Accompagnement Scolarité
L’initiation des parents aux Espaces Numériques de Travail
Les ENT sont des « bureaux virtuels » offrant des services en ligne à l’ensemble de la communauté éducative, destinés à faciliter les échanges entre l’école, les parents et les enfants à l’aide d’un outil de communication moderne.
Pour permettre à l’ensemble de ces acteurs d’utiliser l’outil, la collectivité de Ploërmel met en œuvre un dispositif d’accompagnement particulier pour l’équipement et la formation des familles en s’appuyant sur la formule Internet accompagné initiée par le gouvernement et sur les services des espaces Cyber-base.
L’accompagnement des familles qui souhaitent s’équiper est assuré par le Centre Intercommunal d’Action Sociale (CIAS) en fonction de leur niveau de ressources :
- Les familles à revenus modestes se voient proposer un système de « micro-crédit sociall » auprès du Crédit Mutuel de Bretagne qui leur permet d’étaler la dépense sur la durée du prêt, avec la caution de la banque et du Fonds de Cohésion Sociale. Les équipements, composés d’ordinateurs neufs, d’une connexion à Internet haut débit et si besoin, de services d’assistance à domicile (pour l’installation, le paramétrage et la formation initiale), sont fournis par des partenaires agréés « Internet accompagné ».
- Les foyers connaissant de fortes difficultés sont dotés gratuitement par la Communauté de communes d’un équipement modulé en fonction de leurs besoins, du prêt d’un ordinateur reconditionné proposé par des entreprises de réinsertion à la prise en charge de l’accès Internet durant toute la durée de la scolarité de l’élève.
Le rôle des animateurs Cyber-base
Les deux animateurs des espaces Cyber-base, dont plusieurs sont implantés dans des écoles, proposent, pour chaque école, deux créneaux de formation, sur une période de deux semaines, à l’attention des parents. L’objectif est la découverte de l’ENT mais aussi, en fonction du niveau de connaissance, l’initiation à l’outil informatique et à Internet. Ces formations sont gratuites. 210 familles d’élèves sont concernées cette année.
S’il apparaît que cette initiation est insuffisante, une autre session sera proposée, avec la possibilité pour les familles, en cas d’indisponibilité lors des créneaux proposés, de se rendre à n’importe quel moment à l‘espace Cyberbase Mystringue, ouvert tous les jours. A la fin de ces périodes de formation, les familles peuvent, gratuitement, continuer à se former ou consulter l’ENT dans tous les espaces Cyber-base de la Communauté de Communes, aux heures d’ouverture. Chaque famille a reçu une carte d’accès gratuit à cet effet.
Les animateurs Cyber-base sont également chargés de la mise en place dans les foyers de la dotation d’équipement de la Communauté de Communes aux familles les plus démunies. Ils gèrent le lien avec France Télécom, ainsi que l’installation du PC dans la famille. La prise en main de la machine fait partie de l’installation et la formation est assurée dans les sites Cyber-base.
Tous ces aménagements ont été proposés par le comité de pilotage de l’ENT composé d’élus (dont l’élu en charge des espaces Cyber-base), de l’IEN, de directeurs d’écoles publiques et privées, des animateurs informatiques des secteurs public et privé, d’administratifs de la Communauté de Communes, de la Caisse des Dépôts, et d’un chargé de mission proposé par la Caisse des Dépôt.
Des dispositifs pour financer vos projets
Pour identifier plus facilement les dispositifs qui vous concernent, aidez-vous de ce tableau en répondant à quelques questions simples :
- Pourquoi ? L’objectif du dispositif : éducatif, loisirs, insertion, ...
- Quand ? Les actions se déroulent durant le temps scolaire (TS) ou hors temps scolaire (HTS)
- Pour qui ? Tous les enfants, les enfants ayant des difficultés particulières, ...
- Pour quel âge ? Maternelle, primaire, collègiens ou lycéens.
- Sur quels territoires ? ZEP, ZUS, zone rurale ... ou France entière.
| Dispositifs | POURQUOI ? | QUAND ? | POUR QUI ? | QUEL AGE ? | QUELS TERRITOIRES ? | |||||||||||
| Éducatif | Loisirs | Insertion | TS | HTS | Tous enfants | Diff. Scolaires | Délinquants | Maternelle | Ecole | Collège | Lycée | Tous | ZEP | ZUS | Rural défavorisé | |
| Accompagnement éducatif | x | X | X | X | 2008 | X | ||||||||||
| CEL | x | X | X | X | X | X | X | X | X | |||||||
| Contrat Enfance jeunesse | X | X | X | X | X | X | X | X | ||||||||
| CLAS | x | X | X | X | X | X | X | X | ||||||||
| Ecole ouverte | x | X | X | X | X | X | X | X | X | |||||||
| Réussite éducative | x | X | X | X | X | X | X | X | ||||||||
| Ville Vie Vacances | X | X | X | X | X | X | X | X | X | |||||||
Accompagnement éducatif Nouveauté rentrée 2007-2008 !
- Public : ensemble des collèges (publics et privés) de l’éducation prioritaire pour la rentrée 2007-2008, puis tous les collèges à partir de 2008, puis tous les établissements scolaires.
- Objectifs : favoriser la réussite de tous
- Modalités : accompagnement hors temps scolaire tout au long de l’année, après la classe, quatre jours par semaine. Pour les élèves volontaires : aide aux devoirs et aux leçons, pratique sportive, pratique artistique et culturelle, accès aux techniques usuelles de l’information et de la communication. Encadrement assuré par des enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires ou pour les activités sportives, artistique et culturelles, par des intervenants extérieurs, avec possibilité d’utiliser des équipements hors établissement afin de bénéficier des structures locales existantes.
- Textes : circulaire N°2007-115 du 13 juillet 2007
Contrat éducatif local (CEL)
Le CEL est l’aboutissement d’un projet éducatif global local (diagnostic partagé, définition des objectifs éducatifs, mise en œuvre des actions et évaluation). Il doit rechercher une articulation avec les projets d’écoles, d’établissements et des réseaux de l’éducation prioritaire.
- Public : enfants et jeunes (3-18 ans), plus particulièrement dans les zones sensibles et en difficulté urbaine et rurale.
- Objectifs : Mobiliser tous les partenaires et les acteurs éducatifs d’une commune ou intercommunalité (administrations et établissements de l’État, collectivités territoriales, associations sportives, éducatives et culturelles, de parents et organismes sociaux) autour de la définition d’un projet éducatif global local qui met en cohérence les différents temps de vie de l’enfant et du jeune (scolaire, périscolaire, extrascolaire).
- Modalités : La circulaire de 2000 privilégie les champs d’intervention suivants : l’éducation à l’image, au cinéma et au multimédia ; la musique et le chant choral ; l’architecture, le cadre bâti et le paysage ; l’éducation à l’environnement ; la culture scientifique ; l’environnement des objets et des signes visuels ; les pratiques physiques et sportives ; l’éducation à la santé.
- Partenaires : Ministères, ACSÉ, collectivités territoriales, CAF, établissements scolaires, associations, institutions culturelles
- Contact local : chef de projet ou comité de pilotage du CEL (en général piloté par la Commune ou l’intercommunalité)
- www.education.gouv.fr/cel/default.htm
Contrat enfance et jeunesse
Remplace les contrats enfance et les contrats temps libres
- Public : Enfants et jeunes de 0 à 18 ans
- Objectifs : favoriser le développement et améliorer l’offre d’accueil des enfants et des jeunes.
- Actions concernées : accueil collectif, familial, parental, halte-garderie collective et familiale, multi-accueil familial et parental, ludothèque (volet enfance) ; centre de loisirs vacances été, petites vacances, mercredis et week-end, centre de loisirs périscolaires, accueil périscolaire, accueil jeunes déclaré, séjour vacances été, petites vacances, camps ados (volet jeunesse)
- Partenaires : CAF, DRDJS, collectivités territoriales, associations, établissements scolaires
- Contact local : CAF du département, DRDJS
- site web CAF
Contrat local d’accompagnement à la scolarité (CLAS)
- Public : élèves des écoles primaires, collèges, lycées, en priorité dans les zones urbaines sensibles (ZUS) et les réseaux d’éducation prioritaire (REP).
- Objectifs : favoriser la réussite scolaire des enfants et des jeunes et renforcer l’implication des parents dans leur rôle éducatif.
- Modalités : actions hors temps scolaire (aide aux devoirs, apports culturels, appui et ressources, implication des parents)
- Partenaires : Ministères, ACSÉ, collectivités territoriales, CAF, établissements scolaires, associations.
- Contact local : CAF du département, DDASS
École ouverte
- Public : élèves des écoles, collèges et lycées de milieux socioculturels défavorisés. Priorité aux établissements classés en zone d’éducation prioritaire (ZEP), en zones urbaines sensibles (ZUS) et établissements sensibles.
- Objectifs : ouvrir les collèges et les lycées pendant les vacances scolaires, les mercredis et samedis durant l’année scolaire, pour accueillir les enfants et jeunes qui ne partent pas ou peu en vacances et proposer un programme d’activités à visée éducative, scolaire, culturelle, sportive et de loisirs.
- Contact local : Chef d’établissement
Programme de réussite éducative (PRE)
- Public : en priorité, enfants et adolescents de 2 ans à 16 ans habitant en zone urbaine sensible ou scolarisés dans un établissement relevant de l’éducation prioritaire.
- Objectif : accompagner dès la petite enfance des enfants et des adolescents présentant des signes de fragilité et des retards scolaires.
- Modalités : Soutien personnalisé dans la durée, avec des objectifs de résultats, notamment scolaires, assuré par des équipes pluridisciplinaires de soutien (enseignants, éducateurs, animateurs, travailleurs sociaux, psychologues, pédopsychiatres, rééducateurs, intervenants sportifs et culturels) et des associations agréées. La loi incite à la mobilisation ou à la création d’une « structure juridique »dédiée à la réussite éducative et regroupant à terme les coordonnateurs des dispositifs éducatifs existants (CEL, veille éducative, CLAS ...).
- Partenaires : Ministères, collectivités territoriales, CAF, professionnels et associations coordonnés par la Délégation interministérielle à la ville (DIV)
- Textes : plan de cohésion sociale loi n° 2005-32 de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005
- www.reussite-educative.net
Ville, vie, vacances (VVV)
- Public : Jeunes (11-18 ans) résidant en zones urbaines ou rurales défavorisées, jeunes faisant l’objet de mesures de justice, jeunes détenus.
- Objectifs : lutter contre le désoeuvrement des jeunes, prévenir la récidive des jeunes pris en charge par la justice, lutter contre la délinquance et les comportements inciviques.
- Partenaires : Ministères, DIV, collectivités territoriales, CAF, professionnels et associations coordonnés par Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSÉ)
- Demandes de financement des associations auprès de l’ACSÉ.
Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSÉ)
Etablissement public à caractère adminitratif créée par la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances, qui remplace le Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (Fasild). L’ACSÉ finance des actions dans les domaines de la politique de la ville : l’éducation, avec le suivi du programme « réussite éducative », la santé, la prévention de la délinquance, le lien social, le développement économique, l’accès à l’emploi...
Jusqu’à présent, ces dispositifs étaient mis en oeuvre par la DIV, qui transférait les crédits aux préfets de région. Depuis le 1er janvier 2007, l’ACSÉ met en oeuvre et finance ces dispositifs et constitue un guichet unique pour le dépôt des dossiers de financement des associations.
Initier les élèves de la Mission Générale d’Insertion à Brest aux NTIC , utiliser la photo et la vidéo comme moyen pédagogique
Présentation de l’organisme porteur du projet :
La Mission Générale d’Insertion de l’Education Nationale
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale en faveur des jeunes qui interrompent prématurément leur formation et qui se trouvent ensuite en grand danger d’exclusion professionnelle et sociale (Programme « Nouvelles Chances », mai 1999).
« Si nous voulons relever le défi de la qualification pour tous, il nous faut mettre en place un parcours individualisé pour chaque jeune en rupture ou en danger de rupture. Il nous faut quitter la logique adaptée au plus grand nombre pour adopter celle du « cousu main » au bénéfice d’un petit noyau d’élèves qui risquent d’être laissés pour compte ».
Si l’Éducation Nationale a pour mission de préparer les jeunes à leur insertion sociale et professionnelle, la MGI s’adresse plus particulièrement aux jeunes les plus en difficulté, de plus de 16 ans, en situation de rupture scolaire.
Dans les établissements scolaires où ils étaient scolarisés, tout a le plus souvent été tenté pour éviter le décrochage. Lorsque les jeunes arrivent à la MGI, ils sont en situation d’échec, demandeurs d’aide, de soutien, d’accompagnement qui leur permettent de rebondir, de se reconstruire un projet.
Près de la moitié des jeunes accueillis sont pris en charge par l’équipe MGI (3 personnes) pour un temps plus ou moins long, de quelques semaines à l’année scolaire. Durant l’année scolaire 2006/2007 : 230 accueils, 90 prises en charge.
L’équipe MGI du bassin de Brest-Landerneau est hébergée au lycée professionnel Lanroze, la coordination de cette mission est assurée par Loïc Goupil, proviseur du Lycée Vauban.
Les locaux occupés par l’équipe et par les jeunes sont indépendants de ceux du lycée. Ce choix est important : les jeunes accueillis, en rupture scolaire ont le plus souvent développé une « méfiance » voire un rejet de l’institution.
Dans la mesure du possible, nous utilisons les équipements du lycée, mais cela n’est pas toujours possible pour des raisons de disponibilité. Nous ne sommes pas prioritaires. Le plus souvent, nous utilisons donc nos propres salles et notre propre matériel informatique. Ceci nous laisse une souplesse de fonctionnement qui est indispensable à la prise en charge de nos jeunes..
Le budget de la MGI est spécifique et attribué en fonction des actions mises en place. C’est un budget de fonctionnement, il ne permet aucun investissement « lourd ».
LE PROJET
Public
Les jeunes pris en charge à la MGI entrent dans des actions spécifiques de remotivation, d’accès à la qualification, ou de repréparation d’examen.
Ce projet s’adresse plus particulièrement aux jeunes qui entrent dans les actions de remotivation (cela n’empêche évidemment pas les autres d’utiliser le matériel informatique.)
Il s’agit donc de jeunes de 16 ans et plus, en rupture scolaire, sans qualification, le plus souvent démobilisés pour des raisons scolaires, familiales, sociales, ou encore psychologiques… ayant besoin d’un accompagnement spécifique pour accéder à une formation qualifiante.
Objectif
Réaliser des séquences vidéo et/ou des reportages photographiques.
Restaurer l’image de soi.
Valoriser le travail des jeunes.
La formation
Remotiver, construire et amorcer de la mise en œuvre d’un projet professionnel.
Socialiser par l’ouverture sur l’environnement socio-économique.
Remettre à niveau et/ou consolider des acquis scolaires.
Intervenants
Enseignants (maths, français, anglais, sport), intervenants extérieurs (hygiène et sécurité, égalité des chances, escalade…), et trois formateurs MGI pour l’organisation, la coordination, le travail sur le projet et la socialisation.
Durée
De quelques semaines à une année scolaire en alternance école/entreprise. Entrées et sorties permanentes.
Projet
Nous constatons que très peu de nos jeunes ont accès dans leur famille à l’utilisation des NTIC. La plupart d’entre eux manifeste un rejet du travail scolaire en général, et de l’écrit en particulier. Par ailleurs ils manquent d’ouverture à l’égard de leur environnement, ce qui limite leurs centres d’intérêt.
Nous devons donc saisir toutes les occasions pour les remotiver et les faire adhérer au contenu de la formation. Nous avons choisi de fédérer l’ensemble des intervenants autour de l’utilisation des NTIC. Cela permettra également aux jeunes de garder une trace concrète et valorisante de leurs travaux.
Grâce à une première subvention en 2002 nous avons pu acquérir du matériel photo que nous utilisons beaucoup depuis. Les jeunes intègrent des photos dans leurs divers travaux ce qui les rend très agréable à lire et ils sont très fiers de pouvoir ramener chez eux ces documents très valorisants.
La plupart du temps nous les photographions en situation de travail lors des stages en entreprise, photos qu’ils réutilisent pour leur travaux d’après stage ou simplement pour montrer à la famille. Nous sollicitons l’achat d’une imprimante couleur pour aller plus loin dans ce domaine et pour avoir un résultat plus intéressant après traitement des photos avec un logiciel de retouche.
La majorité d’entre eux apprend très vite à utiliser le logiciel Power Point et l’utilise pour différents compte-rendus (visite d’entreprise, de centre de formation, sortie culturelle,…) ou pour des présentations de métier à l’issue d’un stage par exemple. Ils y intègrent photos et documents divers mais pas de vidéo, nos ordinateurs étant un peu anciens pour pouvoir traiter de tels documents.
De la même façon nous utilisons la vidéo pour travailler l’image de soi, au sens propre, ou pour des mini-reportages, mais nous sommes très limités là aussi par la capacité de nos appareils. Nous souhaiterions pouvoir utiliser les logiciels de montage mais nos ordinateurs n’ont pas les capacités suffisantes. Les montages sont faits au magnétoscope ce qui limite largement l’utilisation du matériel vidéo.
Deux ordinateurs récents nous permettront de faire travailler deux groupes simultanément. Ces ordinateurs, équipés de graveurs, permettront à chaque jeune de repartir avec un DVD qu’il pourra lire à la maison parce que s’ils n’ont pas ou peu d’ordinateur à la maison, ils ont tous un lecteur DVD de salon.
Accompagner l’enfant dans son métier d’élève
C’est également un secteur souvent méconnu des enseignants, qui ne disposent pas toujours de temps à consacrer au partenariat. Pour autant, il importe qu’ils puissent avoir une image la plus précise possible de ce qui se fait, ou ne se fait pas, dans le cadre de l’accompagnement à la scolarité. Cela demande de réfléchir au préalable sur ce qu’on peut engager dans le partenariat, ce qu’on attend des partenaires scolaires... Et ce, en restant vigilant au fait que le rapprochement avec l’école ne se fasse pas au détriment des liens avec les familles.
Créer un espace tiers pour les enfants qui respecte la place des familles
Il s’agit de proposer aux enfantsun lieu « tiers », c’est-à-dire éloigné des sanctions scolaires et des angoisses parentales, mais faisantt la place aux partenaires que sont l’école et les familles. Ainsi, accompagner, c’est aussi avoir le souci de la prise en compte des parents et des enfants, en fonction de leurs ressources, leurs différences et leurs spécificités.
Dans son intitulé, l’accompagnement scolaire fait d’emblée référence à l’école et de ce fait, il y a un véritable enjeu à instaurer la complémentarité et la cohérence entre enseignants et acteurs périscolaires. Mais on ne peut se positionner aux côtés de l’école sans faire par ailleurs référence au premier cercle d’appartenance de l’enfant : sa famille. On ne peut prétendre autonomiser l’enfant/élève, si on ne permet pas, dans le même temps, à ses parents de se ré-emparer du suivi de la scolarité ou de mieux appréhender la chose scolaire.
Il est bien évidemment nécessaire de travailler avec les parents sur ce qu’ils confient aux accompagnateurs, ce qu’ils délèguent, ce que tous partagent et ce qui restent du rôle de chacun. Tout autant important, la vigilance à toujours rendre compte de l’action menée. Encore une fois, préserver la fonction « espace intermédiaire » suppose un respect inconditionnel de l’école d’une part et des familles d’autre part, quelles que soient leurs compétences sociales et culturelles.
Apprendre l’Ecole pour apprendre à l’Ecole
Il ne s’agit pas d’accompagnement de la scolarité, ni d’accompagnement pour la scolarité. Il s’agit d’accompagnement à visée scolaire (du latin ad : vers), c’est-à-dire d’accompagnement de l’enfant dans sa vie scolaire et dans son métier d’élève. En effet, l’Ecole a besoin d’enfants disponibles pour apprendre, d’enfants qui soient en capacité d’exercer leur métier d’élève (capacité d’écoute et de concentration, capacité de travail personnel et dispositions personnelles au travail, capacité à entrer dans une relation d’apprentissage, à s’exprimer, à donner du sens aux apprentissages, curiosité d’esprit…). La formule « Apprendre l’Ecole pour apprendre à l’Ecole » apparaît de plus en plus fortement, pour marquer la nécessité implicite des pré-requis à développer dans le milieu extérieur et dans le milieu familial. De ce fait, sur les terrains, les acteurs ne cessent de mettre en avant la nécessité de travailler la (re)mise en confiance de l’enfant, et l’estime de soi scolaire.
Pourtant, à l’heure de la compétition scolaire, de la nécessité d’être scolairement performant, sous la pression des familles, des enfants eux-mêmes, les actions sont tirées vers l’aide au travail scolaire, le soutien, voire le coaching scolaire. Dans les faits, les actions s’avèrent plutôt collées à l’école ! Face à une école qui reçoit plus d’élèves et plus longtemps, il y a un vrai risque de scolarisation des temps péri et extra scolaires, de les voir envahis et organisés par et en fonction de l’Ecole. Comme le dit Dominique Glasman, « le temps hors l’Ecole devient de plus en plus, semble-t-il, un temps pour l’Ecole. L’accompagnement scolaire se trouve largement maintenu dans l’ombre portée de l’Ecole ».
Renforcer les liens entre tuteurs et enseignants
Le partage de l’information nécessite confiance mutuelle, réciprocité et transparence
Ce partage d’informations recueillies sur les enfants par les différents partenaires éducatifs ne va pas de soi. Tout comme des informations médicales qui font l’objet d’un secret professionnel, certaines informations sensibles touchant à la vie privée d’un enfant ou d’une famille doivent être communiquées avec précautions et dans un cadre déontologique commun à construire. De plus, les enseignants ne peuvent pas communiquer à des partenaires extérieurs, des évaluations pédagogiques à usage interne.
Un tel stockage et partage de données personnelles ne peut se faire sans en informer les parents et leur donner connaissance et accès à ces informations les concernant. Un tel échange impose aussi de réfléchir à ce que l’on va communiquer vers l’école, jusqu’où c’est pour le bien de l’enfant...
La qualification et l’expérience des accompagnateurs est déterminante
Critères minimums pour accompagner à la scolarité avec l’aide des TIC :
- un diplôme d’enseignement supérieur (Bac+2 ou 3)
- des qualités relationnelles
- des compétences en animation (type BAFA)
- une forte motivation pour l’éducation et une bonne connaissance du système éducatif (ex : étudiants se destinant à l’enseignement)
- la maîtrise de l’outil informatique & internet
(Source : atelier sur le statut et la certification des tuteurs lors du séminaire "Accompagnement à la scolarité, égalité des chances et TIC" - février 2007 - Gilly-les-Cîteaux (21))




Imprimer la page
