Avec le développement d’un web "1.5",
qui a permis l’écriture sur le web par de simples
fenêtres de texte,
les associations et les acteurs de la cité ont appris à publier sans passer par un "maître du web" habile en langage html ou doté d’un logiciel d’édition spécialisé.
Dans un souci de favoriser l’expression et le lien social dans la cité nous avons accompagné l’écrit public à Brest.
Des dizaines d’ateliers en coopération avec l’association Infini et avec l’apport d’Anne Dhoquois de Place publique ont permis d’initier et d’accompagner associations et équipements de quartier dans l’écriture publique
sur le web.
Au fil des années 2003-2007 cette dynamique a développé tout un réseau d’une centaine de sites publiés sous le système de publication libre Spip.
Journaux de quartiers, associations d’insertion, équipements de quartiers, papis [1]
ont aujourd’hui pour beaucoup un site de co-publication.
Voir la ronde des sites de co-publication qui en présentait en 2006 quelques dizaines.
Depuis les blogs ont élargi cet espace à l’expression individuelle, lien d’échange au sein de groupes de jeunes,
site de communication pour les politiques, ouverture libérée de contraintes rédactionelles pour les journalistes. Un mouvement de fond qui à la manière de l’imprimerie ouvre de nouveaux modes de lecture et d’écriture.
Dans son mouvement de diffusion dans la société les acteur-ice-s du web ont sans cesse
inventé de nouveaux outils élargissant la communication horizontale
de tous vers tous.
Ils ont su imposer des sandards
et résister aux tentatives de privatisation des groupes monopolistiques soucieux
d’enfermer la communication dans leur filets.
C’est dans ce mouvement que s’inscrit le web2.0 qui par ses outils démultiplie la possibilité de publier, textes, photos, vidéos et permet une mise en réseau de ces écrits :
- avec les tags les internautes peuvent annoter les sites dans une nouvelle forme d’indexation par le lecteur
- les fils RSS sont une forme normalisée qui permet à un site de signaler sur le web ses publications qui peuvent alors être reprises par un autre site.
- les blogs s’ouvrent aux commentaires des lecteurs
- wikipedia invente une écriture ouverte qui en moins de cinq ans va révolutionner notre perception de la collaboration et de la production de contenus
C’est dans ce contexte d’une communication qui progressivement s’ouvre aux acteurs de la cité qu’il nous faut penser le rôle des sites de la collectivité.
Dans l’agglomération nous accompagnons les associations, nous participons aux activités des équipements de quartier, nous favorisons le lien entre les groupes sociaux.
Dans cet esprit que nous avons collecté les adresses des fils d’info des sites sur Brest et le pays de Brest.
Un fil d’info (fil RSS) permet de recevoir dans un outil appelé agrégateur ou sur un navigateur comme Firefox de voir à l’écran les titres des derniers articles publiés par un site [2].
Avec un navigateur comme Firefox [3] un fil RSS est directement signalé par une petite icone orange à droite de l’adresse web. Firefox et les logiciels libres de bureau
les plus courants sont disponibles sur le CD Bureau-libre-free-eos [4]
Ces fils sont aujourd’hui disponibles sur une page wiki : clic-a-brest initiée par le service démocratie locale et citoyenneté de la ville de Brest.
Cette page wiki est ouverte à l’écriture collaborative à la manière de wikipedia pour permettre aux acteurs de la cité de nous signaler leur sites pour qu’ils rejoignent cette bibliothèque interactive.
Mais beaucoup de personnes n’ont pas l’habitude de ces agrégateurs aussi nous avons organisé une fenêtre toute préparée clic-abrest.net
.
Sur ce qui n’est ici rien d’autre qu’un site web apparait l’actualité au jour le jour d’une soixantaine de sites web.
En cliquant sur l’un des titres le lecteur accède à l’article lui-même.
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de cliclarue fenêtre sur les arts de la rue ouverte par l’Espace Culture Multimédia du Fourneau
Nous avons aussi porté cette fenêtre dans l’environnement de Netvibes l’un des agrégateurs les plus utilisé et initié en France par Tarek Krim.
Avec leur accord nous avons créé un "univers" [5] correspondant aux sites brestois : http://www.netvibes.com/Brest qui
permet à tout internaute d’accéder directement à cet ensemble de sites.
Il reste maintenant à faire connaitre cette initiative aux élus, acteurs de la collectivité, habitants
et à faire vivre cette initiative , fenêtre ouverte sur la ville et le pays de Brest.
Le code de l’application qui a servi à construire cliclarue et clic-a-brest sera mis prochainement à disposition des acteurs qui souhaitent reprendre cette initiative sur un territoire ou un thème.
Merci à celles et ceux qui
s’inscrivent dans ce mouvement du "donner à voir qui relie" de bien vouloir nous le signaler.
Des développements restent à faire pour pouvoir faire évoluer la liste des sites référencés (aujourd’hui inscrits en couper coller dans un fichier).
Michel Briand, adjoint au Maire de Brest
élu en charge des TIC au pays de Brest




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