Huit angles de vue
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L’âge |
Le genre |
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La proportion d’utilisateurs réguliers diminue avec l’âge, mais les seniors sont de plus en plus nombreux à se socialiser via internet et les préretraités viennent gonfler les rangs. |
Les disparités entre hommes et femmes persistent, mais elles s’atténuent lorsque la diffusion d’internet se généralise (Finlande, Danemark, Pays-Bas, Amérique du Nord) |
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Les revenus |
Le niveau de formation |
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Il existe une relation quasi linéaire entre le niveau de revenu et le taux d’utilisation régulière d’internet ; cette inégalité persiste dans les pays où internet atteint une diffusion plus large. |
Ici aussi, il existe une relation directe entre le niveau de formation et l’usage d’internet, mais certains efforts ciblés d’éducation permanente peuvent réduire les écarts de manière significative. |
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Les professions |
La composition familiale |
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La prédominance des professions intellectuelles et des étudiants persiste, mais internet fait une percée significative parmi les travailleurs manuels et les demandeurs d’emploi. |
Les familles biparentales ayant des enfants en âge scolaire sont les plus nombreuses à utiliser internet. Les isolés et les femmes seules avec enfants font partie des groupes défavorisés. |
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Les caractéristiques régionales |
Nord Sud |
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Partout en Europe, les disparités régionales sont liées aux écarts de développement économique. Par contre, il y a peu de différences entre zones urbaines et rurales. |
Au niveau mondial, la fracture numérique prend l’allure d’une crevasse. Les écarts entre pays du Sud sont encore plus profonds qu’entre le Nord et le Sud, mais la créativité des usages y est étonnante. |
(Source : Vendramin P., Valenduc G., La Lettre EMERIT n° 39, Namur, juin 2004)
La côte des fossés ;-)
Un fossé socio-économique : les cadres et professions intellectuelles supérieures utilisent internet 6 fois plus que les ouvriers (76,3 % contre 12,9 %). (Sce :ROUQUETTE, INSEE, 2002).
Un fossé d’éducation : 68 % des diplômés de l’enseignement supérieur utilisent internet contre 14 % des sans-diplôme. (Sce : BIGOT, CREDOC, 2002)
Un fossé de générations : 68 % des 15-24 ans l’utilisent, mais plus on avance en âge, moins on utilise l’internet : 39 % des 35-49 ans sont utilisateurs, et seulement 3 à 5 % des plus de 65 ans. (Sce : BIGOT, CREDOC -2002)
Des écarts qui se mesurent en années
En France, en avril 2002 :
Les personnes disposant des revenus les plus faibles (1er quartile) ont un niveau d’utilisation de l’Internet comparable à celui de la moyenne de la population en février 1999 ... soit 38 mois ou 3 ans de décalage.
Les plus de 50 ans ont un niveau d’utilisation de l’Internet comparable à celui de la moyenne de la population en octobre 1998, soit 42 mois ou 3 ans et demi d’écart !

- Fossé numérique dans l’Europe des 15 à l’échelle du temps
- Pour chaque groupe "à risque" (femmes, + de 50 ans, faibles revenus, faible éducation), Combien de mois faut-il remonter en arrière pour trouver dans la moyenne de la population, un niveau d’usage comparable à celui d’avril 2002 ?
Au niveau européen, le graphique ci-dessus montre que les personnes ayant les niveau d’éducation les plus faibles, présentent un décalage de 4 à 5 ans avec la moyenne de la population, dans les taux d’utilisation d’Internet constatés. (Sce : SIBIS, 2002-03)
Des non-usagers réfractaires aux TIC ?
La progression continue du nombre d’abonnés et d’usagers d’Internet, ne doit pas nous faire oublier qu’une part importante de la population reste aujourd’hui encore à l’écart des « autoroutes de l’information ».
Parmi les non-usagers et usagers occasionnels d’Internet en France, la moitié sont d’accord pour affirmer « Internet, ce n’est pas pour moi » (Sce : SIBIS, 2002-03)

- Qui est connecté à domicile ?
- 65 % des personnes non diplômées ou faiblement diplômées n’envisagent pas de se connecter à Internet.
(Sce : LOUE et HEITZMANN, SESSI, 2003).
Un fossé qui n’arrête pas de se creuser
Une analyse comparative menée entre 1997 et 2002 au niveau européen, fait ressortir que si les écarts hommes/femmes tendent progressivement à disparaître, et que l’on constate depuis 2000 une tendance des plus de 50 ans « à recoller au peloton », en revanche les écarts les plus discriminants se creusent davantage. La situation des personnes faiblement diplômées n’a pas bougé d’un pouce et les écarts selon les niveaux de revenus se sont encore aggravés en 5 ans. (Sce : SIBIS, 2002-03)




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