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Un genre blog ? appel à contribution : journée d’études juin 2008
Le projet général
Les blogs forment un corpus à la fois massif et très hétérogène. Leur nombre croissant, au-delà du phénomène de mode, marque un retour en force du « je », s’énonçant à travers une large variété de thèmes, de styles, d’approches. Qu’ils le théorisent eux-mêmes ou que leur pratique seule le signale, ils apparaissent donc comme un lieu d’expression spécifique, adapté à de nouvelles contraintes et générant de nouveaux codes.
Cette journée d’étude ouvrira un séminaire dont l’objectif sera d’observer les blogs, afin d’étudier notamment la façon dont ils repensent les champs de l’écriture et de la publication – création, édition, liberté d’expression, réseaux de sociabilité, légitimité des écrits, frontières des genres…
Cette perspective suppose la collaboration de chercheurs travaillant sur différents domaines (médias, littérature, politique, sociologie culturelle, etc.), elle implique aussi une relation étroite avec les acteurs de l’univers du blog. Outre sa dimension scientifique, ce séminaire souhaite donc être un espace d’échange et de rencontre.
La journée d’études : Un genre blog ?
Il ne s’agirait pas de faire à tout prix du blog un genre nouveau, mais, en jouant sur la polyphonie du terme, de poser de cette façon la question des modalités d’écriture et des horizons d’attente que ce mode d’expression programme à travers la diversité de ses actualisations. D’où une tentative de définition, non seulement en tant qu’objet
technologique et fonctionnel (ce par quoi le blog se différencie d’autres formes d’écriture sur internet), mais aussi en tant qu’objet esthétique. Peut-être trouverait-on un point de départ dans la notion d’essai, au sens où l’entendait Montaigne. On observerait en particulier en quoi le blog travaille les genres constitués par un déplacement qui est, peut-être, un renouvellement. On pourrait ainsi voir comment, par exemple, la lettre, le récit littéraire, l’aphorisme philosophique, la critique esthétique, l’éditorial journalistique, l’analyse sociologique ou le discours politique sont investis, réécrits, modifiés, critiqués, parodiés… Les enjeux de telles appropriations, dont il faut rappeler le caractère personnel, généralement revendiqué, vont du jeu à l’engagement le plus entier, en passant par la concurrence, la distanciation, la contestation. Elles débouchent sur l’instauration de nouveaux modes d’intervention dans l’espace public, la mise en place d’autres critères de légitimation, la création de circuits parallèles d’appréciation. Sans aller jusqu’à invoquer l’exemple de Second life on peut constater une forme de virtualisation de la sphère socioculturelle.
Parmi les pistes abordées on pourrait suggérer les thèmes suivants :
L’écriture peut tout d’abord supposer l’adhésion à un genre constitué (roman, poème, aphorismes, récit de voyage, journal intime, discours, essai, critique, article de journal, etc.), dont il faudrait étudier l’éventuelle distorsion dans l’actualisation particulière qu’en propose le blog. Elle peut au contraire choisir le porte-à-faux, soit par la revendication d’une nouvelle forme littéraire, soit par une recherche de style, de ton, de perspective, de regard qui, tout en dépassant le strict souci informatif et argumentatif, ne cherche pas une caution générique. L’écriture du blog implique aussi une conscience accrue de « l’image du texte », de « l’énonciation éditoriale » (Jeanneret, Souchier) qu’il met en place. On pensera notamment à des modes d’écriture ou de signature qui, sans être propres à internet, sont encouragés par ce cadre : arborescence, interactivité, prégnance de l’image et du graphisme…
Ce désir d’écrire autrement peut faire du blog un lieu de contestation des institutions (littéraires, éditoriales, médiatiques, éducatives…), un espace d’émergence, réelle ou supposée, de contre-pouvoirs ou de pouvoirs parallèles. C’est aussi un lieu d’engagement créatif : manifestes, implication des internautes, appel à la discussion, à la prise d’initiative.
Ce positionnement invite à réfléchir sur des notions telles que la démocratie participative, les communautés (idéologiques ou thématiques), les écritures du collectif (ateliers, œuvres collectives ou interactives…). Il débouche sur une culture du « happy few » : création de communautés d’auteurs et de lecteurs, larges ou plus restreintes (phénomène des blogs privés) ; paroles de connaisseurs, lexique à inventer (néologismes, plurilinguisme) ; culte de la « niche » ; constitution de réseaux de sociabilité parallèles (nouveaux cénacles ou salons littéraires), jeux sur les identités pseudonymiques, les postures, les allusions, la connivence (textes à clés)…
L’objet de l’écriture du blog est variable, mais reste configuré selon quatre axes. D’un côté les « choses vues », qui tirent le blog vers le journal, le bloc-notes, l’écriture fragmentaire, et l’orientent vers le réel. De l’autre, l’extimité (Tisseron), qui tend vers une écriture publique de l’intime, entre exposition de soi et mise en débat, égocentrisme et engagement. Le rapport à l’identité, et l’affirmation du genre sexuel pourraient s’inscrire dans ce cadre. Puis le savoir, qui fait du blog le lieu privilégié d’un partage des connaissances et des savoir-faire, un outil de vulgarisation ou d’apprentissage. Enfin, la création littéraire ou artistique. Les quatre peuvent bien sûr se rejoindre, par exemple dans certaines formes du journal intime.
Le geste créateur suppose aussi une réflexion spécifique. La première question est celle de ses modalités. A-t-il lieu directement sur la page web, ou bien a-t-il ses brouillons, ses étapes préalables, voire ses variantes « papier » ? Comment se rattache-t-il à une identité (pseudonyme), à une communauté ? Quelle est sa pâte, son empreinte, sa trace ? Quelles sont ses contraintes matérielles ou morales (morcellement, taille, périodicité, fixité des formes, contraintes techniques, contrat avec les lecteurs, autocensure, etc.). La seconde question est celle de ses motivations. Qu’est-ce qui détermine la prise de parole ? Quelle forme d’engagement, de désinvolture ou de mise à distance suppose-t-elle ? Pourquoi choisir le blog plutôt qu’un autre support ? Que vise, et qui vise, celui qui écrit par ce biais ? La question ne se pose d’ailleurs pas du seul point de vue de celui qui tient un blog : elle est intéressante aussi du côté du lecteur, invité, la plupart du temps, à réagir.
L’activité du lecteur est donc aussi une piste de réflexion importante. On peut chercher quelle est la part du lecteur, intervenant sur la création (interactivité) ou l’évaluation de l’œuvre (réception) ; et la marge de liberté qu’on lui donne (totale, ou limitée par des domaines réservés). On peut aussi se demander ce qui provoque le désir d’écrire à son tour, à visage découvert ou abrité par un pseudonyme. Les modalités de cette écriture la rapprochent-elles de la lettre à l’écrivain ? du regard critique ? du commentaire de consommateur ? de l’émulation créatrice, lorsque le commentaire s’inscrit dans le projet d’écriture, voire vise à égaler le texte initial ?
Le rapport à la temporalité s’avère donc complexe : effacement de « l’œuvre » au profit d’un work in progress potentiellement infini ; bouleversement de l’ordre écriture/achèvement de l’œuvre/lecture ; immédiateté et discontinuité de la lecture… D’où des problématiques mémorielles : genèse textuelle, souci de laisser une trace, relation à la postérité…
La redéfinition de la valeur, enfin, nous semble essentielle. Eviter la sanction éditoriale, c’est aussi se priver de sa sanctification et de son système de légitimation. D’où la question de la « poubellication » (Lacan). Mais aussi les problèmes posés par la démultiplication des jugements de valeur dans les commentaires et plus généralement de l’« autoritativité » (Evelyne Broudoux). Beaucoup de blogs posent plus ou moins directement la question de la légitimité de celui qui parle : sa présentation (portrait formel, ironique ou intimiste, en quidam ou en spécialiste), son rattachement à une institution (ou son refus de s’y rattacher), sont autant d’indices indiquant d’où il parle…
Référentiel Général d’Accessibilité des Administrations (RGAA) pour une accessibilité des sites web : appel à commentaires publics
Je vous annonce l’ouverture de la phase d’appel à commentaire publique sur le RGAA.
Nous vous invitons à relayer cette information le plus largement possible auprès de l’ensemble de vos réseaux.
http://www.thematiques.modernisation.gouv.fr/chantiers/390_72.html http://www.rgaa.referentiels.modernisation.gouv.fr/
En dehors de cette annonce officielle, vous trouverez également des détails sur la création du RGAA sur mon blog, celui de Laurent Denis et de Elie Sloim qui ont collaboré avec moi sur la rédaction initiale du RGAA.
http://www.blog-and-blues.org/weblog/2007/05/14/481 http://www.blog.temesis.com/2007/05/14/226-referentiel-general-d-accessibilite-pour-les-administrations
Cordialement
Aurélien levy
Des nouvelles de Montbouge webzine de Montrouge
A côté des blogs individuels ouverts par un nombre croissant de reponsables politiques, quelques initiatives citoyennes continuent leur travail d’écriture publique ouverte.
Voici les dernières niouzes, publiées par Montbouge.
Né dans l’esprit de 3 pionniers, le groupe de Montbouge continue, mois après mois, de s’agrandir ; au gré de la venue dans l’équipe, de nouveaux membres poussés par la curiosité, et surtout l’envie d’animer la vie (et la ville) de Montrouge. Et de l’autre côté de l’écran, le nombre de lecteurs augmente aussi : plus de 4500 visites en novembre (contre 3000 en septembre et octobre). Nous sommes partis moins nombreux que Victor Hugo, nous le sommes déjà plus (mais soyons modestes et rendons grâce au miracle du web ; Hugo n’avait pas pensé à utiliser Internet...), et nous sommes loin d’être arrivés au port... Est-ce le bouche à oreille ? La résonance des sujets traités ? Le hasard ? ... ? Mystère !
Si vous avez des idées sur la question, ou si vous voulez traverser l’écran-miroir pour nous observer ou nous rejoindre, n’hésitez pas : utilisez le forum.
MontBouge, l’info locale nous habite http://www.montbouge.info
Des articles pour susciter le débat...
- La grande Toile et les petits papiers
par Erik Zolotoukhine
" Ou comment va (mal) la presse quotidienne... "
Les sites d’expressions citoyennes en danger ? Questions de droits d’auteur
par Cécile Delclos
" Pourquoi le droit de chacun à la copie privée et au respect de la vie privée
est atteint ; pourquoi la publication, tel Montbouge, est en danger ... "
Le treuil de Chatillon
par Etienne Lang
" Des chantiers de bénévoles participent à la restauration d’un treuil de
carrière, une structure classée Monument historique... "
Brigitte Gaudin : l’idée Déco
par Nathalie Ach-Zolotoukhine
" Exposition d’une décoratrice de Montrouge à l’espace Colucci "
Le Romans de Montbouge
par Franck Henry
" Pourquoi participer au Festival de la création sur Internet "
Les ailes du désir
par Florence Arié
" L’anorexie selon la psychanalyste Virginie Mégglé "
Un "dernier spectacle" qui en appelle d’autres
par Franck Henry
" Interview de Karine Casati, du théâtre de l’Etincelle... "
Autrement dit... Fleurs et Déco
par Etienne Lang
" Un fleuriste et une boutique déco sont complices... "
Expulsions à montrouge : on pétitionne !
présenté par Franck Henry
" Pétition contre des expulsions d’enfants scolarisés à Montrouge et leur
famille "
Quand ça bouge dans les forums
Vous aussi prenez la parole. Par vos écrits...
Carrières souterraines
dmighty : " (...) il y a les cataphiles d’aujourd’hui, taupes pacifiques qui
errent la nuit dans le dédale des carrières (...) "
Quand le vélo déraille à Montrouge
MissFred : " (...) Le vélo est interdit à Montrouge, il faut se faire une raison
!!! (...) "
Un naturaliste à la ville
Anomyme ( !) : " (...) A Vanves, j’ai vu un animal bas sur pattes à la démarche ondulante (...) "
Ballet mécanique à Montrouge sur scène
Bertrand D. : " (...) Cela est quand même mieux si les rues sont propres isn’t ? (...) "
Quand le vélo déraille à Montrouge
pie et thon : " (...) existe-t’il des cyclistes traditionalistes comme à St
Nicolas du Chardonnet (...) "
Carrières souterraines
Etis : " (...) les policiers parcourant le sous-sol préfèrent bien souvent les
plans des cataphiles à ceux dont ils sont eux-mêmes dotés (...) "
Souvenirs d’une nonagénaire : tramways et cinémas
Claude : " (...) Avez vous des souvenirs plus précis de ces courses de
stock-cars ? (...) "
Média Blog Coopératif : la plate forme libre de diffusion de contenus multimédia
La Ville de Brest et ses partenaires développent depuis quelques mois une plateforme de diffusion de contenus multimédia en ligne. L’objectif est de disposer d’un outil simple d’usage utilisable par des non techniciens pour mettre en ligne des médias (texte, photo, son, vidéo).
Cet outil dont les développements s’échèvent porte un nouveau nom : Média Blog Coopératif.
Faisons un point d’étape sur ce projet lancé voici près d’un an.
Eté 2005 : une réponse à l’appel à projets des Régions
Les partenaires du projet [1] ont répondu à l’appel à projets « Nouveaux services - Nouveaux usages » des Conseils Régionaux de Bretagne et des Pays de la Loire.
Lauréat fin 2005, une aide financière conséquente de la Région (85 000 €) permet d’envisager des perspectives intéressantes en terme de développement d’usages.
Un premier protype à l’automne 2005
L’équipe projet s’est lancée dans le développement d’une première brique logicielle qui a servi de prototype : http://www.video-trotteriou.org.
Cette brique a été testée par les webtrotteurs des lycées et aujourd’hui 127 médias sont en ligne (108 vidéos, 11 photos, 8 animations).
Ils ont couvert des événements comme les entretiens sciences et éthiques ce mois ci, les rewics à Charleroi (Belgique) en mars dernier,...
Ces tests ont permis d’affiner le cahier des charges de la plateforme finale.
Un second média blog a été ouvert en avant première et à titre expérimental pour l’association Côte Ouest.
En amont du Festival Européen du Film Court, ils ont monté le projet européen Regards croisés avec 4 groupes de jeunes (France, Algérie, Belgique, Maroc) dans l’objectif de construire ensemble un court métrage à distance.
Grâce au média blog, ils échangent réflexions, lettres filmées. L’outil est utilisé dans ce cas précis comme un outil de travail collaboratif.
Le recrutement d’un animateur pour accompagner le développement des usages
Les financements obtenus par la Région Bretagne ont permis d’une part le développement de la plate forme (prestation assurée par Cognix Systems) .
D’autre part, un animateur sera chargé pendant un an environ d’accompagner les acteurs locaux à l’usage de l’outil.
Suite à une consultation pour une prestation d’accompagnement des associations pour le développement des usages liés à la plate-forme lancée durant l’été 2006, l’association des webtrotteriou a été retenue et a lancé un appel à candidature pour embaucher un animateur.
L’animateur sera opérationnel courant novembre.
Durant l’été, nous avons également lancé une consultation pour l’achat d’équipements : un serveur de stockage qui hébergera les contenus multimédia et l’application centrale, un second serveur pour héberger le webservice de conversion des vidéos en flash.
L’hébergement et la maintenance seront assurés par l’association Infini.
Physiquement les serveurs seront sur la plate forme d’hébergement Mégalis de Lorient pour la mi-novembre.
Des micro-ordinateurs portables pour le montage vidéo, des M-Audio pour la prise de sons, des caméscopes numériques ont été achetés et permettront d’équiper les utilisateurs.
L’animateur qui assurera l’accompagnement des usagers sera équipé d’un kit complet avec la possibilité d’en emprunter un second à la mairie. L’équipe des webtrotteurs des lycées et des webtrotteurs des quartiers animée par la ligue de l’Enseignement sont également dotés d’un équipement complet.
Les premiers média blogs ouverts d’ici la fin de l’année
Depuis l’été, Cognix a développé la deuxième et troisième phase de l’application : noyau central permettant de créer des média blogs à la volée.
Le développement est terminé depuis une dizaine de jours jours.
Depuis, nous sommes entrés dans la phase de tests, de débuggage.
Nous passons ensuite à compter de mi-novembre au développement des usages avec l’animateur.
Les premiers canaux à développer :
- les webtrotteurs des lycées ouvriront 2 canaux : un canal sciences et un canal culture.
- La ligue de l’enseignement ouvrira un canal pour une de leur association : l’USEP
- L’équipe de Ticéo est intéressée par l’outil pour son aspect indexation des contenus
- Des enseignants de l’IUFM souhaitent ouvrir un canal pour mettre en ligne du contenu pédagogique.
- Ensuite, l’application sera présentée aux associations locales qui ont d’ores et déjà exprimée un besoin comme Canal Ti zef par exemple pour son projet de festival à Douarnenez.
Des usages à développer : web TV, webradio, photothèque, podcasting,...
- et un axe de travail à développer en dehors du pays de Brest sur la Bretagne et ailleurs (plusieurs contacts ont d’ores et déjà été pris).
Enfin et chose importante, la plateforme porte un nouveau nom : Média Blog Coopératif.
26 octobre 2006- Gentilly - L’utilisation des CMS, blogs et wikis dans les Espaces Publics Numériques [Jeudis des EPN]
12e rencontre des Jeudis des Espaces Publics Numériques
L’utilisation des systèmes de gestion de contenus (CMS), blogs et wikis dans les Espaces Publics Numériques
Ateliers thématiques et mobiles d’usages et techniques par les espaces publics multimédias franciliens prioritairement pour les animateurs et acteurs de terrain des espaces publics multimédias
Jeudi 26 octobre 2006, à partir de 9h00 à Gentilly




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