Web 2.0
Outils-reseaux nouveau est arrive !
Avec le printemps vient d’éclore le nouveau projet "Outils-réseaux" !
Une nouvelle structure : l’association "Outils-réseaux"
Depuis 2004, l’association Tela Botanica pilotait le programme "Outils-réseaux", en collaboration avec de nombreux intervenants et partenaires. Pour rendre plus lisible et cohérent le projet et ainsi optimiser son fonctionnement, nous avons décidé de rendre autonome le programme outils-reseaux. Une association "Outils-réseaux" a donc été créée en avril 2008, avec pour objectif d’assurer le fonctionnement du programme "Outils-réseaux" :
"Outils-réseaux a pour but d’initier et d’accompagner les pratiques coopératives, en s’appuyant notamment sur des outils Internet. Son territoire d’action privilégié est la Région Languedoc-Roussillon. Outils-réseaux est en interconnexion avec des initiatives francophones comparables." (article 4 des statuts)
En 2008, une part des activités restera au sein de l’association Tela Botanica aux vues des partenariats engagés, mais dès 2009, toute l’activité sera autonome. Nous étudions parallèlement la possibilité d’un passage en scop ("Kaleïdos.coop"), c’est une piste que nous continuons à explorer...
Une nouvelle équipe
Qui dit nouvelle structure, dit nouvelle équipe :
- David Delon : informaticien, formateur
- Jessica Deschamps : infographiste, chargée de communication
- Mathilde Guiné : coordinatrice, formatrice
- Laurent Marseault : coordinateur, animateur, formateur
- Florian Schmitt : informaticien, formateur Ces noms vous disent quelque chose ? Ce sont en fait les différentes personnes qui intervenaient déjà dans "Outils-réseaux" qui se sont regroupées et qui se structurent en équipe.
... et un nouveau conseil d’administration
- Jean-Michel Cornu : président
- Michèle Cornillon : trésorière
- Daniel Mathieu : secrétaire
Un nouveau site : outils-reseaux.org
Le site outils-reseaux.org a été "re-looké" pour l’occasion : nouveau graphisme, nouvelles fonctionnalités, des ressources et des contenus de formation nettoyés et ré-organisés !
De nouvelles coordonnées
Nous restons hébergé au même endroit mais nous changeons de numéro de téléphone. Pour nous joindre, composez le : 08 70 44 52 60 (prix d’un appel local).
Un nouveau programme de formations
Le programme de formations "Outils-réseaux" se poursuit, avec plusieurs dates déjà prévues pour la fin de ce semestre :
- Charte graphique de votre outil Internet, vendredi 16 mai 2008 - Montpellier (Lycée Agropolis)
- Atelier wikini, vendredi 23 mai 2008 - Alès (dans les locaux de Solid@rnet)
- Des outils et des méthodes pour le télé-travail, vendredi 6 juin 2008 - Montpellier (Lycée Agropolis)
- Stages sur projet : votre projet coopératif de A à Z, du 16 au 18 juin 2008 - Montpellier (Lycée Agropolis)
- Des outils, des usages et des méthodes pour coopérer, vendredi 20 juin - Nîmes (lieu précisé ultérieurement)
Pour le prochain semestre, nous souhaitons recueillir votre avis pour programmer des stages correspondant à vos besoins : répondez à notre sondage en ligne : http://www.outils-reseaux.org/enquetes !
Un nouveau système de gestion des contacts
Nous inaugurons également une nouvelle méthode pour gérer la diffusion d’informations, avec le gestionnaire de contact "phpliste". Vous pouvez complètement configurer vos préférences pour ne recevoir que l’information qui vous intéresse (ou vous désabonner) , pour cela cliquez sur le lien suivant.
A bientôt pour la suite des actions "Outils-réseaux", Coopérativement votre,
L’équipe "Outils-réseaux"
Formation "Outils-réseaux" - printemps 2008
Pour découvrir, utiliser ou maîtriser les outils collaboratifs, inscrivez-vous vite aux prochains stages "Outils-réseaux" !
1 stage de 3 jours en Juin, à Montpellier
Un stage de 3 jours (du 16 au 18 juin 2008) pour monter un projet
collaboratif de A à Z : de la conception, à l’animation en passant par la réalisation technique.
Coût : 600€ ou 300€ (individuel)
Voir le descriptif complet sur le site outils-reseaux.org.
3 stages courts à Montpellier :
- Vendredi 11 avril 2008 - Installer son dispositif coopératif : SPIP : en installant SPIP (Système de Publication pour l’Internet Participatif, logiciel libre pour créer un site Internet dynamique), vous découvrirez comment choisir un hébergeur, réserver un nom de domaine, installer une application par FTP, la configurer, et la personnaliser.
- Vendredi 16 mai 2008 - Charte graphique de votre outil Internet : des notions techniques (CSS et squelettes html), de graphisme et d’ergonomie pour personnaliser vos mailing et vos sites Internet collaboratifs : astuces, règles, techniques à maîtriser.
- Vendredi 6 juin 2008 - Des outils et des méthodes pour le télé-travail : pour désengorger les centres urbains, favoriser le choix du lieu de vie, le télé-travail apparaît comme une alternative attrayante, facilitée par le développement des outils collaboratifs. Dans la pratique, quels freins peut-on rencontrer ? Quelles solutions apporter ?
—> Ces stages durent une journée de 9h30 à 17h30 et se déroulent à
Montpellier, dans les locaux du Lyçée Agropolis.
Participation aux frais : 15 euros (repas 7,50€).
2 stages courts dans le Gard :
- Atelier wikini, vendredi 23 mai à Alès 2008 (dans les locaux de Solid@rnet) : utiliser Wikini, cet outil dédié à la rédaction coopérative sur Internet : qu’est-ce qu’un Wiki ? Les principales fonctionnalités de Wikini (écrire, mettre en forme du texte, créer une page, joindre un fichier), et s’initier à l’administration (suivre la vie du wiki, protéger des pages, ...). Nous mettons à votre disposition un espace prêt à l’emploi que vous pourrez conserver pendant un an.
- Des outils, des usages et des méthodes pour coopérer, vendredi 20 juin à Nîmes 2008 (lieu précisé ultérieurement) : dans ce module, vous découvrirez des outils et des usages, mais aussi comment animer de tels dispositifs coopératifs : ce qui freine, ce qui facilite la participation, avec des apports théoriques, des retours d’expériences et de l’analyse de pratiques.
—> Ces stages durent une journée de 9h30 à 17h30. Participation aux frais : 20 euros.
Contacts, renseignements et inscriptions
Mathilde Guiné
Programme "Outils-réseaux"
http://www.outils-reseaux.org
Tel : 04 67 52 41 22
accueil@outils-reseaux.org
Formations aux outils collaboratifs (Montpellier)
Voici les prochaines dates de formations du programme "Outils-Réseaux" :
- Vendredi 21 décembre 2007 : Atelier Wikini : utiliser Wikini, cet outil dédié à la rédaction collaborative sur Internet : qu’est-ce qu’un Wiki ? les principales fonctionnalités de Wikini (écrire, mettre en forme du texte, créer une page, joindre un fichier), et s’initier à l’administration.
- Vendredi 1er février 2008 : Atelier wikini
- Vendredi 22 février 2008 : Configurer son poste de travail pour fonctionner en réseau, votre ordinateur sera configuré pour optimiser le travail collectif et la collaboration, en utilisant toutes les fonctionnalités des outils de bureautique libres et les outils de veille sur Internet.
—> Ces stages durent une journée de 9h30 à 17h30 et se déroulent à Montpellier, dans les locaux du Lyçée Agropolis. Participation aux frais : 15 euros (repas 7,65€).
D’autres stages sont programmés en 2008 (cf. plaquette ci-jointe) :
- des stages de 3 jours (du 14 au 17 janvier ou mi-juin) pour monter un projet collaboratif de A à Z
- une formation de formateurs : apprenez à former aux outils collaboratifs ! (en préparation)
Contactez-nous !
Merci de diffuser largement ce communiqué !
Contacts :
Mathilde Guiné
Programme "Outils-réseaux"
http://www.outils-reseaux.org
Tel : 04 67 52 41 22
Quand les utilisateurs du Web 2.0 éducatif indexent la Toile
Vers la définition d’un web sémantique éducatif
Dans le cadre de la modélisation d’un Environnement Numérique de Travail pour le premier degré, il est primordial de prévoir des métadonnées à utiliser pour définir l’ensemble des informations techniques et descriptives ajoutées aux ressources pédagogiques pour mieux les qualifier. Le problème fondamental est de respecter la diversité des langages et des représentations du monde éducatif, tout en permettant l’échange d’information entre les acteurs et les usagers de l’éducation. L’usager, au final, doit s’y retrouver. Que lui faut-il comme "champs" pour chercher aisément une ressource pédagogique ? Le développement d’une base de ressources en ligne, construite à partir des besoins des enseignants, dans le cadre d’un Espace Numérique de Travail (ENT) proposé aux écoles de la circonscription de St Avold (Moselle) a permis d’alimenter notre réflexion.
Le projet "base de ressources pour le premier degré" ENT Libre
L’Espace Numérique de Travail (ENT) libre Iconito intègre une base de ressources pédagogiques dont la description repose sur le principe du « social bookmarking » ou « partage de signets collaboratif », une nouvelle façon de gérer les ressources en ligne par les utilisateurs. Le Web 2.0 propose de nouveaux services en ligne permettant ou favorisant les connexions et les échanges entre les enseignants en ligne et une indexation des ressources, dont l’utilisation est généralisée sur les sites dits "communautaires" comme DailyMotion, YouTube, Flickr ainsi que sur les blogs.
De nombreux outils du Web2.0 existent pour partager les signets. (Par exemple : http://www.blinklist.com/mdrechsler). Ils permettent de sauvegarder sur un site web commun (et non sur sa machine), les liens (ou « bookmarks ») que chacun trouve pertinents. Les utilisateurs peuvent ainsi partager entre eux leur sélections organisées de sites. La classification de signets se fait grâce à l’attribution de mots clés (ou « tags »). L’intérêt du « social bookmarking » est qu’il permet une recherche d’informations qui ont été jugées intéressantes par un certain nombre d’utilisateurs.
D’un point de vue social, le « partage de signets collaboratif » améliore la capacité à retrouver des informations jugées riches et pertinentes par les enseignants. On peut accéder à la « cueillette » de signets des autres membres de la communauté et donc découvrir des collègues qui partagent les mêmes centres d’intérêt. Enfin, cela offre une approche complémentaire de l’organisation de l’information, qui lorsqu’elle est réalisée par les utilisateurs eux-mêmes, construit ce que l’on nomme une « folksonomie ». C’est un ensemble des tags créés de manière collaborative par les utilisateurs d’un service de « social bookmarking », en langage naturel et sans structure ou hiérarchie préétablie. Un langage à la portée de chaque utilisateur du Web.
Pour la base de ressources Iconito, la constitution du corpus de « tags » a été générée à partir de mots relatifs aux supports et médias, au programme, au niveau, à la discipline, aux notions, aux « gestes » et « besoins » propres au métier d’enseignant. Les requêtes prévoient la recherche de ressources utiles pour la mise en place des Programmes personnalisés pour la réussite éducative (PPRE) dans le domaine des mathématiques, du français et des compétences transversales. Comme les outils du Web 2.0, le dispositif favorise la relation directe entre producteurs de la ressource et utilisateurs et à la production collaborative d’information ayant du sens pour la communauté concernée. Une offre particulièrement « professionnalisante » pour les enseignants et utile pour l’accompagnement scolaire !
Ressources à consulter :
- Démo de la base de ressources pédagogiques sur Iconito
- Pour aller plus loin
- Indexation et ressources en ligne
République 2.0 : Mobilité, Equité, Convivialité

Une « révolution numérique » pour « changer de logiciel » ?
La campagne pour les élections présidentielles a donné lieu de la part de chaque candidat, a des propositions en matière de politique numérique. Un certain nombre de lobbyistes y sont allés de leurs propositions (Renaissance numérique) ou de leurs questionnaires à destination des candidats (Le Monde Informatique, Netpolitique, candidats.fr ...) Nous avons tenté de les répertorier (voir « Lutte contre l’exclusion numérique : que proposent les 2 candidats à la présidentielle ? » scénario N°1 : Sarko Président ) et d’analyser certaines propositions (voir « 2010, internet pour tous ? »).
L’impression générale qui se dégage de la lecture de ces programmes à court terme, est qu’à droite comme à gauche en passant par le centre, les fondamentaux semblent les mêmes sur bien des points et qu’ils ne permettent pas de distinguer des formes d’action publique bien distinctes.
A plusieurs reprises dans la campagne, venant de divers bords se proposant de rénover la vie politique, l’expression « il faut changer de logiciel » a fait florès. Contaminé par le buzz ambiant autour du « web 2.0 », le rapport Rocard se lance ainsi à parler de « République 2.0 », version high tech de la « VIème République », pour ceux qui trouveraient les chiffres romains un peu ringards. Pourtant, pas grand chose dans la centaine de propositions de ce rapport qui soit capable d’insuffler au lecteur un semblant d’enthousiasme. Les technomarketeurs nous chantent à tue-tête la « révolution numérique », pendant que les technocrates fredonnent une évolution logicielle mineure se contentant de corriger quelques bugs.
Et si nous essayions, plutôt que de « changer de logiciel », de réinterroger quelques paradigmes (postulats de départ plus ou moins explicites) qui ont guidé jusqu’ici les politiques publiques et d’en imaginer d’autres, plus conformes aux enjeux de demain.
A chacun son Net
Plutôt que de promettre un « Internet pour tous » , aidons chacun à construire les réseaux de communication qui lui conviennent, avec toutes les technologies disponibles, mais aussi en plaçant l’humain au coeur de ce système d’échange et non plus comme un satellite exilé en périphérie des réseaux composés de machines. « A chacun son Net » : réseau de proximité ou réseau mondial, autoroutes de l’information ou sentiers libres de la connaissance, fibres optiques à très haut débit et technologies sans fil, ... la diversité des approches et des besoins doit êre cultivée et non pas contrariée au nom de l’efficacité et de la rentabilité économique. Rentabilité pour qui ? Pour faire quoi ?
On a construit des autoroutes de l’information sur le modèle de nos autoroutes à péage ou de nos lignes TGV : elles traversent les campagnes, mais ne s’y arrêtent pas ; ou bien encore à l’image de nos boulevards périphériques sur les bords desquels habitent dans des HLM des familles pauvres qui n’ont pas toujours de voitures et qui contemplent la voie rapide depuis leurs fenêtres, en profitant des nuisances, mais pas de la valeur ajoutée en matière de déplacement.
Nous sommes peut-être en train de construire des autoroutes de l’information à très haut débit qui auront pour effet de maximiser les plus-values sociales, culturelles et économiques de ceux qui sont déjà les plus nantis en capital social, culturel et économique. Confirmant ainsi l’adage qu’on ne prête qu’aux riches.
Aujourd’hui l’Etat et certaines collectivités soutiennent par des incitations financières ou fiscales, l’équipement de particuliers en panneaux solaires photovoltaïques, les faisant ainsi accéder du statut de simples consommateurs d’énergie à celui de producteur d’électricité, revendue sur le réseau. Sur ce principe, il s’agit d’imaginer le potentiel d’une société dans laquelle un réseau de communication symétrique ferait de chaque abonné un centre d’information et de ressources capable d’alimenter d’autres membres du réseau, et non pas seulement le consommateur d’un bouquet de services composé à son attention dans un nombre très restreints de lieux de production.
Le mythe du tout numérique
Si la Révolution française a connu ses « sans-culottes », la Révolution numérique semble conduite par des adeptes du « sans-papier » : des technophiles, apôtres du tout numérique .
Une idée très largement développée voudrait laisser croire que plus l’administration rendra accessible ses services par Internet et moins l’on aura besoin d’agents dans les accueils. Le spectre d’une administration totalement numérisée, accessible uniquement par le web, avec un accompagnement par de simples centres d’appels, menace.
La demande des usagers va vers la simplification des démarches administratives et vers la possibilité d’un contact personnalisé : une administration avec « moins de paperasse » ! Mais en interposant entre l’usager et les services administratifs, un portail de services en ligne souvent limités au téléchargement de formulaires, cela ne constitue pas une avancée réelle vers le « moins de paperasse » ! Il semble plus porteur pour l’avenir d’imaginer de valoriser la fonction des agents accueillant le public dans les bureaux, au téléphone, par mail, par courrier, en les dotant de systèmes d’information performants et de délégations d’action afin qu’ils soient en mesure d’apporter des informations en temps réel sur les demandes en cours et ce faisant de regagner du crédit auprès du public. (Pour approfondir cette question, voir Administration électronique assistée par l’humain ou services de proximité aidés par le numérique ?)
De quel Progrès voulons-nous ?
La course en avant vers un progrès technologique plein de promesses pourrait nous entraîner, si nous ni prenons garde, vers un développement insoutenable. Le progrès humain devrait être l’étalon permanent du développement de la technologie. A l’environnement technologique de s’adapter à l’homme, lequel doit s’adapter à son ecosystème naturel.
Et si nous nous amusions à revisiter notre devise républicaine Liberté, Egalité, Fraternité , afin de dégager les valeurs-clés qui pourraient à l’avenir organiser le champs d’action des politiques publiques en matière de numérique ? Plutôt que de lister un catalogue de propositions à mettre en oeuvre, cette entrée en matière présente l’avantage d’interroger le sens et de dégager les grandes lignes prospectives des scénarios de politique-fiction. Nous proposons de réfléchir autour de 3 idées refondatrices du vivre ensemble à l’ère du numérique : Mobilité, Equité, Convivialité .
(Rem : Si vous en avez d’autre à proposer, vous êtes les bienvenus, n’hésitez pas à faire vos remarques dans les commentaires.)
Mobilité
L’ identité numérique de l’humain et de sa sphère personnelle ou professionnelle : numéros de téléphone, adresses mail, identifiants de messagerie instantanée, adresses web, avatars, ... tend à devenir indépendante d’un lieu fixe, accompagnant ainsi l’individu dans sa mobilité spatiale, professionnelle et culturelle.
- Nomadisme : Internet évoluant vers le Mobilnet (pour reprendre la formule de Joël de Rosnay dans L’internet du futur) afin de coller aux besoins des utilisateurs itinérants, la permanence et l’ubiquité de l’accès au réseau prime sur la possibilité de disposer du très haut débit.
- Ubiquité : un accès aux réseaux partout et tout le temps, Internet évoluant vers un Omninet succeptible de fédérer tous types de réseaux d’échange de données grâce aux évolutions du protocope IP (voir le projet de réseau pervasif selon Rafi Haladjian).
Equité
A chacun selon ses besoins , avec ou sans technologies, avec des technologies différentes et complémentaires, la société doit valoriser un mode d’ accès multimodal à l’information, la communication et la connaissance.
- Echanges entre pairs : faisons l’hypothèse que chaque être humain est créateur de richesse et que cette richesse mérite d’être partagée, échangée, diffusée. Faisons le pari d’une société basée sur des échanges symétriques , dans laquelle chacun serait tour à tour, émetteur ou récepteur, un usager initial potentiellement créateur ou co-producteur de contenus.
- Premier kilomètre : Pour construire un bâtiment on commence par poser la première pierre. Pour construire un réseau, il faut commencer par le premier kilomètre. Mais le réseau doit partir de l’usager, non plus final mais initial, et aller à la rencontre d’autres usagers pour constituer un réseau. Plutôt que de parler d’ utilisateur final et de dernier kilomètre de la boucle locale, inversons la vapeur comme nous le suggérait Jacques-François Marchandise il y a 5 ans déjà (voir Libérer le premier kilomètre).
- Le chainon humain : Ne peut-on pas imaginer en mixant les technologies comme le font les initiateurs de Metropolitan Area Networks (MAN) (voir l’initiative récente de la Ville de Blanquefort) ou de Rural Area Networks (RAN) (voir Rencontres du Wi-Fi rural 2007), un réseau où un certain nombre d’abonnés reliés haut débit, sont eux-même relais via des émetteurs wi-fi ou Wimax pour le reste du réseau ? Et si sur le modèle de la Grameen Bank au Bengladesh (voir Allo, je vous appelle de Parulia - Courrier de l’Unesco Juillet-Août 2000 ), nous imaginions de proposer à des particuliers situés dans des zones mal desservies, des micro-crédits pour devenir un des maillons d’un réseau à (très) haut débit à l’échelle humaine ?
- Accessibilité : Chacun doit pouvoir accéder à l’information et aux services, à la diffusion des connaissances et à la communication interpersonnelle, avec ou sans les moyens technologiques de son choix et compte-tenu de ses déficiences éventuelles.
Convivialité
Comment vivre ensemble en bonne intelligence dans un monde où la mobilité des personnes, des biens et des idées multiplie les rencontres frontales entre des cultures et des valeurs différentes, voire contradictoires ? Quels choix politiques pour le numérique permettent d’y contribuer ?
- Abondance de Biens communs ne nuit pas : Une économie des biens immatériels fondée sur l’abondance permet la coopération plutôt que la compétition (voir Jean-Michel Cornu La coopération, nouvelles approches ).
- Logiciels et contenus ouverts : la libre circulation et l’appropriation des idées par tout un chacun doivent être encouragées et stimulées. Les logiciels libres « open source » et les licences de droits d’auteur Creative commons participent de cette ambition.
- L’infostructure des territoires numériques : Dans une économie des biens immatériels, au-delà des infrastructures , les collectivités se doivent de développer les infostructures : portails locaux, géolocalisation de contenus tagués par les producteurs et les utilisateurs (Tout Rennes blogue), noeux d’échange locaux ... comme nous le suggère Claude Combes (voir Les MIX, pour territorialiser l’Internet). La culture et les savoir-faire sont liés aux communautés et aux terroirs et ils contribuent à fabriquer les identités individuelles et collectives. Impossible de savoir où l’on va en ignorant d’où l’on vient.
- Accompagner les usages : c’est proposer de la médiation et de la formation, mais aussi intervenir en amont sur l’ utilité des services et l’ utilisabilité des interfaces homme-machine , en associant les usagers au processus de conception et en les encourageant à détourner les objets technologiques de leur usage premier. (voir une présentation succinte des travaux de Philippe Mallein L’utilité précède l’usage).
- Encourager des réseaux de sociabilité ouverts : les réseaux de personnes ou « social network » sont capables du meilleur (se faire de nouveaux amis ou contacts professionnels, faciliter une recherche d’information, partager des contenus : photos, liens, tags, ...) comme du pire (propager des rumeurs infondées, des virus ou des blagues douteuses, des chaines de solidarité bidons, ...). Il importe de veiller à ce que le développement rapide de communautés en ligne de toutes sorte, constituées autour d’outils plus ou moins propriétaires, ne porte pas atteinte à l’universalité du réseau fondée sur un principe d’interopérabilité .
- Civilité à l’ère numérique : la régulation des échanges interpersonnels, des conditions d’accès aux contenus de création, aux données personnelles ... nécessite de réfléchir collectivement aux « codes de bonne conduite », qui quoi qu’on en pense peuvent exister même chez les pirates (voir Florent Latrive Du bon usage de la piraterie).




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