Q : Quels sont les freins institutionnels et humains à l’entrée des logiciels libres dans les EPN ?
Les animateurs sont rarement formés techniquement, et quand ils le sont, c’est sur des logiciels propriétaires. Logiquement, ils préfèrent utiliser des outils qu’ils connaissent. Souvent isolés dans leur structure, ils profi tent peu du savoir des autres, même si de plus en plus, les
listes de discussion évoquent des solutions libres.
Les responsables de structure ne sont pas toujours avertis de la problématique des logiciels
libres et sont souvent victimes de l’inertie de leur organisation, notamment les EPN dépendant
de collectivités territoriales.
Les services informatiques qui peuvent gérer les choix d’équipement des EPN, le font sur
des critères techniques et conformément à leurs choix habituels, sans prendre en compte les
besoins particuliers de ces lieux.
Les élus sont encore moins avertis, et à part quelques exceptions notables, sont rarement
promoteurs des logiciels libres. Ils se reposent complètement sur leurs agents.
Bref, que d’obstacles à surmonter !
Q : Une note d’espoir ?
J’ai envie d’insister sur le rôle que peuvent jouer pour les EPN, les Sociétés de Service en Logiciels Libres (SSLL). Il n’est pas vrai qu’un animateur peut aussi assurer l’installation et la maintenance informatique et réseau de son EPN. Chacun son métier ... même s’il y a de
nombreuses exceptions. Comme les Groupes d’Usagers de Logiciels Libres (GULL) pour le conseil, la promotion et l’organisation d’événements, les SSLL locales ont un rôle à jouer pour les EPN.




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