Lieu d’implantation
Département de la Côte d’or 10 centres sati21/cyber-bases ouverts à ce jours, 12 fin 2006 8 centres en territoire rural ou très rural - 2 centres en milieu urbain 1 centre de ressources départemental chargé de :
- la coordination départementale et des partenariats
- la formation des animateurs
- la mission de support « technique »
- Financeurs : Projet initié par le Conseil Général de la Côte d’or, déployé en collaboration avec la Caisse des dépôts (programme cyber-base). L’État intervient dans le financement des centres dits « périphériques » (moins de 1000 habitants dans la commune d’implantation) au titre du FNADT.
- Partenaires opérationnels : Enesad-Cnerta (Établissement National d’Enseignement Supérieur Agronomique de Dijon - Centre National d’Études et de Ressources en Technologies Avancée), les partenaires : Chambre d’agriculture, CCI, CNFPT Bourgogne, CCSTI, Services publics de l’emploi (Anpe, Assedic, Afpa, DDTEFP), CRIJ...
- Maîtres d’ouvrage : chaque centre créé est sous la responsabilité d’un maître d’ouvagre particulier. Parmis eux, on trouve : des communes, des intercommunalités, des établissements de formation, des associations.
Le contexte
Le projet sati21 aborde la question des logiciels libres dès son origine et le thème se décline selon différentes modalités et usages, notamment à travers de ces 3 axes :
- le cahier des charges des centres, qui impose un double-boot sur les postes informatiques de type PC
- la formation des animateurs sous linux (formation technique obligatoire conçue par le centre de ressources et prise en charge par le financeur Conseil Général)
- la mise en place d’ateliers pour les abonnés des centres sous logiciels libres
Les origines du projet (porteur de projet, partenaires, etc.)
A l’origine du projet : le cahier des charges des centres. Le Conseil général de la Côte d’or, sur les conseils de son cabinet d’études Entreprise & décisions, a souhaité que tous les systèmes d’exploitation existants soient représentés dans les centres sati21. Cette volonté est devenue un élément constitutif du cahier des charges. Dans chacun des centres se trouve donc systématiquement des PC en double boot (windows/linux, mandrake pour la plupart) et des Macintosh. Le cahier des charges n’impose que deux Microsoft office sur tout le parc informatique.
Le projet se déployant : le besoin en formation. Une fois les centres créés et les animateurs en poste, un fort besoin de formation aux outils libres s’est fait sentir chez ces derniers. Un module complet de formation initiale a été ajouté au parcours de « formation technique » (cf.annexe) sur l’environnement Linux. A ce jour, des modules de formation continue viennent compléter le cursus initial. Ces modules portent sur les applicatifs (image, création de site web...), l’administration du réseau (sécurité...) ou encore la culture du logiciel libre (RMLL 2005). Pour ces formations, le Cnerta a choisi l’association COAGUL comme partenaire.
Les ateliers sous Mandrake pour les usagers. Certains centres n’étant équipés que de deux Microsoft office, les ateliers d’initiation à la bureautiques ont été entièrement élaborés sur des outils libres. Les ateliers sur le traitement d’image se sont largement développés sous Gimp dans la plupart des centres.
Année de mise en place et durée de projet.
Le projet sati21 se déploie depuis décembre 2002. Le projet est toujours en cours et la richesse actuelle du réseau des centres amène une dynamique de plus en plus forte.
Les objectifs initiaux
Fournir un service complet aux usagers finaux en présentant tous les OS existants et toutes les applications existantes.
Le fonctionnement
Les services ou usages développés sont :
- la formation des animateurs
- les ateliers utilisant les LL pour les usagers finaux
Conditions d’accès (recrutement du public, participation financière, ...)
Les centres sati21 ont une grille tarifaire communes. L’accès aux centres est gratuit pour les demandeurs d’emploi et bénéficiaires des minima sociaux.
Moyens humains (statuts, profils et compétences)
- Les animateurs ont tous des profils différents. La gestion de la variété des profils a mérité toute notre attention pour la mise en place de formations adaptées à des néophytes (chercheurs universitaires, employés de mairie...) comme à des administrateurs réseau (niveau BTS).
- La coordinatrice départementale joue constamment le rôle de médiateur sur les sujets sensibles, la détection des besoins en matière de formation... Les LL ont été l’objet de cette médiation coordination départementale/animateurs.
Moyens techniques (matériel hard et soft + consommables)
Dans chacun des centres : de 5 à 12 PC en double boot + 2 Macintoch.
Moyens financiers (budget du projet ou budget de fonctionnement annuel, partenaires, bénévolat, etc.)
Les dépenses liées à l’investissement sont prise en charge par les financeurs à hauteur de 80%. Le coût d’un centre varie de 35 000 euros à 120 000 euros (en fonction de la taille et de l’existant).
Les usages
- Les publics (visés initialement et touchés réellement) Le premier public touché reste les animateurs des centres. Ils transfèrent ensuite leur savoir-faire aux usagers finaux.
Les centres sati21/cyber-base sont ouverts à tous les publics sans aucune discrimination. Les publics touchés par les ateliers sont ceux qui fréquentent les centres et particulièrement les ateliers d’initiation et de perfectionnement.
Les deux catégories les plus représentées sont :
- les retraités
- les chercheurs d’emploi.
- Nombre de personnes touchées (fréquentation régulière, nombre de personnes sur un an ou sur l’ensemble du projet ...)
Une douzaine d’animateurs ont été formés à l’administration réseau sous linux et à l’utilisation de certains logiciels (Gimp, Nvu...).
Une cinquantaine d’utilisateurs ont assisté à des ateliers sous des LL.
L’originalité ou l’exemplarité du projet (les points forts en matière d’appropriation des TIC par des publics éloignés)
Points forts :
- l’obligation de proposer des LL en milieu rural
- l’autonomisation des animateurs dans le monde du libre
Un bilan ?
Les difficultés rencontrées (défis à relever)
Le premier frein reste un frein « culturel » : les animateurs qui n’ont pas réussi à s’intégrer dans la culture du LL ne les ont pas utilisé par la suite. Nous avons en effet volontairement choisi de travailler avec Coagul afin de permettre aux animateurs de saisir les enjeux des LL, de se poser des questions et d’avoir des réponses. Si la plupart ont bien saisi la logique et la culture des LL, certains n’ont même pas adhéré ou cherché à comprendre. Leurs a priori étaient trop forts.
Les leçons à tirer (si c’était à refaire ...)
Il serait peut-être nécessaire de commencer la formation par une journée d’échanges et de débats sur les LL, leur logique et leur environnement. Le but serait de permettre aux animateurs de mieux saisir les enjeux et tendances des LL. Ils seraient ainsi aussi plus à même à expliquer à l’utilisateur final l’utilité des ateliers sous LL.
Transferabilité du projet (conseils pour ceux qui voudraient se lancer dans un tel projet)
Il convient de trouver un bon formateur, qui sache se rendre accessible aux animateurs et qui leur donne envie d’en faire de même avec les utilisateurs finaux.
Nous nous tenons à la disposition de toute structure désireuse de mettre en place un tel projet.




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