Chiffres
L’illettrisme en augmentation depuis 1995
10 à 14 % de personnes en situation d’illettrisme en France parmi les 18 à 65 ans (7 à 10 % parmi les personnes ayant appris à lire en français).
Les hommes sont plus souvent en difficulté que les femmes.
Les personnes âgées plus touchées que les plus jeunes : 13-20 % pour les 50-65 ans contre 3-8 % pour les moins de 30 ans.
Sources :, Enquête sur l’information et la vie quotidienne, Nov. 2002. Cité par ANLCI L’illettrisme renforce l’exclusion sociale
Plus de 30 % d’illettrés dans la population des bénéficiaires du RMI, plus de 20 % dans la population carcérale, plus de 25 % chez les jeunes de la PJJ. Si l’illettrisme ne conduit pas nécessairement à l’exclusion, il en interdit souvent les portes de sortie.
Les causes
Ce n’est pas la faute de l’immigration : à Catégorie Socio-Professionnelle égale, les enfants de l’immigration sont moins illettrés que les autres.
Ce n’est pas la faute aux banlieues difficiles : c’est plutôt le milieu rural, là où les infrastructures sont les plus faibles, qui est le plus touché.
La faute à la pauvreté ? Ce n’est plus aussi vrai qu’avant ; on note une distribution plus équilibrée de la population illettrée dans les différentes catégories socio-professionnelles.
D’après Alain Bentolila (Univ. Paris V), conseiller scientifique de l’Observatoire National de la Lecture et de l’ANLCI
Définitions
Illettrisme :
Néologisme introduit par ATD Quart-Monde dans les années 70, devenu depuis le terme officiel. concernant la maîtrise difficile de la lecture et de l’écriture par des personnes de langue maternelle française, ayant été scolarisées en France. Sont considérées comme relevant de situations d’illettrisme, « des personnes de plus de seize ans, ayant été scolarisées, et ne maîtrisant pas suffisamment l’écrit pour faire face aux exigences minimales requises dans leur vie professionnelle, sociale, culturelle et personnelle. Ces personnes, qui ont été alphabétisées dans le cadre de l’école, sont sorties du système scolaire en ayant peu ou mal acquis les savoirs premiers pour des raisons sociales, familiales ou fonctionnelles, et n’ont pu user de ces savoirs et/ou n’ont jamais acquis le goût de cet usage. Il s’agit d’hommes et de femmes pour lesquels le recours à l’écrit n’est ni immédiat ni spontané, ni facile, et qui évitent et/ou appréhendent ce moyen d’expression et de communication » .(GPLI - 1997)
Analphabétisme :
Dérivé du grec, ce terme signifie « Qui ne connaît ni le A, ni le B », autrement dit l’analphabétisme désigne les personnes qui n’ont pas appris à lire et à écrire. En France, l’analphabétisme touche environ 1% de la population. On l’oppose à l’illettrisme, qui correspond à une maîtrise médiocre de la lecture/écriture pour des adultes ayant été scolarisés.




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