Accès pour tous aux TIC

Publics éloignés

Accessiblité numérique

Pour une approche européenne de l’accessibilité numérique ?

Consultation de la Commission Européenne

Cette consultation porte sur la question de l’accessibilité des sites web et s’adresse aux personnes handicapées, aux associations qui travaillent avec elles, aux professionnels qui conçoivent, proposent et développent des services.

Elle doit permettre la mise en place de mesures cohérentes au niveau européen.

La Commission européenne souhaite explorer une approche européenne commune pour l’accessibilité du Web pour les trois raisons suivantes :

1) Les utilisateurs handicapés continuent à faire face à de grandes difficultés pour accéder aux sites web.

2) Les différentes approches de l’accessibilité du Web par les États membres fragmentent le marché.

3) Les institutions de l’Union européenne (UE) ainsi que les États membres se sont engagés au cours des dernières années à améliorer l’accessibilité du Web. En particulier, la "Déclaration Ministérielle pour une société de l’information inclusive" (Riga, juin 2006) comprenait l’engagement de rendre tous les sites web publics accessibles d’ici 2010. Malgré les efforts déployés, cet objectif est loin d’être réalisé.

Cette consultation est disponible :

en anglais sur le site de la Commission

en français, en format traitement de texte sur ce site

le document est alors à renvoyer par mail

La date limite de réponse est le 27 août 2008.

Posté le 29 juillet 2008 par Stéphanie Lucien-Brun

Posté le 29 juillet 2008 par Stéphanie Lucien-Brun
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Accès public accompagné au numérique : CRéATIF propose 5 mesures et 4 pistes de travail pour une politique nationale d’e-inclusion

Assises du Numérique - juin 2008

Dans le cadre des Assises du Numérique lancées fin mai par Eric Besson, Secrétaire d’Etat, chargé de la Prospective, de l’évaluation des politiques publiques et du développement de l’économie numérique.

Malgré l’essor des outils numériques, 40 % de la population n’a toujours pas accès à internet. Plus les usages et les services se développent, plus celles et ceux qui n’ont pas accès (personnes âgées, isolées socialement, en précarité ...) se sentent exclus de cette évolution de la Société. Il est urgent de prendre en compte ces personnes dans un accès public accompagné de proximité.

Les initiatives portées par les collectivités locales sont nombreuses mais inégales et CRéATIF propose aujourd’hui 5 mesures et 4 pistes de travail afin de définir une politique nationale d’e-inclusion.

Les espaces publics numériques sont des lieux d’accompagnement de projets et de support des usages innovants du numérique au service du lien social

Assises du Numérique – Juin 2008

Propositions de CRéATIF et d’un collectif d’acteurs de l’accès public à Internet

Nous sommes des acteurs engagés dans l’appropriation et le développement des usages du numérique.

L’association CRéATIF rassemble des personnes engagées dans la conduite et la promotion d’actions de sensibilisation du public aux technologies de l’information et de la communication (TIC) pour le compte de collectivités territoriales, associations ou administrations décentralisées. En s’appuyant sur une pluralité de dispositifs d’accès publics, de démarches et de territoires, CRéATIF favorise l’appropriation sociale et citoyenne des technologies de l’information par :

  • l’échange des pratiques et le travail en réseau des animateurs et des responsables ;
  • le soutien et la diffusion des réalisations et des projets ;
  • l’observation et l’évaluation des usages ;
  • l’encouragement d’une participation active de la population.

Pour prévenir les risques de nouvelles exclusions liées aux TIC

L’action de CRéATIF s’inscrit dans une démarche de développement local des usages sociaux, culturels, éducatifs, et des capacités d’expression et de création des populations. Son souci est de favoriser l’accès au droit, à la culture et à l’emploi afin de réduire les inégalités d’accès. Sa volonté est de lutter contre les risques de nouvelles exclusions liées aux TIC.

Depuis plusieurs années déjà, CRéATIF contribue à faire avancer la réflexion en matière de développement et de pérennisation des Espaces publics numériques. Ces lieux offrent aujourd’hui, et plus que jamais, un véritablement accompagnement de la population à une époque où l’informatique et les objets numériques se répandent dans les foyers, où les technologies mobiles sont entrées dans le quotidien de chacun et où les services publics développent de plus en plus leur accès via Internet.

Nous proposons 5 mesures et 4 pistes de travail afin de soutenir les actions d’e-inclusion

Sous la coordination de CRéATIF, ses membres, auxquels se sont associés d’autres acteurs de l’accès public à Internet, ont souhaité apporter leur contribution aux travaux menés dans le cadre des Assises du Numérique lancées par Eric Besson, Secrétaire d’Etat, chargé de la Prospective, de l’évaluation des politiques publiques et du développement de l’économie numérique.

  • Parce que la capacité d’accéder à l’information devient de plus en plus vitale pour tenir sa place dans la Société,
  • Parce que plus de 40% de la population restent encore en marge du maniement du multimédia et d’Internet,
  • Parce que l’appropriation par ces publics éloignés des TIC demandera un effort d’accompagnement plus soutenu du fait des freins cognitifs et culturels,

Nous sommes convaincus que les pouvoirs publics ont un rôle majeur à jouer dans le soutien et le développement de ces dispositifs, afin de tenir les objectifs européens que la France s’est engagée à respecter conformément au programme e-Inclusion 2010.

Contexte et enjeux

L’accès public accompagné au numérique : une mission d’utilité sociale

On ne peut développer une économie du numérique sans faciliter l’appropriation d’une culture numérique par le grand public.

La sensibilisation aux questions de sécurité, de protection de la vie privée et de respect d’une attitude citoyenne, l’accès aux services de l’administration en ligne, le développement des usages d’expression et de création de contenus, la prise en compte des besoins spécifiques des publics les plus éloignés, sont autant de dimensions indispensables au développement durable d’une économie numérique.

Les Espaces publics numériques relèvent d’une mission d’utilité sociale afin de prévenir les risques d’exclusion d’une partie de la population aujourd’hui « déconnectée » de l’évolution rapide vers une société où le numérique occupe une place centrale.

Anticiper de nouvelles disparités

L’équipement des ménages est encore très inégal. Les familles à revenus modestes et faible niveau d’études ont besoin d’un accès à coût réduit (en logement social par exemple) et d’un accompagnement pour comprendre l’utilité et le bénéfice du numérique afin de se repérer dans la diversité des offres.

Après la couverture complète du pays en haut débit, le déploiement du très haut débit se fera de façon lente dans les territoires les moins rentables pour les opérateurs et sera générateur de nouvelles inégalités. Cette perspective nécessite de travailler à un maillage des réseaux, des points d’accès et des éditeurs de contenus locaux, dans une approche d’aménagement numérique des territoires. Le numérique, en permettant le même accès à une offre diversifiée de biens, de services et de culture dans le monde rural comme dans les villes, contribue à rétablir une équité territoriale.

Renforcer la qualité des services proposés

Le paysage français de l’accès public accompagné aux outils et services numériques a longtemps été caractérisé par une diversité de programmes et labels régionaux ou locaux disparates. L’Etat peine à fédérer et coordonner l’action de ces réseaux, dont le morcellement et la discontinuité de couverture du territoire, nuisent à la lisibilité de ces dispositifs par le grand public.

La charte Net Public gagnerait à être associée à un standard de qualité, supérieur à ce que proposent déjà les appellations locales, en mettant l’accent, tant sur la diversité et la cohérence des contenus et services proposés que sur la qualité de l’accompagnement.

Professionnaliser les acteurs

Cette montée en qualité nécessite de miser sur la formation des professionnels : animateurs, médiateurs, bibliothécaires, ... Chargés quotidiennement de répondre aux demandes et d’assurer des initiations ou animations dans leurs espaces, il est indispensable que leurs compétences puissent être réactualisées en permanence, afin de suivre l’évolution rapide des technologies et de leurs usages.

La qualification de ces professionnels doit pouvoir être garantie par le biais d’une certification des compétences reconnue dans la fonction publique territoriale.

Aller au devant des publics éloignés

En accueillant par exemple des services de type visioguichets ou espaces de télétravail, les Espaces publics numériques peuvent contribuer à réduire l’éloignement géographique des habitants de certaines zone rurales enclavées. En veillant à l’accessibilité des outils et services aux personnes en situation de handicap, aux publics illettrés ou en grande précarité sociale, ces lieux pourront mettre la technologie au service de l’inclusion sociale.

Les demandeurs d’emploi sont nombreux à trouver dans ces lieux des ressources pour accompagner leurs recherches. La présence croissante des seniors dans ces espaces, les amènent à côtoyer enfants et jeunes adultes, renforçant par là même le lien social intergénérationnel.

Outiller la créativité du plus grand nombre

L’évolution des technologies numériques laisse présager un potentiel de communications et d’interactions humaines plus interactives que celles que nous avons connu à l’ère de l’audiovisuel analogique. Cette invitation à la créativité des utilisateurs demande de nouvelles connaissances à apprivoiser et à maîtriser. Dans cette perspective, miser sur l’accompagnement humain s’avère un bon investissement.

Propositions de mesures pour l’e-inclusion

Les Espaces publics numériques sont des lieux d’accompagnement de projets et de support des usages du numérique au service du lien social

Mesure 1 : Elaborer avec les acteurs des territoires une Charte d’objectifs NetPublic 2.0

Par « 2.0 », on entend une démarche concertée permettant de définir les objectifs et le cadre dans lesquels doit se dérouler l’intervention des acteurs et prescripteurs, publics et privés, des services d’accès accompagné, d’initiation et de formation aux outils et contenus numériques. Associer aux objectifs quantitatifs et qualitatifs, les moyens à mettre en œuvre et les mécanismes d’observation (démarche qualité) et d’évaluation, qui seront vérifiés par les réseaux d’acteurs constitués, nationaux ou territoriaux.

Mesure 2 : Soutenir les territoires dans le développement coordonné d’un accès accompagné aux outils et services numériques

Définir le développement numérique des territoires et l’accès accompagné des usages, comme une nouvelle compétence obligatoire sur une échelle de territoire à définir (communauté de communes, département, région ...). Renforcer la complémentarité et le maillage des Espaces publics numériques sur les territoires en cartographiant l’existant, en développant une animation territoriale et une communication nationale auprès du grand public.

Mesure 3 : Définir et contractualiser avec les administrations et les collectivités le rôle des Espaces publics numériques dans l’accompagnement du développement de l’e-administration

Valoriser le travail effectué par les EPN pour l’accompagnement des publics à l’usage des téléservices en partenariat avec les administrations et organismes concernés sur les territoires (Communication et participation aux frais de fonctionnement). Développer dans les zones rurales ou relevant de la politique de la Ville, les Relais de services publics ou des dispositifs similaires.

Mesure 4 : Renforcer l’accompagnement et l’accès à l’e administration dans les lieux d’accès public par la présence d’un fonctionnaire d’Etat au côté de l’animateur-trice

Redéployer des fonctionnaires d’État dans les Espaces publics numériques : véritables médiateurs administratifs, ils feraient le lien entre les citoyens et l’administration avec une pleine légitimité (Financement : mesure neutre pour le budget de l’État).

Mesure 5 : Garantir une certification minimale pour les professionnels de l’animation multimédia

Définir un référentiel national des compétences des « Médiateur des technologies numériques » et organiser à l’échelon régional des parcours de qualification des animateurs des Espaces publics numériques en vue d’obtenir la certification C2i niveau 2 correspondante. Faire reconnaître cette certification professionnelle : inscription au RNCP et dans les grilles d’emploi et de concours de la Fonction Publique Territoriale, filière animation.

Pistes de travail complémentaires

Nous proposons en outre quelques pistes de travail qui méritent d’être étudiées, approfondies et soumises au débat :

Piste 1 : Promouvoir et diffuser le B2i Adultes comme référentiel de compétences de base pouvant être acquises et développées au sein des Espaces publics numériques.

  • Encourager la mise en place de passerelles entre initiation dans les EPN et qualification dans les organismes de formation, via un portefeuille de compétences numériques (e-portfolio) s’appuyant sur un référentiel national commun.

Piste 2 : Mobiliser les fonds disponibles dans le cadre du Droit Individuel à la Formation (DIF) afin de financer les initiations qui se déroulent dans les Espaces publics numériques.

  • L’initiation à la Culture numérique fait partie intégrante de l’Education tout au long de la vie et les EPN peuvent collaborer avec les organismes de formation pour une meilleure prise en charge des publics sur chaque territoire (accueil de proximité, horaires plus adaptés).

Piste 3 : Développer des pôles ressources autour de l’appropriation du numérique pour des publics spécifiques (seniors, handicap, illettrisme, migrants...)

  • Identifier les multiples partenaires et personnes-ressources capables d’intervenir sur ces questions et favoriser l’échange et la coopération.
  • Identifier et développer les ressources pédagogiques adaptées, former et outiller les professionnels à l’accueil des publics aux besoins spécifiques et favoriser l’équipement des Espaces publics numériques d’interfaces matérielles et logicielles permettant l’accessibilité à tous les publics (Financement : Fonds européens des politiques d’e-inclusion, AGEFIPH).

Piste 4 : Doter les Espaces publics numériques des technologies les plus récentes afin qu’ils puissent durablement jouer leur rôle de facilitateur dans l’appropriation des nouvelles technologies par le plus grand nombre.

  • Accompagner les collectivités dans le renouvellement des équipements des EPN, afin de les aider à suivre les évolutions rapides des technologies : fibre optique, internet mobile, web TV, web 2.0, visioconférence, ... (Financement : Caisse des Dépôts et taxe sur le numérique collectée auprès des FAI).
Lien hypertexte: Assises du Numérique
Posté le 28 juin 2008
Posté le 28 juin 2008
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Réseau 2000 demande votre soutien pour interpeller les pouvoirs publics

Apportez votre soutien Réseau 2000 en remplissant le formulaire que nous pourrons retransmettre aux autorités compétentes.

Votre appui compte pour que l’association puisse continuer à faire vivre ses espaces publics numériques et ses missions d’intérêt général.

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Réseau 2000 traverse une crise, certainement la crise la plus grave de ces 10 dernières années. A tel point que si rien n’est fait, nous pourrions être dans l’obligation de mettre fin à toute activité.

Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Est-il encore possible de sauver la structure ? Combien cela peut-il coûter ? Et quels sont les enjeux au regard des actions engagées, des salariés de Réseau 2000, de l’insertion professionnelle et de l’économie numérique ? Un engrenage infernal de désengagements de dernière minute des pouvoirs publics

En 2006, le non-renouvellement brutal par l’Etat d’une convention FSE tri-annuelle sur les EPN, s’est traduit par la suppression de 120 000 euros de financement, ceci alors même que les actions étaient engagées.

2007 voit aussi la disparition des Fonds de l’Etat liés à l’Insertion par l’Activité Economique sur l’axe du Fond Départemental d’Insertion, de l’aide à la structure du FSE, soit de nouveau l’annulation d’une enveloppe de 120 000 euros...

En 2007, c’est encore la Région Ile-de-France qui réduit son soutien à l’Insertion par l’Activité Economique et qui retire 30 000 euros sur des actions d’insertion, notamment sur le projet Digital Pathway avec San Francisco, désistement qui une nouvelle fois intervient alors que le programme est engagé. Ce programme a lui aussi un coût important : 80 000 euros, pour 50 000 euros de subventions.

En 2007, enfin, nous avons dû déménager de nos locaux pour laisser place à l’Ecole de la deuxième chance et subir ainsi une augmentation de... 700 % de nos charges, soit 50 000 euros par an.

Il faut encore souligner, et c’est important, que ces difficultés ont été aggravées par un refus constant de la Direction du Travail de l’Emploi et de la Formation professionnelle de pérenniser nos activités, en nous poussant dans un mode de gestion de projets à cours termes.

Concrètement, cela signifie pour nous plusieurs dépôts de dossiers par an. Sans pouvoir anticiper sur ceux qui seront validé. Et une fois sur trois, le traitement des dossiers est repoussé de 6 mois… Ce qui nous laisse sur les bras une équipe et des loyers. C’est à dire que toutes les charges sans les ressources correspondantes… Il est impossible dans ces conditions d’avoir une quelconque avance en trésorerie. Lorsque la corde sur laquelle on tire s’élime, que faire ?

A cause de ces désengagements de l’Etat, de la Région, qui se sont donc traduits par des annulations, sans préavis, de subventions et d’aides en cours de programmes, c’est en tout sur 2007, une perte de 300 000 euros de produits d’exploitation par rapport à l’année précédente, et ce pour le même volume d’actions ; et de 420 000 euros sur les deux dernières années.

Aurait-il fallu, alors, toute affaire cessante, prendre acte de ces revirements concomitants et mettre fin sur-le-champ à nos actions en cours, laissant, nous aussi, nos bénéficiaires sur le carreau ? D’un point de vue comptable sans doute, mais c’est bien sûr ce que nous n’avons pas fait. Le choc a été rude, mais nous ne sommes pas restés les bras ballants et avons pris le taureau par les cornes. Sortir de la spirale de l’urgence et élaborer un plan de sauvegarde

Sur cette même période, et dans des conditions plus que précaires, nous avons : trouvé des financements complémentaires, recherché des financement complémentaire en développant une l’activité économique et finalement doublé notre chiffre d’affaires en activités commerciales !

Pourtant, le déséquilibre induit par ces désengagements successifs est trop fort. Aujourd’hui, c’est un financement exceptionnel de 150 000 euros qui manque à la structure pour sortir de la spirale de l’urgence, apurer les dettes, boucler son plan de sauvegarde et consolider ses activités en finalisant les projets qui résultent de ces années d’expérimentation. Ces activités et ces projets, quels sont-ils ?

Des bénéficiaires

20 000 Parisiens et Parisiennes résidents des quartiers Politique de la Ville ont bénéficié d’initiations aux nouvelles technologies et d’accompagnement vers la société de l’information ;

200 personnes ont trouvé un emploi durable grâce à nos activités d’insertion innovantes ;

5 000 artisans et commerçants ont été formés grâce à notre partenariat avec l’ECA 19e ;

200 structures locales – Associations, espaces culturels,structures de l’Economie Sociale et Solidaire profitent de la promotion qui leur est faite sur La Ville des Gens, site web de promotion touristique, associative et culturelle des quartiers de l’Est parisien créé par l’association.

De l’insertion économique par le haut : expérimentation, transversalité

Ces chiffres illustrent l’étendue de nos activités et de leurs bénéficiaires, mais plus que tout ce qui fonde l’originalité de notre démarche, c’est la transversalité et le caractère novateur de nos actions marquées par la volonté de tirer l’insertion professionnelle par le haut en conciliant l’action sociale avec l’activité économique la plus en pointe. Notre soucis est de porter nos bénéficiaires vers des compétences et des capacités d’éveil qui leur permettent d’intégrer des secteurs d’activités émergents sur des métiers qui requiert de multiples connaissances numériques. Aujourd’hui Réseau 2000 sait former de tel profils.

Dans le contexte actuel, il est ici question tout à la fois de volonté politique, de credo et de savoir-faire. De tels savoir-faire ne s’improvisent pas, ils ne s’apprennent pas non plus, car ils sont le fruit d’un délicat travail d’expérimentation.

Cette démarche expérimentale ambitieuse est portée par des partenariats de qualité qui nous permet de conduire ces projets et ces actions.

Maturation de savoir-faire émergents et partenariats

Grâce à des partenariats actifs avec Cap Digital , Silicon Sentier, ParisMix , l’Aproged, Capital Games,IBM , la Maison des Métallos ou le 104, nous travaillons sur la création d’un centre de formation (CFA) et d’emploi dans le secteur de l’économie numérique et des médias pour des jeunes en difficulté.

De même pour notre partenariat actif avec San Francisco pour des échanges de savoir-faire dans le cadre de l’accord « Digital Sisters Cities ».

Plus classiquement, l’association travaille aussi de manière suivie avec le PLIE 18-19, les ANPE, La Maison de L’Emploi, Les MDDE, la Politique de la Ville.

Réseau 2000 mène également des actions solidaires au sein des actions Ville Vie Vacances dans les quartiers sensibles l’été avec l’équipe de développement local pour y amener technologies et culture scientifique et technique.

Réseau 2000, c’est le souci de la qualité, comme dans le travail mené avec l’AFPA avec inspections et évaluations positives.

Réseau 2000, c’est encore un travail en cours avec l’Agence Nouvelle des Solidarités Actives dans le cadre du groupe de travail « Développer les usages TIC pour favoriser l’insertion des populations en situation d’exclusion sociale ou professionnelle » ou une expérimentation avec Paris Développement, dans la cadre du projet Gigacom.

En outre, l’association met en œuvre des formations pour les salariés des PIMM’s Ile-de-France, des PLIE ainsi que des prestations pour la Maisons de l’emploi….

Réseau 2000, c’est enfin une entreprise d’insertion qui accompagne les personnes à domicile dans leur usage des nouvelles technologies, en collaboration avec l’Agence nationale de services à la personne et des entreprises privées telle Sparks Angels.

Pour conclure, l’important travail de déchiffrage réalisé pour le chantier Digital Pathway (2 salariés ETP) permet que d’autres projets tel que celui de Sebastian prennent aujourd’hui corps.

Par ces actions, Réseau 2000 est devenu un médiateur pertinent capable de répondre aux besoins de formations des entreprises, et d’accompagner des projets de collectivités territoriales sur des actions numériques. Réunion d’un tour de table

Aujourd’hui pourtant, le poids du passif et nos difficultés de trésorerie dues au désistement financiers des services publics sur actions engagées, rendent l’association très fragile, d’où la nécessité de pérenniser l’activité ou de disparaître à très court terme.

Dans ce contexte, nous pensons à nos 15 salariés et aux 12 salariés du chantier d’insertion actuellement en cours, à nos bénéficiaires et au public de nos EPN.

Nous pensons également au bilan de nos actions en termes de taux exceptionnels de retour à l’emploi, de méthodologie, de partenariats et de développements économiques.

Nous pensons encore aux perspectives très concrètes d’aboutissement de notre travail que nous pourrions mettre en place : des chantiers d’insertion qualifiants à niveau bac ; l’agrément de 5 ans de l’AFPA ; le Centre de formation et d’emploi en projet avec Cap Digital , Silicon Sentier, ParisMix, l’Aproged, Capital Games, IBM, la Maison des Métallos ou le 104 ; le partenariat avec San Francisco dans le cadre de « Digital Sisters Cities »

Et notre projet continue de nous apparaître tant novateur que porteur de sens.

Pour autant, les revirements soudain des politiques publiques mettent en dangers les actions d’insertion sociales. Nous appelons les usagers des espaces publics numériques, des chantiers d’insertion, les structures de l’insertion sociale et de la formation permanente à interpeller avec nous les pouvoirs publics.

Emmanuel Saunier Directeur de l’association Réseau 2000

Posté le 12 juin 2008 par Emmanuel Saunier
Posté le 12 juin 2008 par Emmanuel Saunier
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Suite de la journée nationale "TIC et Illettrisme" le 24 mai 2008 à Lyon

TIC et Illettrisme

Compte-rendu subjectif..
Le 24 mai, l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme organisait à Lyon une rencontre nationale sur la place des TIC.. Quelques impressions et interrogations.

Le programme de cette journée a été consacré aux travaux du forum permanent des pratiques sur les usages des TIC et à la valorisation des expériences réussies. Le débat ne tournait pas autour de l’intérêt de l’utilisation des TIC pour l’apprentissage des savoirs de base, qui était acquis (« oui, il faut les utiliser ! ») mais plutôt autour de l’usage lui-même :« se former, s’informer, jouer, apprendre… ? » la porosité des frontières dans le champs des TIC a été évoquée.

Le public de la rencontre venait de toute la France et était essentiellement issu du monde de la formation.

Il a été regretté que les réseaux des espaces publics numériques ne soit pas plus présents dans ce débat où ils avaient beaucoup à apporter en terme d’expertise.

En effet, les « compétences numériques » font maintenant partie des huit compétences clés édictées par le Conseil de l’Europe en matière d’éducation et de formation continue. Les TIC sont donc un objet d’étude ainsi qu’un média pour l’acquisition de savoirs, informations… Mais cette particularité n’est pas uniquement l’apanage des TIC, les compétences comme la lecture et l’écriture ou la maîtrise d’une langue étrangère par exemple ont également cette qualité de « sujet outil ».

La suite sur le site des EPN du Lyonnais !

Lien hypertexte: L’article complet
Posté le 26 mai 2008 par Cécile Maout, Stéphanie Lucien-Brun
Posté le 26 mai 2008 par Cécile Maout, Stéphanie Lucien-Brun
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Les politiques publiques de développement des usages TIC et de lutte contre la "fracture numérique"

Colloque de la Mission Ecoter - 21 mars 2008 - Paris
Colloque de la mission Ecoter autour de la thématique "Politiques publiques et e-inclusion".

Le 21 mars 2008, au Palais du Luxembourg une journée consacrée aux "Politiques publiques de développement des tic et de lutte contre la fracture numérique".

Cette journée est organisée avec le soutien de la Délégation aux Usages de l’Internet, elle s’inscrit dans le cadre du Grenelle de l’Insertion (Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté) et est, une contribution à l’initiative de la Commission Européenne "e-Inclusion : be part of it !"

Le programme

09h15 Accueil des participants

Intervenants : Olivier Julienne, Secrétaire général de la Mission Ecoter

09h45 Introduction de la journée

Une société fondée sur la connaissance et l’information qui doit profiter à tous. Des outils technologiques, facteurs de développement économique mais aussi risques de nouvelle fracture sociale.Un bénéfice à faire partager à toutes les populations. Quel rôle des régions, des pouvoirs locaux, de l’Europe ?

Intervenants : Hervé Le Guyader, Directeur général d’AEC Aquitaine, Vice-Président d’Eris@, Expert auprès de la Commission européenne

10h20 e-Inclusion : allier modernité et solidarité

Intervenants :

  • Délégation aux Usages de l’Internet et Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche : Bernard Benhamou, Délégué De la nécessité des technologies pour favoriser les usages et les services pour les citoyens et pour réduire la fracture sociale.
  • Caisse des Dépôts et Consignations : Nicolas Conso, Chef du Service Développement des Services Numériques au Département Développement Numérique des Territoires (DNT) Mise en oeuvre de politiques publiques de développement numérique des territoires et synergie avec les collectivités territoriales pour lutter contre la fracture numérique.
  • DIACT Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires : Jérôme Coutant, Chef du pôle aménagement numérique du territoire
  • Fédération nationale des Familles rurales : Dominique Marmier, Vice-Président La fracture numérique dans le monde rural
  • Agora EMMAÜS :Odile Boudeau, Directrice Actions TIC d’Emmaüs pour aider à la réinsertion
  • Agence nouvelle des solidarités actives : Benoit Genuini, Président
  • Conseil général des Côtes-d’Armor : Jean-Pierre Quignaux, Chargé de mission du Président Claudy Lebreton – Président du Conseil général et Président de l’Assemblée des départements de France
  • Etablissement Public d’Insertion de la Défense : Dominique Varry, Directeur général adjoint

Modérateur : Philippe Molès, Expert - Strat-Up

12h30 Déjeuner en commun des participants - Café Médicis, Musée du Luxembourg 19 rue de Vaugirard 75006 Paris

14h15 Stratégies territoriales et partenariats : des synergies gagnantes pour généraliser les usages numériques

Intervenants :

  • Université Rennes 1 : les 72 "points Etude" pour les étudiants - Carole Nocera-Picand, Chef de projet UNRB - Université Rennes 1
  • Syndicat Mixte Manche Numérique : politique globale de partenariat avec le secteur privé Philippe Le Grand, Directeur - Syndicat Manche Numérique Isabelle Flory, Direction Institutions et Initiatives stratégiques - Intel France
  • Ville de Nanterre : mise en réseau des acteurs locaux Gérard Perreau Bezouille,1er adjoint, finance et achats, ville-monde, vie urbaine Anne-Gaëlle Chiche, Responsable du Cyber
  • Communauté de Communes Action Fourmies et environs : accompagnement TIC Véronique Barré, Responsable "Promotion économique, communication, TIC" Jean-Luc Pérat, Conseiller général et Député du Nord

Modérateur : Philippe Molès, Expert - Strat-Up

15h45 Politiques sociales et TIC, et initiatives en direction des plus démunis

Intervenants :

  • OPAC de Paris : équipement de 100 000 logements sociaux en accès Internet haut débit. Jean-Yves Bureste, Chef de service de l’OPAC
  • Réseau 2000 : accompagner et insérer sur les métiers de la formation et de l’accompagnement des personnes dans leurs usages quotidiens de l’informatique Emmanuel Saunier, Directeur
  • Conseil général des Alpes-Maritimes : projet M@D – maintien à domicile pour les personnes âgées et projet de télémédecine – mise en réseau des professionnels des Alpes-Maritimes grâce au satellite Docteur Fabien Josseran, Sous-directeur de la Santé
  • Conseil général de Seine-Saint-Denis : Système "coupons-informatiques" (équipements des collégiens de 6ème en PC) (sous réserve)

Modérateur : Alain Baritault, Rédateur en Chef - Cités Numériques

17h30 Conclusion de la journée

Pour les informations pratiques, notamment le cout, voir le site de la mission Ecoter

Posté le 20 mars 2008 par Stéphanie Lucien-Brun
Posté le 20 mars 2008 par Stéphanie Lucien-Brun
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