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45- Et demain ? Web 2.0 ...

Loïc Haÿ, ARTESI Ile-de-France

Terme à la mode, aujourd’hui largement diffusé, même si aucun consensus ne s’est vraiment dégagé autour de sa définition, le web 2.0 est une tentative pour rassembler et qualifier, sous une appellation unique, les évolutions actuelles du web et de ses usages.

Il annonce l’avènement d’une phase de maturité inédite qui marque un retour aux fondamentaux de l’internet et doit permettre de les concrétiser : remettre l’utilisateur au centre de la toile, simplifier et fluidifier ses relations avec les services et les autres utilisateurs, lui faire gagner du temps en allant à l’essentiel, en bref, faciliter sa vie numérique quotidienne.

A partir de principes convergents et d’exemples tangibles, le web 2.0 donne la vision d’une transition globale, tout à la fois technique, économique et sociale, qui doit permettre d’améliorer la qualité de l’environnement et de l’expérience de l’individu en réseau.

Pour résumer cette vision, le web peut être vu comme une plate-forme : les sites ne sont plus des îlots éclatés mais forment un socle d’échanges cohérents entre les utilisateurs, entre les services, et entre les utilisateurs et les services.

Sur son volet technique, le web 2.0 ne constitue pas une rupture. Il consiste plutôt à mieux exploiter le potentiel de technologies déjà existantes pour relier entre eux des informations et des services pertinents pour l’utilisateur.

De la syndication de contenus via RSS à la mise à disposition d’interface de programmation publique, le développement du web 2.0 vise à favoriser l’interopérabilité et le remixage, voire le détournement, dans un esprit proche de celui du logiciel libre.

Il s’agit également de faire évoluer le modèle de la production logicielle en passant de l’idée d’un logiciel « produit » qui s’améliore par cycles (au rythme des versions) à celle d’un logiciel « service » qui s’adapte en continu pour coller aux besoins des utilisateurs (« béta perpétuelle »). Enfin, pour abaisser au maximum les barrières de l’adoption, l’ergonomie de l’interface fait l’objet d’une attention toute particulière : moins de clics au profit du glisser/déposer, plus d’informations affi chées à l’écran, moins de temps de chargement. Cette recombinaison technologique permet, entre autres, l’apparition de véritables applications web, semblables aux applications de bureau traditionnelles.

Sur son volet économique, de nombreux services du web 2.0 sont totalement ou partiellement gratuits, non pas par philanthropie, mais parce que la valeur réside désormais dans le nombre des utilisateurs et dans les données (et les méta-données) qu’ils détiennent : l’objectif est de créer des sources de données uniques, diffi ciles à recréer, et dont la valeur s’accroît à mesure que les internautes les utilisent et les enrichissent.

Corollaire des deux premiers, le volet social du web 2.0 consiste à proposer une architecture de participation renforcée pour favoriser une implication active des utilisateurs.

Véritables pivots, à la fois bénéficiaires et contributeurs des services, ces derniers ont la possibilité de créer, publier, organiser et partager de l’information d’une manière à la fois personnelle et communautaire, mais aussi d’interagir, d’élargir le cercle de leurs relations, de recommander ou de donner du sens au contenu, en bref, d’inventer les usages sociaux du web de demain ...

5 services à découvrir en priorité :

- Netvibes : service de création d’une page de démarrage personnalisable
- Bloglines : service d’agrégation et de gestion de fl ux d’information
- Blinklist : service de gestion et de partage de favoris
- Flickr : service de gestion et de partage de photos
- Writely : service d’écriture collaborative

3 sources pour découvrir d’autres services :

- Techcrunch
- e-Consultant
- e-Hub

Posté le 20 juin 2006 par Loïc Hay, Marie-lise Gauthier