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17- Quels sont les freins aux logiciels libres dans les Espaces Publics Numériques ?

Loïc Dayot, Chargé de mission TIC à Pierrefitte-sur-Seine et membre de l’April

Q : Quels sont les freins institutionnels et humains à l’entrée des logiciels libres dans les EPN ?

- Les animateurs sont rarement formés techniquement, et quand ils le sont, c’est sur des logiciels propriétaires. Logiquement, ils préfèrent utiliser des outils qu’ils connaissent. Souvent isolés dans leur structure, ils profi tent peu du savoir des autres, même si de plus en plus, les listes de discussion évoquent des solutions libres.
- Les responsables de structure ne sont pas toujours avertis de la problématique des logiciels libres et sont souvent victimes de l’inertie de leur organisation, notamment les EPN dépendant de collectivités territoriales.
- Les services informatiques qui peuvent gérer les choix d’équipement des EPN, le font sur des critères techniques et conformément à leurs choix habituels, sans prendre en compte les besoins particuliers de ces lieux.
- Les élus sont encore moins avertis, et à part quelques exceptions notables, sont rarement promoteurs des logiciels libres. Ils se reposent complètement sur leurs agents.

Bref, que d’obstacles à surmonter !

Q : Une note d’espoir ?

- J’ai envie d’insister sur le rôle que peuvent jouer pour les EPN, les Sociétés de Service en Logiciels Libres (SSLL). Il n’est pas vrai qu’un animateur peut aussi assurer l’installation et la maintenance informatique et réseau de son EPN. Chacun son métier ... même s’il y a de nombreuses exceptions. Comme les Groupes d’Usagers de Logiciels Libres (GULL) pour le conseil, la promotion et l’organisation d’événements, les SSLL locales ont un rôle à jouer pour les EPN.

Posté le 20 juin 2006 par ldayot, Marie-lise Gauthier