Espace Public Multimédia
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Réseau 2000 traverse une crise, certainement la crise la plus grave de ces 10 dernières années. A tel point que si rien n’est fait, nous pourrions être dans l’obligation de mettre fin à toute activité.
Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Est-il encore possible de sauver la structure ? Combien cela peut-il coûter ? Et quels sont les enjeux au regard des actions engagées, des salariés de Réseau 2000, de l’insertion professionnelle et de l’économie numérique ? Un engrenage infernal de désengagements de dernière minute des pouvoirs publics
En 2006, le non-renouvellement brutal par l’Etat d’une convention FSE tri-annuelle sur les EPN, s’est traduit par la suppression de 120 000 euros de financement, ceci alors même que les actions étaient engagées.
2007 voit aussi la disparition des Fonds de l’Etat liés à l’Insertion par l’Activité Economique sur l’axe du Fond Départemental d’Insertion, de l’aide à la structure du FSE, soit de nouveau l’annulation d’une enveloppe de 120 000 euros...
En 2007, c’est encore la Région Ile-de-France qui réduit son soutien à l’Insertion par l’Activité Economique et qui retire 30 000 euros sur des actions d’insertion, notamment sur le projet Digital Pathway avec San Francisco, désistement qui une nouvelle fois intervient alors que le programme est engagé. Ce programme a lui aussi un coût important : 80 000 euros, pour 50 000 euros de subventions.
En 2007, enfin, nous avons dû déménager de nos locaux pour laisser place à l’Ecole de la deuxième chance et subir ainsi une augmentation de... 700 % de nos charges, soit 50 000 euros par an.
Il faut encore souligner, et c’est important, que ces difficultés ont été aggravées par un refus constant de la Direction du Travail de l’Emploi et de la Formation professionnelle de pérenniser nos activités, en nous poussant dans un mode de gestion de projets à cours termes.
Concrètement, cela signifie pour nous plusieurs dépôts de dossiers par an. Sans pouvoir anticiper sur ceux qui seront validé. Et une fois sur trois, le traitement des dossiers est repoussé de 6 mois… Ce qui nous laisse sur les bras une équipe et des loyers. C’est à dire que toutes les charges sans les ressources correspondantes… Il est impossible dans ces conditions d’avoir une quelconque avance en trésorerie. Lorsque la corde sur laquelle on tire s’élime, que faire ?
A cause de ces désengagements de l’Etat, de la Région, qui se sont donc traduits par des annulations, sans préavis, de subventions et d’aides en cours de programmes, c’est en tout sur 2007, une perte de 300 000 euros de produits d’exploitation par rapport à l’année précédente, et ce pour le même volume d’actions ; et de 420 000 euros sur les deux dernières années.
Aurait-il fallu, alors, toute affaire cessante, prendre acte de ces revirements concomitants et mettre fin sur-le-champ à nos actions en cours, laissant, nous aussi, nos bénéficiaires sur le carreau ? D’un point de vue comptable sans doute, mais c’est bien sûr ce que nous n’avons pas fait. Le choc a été rude, mais nous ne sommes pas restés les bras ballants et avons pris le taureau par les cornes. Sortir de la spirale de l’urgence et élaborer un plan de sauvegarde
Sur cette même période, et dans des conditions plus que précaires, nous avons : trouvé des financements complémentaires, recherché des financement complémentaire en développant une l’activité économique et finalement doublé notre chiffre d’affaires en activités commerciales !
Pourtant, le déséquilibre induit par ces désengagements successifs est trop fort. Aujourd’hui, c’est un financement exceptionnel de 150 000 euros qui manque à la structure pour sortir de la spirale de l’urgence, apurer les dettes, boucler son plan de sauvegarde et consolider ses activités en finalisant les projets qui résultent de ces années d’expérimentation. Ces activités et ces projets, quels sont-ils ?
Des bénéficiaires
20 000 Parisiens et Parisiennes résidents des quartiers Politique de la Ville ont bénéficié d’initiations aux nouvelles technologies et d’accompagnement vers la société de l’information ;
200 personnes ont trouvé un emploi durable grâce à nos activités d’insertion innovantes ;
5 000 artisans et commerçants ont été formés grâce à notre partenariat avec l’ECA 19e ;
200 structures locales – Associations, espaces culturels,structures de l’Economie Sociale et Solidaire profitent de la promotion qui leur est faite sur La Ville des Gens, site web de promotion touristique, associative et culturelle des quartiers de l’Est parisien créé par l’association.
De l’insertion économique par le haut : expérimentation, transversalité
Ces chiffres illustrent l’étendue de nos activités et de leurs bénéficiaires, mais plus que tout ce qui fonde l’originalité de notre démarche, c’est la transversalité et le caractère novateur de nos actions marquées par la volonté de tirer l’insertion professionnelle par le haut en conciliant l’action sociale avec l’activité économique la plus en pointe. Notre soucis est de porter nos bénéficiaires vers des compétences et des capacités d’éveil qui leur permettent d’intégrer des secteurs d’activités émergents sur des métiers qui requiert de multiples connaissances numériques. Aujourd’hui Réseau 2000 sait former de tel profils.
Dans le contexte actuel, il est ici question tout à la fois de volonté politique, de credo et de savoir-faire. De tels savoir-faire ne s’improvisent pas, ils ne s’apprennent pas non plus, car ils sont le fruit d’un délicat travail d’expérimentation.
Cette démarche expérimentale ambitieuse est portée par des partenariats de qualité qui nous permet de conduire ces projets et ces actions.
Maturation de savoir-faire émergents et partenariats
Grâce à des partenariats actifs avec Cap Digital , Silicon Sentier, ParisMix , l’Aproged, Capital Games,IBM , la Maison des Métallos ou le 104, nous travaillons sur la création d’un centre de formation (CFA) et d’emploi dans le secteur de l’économie numérique et des médias pour des jeunes en difficulté.
De même pour notre partenariat actif avec San Francisco pour des échanges de savoir-faire dans le cadre de l’accord « Digital Sisters Cities ».
Plus classiquement, l’association travaille aussi de manière suivie avec le PLIE 18-19, les ANPE, La Maison de L’Emploi, Les MDDE, la Politique de la Ville.
Réseau 2000 mène également des actions solidaires au sein des actions Ville Vie Vacances dans les quartiers sensibles l’été avec l’équipe de développement local pour y amener technologies et culture scientifique et technique.
Réseau 2000, c’est le souci de la qualité, comme dans le travail mené avec l’AFPA avec inspections et évaluations positives.
Réseau 2000, c’est encore un travail en cours avec l’Agence Nouvelle des Solidarités Actives dans le cadre du groupe de travail « Développer les usages TIC pour favoriser l’insertion des populations en situation d’exclusion sociale ou professionnelle » ou une expérimentation avec Paris Développement, dans la cadre du projet Gigacom.
En outre, l’association met en œuvre des formations pour les salariés des PIMM’s Ile-de-France, des PLIE ainsi que des prestations pour la Maisons de l’emploi….
Réseau 2000, c’est enfin une entreprise d’insertion qui accompagne les personnes à domicile dans leur usage des nouvelles technologies, en collaboration avec l’Agence nationale de services à la personne et des entreprises privées telle Sparks Angels.
Pour conclure, l’important travail de déchiffrage réalisé pour le chantier Digital Pathway (2 salariés ETP) permet que d’autres projets tel que celui de Sebastian prennent aujourd’hui corps.
Par ces actions, Réseau 2000 est devenu un médiateur pertinent capable de répondre aux besoins de formations des entreprises, et d’accompagner des projets de collectivités territoriales sur des actions numériques. Réunion d’un tour de table
Aujourd’hui pourtant, le poids du passif et nos difficultés de trésorerie dues au désistement financiers des services publics sur actions engagées, rendent l’association très fragile, d’où la nécessité de pérenniser l’activité ou de disparaître à très court terme.
Dans ce contexte, nous pensons à nos 15 salariés et aux 12 salariés du chantier d’insertion actuellement en cours, à nos bénéficiaires et au public de nos EPN.
Nous pensons également au bilan de nos actions en termes de taux exceptionnels de retour à l’emploi, de méthodologie, de partenariats et de développements économiques.
Nous pensons encore aux perspectives très concrètes d’aboutissement de notre travail que nous pourrions mettre en place : des chantiers d’insertion qualifiants à niveau bac ; l’agrément de 5 ans de l’AFPA ; le Centre de formation et d’emploi en projet avec Cap Digital , Silicon Sentier, ParisMix, l’Aproged, Capital Games, IBM, la Maison des Métallos ou le 104 ; le partenariat avec San Francisco dans le cadre de « Digital Sisters Cities »
Et notre projet continue de nous apparaître tant novateur que porteur de sens.
Pour autant, les revirements soudain des politiques publiques mettent en dangers les actions d’insertion sociales. Nous appelons les usagers des espaces publics numériques, des chantiers d’insertion, les structures de l’insertion sociale et de la formation permanente à interpeller avec nous les pouvoirs publics.
Emmanuel Saunier Directeur de l’association Réseau 2000
Le "Off de la Biennale de Grigny" - 6 décembre au matin
Le "Off" de la Biennale de Grigny
Invitation à participer à la RENCONTRE régionale des responsables de structures et animateurs d’Espaces Publics Numériques de Rhônes-Alpes
Jeudi 6 décembre 2007 09:30 - 12:30 Centre Edouard BRENOT - 5 rue Waldeck Rousseau - 69520 Grigny
- Pourquoi une matinée en « Off » de la Biennale ?
Parce que la Biennale propose deux journées très denses et qui mélangeront des acteurs régionaux, nationaux et internationaux, de secteurs d’activités différents (éducation, culture, emploi, etc.), un temps spécifique, centré sur les Espaces Publics Numériques régionaux, facilitera le renforcement des liens existants et l’émergence de problématiques communes aux lieux d’accès pour tous à l’informatique et à l’Internet.
- Pourquoi participer ?
Le premier objectif de cette matinée est de permettre aux responsables de structures et animateurs d’EPN et en Rhône-Alpes de se rencontrer, de mieux se connaître et d’échanger sur leurs pratiques et problématiques.
- De quoi s’agit-il ?
Pendant cette matinée, nous proposons aux animateurs et responsables d’EPN de confronter un certain nombre de questions et de réfléchir sur :
Ce que sont aujourd’hui les EPN : que font-ils ? Pour quels publics ? Avec quelles propositions d’activités ? Quels sont leurs partenaires ?
Ce que seront les EPN demain : leur travail va-t-il changer ? Comment accompagner les animateurs dans leurs formations ? Quels modèles économiques possibles pour pérenniser les projets ?
Les réponses à ces interrogations sont en grande partie à inventer, y compris par les acteurs concernés, responsables des lieux existants, animateurs et partenaires, en s’appuyant sur les bonnes pratiques issues d’autres territoires.
La matinée sera organisée de façon à permettre :
- aux responsables de structures d’échanger autour de la pérennisation des projets et de leurs champs d’actions,
- aux animateurs et animatrices de se retrouver autour de leurs interrogations communes et de l’évolution de leurs missions.
Quel lien avec d’autres évènements régionaux ?
Cette rencontre est organisée un mois avant les rencontres nationales d’Autrans (manifestation annuelle sur l’Internet) ayant cette année pour thème : « La rencontre des réseaux de l’Internet » ; cela sera aussi l’occasion de voir ensemble comment les EPN de Rhône-Alpes peuvent y être présents.
Afin de confirmer votre participation à cette demi-journée et de pouvoir, à la même occasion profiter du temps de rencontre de la Biennale, merci de vous inscrire (gratuitement) à celle-ci : et de confirmer votre présence à cette matinée du 6 décembre à :
Eric Munier ou Guy Pastre -
Pour le réseau RATICE Loire, Eric Munier
Pour le réseau [EPM du Lyonnais], Guy Pastre
Sommaire guide "Les espaces publics numériques & l’Ecole"
Introduction
- Dix règles d’or
- Pour des partenariats réussis - Philippe Cazeneuve
1ère partie : Se connaître pour travailler ensemble
- Espace public numérique : un lieu d’éducation aux usages dans la Société de l’Information
- Les TIC à l’Ecole
- Le socle commun des connaissances et des compétences
2ème partie : Les compétences numériques de base
- Compétences numériques et certification B2i - Bruno Devauchelle (CEPEC)
- Qualifier les publics jeunes des Points Cyb au B2i FC GRETA
- Apprendre à rechercher de l’information sur internet pour développer une attitude citoyenne - Mami Rabel (CRIJ Rhône-Alpes)
- Préparer le B2i en participant à un rallye Web
- préparer le B2i en créant la balado-diffusion (podcast) d’un sentier de randonnée
- Un débat sur les usages des mineurs à la Cyber-base - David Marois (MJC Rodez)
- Protection des mineurs sur internet : ressources en ligne
3ème partie : Mutualiser les moyens
- Des espaces numériques de proximité dans les écoles - Virginie Galez (CAPH)
- Des salles multimédia de collèges ouvertes au public - Serge Métral (CG Indre)
- Quand un EPN redonne vie à une école de quartier - Jérôme Lamache (CTN)
- Un centre de ressources pour accompagner les écoles- Frédéric Duvernoy (ARDESI)
- Partager une salle multimédia : comment faire ? - Philippe Cazeneuve
4ème partie : Des projets en partenariat
- Construire un projet pédagogique en partenariat - Mehdi Serdidi (Espace libre 13.1 Paris)
- Du cinéma aux arts numériques - Max Wattre (ECM Médiathèque Thau)
- Une médiathèque au service des projets des enseignants - Valérian Van Impe (ECM Tourcoing)
- Intergénérations, quand les jeunes deviennent formateurs - Céline Potier (Etudiante Rennes 2)
- L’image d’Epinal passe par le dessin numérique - Philippe Cazeneuve
- Le cadre réglementaire - (Sce : BO)
- Monter un projet pédagogique avec une classe - Philippe Cazeneuve
5ème partie : Accompagner la scolarité
- Accompagner la scolarité pour réussir à l’école
- Accompagner l’enfant dans son métier d’élève - Agnès Foray (CREFE)
- Réaliser un film d’animation durant l’accueil péri-scolaire du midi - Gwenaëlle André (EPN Ploemeur)
- Tutorat à distance pour les internes du Lycée - Joël Rollin (Cyberbase Chatillon)
- Des dispositifs pour financer vos projets
- Renforcer les liens entre tuteurs et enseignants
6ème partie : Des projets à la pointe de l’innovation
- L’initiation des parents aux Espaces numériques de travail - Jérôme Jagoury (Communauté de communes de Ploërmel)
- Besançon, bastion de l’innovation numérique - Philippe Cazeneuve
Suppléments consultables en ligne
- Appropriation des nouveaux médias par les jeunes - Philippe Cazeneuve (Sce : Enquête CLEMI)
- Comment mettre les TIC au service des parents du primaire ? - Philippe Molès (Sce : Enquête SOFRES)
- B2i : une certification qui bouscule les habitudes - Florent Lajous (Epnologues)
- Elèves et enseignants face au numérique : un choc de cultures - Philippe Cazeneuve
- La disposition des locaux - Philippe Cazeneuve
- Quand les utilisateurs du Web 2.0 indexent la toile : un plus pour l’accompagnement scolaire ? - Michèle Drechsler (IEN)
Accès public et éducation : une série d’articles publiés sur le site de Créatif
Ce guide est réalisé par
CRéATIF avec le soutien de la CDC et de la Délégation aux Usages de l’Internet.
Il s’inscrit dans la collection des guides :
Le thème retenu, « Education et Espaces public numériques », a pour objectif de traiter des collaborations entre les acteurs du monde éducatif (établissements scolaires et équipes éducatives) et ceux de l’accès public à l’internet et au multimédia.
Comportant une quarantaine de pages, ce guide présentera les enjeux de ces coopérations, des témoignages de porteurs de projets, des retours d’expériences, des outils et méthodes pour conduire ces partenariats avec succès.
Parmi les derniers articles publiés :
- Tutorat à distance pour les internes du Lycée
Un article de Joël Rollin, responsable Cyberbase S@ti21 Châtillon-sur-Seine
La Communauté de communes du Pays Châtillonnais représente près d’un tiers du département de la Côte d’Or. La cyberbase de Châtillon-sur-Seine (5.000 hab.) fait partie du réseau S@ti21 lancé par le Conseil Général, qui compte 5 centres sur le territoire du pays, dont un itinérant.
Le proviseur du lycée Désiré Nisard a imaginé cette solution de tutorat à distance en 2005, lors de la création de la Cyberbase, dont les locaux sont adossés au bâtiment du lycée.
- Les Espaces Culture Multimédia de Languedoc-Roussillon : du cinéma aux arts numériques
Un article de Max Wattre, animateur ECM Médiathèque F. Mitterand de Thau agglomération
Les Espaces Culture Multimédia (ECM) de la Région Languedoc-Roussillon travaillent en réseau depuis 2003, sous l’impulsion et avec le soutien de la DRAC. Deux d’entre eux, Kawenga à Montpellier et Cinémaginaire à Argelès-sur-Mer (66) interviennent dans le cadre des dispositifs « Ecole-Collège-Lycée au Cinéma », opération nationale portée conjointement par le Centre National de la Cinématographie (CNC) et le Ministère de l’Education Nationale.
Cinémaginaire, coordonne le dispositif pour les Pyrénées Orientales, en partenariat avec l’Institut Jean Vigo qui intervient sur Perpignan.
- Monter un projet multimédia avec un public scolaire
Un article de Philippe Cazeneuve, Consultant-Formateur (Savoir en actes)
Ce qu’il faut retenir
En amont ...
La préparation du projet ...
- Quand les utilisateurs du Web 2.0 éducatif indexent la Toile
Un « plus » pour l’accompagnement scolaire ?
Un article de Michèle Drechsler, Inspectrice Education Nationale
Les productions pédagogiques des enseignants, individuelles ou collectives, bien que ne datant pas d’hier, connaissent un essor sans précédent avec les TIC et les réseaux. Les Environnements Numériques de Travail (ENT) vont encore renforcer cette évolution avec la mise en place de communautés d’enseignants.
- Comment mettre les TIC au service des parents d’élèves du primaire ?
Un article de Philippe Molès, consultant (Strat-up)
Une récente étude a été menée par la SOFRES, à la demande de la Caisse des Dépôts, afin d’interroger les parents d’élèves sur l’apport éventuel des TIC à la catégorie d’usagers qu’ils constituent. Les résultats, sans équivoque, font ressortir un besoin prégnant d’informations des parents d’élèves du primaire.
- Réaliser un film d’animation durant l’accueil péri-scolaire du midi
Un article de Gwenaëlle André, animatrice de l’espace multimédia de Ploemeur (56)
L’espace multimédia de Ploemeur, près de Lorient, ouvert depuis 2000, est une structure municipale rattachée au service chargé du développement culturel de la ville. Il a pour objectifs de : développer une culture multimédia, favoriser une utilisation citoyenne de la toile, permettre l’accès aux TIC au public le plus large, créer une dynamique de projets en partenariat avec les autres structures municipales.
- Intergénér@tions, quand les jeunes deviennent formateurs
Un article de Céline Pottier, étudiante en Master 2 Sciences de l’Education à Rennes 2
Monique Argoualc’h, enseignante, responsable de la classe du Dispositif Relais au collège de Kerbonne à Brest, accueille des jeunes de moins de 16 ans pour les resocialiser, les remobiliser et les remotiver sur les apprentissages à travers une pédagogie active. Ayant diverses difficultés dans leur collège, ils viennent pendant quelques mois, 2 à 3 jours par semaine, travailler avec Monique qui doit user d’imagination pour « ne pas reproduire exactement les mêmes effets » de ce qui ne fonctionne pas dans la scolarité classique.
- L’image d’Epinal passe aujourd’hui par le dessin numérique
On ne présente plus les images d’Epinal, colportées dans tout le pays au 19ème siècle, elles ont fait la célébrité du chef-lieu des Vosges. Après avoir renoué avec cette tradition dans les années 80 avec la création de la Cité de l’Image, la ville crée des passerelles vers le futur en organisant depuis 1999 un concours de dessins numériques destiné aux enfants des classes primaires.
- Cotontige.net, la webradio brestoise ouverte à tous
Un article réalisé par Céline Pottier.
Née de l’initiative de 5 lycéens du lycée de l’Iroise, avec le soutien de l’équipe pédagogique et de la Maison pour tous du Guelmeur, la webradio brestoise "Cotontige.net" a soufflé sa première bougie le 17 mars dernier. Ce projet s’est construit petit à petit grâce à la motivation et à l’engagement d’une équipe dynamique qui a su prendre du recul pour monter un projet qui puisse s’installer dans le temps.
Espace public numérique : un lieu d’éducation aux usages dans la Société de l’information
Un lieu d’accès public à internet et au multimédia ...
Il peut être localisé dans une institution ou un organisme consacré principalement à une autre activité : bibliothèque, centre culturel, centre social, maison de l’emploi, école… Il se consacre principalement à l’initiation aux TIC, mais aussi à la promotion des usages :
- découverte et initiation aux outils numériques et aux principaux usages d’Internet,
- accompagnement à l’utilisation des services administratifs en ligne, à la recherche documentaire, à la recherche d’emploi sur Internet,
- aide à la scolarité des jeunes, à l’e-formation, à la création numérique, ...
... où priment l’accueil et l’accompagnement adaptés à chacun.
- Un accueil de tous les publics : mixité sociale et générationnelle, souci des personnes isolées socialement, ...
- Un accompagnement par un ou plusieurs animateurs ayant des compétences techniques et pédagogiques, pour l’accueil individuel et l’animation de groupes.
- Des équipements permettant une appropriation des outils numériques au-delà du simple accès à internet : publication, création multimédia (photo, vidéo, musique, ...).
- Des horaires d’ouverture les plus larges possibles, avec parfois des ouvertures le soir et le week-end.
Foire aux Questions
Quelle est la différence avec un Cybercafé ?
- Les cybercafés sont des lieux en libre-service qui ne proposent pas ou peu d’accompagnement.
- Les Espaces publics numériques offrent un véritable accompagnement des publics débutants pour dédramatiser et apprivoiser les technologies, ainsi qu’un approfondissement autour des usages citoyens, éducatifs, culturels ou artistiques qui peut aller jusqu’à un véritable travail d’éducation aux médias.
- La tarification est adaptée : le service est offert à la population, gratuitement ou à prix coûtant.
Comment se retrouver dans tous les termes, labels ou sigles ?
EPN, NetPublic,Cyber-base, espace multimédia, Point Cyb, ... sans parler de toutes les appellations régionales et locales, pour un peu il y en aurait autant que de noms de fromages ! :-) Portés le plus souvent par les collectivités locales, les espaces publics numériques sont souvent regroupés en réseaux, au niveau d’un territoire (agglomération, communauté de communes, département) ou d’une région. Ces réseaux territoriaux s’interpénètrent avec les réseaux nationaux correspondant à des programmes de développement d’espaces (programme Cyber-base de la Caisse des Dépôts) ou de soutien à des activités thématiques (programme Espace Culture Multimédia du Ministère de la Culture et de la Communication).
Le terme espace public numérique avait fait l’objet d’un label national mis en place par l’Etat. Il a été remplacé en 2003 par un nouveau label fédérateur, NetPublic, attribué par l’Etat en partenariat avec les collectivités territoriales sur la base d’une charte définissant les critères à respecter (voir ci-dessus). Le label « EPN » a disparu en tant que label national, mais le sigle est resté comme un nom générique s’appliquant aux espaces publics d’accès accompagné à internet. Voir liste détaillée des labels et dispositifs
Certains territoires ont fait le choix de développer des Points d’accès publics au multimédia et à internet, intégrés à un équipement existant où l’accompagnement est assuré par les professionnels du lieu, qui jouent le rôle de médiateurs polyvalents en intégrant ce service dans leurs fonctions habituelles.
Qui finance le fonctionnement de ce service ?
Initiés souvent grâce à des emplois aidés, portés par des associations ou des collectivités, ces lieux ne peuvent se pérenniser que là où des communes ou intercommunalités ont fait le choix de les soutenir financièrement durablement. L’Etat, la Caisse des Dépôts, les régions et les départements n’interviennent en général que sur de l’équipement, de la formation et de l’animation de réseau, et de la communication. Exception notoire, le Ministère de la Culture apporte une enveloppe pour le fonctionnement des lieux labellisés Espaces Culture Multimédia.
Combien y-a-t-il d’EPN en France ? En trouve-t-on partout ?
Environ 3.000, d’après la Délégation aux Usages de l’Internet, avec une couverture et des services hétérogènes selon les territoires. Les enquêtes montrent que ces lieux sont encore mal connus, surtout des non-internautes. Un gros effort de signalétique et de communication de la part des collectivités est nécessaire, mais s’avère réellement payant sur la connaissance et la fréquentation des lieux.
Quels publics fréquentent les lieux d’accès publics ?
6 % des internautes réguliers se connectent depuis un lieux d’accès public soit 3 % de la population française ; lorsque l’on inclut les 12-18 ans et les internautes occasionnels on atteint les 15 % des internautes. (Enquête IPSOS-Média, août 2006 – INSEE l’enquête permanente sur les conditions de vie des ménages (EPCV), octobre 2005) Les deux tiers des usagers ont déjà accès à un ordinateur par ailleurs. Lors du lancement des EPN, les premiers usagers se recrutaient principalement chez les moins de 20 ans. On constate aujourd’hui une inversion de tendance : les adultes deviennent majoritaires, 54 % de plus de 25 ans (d’après les statistiques de fréquentation du réseau Cyber-base).
Que vient-on y faire ?
Les usagers individuels des lieux d’accès publics viennent principalement pour utiliser internet : ils viennent naviguer, envoyer des messages, faire une recherche d’emploi … et pour les jeunes, chatter avec leurs amis lorsque cela est autorisé. Pour les activités multimédia « hors-ligne », la bureautique pour les adultes et les jeux pour les jeunes arrivent en tête. Les groupes (scolaires, loisirs, insertion & formation, 3ème age ...) viennent trouver un espace et des compétences pour réaliser leurs projets multimedia : création de site internet, de vidéo, ...
Quelles sont les compétences d’un animateur multimédia ?
La plupart d’entre-eux ont un niveau universitaire bac+2 ou 3, avec un complément de formation technique et pédagogique effectué sur le tas. Certains ont suivi un cursus qualifiant ou diplômant en alternance dans le domaine de l’animation. Leur activité se trouve au carrefour de plusieurs métiers et demande des compétences dans les domaines :
- Relationnel (accueil du public)
- Pédagogique (médiation et animation)
- Technique (administration et maintenance informatique)
- Accompagnement de projet (mise en page, création graphique, musicale, …)
- Organisationnel (gestion d’un lieu public et conduite de projet)
La fréquentation des EPN ne va-t-elle pas se tarir à mesure que l’équipement des familles augmente ?
Non, au contraire. Là où les lieux proposent un accompagnement, la fréquentation est en progression régulière depuis 2003 (Diagnostic aquitain Société de l’Information 2006). Deux usagers sur trois viennent dans un EPN parce qu’ils se sont équipés mais qu’ils ne sont pas autonomes avec l’outil. Ils viennent chercher des conseils et de la convivialité, un accompagnement pour découvrir de nouveaux usages. Ces lieux sont souvent devenus des espaces d’accompagnement de projets collectifs et jouent un rôle tout à fait important dans la dynamisation du tissu social local.




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