Politiques gouvernementales

Certification (B2i, C2i ...)

Accès public accompagné au numérique : CRéATIF propose 5 mesures et 4 pistes de travail pour une politique nationale d’e-inclusion

Assises du Numérique - juin 2008

Dans le cadre des Assises du Numérique lancées fin mai par Eric Besson, Secrétaire d’Etat, chargé de la Prospective, de l’évaluation des politiques publiques et du développement de l’économie numérique.

Malgré l’essor des outils numériques, 40 % de la population n’a toujours pas accès à internet. Plus les usages et les services se développent, plus celles et ceux qui n’ont pas accès (personnes âgées, isolées socialement, en précarité ...) se sentent exclus de cette évolution de la Société. Il est urgent de prendre en compte ces personnes dans un accès public accompagné de proximité.

Les initiatives portées par les collectivités locales sont nombreuses mais inégales et CRéATIF propose aujourd’hui 5 mesures et 4 pistes de travail afin de définir une politique nationale d’e-inclusion.

Les espaces publics numériques sont des lieux d’accompagnement de projets et de support des usages innovants du numérique au service du lien social

Assises du Numérique – Juin 2008

Propositions de CRéATIF et d’un collectif d’acteurs de l’accès public à Internet

Nous sommes des acteurs engagés dans l’appropriation et le développement des usages du numérique.

L’association CRéATIF rassemble des personnes engagées dans la conduite et la promotion d’actions de sensibilisation du public aux technologies de l’information et de la communication (TIC) pour le compte de collectivités territoriales, associations ou administrations décentralisées. En s’appuyant sur une pluralité de dispositifs d’accès publics, de démarches et de territoires, CRéATIF favorise l’appropriation sociale et citoyenne des technologies de l’information par :

  • l’échange des pratiques et le travail en réseau des animateurs et des responsables ;
  • le soutien et la diffusion des réalisations et des projets ;
  • l’observation et l’évaluation des usages ;
  • l’encouragement d’une participation active de la population.

Pour prévenir les risques de nouvelles exclusions liées aux TIC

L’action de CRéATIF s’inscrit dans une démarche de développement local des usages sociaux, culturels, éducatifs, et des capacités d’expression et de création des populations. Son souci est de favoriser l’accès au droit, à la culture et à l’emploi afin de réduire les inégalités d’accès. Sa volonté est de lutter contre les risques de nouvelles exclusions liées aux TIC.

Depuis plusieurs années déjà, CRéATIF contribue à faire avancer la réflexion en matière de développement et de pérennisation des Espaces publics numériques. Ces lieux offrent aujourd’hui, et plus que jamais, un véritablement accompagnement de la population à une époque où l’informatique et les objets numériques se répandent dans les foyers, où les technologies mobiles sont entrées dans le quotidien de chacun et où les services publics développent de plus en plus leur accès via Internet.

Nous proposons 5 mesures et 4 pistes de travail afin de soutenir les actions d’e-inclusion

Sous la coordination de CRéATIF, ses membres, auxquels se sont associés d’autres acteurs de l’accès public à Internet, ont souhaité apporter leur contribution aux travaux menés dans le cadre des Assises du Numérique lancées par Eric Besson, Secrétaire d’Etat, chargé de la Prospective, de l’évaluation des politiques publiques et du développement de l’économie numérique.

  • Parce que la capacité d’accéder à l’information devient de plus en plus vitale pour tenir sa place dans la Société,
  • Parce que plus de 40% de la population restent encore en marge du maniement du multimédia et d’Internet,
  • Parce que l’appropriation par ces publics éloignés des TIC demandera un effort d’accompagnement plus soutenu du fait des freins cognitifs et culturels,

Nous sommes convaincus que les pouvoirs publics ont un rôle majeur à jouer dans le soutien et le développement de ces dispositifs, afin de tenir les objectifs européens que la France s’est engagée à respecter conformément au programme e-Inclusion 2010.

Contexte et enjeux

L’accès public accompagné au numérique : une mission d’utilité sociale

On ne peut développer une économie du numérique sans faciliter l’appropriation d’une culture numérique par le grand public.

La sensibilisation aux questions de sécurité, de protection de la vie privée et de respect d’une attitude citoyenne, l’accès aux services de l’administration en ligne, le développement des usages d’expression et de création de contenus, la prise en compte des besoins spécifiques des publics les plus éloignés, sont autant de dimensions indispensables au développement durable d’une économie numérique.

Les Espaces publics numériques relèvent d’une mission d’utilité sociale afin de prévenir les risques d’exclusion d’une partie de la population aujourd’hui « déconnectée » de l’évolution rapide vers une société où le numérique occupe une place centrale.

Anticiper de nouvelles disparités

L’équipement des ménages est encore très inégal. Les familles à revenus modestes et faible niveau d’études ont besoin d’un accès à coût réduit (en logement social par exemple) et d’un accompagnement pour comprendre l’utilité et le bénéfice du numérique afin de se repérer dans la diversité des offres.

Après la couverture complète du pays en haut débit, le déploiement du très haut débit se fera de façon lente dans les territoires les moins rentables pour les opérateurs et sera générateur de nouvelles inégalités. Cette perspective nécessite de travailler à un maillage des réseaux, des points d’accès et des éditeurs de contenus locaux, dans une approche d’aménagement numérique des territoires. Le numérique, en permettant le même accès à une offre diversifiée de biens, de services et de culture dans le monde rural comme dans les villes, contribue à rétablir une équité territoriale.

Renforcer la qualité des services proposés

Le paysage français de l’accès public accompagné aux outils et services numériques a longtemps été caractérisé par une diversité de programmes et labels régionaux ou locaux disparates. L’Etat peine à fédérer et coordonner l’action de ces réseaux, dont le morcellement et la discontinuité de couverture du territoire, nuisent à la lisibilité de ces dispositifs par le grand public.

La charte Net Public gagnerait à être associée à un standard de qualité, supérieur à ce que proposent déjà les appellations locales, en mettant l’accent, tant sur la diversité et la cohérence des contenus et services proposés que sur la qualité de l’accompagnement.

Professionnaliser les acteurs

Cette montée en qualité nécessite de miser sur la formation des professionnels : animateurs, médiateurs, bibliothécaires, ... Chargés quotidiennement de répondre aux demandes et d’assurer des initiations ou animations dans leurs espaces, il est indispensable que leurs compétences puissent être réactualisées en permanence, afin de suivre l’évolution rapide des technologies et de leurs usages.

La qualification de ces professionnels doit pouvoir être garantie par le biais d’une certification des compétences reconnue dans la fonction publique territoriale.

Aller au devant des publics éloignés

En accueillant par exemple des services de type visioguichets ou espaces de télétravail, les Espaces publics numériques peuvent contribuer à réduire l’éloignement géographique des habitants de certaines zone rurales enclavées. En veillant à l’accessibilité des outils et services aux personnes en situation de handicap, aux publics illettrés ou en grande précarité sociale, ces lieux pourront mettre la technologie au service de l’inclusion sociale.

Les demandeurs d’emploi sont nombreux à trouver dans ces lieux des ressources pour accompagner leurs recherches. La présence croissante des seniors dans ces espaces, les amènent à côtoyer enfants et jeunes adultes, renforçant par là même le lien social intergénérationnel.

Outiller la créativité du plus grand nombre

L’évolution des technologies numériques laisse présager un potentiel de communications et d’interactions humaines plus interactives que celles que nous avons connu à l’ère de l’audiovisuel analogique. Cette invitation à la créativité des utilisateurs demande de nouvelles connaissances à apprivoiser et à maîtriser. Dans cette perspective, miser sur l’accompagnement humain s’avère un bon investissement.

Propositions de mesures pour l’e-inclusion

Les Espaces publics numériques sont des lieux d’accompagnement de projets et de support des usages du numérique au service du lien social

Mesure 1 : Elaborer avec les acteurs des territoires une Charte d’objectifs NetPublic 2.0

Par « 2.0 », on entend une démarche concertée permettant de définir les objectifs et le cadre dans lesquels doit se dérouler l’intervention des acteurs et prescripteurs, publics et privés, des services d’accès accompagné, d’initiation et de formation aux outils et contenus numériques. Associer aux objectifs quantitatifs et qualitatifs, les moyens à mettre en œuvre et les mécanismes d’observation (démarche qualité) et d’évaluation, qui seront vérifiés par les réseaux d’acteurs constitués, nationaux ou territoriaux.

Mesure 2 : Soutenir les territoires dans le développement coordonné d’un accès accompagné aux outils et services numériques

Définir le développement numérique des territoires et l’accès accompagné des usages, comme une nouvelle compétence obligatoire sur une échelle de territoire à définir (communauté de communes, département, région ...). Renforcer la complémentarité et le maillage des Espaces publics numériques sur les territoires en cartographiant l’existant, en développant une animation territoriale et une communication nationale auprès du grand public.

Mesure 3 : Définir et contractualiser avec les administrations et les collectivités le rôle des Espaces publics numériques dans l’accompagnement du développement de l’e-administration

Valoriser le travail effectué par les EPN pour l’accompagnement des publics à l’usage des téléservices en partenariat avec les administrations et organismes concernés sur les territoires (Communication et participation aux frais de fonctionnement). Développer dans les zones rurales ou relevant de la politique de la Ville, les Relais de services publics ou des dispositifs similaires.

Mesure 4 : Renforcer l’accompagnement et l’accès à l’e administration dans les lieux d’accès public par la présence d’un fonctionnaire d’Etat au côté de l’animateur-trice

Redéployer des fonctionnaires d’État dans les Espaces publics numériques : véritables médiateurs administratifs, ils feraient le lien entre les citoyens et l’administration avec une pleine légitimité (Financement : mesure neutre pour le budget de l’État).

Mesure 5 : Garantir une certification minimale pour les professionnels de l’animation multimédia

Définir un référentiel national des compétences des « Médiateur des technologies numériques » et organiser à l’échelon régional des parcours de qualification des animateurs des Espaces publics numériques en vue d’obtenir la certification C2i niveau 2 correspondante. Faire reconnaître cette certification professionnelle : inscription au RNCP et dans les grilles d’emploi et de concours de la Fonction Publique Territoriale, filière animation.

Pistes de travail complémentaires

Nous proposons en outre quelques pistes de travail qui méritent d’être étudiées, approfondies et soumises au débat :

Piste 1 : Promouvoir et diffuser le B2i Adultes comme référentiel de compétences de base pouvant être acquises et développées au sein des Espaces publics numériques.

  • Encourager la mise en place de passerelles entre initiation dans les EPN et qualification dans les organismes de formation, via un portefeuille de compétences numériques (e-portfolio) s’appuyant sur un référentiel national commun.

Piste 2 : Mobiliser les fonds disponibles dans le cadre du Droit Individuel à la Formation (DIF) afin de financer les initiations qui se déroulent dans les Espaces publics numériques.

  • L’initiation à la Culture numérique fait partie intégrante de l’Education tout au long de la vie et les EPN peuvent collaborer avec les organismes de formation pour une meilleure prise en charge des publics sur chaque territoire (accueil de proximité, horaires plus adaptés).

Piste 3 : Développer des pôles ressources autour de l’appropriation du numérique pour des publics spécifiques (seniors, handicap, illettrisme, migrants...)

  • Identifier les multiples partenaires et personnes-ressources capables d’intervenir sur ces questions et favoriser l’échange et la coopération.
  • Identifier et développer les ressources pédagogiques adaptées, former et outiller les professionnels à l’accueil des publics aux besoins spécifiques et favoriser l’équipement des Espaces publics numériques d’interfaces matérielles et logicielles permettant l’accessibilité à tous les publics (Financement : Fonds européens des politiques d’e-inclusion, AGEFIPH).

Piste 4 : Doter les Espaces publics numériques des technologies les plus récentes afin qu’ils puissent durablement jouer leur rôle de facilitateur dans l’appropriation des nouvelles technologies par le plus grand nombre.

  • Accompagner les collectivités dans le renouvellement des équipements des EPN, afin de les aider à suivre les évolutions rapides des technologies : fibre optique, internet mobile, web TV, web 2.0, visioconférence, ... (Financement : Caisse des Dépôts et taxe sur le numérique collectée auprès des FAI).
Lien hypertexte: Assises du Numérique
Posté le 28 juin 2008
Posté le 28 juin 2008
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Guide "EPN & Ecole" - 2) Les compétences numériques de base

Préparer le B2i en participant à un rallye web

Fiche pédagogique du projet

École élémentaire Gaston Buard Witry-lés-Reims (Cycle 3 – CM2)


Domaine du programme

- Lire-dire-écrire

- Observation Réfléchie de la Langue

Compétences visées




Domaines de compétences B2i :

S'approprier un environnement informatique de travail
Adopter une attitude responsable
* Créer, produire, traiter, exploiter des données
* S'informer, se documenter
* Communiquer, échanger

- Rédiger un texte (réponses) pour communiquer des connaissances tirées d’un document lu (texte documentaire)

- Utiliser tous les instruments permettant de réviser l’orthographe d’un texte

Résumé de la séquence

La classe participe à un Rallye Web, les élèves doivent trouver dans des documents divers (documentaires, sites) une réponse à une énigme , la saisir, la corriger, la mettre en page et l’envoyer par courrier électronique au pilote du jeu .

Déroulement des activités

Lecture documentaire . Rédaction au brouillon dans le Bloc notes . Cette réponse est enregistrée puis corrigée avec un correcteur orthographique. Elle est ensuite mise en page à l'aide d'un traitement de texte. Chaque groupe propose ainsi sa réponse, les élèves en discutent pour fournir une seule réponse qui est envoyée au pilote du jeu via messagerie électonique. Celui-ci répond à la classe, des points sont attribués à chaque bonne réponse, un classement est alors effectué entre les écoles participantes.

Matériel ou logiciels utilisés

- Recherche sur documents ou sur Internet (téléchargés et enregistrés sur la disquette de l’élève).

- Bloc notes, correctieur ortographique libre Orthophile, traitement de texte Wordpad, messagerie Outlook express

Plus-value

Autonomie et prise de recul par rapport aux propositions plus ou moins fiables du correcteur orthographique

Sites à visiter

- Ecole Gaston Buard: http://xxi.ac-reims.fr/ec-gaston-buard-witry/
- Rallyeweb de la Marne: http://cddp.marne.free.fr/rallyeweb/


Extrait de la base de scénarios pédagogiques PrimTICE





Posté le 21 octobre 2007 par Philippe Cazeneuve
Posté le 21 octobre 2007 par Philippe Cazeneuve
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Guide "EPN & Ecole" - 2) Les compétences numériques de base

Qualifier les publics jeunes des Points Cyb au B2i FC GRETA

Le CRIJ et le GRETA de Montpellier se sont associés pour mener une opération de qualification originale à destination des publics jeunes (16-25 ans) sortis prématurément du système éducatif. S’appuyant sur le réseau des 37 Points Cyb de Languedoc-Roussillon, le réseau Information Jeunesse a accompagné en 2006 près de 300 jeunes dans l’obtention du Brevet Informatique Internet (B2i) dans sa version Formation Continue, délivrée par le GRETA.

Ce dispositif d’autoformation individualisée à distance, financé grâce au soutien du Fonds Social Européen, s’est mis en place selon les étapes suivantes :

  • Formation de 40 animateurs Point Cyb à la mise en place d’un accompagnement des jeunes à l’autoformation au sein de leur structure et à la maîtrise de l’outil cédérom d’autoformation utilisé.
  • Mise en place d’actions locales d’accompagnement des jeunes dans chaque Point Cyb participant à l’opération.

Chaque action locale se déroule en 5 temps :
— Information : campagne d’information, réunion de présentation du B2i.
— Autoformation : à partir du cédérom, les jeunes se forment à leur rythme, suivant un calendrier établi avec l’animateur qui les accompagne.
— Qualification : les candidats passent l’examen du B2i au sein du Point Cyb, qui a signé une convention avec le CRIJ et le Greta pour être agréé « Centre d’examen ».
— Evaluation et bilan : avec l’aide de l’animateur, chaque jeune fait le bilan de cette certification et évalue l’impact sur son parcours individuel.
— Evènement de clôture : la structure invite les jeunes, leur famille, les partenaires, les élus, les médias, ... afin de valoriser le jeune dans sa démarche de qualification.

Valoriser et remobiliser les jeunes sans qualification

L’idée d’obtenir une première certification est une reconnaissance particulièrement attrayante et les remobilise énormément. Ils prennent confiance en eux en prenant conscience de leurs compétences dans ce domaine, ce qui les aide dans leur recherche d’emploi.

L’accompagnement est primordial

Les jeunes femmes expriment davantage le besoin de se sentir écoutées et accompagnées, alors que les hommes sont plus indépendants, se forment davantage chez eux, ce qui entraîne un taux d’abandon plus important. L’animateur est là pour reformuler les questions, préciser les notions, aider pour les exercices, donner des conseils, motiver et relancer les jeunes peu assidus.

Une action dynamisante pour le réseau Information Jeunesse

Cette action a permis une remobilisation sans précédent du réseau régional et depuis, celui-ci a été sollicité pour des partenariats avec des organismes de formations souhaitant faire valider le B2i à leurs jeunes en insertion. Ce type de partenariat pourrait se développer dans d’autres réseaux d’Espaces Publics Numériques, dans le cadre de la mise en place du futur « B2i Adulte » en cours de création pour remplacer le B2i FC GRETA et toucher un public plus large.

Lien hypertexte: CRIJ Montpellier
Posté le 20 octobre 2007 par Philippe Cazeneuve
Posté le 20 octobre 2007 par Philippe Cazeneuve
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Guide "EPN & Ecole" - 1) Se connaître pour travailler ensemble

Les TIC à l’École

Pour contribuer au projet d’une société de l’information pour tous et assurer l’égalité des chances, l’éducation nationale doit dispenser dès le plus jeune âge à chaque futur citoyen la formation qui lui permettra de faire une utilisation raisonnée des technologies de l’information et de la communication. Depuis la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005 l’importance des TIC dans l’enseignement est fortement affirmée. La disposition majeure de cette loi est le « socle commun de connaissances et compétences » qui fixe les repères culturels et civiques constituant le contenu de l’enseignement obligatoire. Ce socle définit sept compétences que les élèves doivent maîtriser à l’issue de la scolarité obligatoire, parmi lesquelles « la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication ».

La maîtrise de ces techniques constitue en effet pour les élèves un facteur de réussite déterminant pour la poursuite d’études et, au-delà, l’insertion professionnelle. L’école se devant d’évoluer avec la même dynamique que l’ensemble de la société, il est important aujourd’hui de généraliser, de la maternelle à l’université, les usages des TIC dans l’enseignement.

A chaque niveau d’enseignement, il est donc recommandé aux différents acteurs de l’éducation nationale de renforcer les moyens et dispositifs mis en place afin de poursuivre cette généralisation. Voici quelques uns des dispositifs et leviers mis en place dans ce but :

La généralisation des attestations et certificats : Brevet Informatique et Internet (B2i) et Certificat Informatique et Internet (C2i)

Le Brevet informatique et internet (B2i) permet d’attester les compétences acquises pour la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication par les élèves. Créé en 2000, il a été actualisé en 2006, Décliné en trois versions, B2i-école, B2i-collège, B2I-lycée, il est intégré depuis 2002 dans les programmes de l’école età partir de juin 2008, il sera rendu obligatoire pour l’obtention du Brevet des collèges. Un B2i Adultes sera proposé pour répondre aux besoins des adultes, exclus de la sphère de l’emploi ou en reconversion professionnelle, ainsi qu’au grand public néophyte dans l’usage des TIC. Il pourra être délivré par différentes structures, y compris hors Education nationale (EPN notamment) accréditées à cet effet. Cette démarche se poursuit dans l’enseignement supérieur avec le certificat informatique et internet pour les étudiants à l’entrée de l’université (C2i niveau 1) pour leur permettre d’acquérir les compétences nécessaires pour se former en utilisant les TIC. Un C2i niveau 2 se met en place, au sortir de l’université, pour chaque grand secteur professionnel (C2i Enseignant, C2i Métiers de la santé, C2i Métiers du droit, C2i Métiers de l’Ingénieur...), pour permettre aux étudiants d’avoir les compétences nécessaires à l’entrée dans la vie professionnelle

Le déploiement des Environnements Numériques de Travail (ENT)

Le ministère de l’Education nationale, en partenariat avec la Caisse de dépôts et les collectivités territoriales, favorise le déploiement des environnements numériques de travail (ENT). Il s’agit de "bureaux virtuels" offrant des services en lignes, personnalisés et sécurisés, à l’ensemble de la communauté éducative : élèves, enseignants, parents, personnels, acteurs de l’accompagnement à la scolarité... Les élèves accèdent à leurs emplois du temps, cahiers de texte, notes, ressources numériques et peuvent consulter les documents mis à leur disposition par leurs professeurs. Les parents peuvent s’informer de la vie de l’établissement, depuis les informations générales jusqu’au menu de cantine, ainsi que des résultats, absences et retards de leur enfant. L’ENT est accessible par internet, depuis l’établissement, le domicile, mais aussi depuis tout espace public offrant un accès à internet. A la fois enjeu de modernisation des établissements et de compétitivité numérique des territoires, l’ENT s’impose comme le portail éducatif des écoliers, collégiens et lycéens.

L’accompagnement des usages des TIC dans l’enseignement

Dans le premier degré, le dispositif national PrimTICE permet le repérage, la description, l’indexation et la mutualisation d’usages des TIC en classe. Un répertoire de plusieurs centaines de scénarios pédagogiques mettant en oeuvre les TIC de la maternelle au Cycle 3, permet aux enseignants de s’appuyer sur l’expérience de leurs collègues pour la conception de leurs propres séances, séquences ou projets. Ce service fait pour les enseignants par les enseignants, est doté d’un moteur de recherche spécifique permettant notamment une visualisation graphique des résultats en relation avec les domaines du B2i Ecole, d’un guide de scénarisation et d’un canal RSS. Il repose sur les dispositifs académiques et départementaux de l’Education nationale qui assurent un travail de repérage des pratiques, de mise en forme, de valorisation et de validation pédagogique des scénarios. Dans le second degré, les réseaux d’interlocuteurs académiques contribuent à la mutualisation des travaux en repérant, scénarisant et diffusant sur les sites académiques des exemples d’usages pédagogiques faciles à mettre en oeuvre. Les Edu’bases permettent aux enseignants de rechercher et d’accéder aux ressources pédagogiques de leur discipline issues de toutes les académies.

Le soutien au développement de ressources multimedias éducatives

Le ministère de l’éducation nationale encourage et soutient la production et la diffusion de ressources numériques pédagogiques afin de mettre à la disposition de la communauté éducative des produits de qualité, correspondant à ses attentes et aux orientations du système éducatif. Cet objectif est poursuivi à travers un dispositif de soutien à la production de contenus et de services numériques pour l’enseignement (200 projets soutenus depuis 2005), l’attribution du label Reconnu d’Intérêt Pédagogique (RIP) à des produis pédagogiques multimedias, une sélection de logiciels libres destinés à la communauté éducative (SIALLE), la mise en place d’un portail de ressources numériques libres de droits d’usages pédagogiques - l’Espace numérique des savoirs (ENS) -, ou encore l’opération "une clé pour démarrer" visant à offrir aux nouveaux enseignants une clé USB contenant des ressources pédagogiques.

Le site Educnet , site du ministère de l’éducation nationale consacré aux TIC dans l’enseignement, présente ces actions et les orientations nationales dans le domaine des TIC.

Repère : les TICE et l’éducation nationale dans votre région

La politique définie au niveau national par le ministre de l’éducation nationale est mise en œuvre dans chaque région au niveau académique, et ensuite au niveau départemental.

  • Au sein du ministère de l’éducation nationale, la sous-direction des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (SDTICE) a pour mission de généraliser les TIC dans l’enseignement.

Au niveau académique

Le recteur, qui représente le ministre de l’éducation nationale au niveau de l’académie, est responsable de la totalité du service public de l’éducation dans l’académie, de la maternelle à l’université. Chaque académie dispose de conseillers auprès du recteur, et notamment d’un conseiller académique TICE (C-TICE) dont la mission est de mettre en œuvre la politique TICE dans l’académie. Pour le secondaire, un réseau de personnes ressources et d’interlocuteurs disciplinaires sont chargés de développer des actions d’animation, d’expérimentation et d’innovation autour des TICE.

Au niveau départemental

L’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale (I.A.-D.S.D.E.N.) représente le recteur au niveau départemental. Il est assisté d’un inspecteur d’académie adjoint (I.A. adjoint) et d’inspecteurs de l’éducation nationale (I.E.N.) chargés chacun d’une circonscription pour l’enseignement du premier degré. Chaque département dispose d’un inspecteur de l’éducation nationale en charge des TICE. Ce sont les chargés de mission départementaux 1er degré (I.E.N.-T.I.C.E.). Enfin, des Conseillers pédagogiques et des enseignants Animateurs TICE (déchargés quelquefois de tout ou d’une partie de leurs heures d’enseignement), assurent une mission d’animation et de soutien pédagogique aux TICE.

Sites de l’Education nationale :

  • Le ministère
  • La SDTICE
  • Le site du rectorat (un par académie)
  • Le site de l’inspection (un par département)

Autres acteurs à connaître :

Posté le 20 octobre 2007
Posté le 20 octobre 2007
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Guide "EPN & Ecole" - 4) Des projets en partenariat

Une médiathèque au service des projets des enseignants

Valérian Van Impe, responsable du pôle Cybercentres de la Médiathèque de Tourcoing
La Médiathèque municipale de Tourcoing gère un réseau d’équipements composé de la médiathèque centrale André-Malraux, 3 médiathèques de quartier (Bourgogne, Brun Pain, Blanc-Seau), une ludothèque, les archives municipales, le service de la documentation administrative et 2 cybercentres : le pôle multimédia de la médiathèque de la Bourgogne et le Cybercentre des Phalempins implanté au sein de l’Ecole Paul Bert, gérés par une équipe d’animation commune.

Un cadre partenarial : le Contrat Educatif Local

Le pôle multimédia a accueilli en 2006/2007 une quinzaine de classes primaires, ce qui représente une centaine de séances d’animation. Si les écoles de la Ville sont équipées en multimédia, elles ne disposent pas toujours des ressources humaines qualifiées, ni des conditions de travail que peut proposer la Médiathèque (salle de 24 postes avec vidéo-projecteur). La Médiathèque a donc proposé de mettre les ressources du pôle multimédia à disposition des enseignants.

Les projets sont conventionnés dans le cadre du projet éducatif local : les enseignants remplissent des fiches pour présenter leurs projets vers mai-juin, lesquels sont d’abord validés par l’Inspection Académique. La Médiathèque reçoit les fiches des projets multimédia en septembre et invite à une réunion en octobre tous les enseignants ayant émis le souhait de venir au pôle durant l’année. L’échange autour des projets de chacun permet d’affiner les contenus et de recueillir les souhaits en terme de calendrier.

Accueil de classes à la médiathèque

Les projets se déroulent sur des périodes de 5 à 7 semaines, à raison d’une séance hebdomadaire d’une heure. L’animation est assurée par l’équipe du pôle. Un animateur conduit la séance en donnant des instructions aux enfants et en s’aidant de la projection sur grand écran. Le reste de l’équipe (2 ou 3 animateurs) ainsi que l’enseignant et les parents accompagnateurs tournent dans la salle pour assister les enfants si besoin. Un cahier de liaison dans lequel les animateurs notent à chaque séance ce qui a été fait permet le suivi des projets, ce qui s’avère indispensable dans la mesure où les animateurs sont polyvalents et se relayent.

Tous les projets démarrent par une séance d’une heure d’initiation à l’environnement informatique, assurée par les animateurs du pôle multimédia. Si le projet nécessite la pratique du traitement de texte, la séance suivante y est consacrée. Pour les maternelles et les CP, les enfants acquièrent des compétences de base (apprentissage clavier, souris, dessin dans Paint, consultation d’un cédérom) en vue d’être plus autonomes. Pour les autres classes élémentaires, les projets visent une maîtrise de base du traitement de texte, de la recherche documentaire sur Internet, voire de certains logiciels spécifiques (présentation de diaporama par ex.).

Certains projets peuvent servir de support à la certification Brevet Informatique et Internet (B2i), mais dans ce cas, ce sont les enseignants qui prennent en charge au sein de l’école la validation des items du référentiel de compétences.

Bilan positif pour les enfants comme pour les enseignants

La perception des ateliers par les enfants est d’après les enseignants très positive : « enfants impatients », « très enthousiastes » ou « fiers de leurs réalisations ». Les enseignants apprécient particulièrement la mise à disposition d’un ordinateur par enfant et sont satisfaits par la qualité de l’animation. Cette année, une enseignante a déclaré percevoir de plus en plus de différence dans la maîtrise de l’outil entre ceux qui ont un ordinateur chez eux et ceux qui n’en ont pas ... En conséquence, elle s’est rendue plus disponible au cours des séances pour accompagner ces enfants « démunis » d’ordinateurs à la maison.

Exemples de projets accueillis

Réalisation d’un journal de bord de la classe (CE1)

  • Productions : textes rédigés et illustrés par les enfants présentant la classe et les sorties organisées dans l’année.
  • Activités : photo numérique, logiciel de dessin, traitement de texte.

Créer un abécédaire concernant Cézanne et l’illustrer (CE1)

  • Productions : abécédaires illustrés - document sur Cézanne - poèmes pour la fête des mères.
  • Activités : recherche de documents, initiation word et insertion d’images

"Regards sur la ville" à la manière du photographe Eugène Atget (Centre social de la Bourgogne, jeunes niveau Collège)

  • Productions : diaporama sur le thème "démolition, reconstruction, la ville en chantier" en lien avec une exposition proposée par la BnF
  • Activités : reportage photo, retouche d’images, montage multimédia
Posté le 3 septembre 2007 par Valérian Van Impe
Posté le 3 septembre 2007 par Valérian Van Impe
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