Point Accès Public Internet (PAPI)
Brest, Ville Connectée sur France Culture
Ecoutez ou podcastez l’émission sur le site de France-Culture
Enregistrée au Café du musée à Brest.
Les Invités
- Michel Briand. Adjoint au Maire de Brest, en charge de la démocratie locale, la citoyenneté et des nouvelles technologies.
- Marc Le Gall. Enseignant et responsable du projets des webtrotters des lycées à Brest.
- Régine Roué. Animatrice multimédia sur le quartier de Kerourien.
- Annabelle Boutet. Maître de conférences de sociologie à l’ENST Bretagne, membre du groupe d’intérêt scientifique MARSOUIN.
Les ateliers mémoire à l’ORB (office des retraités de Brest)
1- Présentation :
l’ORB est une association, loi 1901, née de la volonté de service à la population retraitée, exprimée par la municipalité en 1978. depuis cette date l’ORB est partenaire de la ville de Brest.
L’Office des Retraités de Brest réalise une double mission :
- d’intérêt général
- d’intérêt associatif
Des commissions animent les différents secteurs d’activités :
- Information – Conseil : pour l’accueil, l’orientation, la documentation, le soutien à domicile et les actions de prévention
- les activités physiques : elles se déroulent en salle et en plein air. Avec des groupes plus ou moins nombreux, de différents niveaux pour permettre à chacun d’y avoir accès quel que soit son âge et sa capacité afin de conserver sa forme physique, voir de la retrouver.
- les activités culturelles, elles ont nombreuses et très diverses : jeux de société, ateliers artistiques, animation de groupe, étude de langues étrangères, recherches personnelles.
- les activités de solidarités, elles se développent dans le domaine de
l’intergénérationnel : accompagnement dans les écoles maternelles et primaires, accompagnement auprès des personnes en difficultés par l’atelier insertion, visites bénévoles auprès des personnes âgées et en
établissement, gymnastique grand âge, maltraitance des personnes âgées : centre d’écoute et d’aide d’Alma 29.
2 Partenariats.
Les ateliers mémoire résultent d’un partenariat entre la fondation
d’Entreprises PREVADIES et l’ORB avec le soutien du Conseil Général du
Finistère.
Pour les autres activités de l’ORB les divers partenaires sont les suivants.
A BREST :
- Instance de coordination gérontologique
- Aide Domicile 29
- Commission Locale de Lutte contre les exclusions (CLLE).
- Commission Consultative des Services Publics Locaux
- Association Brestoise des Jumelages et de la Coopération Internationale (ABJCI)
- Domi Services
- CCAS de la Ville de Brest
- Conseils Consultatifs de Quartiers de la ville de Brest
- CLIC Brest Métropole Océane
- France Bénévolat 29
- Espace Ethique de Bretagne Occidentale
Dans le Finistère :
- Comité Départemental de Retraités et Personnes Âgées (CODERPA 29), Conseil Général
- Groupe vigilance Personnes vulnérables (Conseil Général)
- Comité de Prévention et de Lutte contre la maltraitance (Préfecture)
- Commission litige APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), Conseil Général
- Comité Consultatif local des usagers de l’Administration Fiscale
- Udarpa 29 (Union Départementale des Associations de Retraités et Personnes Âgées)
En région Bretagne :
- Union Régionale des Offices et organisation des Personnes Âgées à la Retraite (UROPAR)
Au niveau national :
- UNIORPA (Union Nationale des Instances de Coordination, des Offices et Réseaux des Personnes Âgées)
- ALMA France (Allo Maltraitance Personnes Âgées)
CONVENTIONS DE PARTENARIAT
Avec la Ville de Brest :
- Convention d’objectifs et de financement : une nouvelle convention est signée au 1er semestre
2007.
- Convention d’occupation des locaux de la rue Magenta (Atelier d’Insertion Roul’âge) en date du 8 novembre 2002.
Avec EMERGENCE :
- intervention dans le cadre d’ALMA 29 (septembre 2001)
Avec Secours Populaire : (novembre 2004)
Avec l’IME des Genêts d’Or (décembre 2005)
Avec la Banque Alimentaire du Finistère (décembre 2004)
Avec l’IME Kerlaouen -Don Bosco (juillet 2006)
Avec le CAT de l’Iroise :
accueil des handicapés seniors dans les activités ORB (décembre 2002)
Avec le CHU-Résidence Ponchelet :
visites bénévoles auprès des personnes âgées (juin 2005)
Avec l’UDARPA 29 :
conventions d’objectifs avec les trois offices du Finistère (avril 2003)
Avec le Conseil Général du Finistère :
dans le cadre de la lutte contre l’exclusion, soutien à l’atelier d’insertion (novembre 2001)
Avec la CRAM de Bretagne :
convention annuelle d’objectifs
Avec ALMA-France :
au titre de l’antenne ALMA 29 (octobre 2003)
Avec l’AG2R et Défi Santé Nutrition (DSN) :
Dans le cadre de la charte « Bien Vieillir en Pays de Brest »
3. Synthèse du projet :
3.1 Quoi :
Environ 80% des personnes de plus de 60 ans (hommes ou femmes confondues) se plaignent de troubles de mémoire. Ces difficultés, qui ne relèvent pas souvent d’une pathologie, handicapent
considérablement la vie. Ils entraînent une perte d’autonomie, de confiance. Il en découle généralement un isolement social.
La mise en place d’ateliers mémoire s’inscrit dans un cadre préventif. Ils permettent de faire travailler sa mémoire, de l’entrainer, de l’exercer par des exercices ludiques sur fiches papier.
Un diaporama sous Power Point permet à l’animateur de suivre :
- Le planning du déroulement de la séance.
De se consacrer uniquement à l’aide aux participants.
- De corriger les exercices avec la plus grande précision. Cette correction étant donc visible par tous les participants simultanément.
Les séances hebdomadaires durent 2 heures et s’étalent sur 10 semaines.
Un test d’évaluation de la mémoire est obligatoire. Ce test est d’une durée de 30 minutes environ, est effectué par un neuropsychologue. Les rendez vous sont personnalisés. Des gens qui présentent des problématiques ne peuvent suivre ces ateliers. Elles sont dirigées vers le corps médical.
A l’issue de ces tests, les personnes peuvent accéder aux ateliers si elles le souhaitent.
3.2 Qui
Il y a actuellement 10 animateurs formés pour « l’acte 1 » qui on permit d’animer 5 ateliers, soit de recevoir 50 participants au total. Le but à très court terme est d’augmenter très sensiblement leur nombre pour passer à 18.
3.3 Quand
Au1er semestre 2007. 5 ateliers d’environ 12 personnes chacun ont eu lieu.
Jusqu’à ce jour, il a été possible d’effectuer ces ateliers car il y en avait un par jour. l’ORB, ne possède qu’un micro-ordinateur portable, et un vidéoprojecteur dédié. Au vu du nombre de séances à venir début septembre, ce matériel sera insuffisant puisque 9 ateliers doivent se dérouler chaque semaine.
- Une formation de 8 nouveaux animateurs en « acte 1 », est prévue les 25/26/27/28 septembre 2007.
- Les animateurs déjà en poste seront formés sur un « acte 2 » les 20 et 21 septembre 2007.
- En janvier 2008 début des ateliers « acte 2 » pour les 50 personnes ayant déjà suivi le cycle 1 début 2007.
- Ateliers de 12 personnes se dérouleront au cours du dernier semestre 2007, avec intégration des nouveaux animateurs.
Une extension de ces ateliers sur la CUB est envisagée.
4. Objectif des ateliers mémoire.
La mémoire se définit comme la faculté de conserver, et, de se rappeler les états de conscience passés et, ceux qui s’y trouvent associés. La mémorisation passe par la sélection des informations captées par la mémoire sensorielle. Celle ci fait appel aux 5 sens (ouïe, odorat, goût, touché, vue). Suit un encodage propre à chaque information est classée comme dans une bibliothèque.
Les principales mémoires sont :
- La mémoire sémantique : c’est la mémoire des mots des idées, des connaissances sur le monde.
- La mémoire épisodique : elle permet l’encodage, le stockage et la récupération d’informations personnelles situées dans le contexte temporel (quand) et spatial (où).
- La mémoire de travail : elle effectue un maintien temporaire d’une information à
manipuler pour exécuter une tâche.
- La mémoire procédurale : permet l’acquisition d’habilités motrices (faire du vélo) ou cognitives (lecture).
Ces différentes mémoires font partie d’un processus qui s’étend tout au long de notre existence, mais qui peut parfois connaître des dysfonctionnements, tels que les troubles de mémoire.
Généralement les troubles de mémoire apparaissent avec l’avancée en âge. Ils sont souvent dus à un manque de stimulation de l’activité cérébrale.
La mémoire la plus fragile au vieillissement est la mémoire épisodique (la mémoire des faits anciens est mieux conservée que celle des faits récents. La plus forte est la mémoire procédurale, (on se souvient toute son existence de la façon de pratiquer su vélo).
Les troubles de mémoire peuvent être caractérisés par des oublis. Ceux-ci sont dus à un manque d’attention, de fixation de l’information liée à l’inattention. Qui n’a jamais oublié l’endroit où ses clés sont posées, sa place de stationnement, si la porte du logement est bien fermée à clé, une fois sorti.
Au fur et à mesure qu’ils deviennent plus fréquents, on perd confiance en soi. Jusqu’à penser que l’on est atteint de la maladie d’Alzheimer. Chacun de nous craint de développer une maladie dégénérative de ce type. Crainte qui augmente pour les personnes isolées. Car des ctivités routinières
répétitives, sans intérêt mobilisent toujours les mêmes régions cérébrales d’où l’endormissement des autres.
En fait on mélange vieillissement normal naturel et vieillissement anormal.
L’atelier Mémoire de l’ORB s’adresse à toutes les personnes de plus de 50 ans, sans limite d’âge. Au cours des divers ateliers passés, les âges des participants s’étalaient de 52 ans à 83 ans.
Il permet dans un cadre préventif, de pallier à ces troubles, car, il est important :
- De stimuler son activité cérébrale.
- D’évaluer son potentiel mémoire.d’exercer son attention, responsable des troubles usuels.
- De faire travailler sa mémoire, la stimuler au quotidien.
- Etre curieux, tout ce qui est bon pour le cerveau est bon pour la mémoire.
- Renforcer les mécanismes, booster ses cellules grises en restant curieux et actif.
A l’usage, on s’aperçoit que les participants à ces ateliers reprennent, au fil des séances, confiance en eux, Ils s’aperçoivent :
- Qu’ils peuvent faire des exercices, certains compliqués, alors qu’ils pensaient au départ en être incapables. Ils partaient battus d’avance.
- Que les autres personnes présentes à l’atelier connaissent les mêmes troubles de mémoire, car ils sont fréquents dés que l’on avance en âge.
5. Participation de l’ORB.
Cet Outil de création permettra à l’avenir de composer de nouvelles présentations des modules mémoire tant locaux que régionaux. Les animateurs attendent de recevoir le matériel pour développer ces
animations.
Les animateurs peuvent changer, le déroulement des séances sera toujours identique, car le même diaporama est utilisé par tous les binômes d’animateurs.
La présentation du 1er niveau (puis du 2ém e) des ateliers a été élaborée par le responsable de l’activité à l’ORB.
6. Matériels et budget simplifié.
Il a fallu plus de 70 heures, pour reproduire en informatique les 10 présentations d’exercice de chacune des 10 séances. Le passage au niveau 2 demandera autant de temps pour créer les diaporamas.
Le style des exercices restant le même, mais devenant plus compliqués.
1. Coût de la participation de l’ORB :
- Préparation du support informatique du 1er niveau : 1050 €.
- Préparation du support informatique du 2éme niveau (à créer) : 1050 €.
- Divers consommables : 150 €.
- Reproduction de fiches de travail pour 5 ateliers (60 jeux) : 900 €.
Total : 3 150 €
2. Soutien demandé
- Achat d’un micro-ordinateur portable. :980 €.
- Achat d’un vidéoprojecteur : 900 €.
- Achat du logiciel Power Point dernière édition : 120 €.
Total:2000 €
Montant total de ce projet : 5 150 €
A savoir que ce matériel permettra d’augmenter le nombre d’ateliers pour permettre à plus de personnes d’y participer. Pour mémoire la cotisation est de 25 € les 10 séances.
Ce qui autorisera plus de latitude par la suite pour les divers achats.
Présentation des 33 projets lauréats de l’appel à projets multimédia 2007 de la ville de Brest
la réunion prochaine plénière Citoyenneté et Nouvelles Technologies, qui se tiendra :
Le 25 octobre
à 17h30, salon Colbert à l’Hôtel de Ville
L’ordre du jour est le suivant :
1) Quelques mots sur les initiatives
À l’occasion des 10 ans des PAPI et de l’ouverture du 100ème, nous souhaitons rendre visible la richesse et la diversité de l’accès public accompagné à Internet dans notre ville et au Pays de Brest en réalisant un livre (des photos légendées).
2) Quelques mots sur les projets
- Wiki - brest an II,ou en sommes nous ? www.wiki-brest.infini.fr/
- Le CD bureau libre free eos http://www.bureau-libre-free-eos.info/
- Le Mediablog http://mediablog-brest.net/
- Projet "Multimédia en Pays de Brest :
usages innovants et lien social sur les territoires"
3) Et le cœur de la réunion la présentation des projets retenus en 2007 !
La
présentation des 33 projets lauréats de l’appel à projets multimédia 2007 de la ville de Brest http://www.a-brest.net/rubrique200.html
suivi d’un moment de rencontre convivial
Accès public et éducation : une série d’articles publiés sur le site de Créatif
Ce guide est réalisé par
CRéATIF avec le soutien de la CDC et de la Délégation aux Usages de l’Internet.
Il s’inscrit dans la collection des guides :
Le thème retenu, « Education et Espaces public numériques », a pour objectif de traiter des collaborations entre les acteurs du monde éducatif (établissements scolaires et équipes éducatives) et ceux de l’accès public à l’internet et au multimédia.
Comportant une quarantaine de pages, ce guide présentera les enjeux de ces coopérations, des témoignages de porteurs de projets, des retours d’expériences, des outils et méthodes pour conduire ces partenariats avec succès.
Parmi les derniers articles publiés :
- Tutorat à distance pour les internes du Lycée
Un article de Joël Rollin, responsable Cyberbase S@ti21 Châtillon-sur-Seine
La Communauté de communes du Pays Châtillonnais représente près d’un tiers du département de la Côte d’Or. La cyberbase de Châtillon-sur-Seine (5.000 hab.) fait partie du réseau S@ti21 lancé par le Conseil Général, qui compte 5 centres sur le territoire du pays, dont un itinérant.
Le proviseur du lycée Désiré Nisard a imaginé cette solution de tutorat à distance en 2005, lors de la création de la Cyberbase, dont les locaux sont adossés au bâtiment du lycée.
- Les Espaces Culture Multimédia de Languedoc-Roussillon : du cinéma aux arts numériques
Un article de Max Wattre, animateur ECM Médiathèque F. Mitterand de Thau agglomération
Les Espaces Culture Multimédia (ECM) de la Région Languedoc-Roussillon travaillent en réseau depuis 2003, sous l’impulsion et avec le soutien de la DRAC. Deux d’entre eux, Kawenga à Montpellier et Cinémaginaire à Argelès-sur-Mer (66) interviennent dans le cadre des dispositifs « Ecole-Collège-Lycée au Cinéma », opération nationale portée conjointement par le Centre National de la Cinématographie (CNC) et le Ministère de l’Education Nationale.
Cinémaginaire, coordonne le dispositif pour les Pyrénées Orientales, en partenariat avec l’Institut Jean Vigo qui intervient sur Perpignan.
- Monter un projet multimédia avec un public scolaire
Un article de Philippe Cazeneuve, Consultant-Formateur (Savoir en actes)
Ce qu’il faut retenir
En amont ...
La préparation du projet ...
- Quand les utilisateurs du Web 2.0 éducatif indexent la Toile
Un « plus » pour l’accompagnement scolaire ?
Un article de Michèle Drechsler, Inspectrice Education Nationale
Les productions pédagogiques des enseignants, individuelles ou collectives, bien que ne datant pas d’hier, connaissent un essor sans précédent avec les TIC et les réseaux. Les Environnements Numériques de Travail (ENT) vont encore renforcer cette évolution avec la mise en place de communautés d’enseignants.
- Comment mettre les TIC au service des parents d’élèves du primaire ?
Un article de Philippe Molès, consultant (Strat-up)
Une récente étude a été menée par la SOFRES, à la demande de la Caisse des Dépôts, afin d’interroger les parents d’élèves sur l’apport éventuel des TIC à la catégorie d’usagers qu’ils constituent. Les résultats, sans équivoque, font ressortir un besoin prégnant d’informations des parents d’élèves du primaire.
- Réaliser un film d’animation durant l’accueil péri-scolaire du midi
Un article de Gwenaëlle André, animatrice de l’espace multimédia de Ploemeur (56)
L’espace multimédia de Ploemeur, près de Lorient, ouvert depuis 2000, est une structure municipale rattachée au service chargé du développement culturel de la ville. Il a pour objectifs de : développer une culture multimédia, favoriser une utilisation citoyenne de la toile, permettre l’accès aux TIC au public le plus large, créer une dynamique de projets en partenariat avec les autres structures municipales.
- Intergénér@tions, quand les jeunes deviennent formateurs
Un article de Céline Pottier, étudiante en Master 2 Sciences de l’Education à Rennes 2
Monique Argoualc’h, enseignante, responsable de la classe du Dispositif Relais au collège de Kerbonne à Brest, accueille des jeunes de moins de 16 ans pour les resocialiser, les remobiliser et les remotiver sur les apprentissages à travers une pédagogie active. Ayant diverses difficultés dans leur collège, ils viennent pendant quelques mois, 2 à 3 jours par semaine, travailler avec Monique qui doit user d’imagination pour « ne pas reproduire exactement les mêmes effets » de ce qui ne fonctionne pas dans la scolarité classique.
- L’image d’Epinal passe aujourd’hui par le dessin numérique
On ne présente plus les images d’Epinal, colportées dans tout le pays au 19ème siècle, elles ont fait la célébrité du chef-lieu des Vosges. Après avoir renoué avec cette tradition dans les années 80 avec la création de la Cité de l’Image, la ville crée des passerelles vers le futur en organisant depuis 1999 un concours de dessins numériques destiné aux enfants des classes primaires.
- Cotontige.net, la webradio brestoise ouverte à tous
Un article réalisé par Céline Pottier.
Née de l’initiative de 5 lycéens du lycée de l’Iroise, avec le soutien de l’équipe pédagogique et de la Maison pour tous du Guelmeur, la webradio brestoise "Cotontige.net" a soufflé sa première bougie le 17 mars dernier. Ce projet s’est construit petit à petit grâce à la motivation et à l’engagement d’une équipe dynamique qui a su prendre du recul pour monter un projet qui puisse s’installer dans le temps.
Espace public numérique : un lieu d’éducation aux usages dans la Société de l’information
Un lieu d’accès public à internet et au multimédia ...
Il peut être localisé dans une institution ou un organisme consacré principalement à une autre activité : bibliothèque, centre culturel, centre social, maison de l’emploi, école… Il se consacre principalement à l’initiation aux TIC, mais aussi à la promotion des usages :
- découverte et initiation aux outils numériques et aux principaux usages d’Internet,
- accompagnement à l’utilisation des services administratifs en ligne, à la recherche documentaire, à la recherche d’emploi sur Internet,
- aide à la scolarité des jeunes, à l’e-formation, à la création numérique, ...
... où priment l’accueil et l’accompagnement adaptés à chacun.
- Un accueil de tous les publics : mixité sociale et générationnelle, souci des personnes isolées socialement, ...
- Un accompagnement par un ou plusieurs animateurs ayant des compétences techniques et pédagogiques, pour l’accueil individuel et l’animation de groupes.
- Des équipements permettant une appropriation des outils numériques au-delà du simple accès à internet : publication, création multimédia (photo, vidéo, musique, ...).
- Des horaires d’ouverture les plus larges possibles, avec parfois des ouvertures le soir et le week-end.
Foire aux Questions
Quelle est la différence avec un Cybercafé ?
- Les cybercafés sont des lieux en libre-service qui ne proposent pas ou peu d’accompagnement.
- Les Espaces publics numériques offrent un véritable accompagnement des publics débutants pour dédramatiser et apprivoiser les technologies, ainsi qu’un approfondissement autour des usages citoyens, éducatifs, culturels ou artistiques qui peut aller jusqu’à un véritable travail d’éducation aux médias.
- La tarification est adaptée : le service est offert à la population, gratuitement ou à prix coûtant.
Comment se retrouver dans tous les termes, labels ou sigles ?
EPN, NetPublic,Cyber-base, espace multimédia, Point Cyb, ... sans parler de toutes les appellations régionales et locales, pour un peu il y en aurait autant que de noms de fromages ! :-) Portés le plus souvent par les collectivités locales, les espaces publics numériques sont souvent regroupés en réseaux, au niveau d’un territoire (agglomération, communauté de communes, département) ou d’une région. Ces réseaux territoriaux s’interpénètrent avec les réseaux nationaux correspondant à des programmes de développement d’espaces (programme Cyber-base de la Caisse des Dépôts) ou de soutien à des activités thématiques (programme Espace Culture Multimédia du Ministère de la Culture et de la Communication).
Le terme espace public numérique avait fait l’objet d’un label national mis en place par l’Etat. Il a été remplacé en 2003 par un nouveau label fédérateur, NetPublic, attribué par l’Etat en partenariat avec les collectivités territoriales sur la base d’une charte définissant les critères à respecter (voir ci-dessus). Le label « EPN » a disparu en tant que label national, mais le sigle est resté comme un nom générique s’appliquant aux espaces publics d’accès accompagné à internet. Voir liste détaillée des labels et dispositifs
Certains territoires ont fait le choix de développer des Points d’accès publics au multimédia et à internet, intégrés à un équipement existant où l’accompagnement est assuré par les professionnels du lieu, qui jouent le rôle de médiateurs polyvalents en intégrant ce service dans leurs fonctions habituelles.
Qui finance le fonctionnement de ce service ?
Initiés souvent grâce à des emplois aidés, portés par des associations ou des collectivités, ces lieux ne peuvent se pérenniser que là où des communes ou intercommunalités ont fait le choix de les soutenir financièrement durablement. L’Etat, la Caisse des Dépôts, les régions et les départements n’interviennent en général que sur de l’équipement, de la formation et de l’animation de réseau, et de la communication. Exception notoire, le Ministère de la Culture apporte une enveloppe pour le fonctionnement des lieux labellisés Espaces Culture Multimédia.
Combien y-a-t-il d’EPN en France ? En trouve-t-on partout ?
Environ 3.000, d’après la Délégation aux Usages de l’Internet, avec une couverture et des services hétérogènes selon les territoires. Les enquêtes montrent que ces lieux sont encore mal connus, surtout des non-internautes. Un gros effort de signalétique et de communication de la part des collectivités est nécessaire, mais s’avère réellement payant sur la connaissance et la fréquentation des lieux.
Quels publics fréquentent les lieux d’accès publics ?
6 % des internautes réguliers se connectent depuis un lieux d’accès public soit 3 % de la population française ; lorsque l’on inclut les 12-18 ans et les internautes occasionnels on atteint les 15 % des internautes. (Enquête IPSOS-Média, août 2006 – INSEE l’enquête permanente sur les conditions de vie des ménages (EPCV), octobre 2005) Les deux tiers des usagers ont déjà accès à un ordinateur par ailleurs. Lors du lancement des EPN, les premiers usagers se recrutaient principalement chez les moins de 20 ans. On constate aujourd’hui une inversion de tendance : les adultes deviennent majoritaires, 54 % de plus de 25 ans (d’après les statistiques de fréquentation du réseau Cyber-base).
Que vient-on y faire ?
Les usagers individuels des lieux d’accès publics viennent principalement pour utiliser internet : ils viennent naviguer, envoyer des messages, faire une recherche d’emploi … et pour les jeunes, chatter avec leurs amis lorsque cela est autorisé. Pour les activités multimédia « hors-ligne », la bureautique pour les adultes et les jeux pour les jeunes arrivent en tête. Les groupes (scolaires, loisirs, insertion & formation, 3ème age ...) viennent trouver un espace et des compétences pour réaliser leurs projets multimedia : création de site internet, de vidéo, ...
Quelles sont les compétences d’un animateur multimédia ?
La plupart d’entre-eux ont un niveau universitaire bac+2 ou 3, avec un complément de formation technique et pédagogique effectué sur le tas. Certains ont suivi un cursus qualifiant ou diplômant en alternance dans le domaine de l’animation. Leur activité se trouve au carrefour de plusieurs métiers et demande des compétences dans les domaines :
- Relationnel (accueil du public)
- Pédagogique (médiation et animation)
- Technique (administration et maintenance informatique)
- Accompagnement de projet (mise en page, création graphique, musicale, …)
- Organisationnel (gestion d’un lieu public et conduite de projet)
La fréquentation des EPN ne va-t-elle pas se tarir à mesure que l’équipement des familles augmente ?
Non, au contraire. Là où les lieux proposent un accompagnement, la fréquentation est en progression régulière depuis 2003 (Diagnostic aquitain Société de l’Information 2006). Deux usagers sur trois viennent dans un EPN parce qu’ils se sont équipés mais qu’ils ne sont pas autonomes avec l’outil. Ils viennent chercher des conseils et de la convivialité, un accompagnement pour découvrir de nouveaux usages. Ces lieux sont souvent devenus des espaces d’accompagnement de projets collectifs et jouent un rôle tout à fait important dans la dynamisation du tissu social local.




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