités thématiques (programme Espace Culture Multimédia du Ministère de la Culture et de la Communication).
Le terme espace public numérique avait fait l’objet d’un label national mis en place par l’Etat. Il a été remplacé en 2003 par un nouveau label fédérateur, NetPublic, attribué par l’Etat en partenariat avec les collectivités territoriales sur la base d’une charte définissant les critères à respecter (voir ci-dessus). Le label « EPN » a disparu en tant que label national, mais le sigle est resté comme un nom générique s’appliquant aux espaces publics d’accès accompagné à internet. Voir liste détaillée des labels et dispositifs
Certains territoires ont fait le choix de développer des Points d’accès publics au multimédia et à internet, intégrés à un équipement existant où l’accompagnement est assuré par les professionnels du lieu, qui jouent le rôle de médiateurs polyvalents en intégrant ce service dans leurs fonctions habituelles.
Qui finance le fonctionnement de ce service ?
Initiés souvent grâce à des emplois aidés, portés par des associations ou des collectivités, ces lieux ne peuvent se pérenniser que là où des communes ou intercommunalités ont fait le choix de les soutenir financièrement durablement. L’Etat, la Caisse des Dépôts, les régions et les départements n’interviennent en général que sur de l’équipement, de la formation et de l’animation de réseau, et de la communication. Exception notoire, le Ministère de la Culture apporte une enveloppe pour le fonctionnement des lieux labellisés Espaces Culture Multimédia.
Combien y-a-t-il d’EPN en France ? En trouve-t-on partout ?
Environ 3.000, d’après la Délégation aux Usages de l’Internet, avec une couverture et des services hétérogènes selon les territoires. Les enquêtes montrent que ces lieux sont encore mal connus, surtout des non-internautes. Un gros effort de signalétique et de communication de la part des collectivités est nécessaire, mais s’avère réellement payant sur la connaissance et la fréquentation des lieux.
Quels publics fréquentent les lieux d’accès publics ?
6 % des internautes réguliers se connectent depuis un lieux d’accès public soit 3 % de la population française ; lorsque l’on inclut les 12-18 ans et les internautes occasionnels on atteint les 15 % des internautes. (Enquête IPSOS-Média, août 2006 – INSEE l’enquête permanente sur les conditions de vie des ménages (EPCV), octobre 2005) Les deux tiers des usagers ont déjà accès à un ordinateur par ailleurs. Lors du lancement des EPN, les premiers usagers se recrutaient principalement chez les moins de 20 ans. On constate aujourd’hui une inversion de tendance : les adultes deviennent majoritaires, 54 % de plus de 25 ans (d’après les statistiques de fréquentation du réseau Cyber-base).
Que vient-on y faire ?
Les usagers individuels des lieux d’accès publics viennent principalement pour utiliser internet : ils viennent naviguer, envoyer des messages, faire une recherche d’emploi … et pour les jeunes, chatter avec leurs amis lorsque cela est autorisé. Pour les activités multimédia « hors-ligne », la bureautique pour les adultes et les jeux pour les jeunes arrivent en tête. Les groupes (scolaires, loisirs, insertion & formation, 3ème age ...) viennent trouver un espace et des compétences pour réaliser leurs projets multimedia : création de site internet, de vidéo, ...
Quelles sont les compétences d’un animateur multimédia ?
La plupart d’entre-eux ont un niveau universitaire bac+2 ou 3, avec un complément de formation technique et pédagogique effectué sur le tas. Certains ont suivi un cursus qualifiant ou diplômant en alternance dans le domaine de l’animation. Leur activité se trouve au carrefour de plusieurs métiers et demande des compétences dans les domaines :
- Relationnel (accueil du public)
- Pédagogique (médiation et animation)
- Technique (administration et maintenance informatique)
- Accompagnement de projet (mise en page, création graphique, musicale, …)
- Organisationnel (gestion d’un lieu public et conduite de projet)
La fréquentation des EPN ne va-t-elle pas se tarir à mesure que l’équipement des familles augmente ?
Non, au contraire. Là où les lieux proposent un accompagnement, la fréquentation est en progression régulière depuis 2003 (Diagnostic aquitain Société de l’Information 2006). Deux usagers sur trois viennent dans un EPN parce qu’ils se sont équipés mais qu’ils ne sont pas autonomes avec l’outil. Ils viennent chercher des conseils et de la convivialité, un accompagnement pour découvrir de nouveaux usages. Ces lieux sont souvent devenus des espaces d’accompagnement de projets collectifs et jouent un rôle tout à fait important dans la dynamisation du tissu social local.
Une médiathèque au service des projets des enseignants
Un cadre partenarial : le Contrat Educatif Local
Le pôle multimédia a accueilli en 2006/2007 une quinzaine de classes primaires, ce qui représente une centaine de séances d’animation. Si les écoles de la Ville sont équipées en multimédia, elles ne disposent pas toujours des ressources humaines qualifiées, ni des conditions de travail que peut proposer la Médiathèque (salle de 24 postes avec vidéo-projecteur). La Médiathèque a donc proposé de mettre les ressources du pôle multimédia à disposition des enseignants.
Les projets sont conventionnés dans le cadre du projet éducatif local : les enseignants remplissent des fiches pour présenter leurs projets vers mai-juin, lesquels sont d’abord validés par l’Inspection Académique. La Médiathèque reçoit les fiches des projets multimédia en septembre et invite à une réunion en octobre tous les enseignants ayant émis le souhait de venir au pôle durant l’année. L’échange autour des projets de chacun permet d’affiner les contenus et de recueillir les souhaits en terme de calendrier.
Accueil de classes à la médiathèque
Les projets se déroulent sur des périodes de 5 à 7 semaines, à raison d’une séance hebdomadaire d’une heure. L’animation est assurée par l’équipe du pôle. Un animateur conduit la séance en donnant des instructions aux enfants et en s’aidant de la projection sur grand écran. Le reste de l’équipe (2 ou 3 animateurs) ainsi que l’enseignant et les parents accompagnateurs tournent dans la salle pour assister les enfants si besoin. Un cahier de liaison dans lequel les animateurs notent à chaque séance ce qui a été fait permet le suivi des projets, ce qui s’avère indispensable dans la mesure où les animateurs sont polyvalents et se relayent.
Tous les projets démarrent par une séance d’une heure d’initiation à l’environnement informatique, assurée par les animateurs du pôle multimédia. Si le projet nécessite la pratique du traitement de texte, la séance suivante y est consacrée. Pour les maternelles et les CP, les enfants acquièrent des compétences de base (apprentissage clavier, souris, dessin dans Paint, consultation d’un cédérom) en vue d’être plus autonomes. Pour les autres classes élémentaires, les projets visent une maîtrise de base du traitement de texte, de la recherche documentaire sur Internet, voire de certains logiciels spécifiques (présentation de diaporama par ex.).
Certains projets peuvent servir de support à la certification Brevet Informatique et Internet (B2i), mais dans ce cas, ce sont les enseignants qui prennent en charge au sein de l’école la validation des items du référentiel de compétences.
Bilan positif pour les enfants comme pour les enseignants
La perception des ateliers par les enfants est d’après les enseignants très positive : « enfants impatients », « très enthousiastes » ou « fiers de leurs réalisations ». Les enseignants apprécient particulièrement la mise à disposition d’un ordinateur par enfant et sont satisfaits par la qualité de l’animation. Cette année, une enseignante a déclaré percevoir de plus en plus de différence dans la maîtrise de l’outil entre ceux qui ont un ordinateur chez eux et ceux qui n’en ont pas ... En conséquence, elle s’est rendue plus disponible au cours des séances pour accompagner ces enfants « démunis » d’ordinateurs à la maison.
Exemples de projets accueillis
Réalisation d’un journal de bord de la classe (CE1)
- Productions : textes rédigés et illustrés par les enfants présentant la classe et les sorties organisées dans l’année.
- Activités : photo numérique, logiciel de dessin, traitement de texte.
Créer un abécédaire concernant Cézanne et l’illustrer (CE1)
- Productions : abécédaires illustrés - document sur Cézanne - poèmes pour la fête des mères.
- Activités : recherche de documents, initiation word et insertion d’images
"Regards sur la ville" à la manière du photographe Eugène Atget (Centre social de la Bourgogne, jeunes niveau Collège)
- Productions : diaporama sur le thème "démolition, reconstruction, la ville en chantier" en lien avec une exposition proposée par la BnF
- Activités : reportage photo, retouche d’images, montage multimédia




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