2 - Publics éloignés

Second cahier de partage d’expérience de la collection "L’accessibilité pour tous aux TIC", proposée par CRéATIF avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations, de la Délégation aux Usages de l’Internet et de plusieurs collectivités régionales.

Il s’adresse plus particulièrement aux animateurs et responsables de lieux d’accès publics au multimédia et à internet, ainsi qu’aux professionnels de l’insertion sociale.

La rédaction a été menée par une équipe d’une douzaine de contributeurs-trices, animée et coordonnée par Philippe Cazeneuve.

Le guide papier a été présenté lors des Rencontres Autrans 2005, et il est diffusé par des collectivités ou des réseaux associatifs ayant procédé à une commande groupée.

Remarque importante : Ces guides sont destinés à être distribués gratuitement et ne peuvent être revendus. Bon de commande ici !

Une version en ligne est disponible ici-même, avec des articles en "bonus" et compléments.

La version imprimable en .pdf est téléchargeable ICI. Elle est accessible aux lecteurs équipés de synthèses vocales.

Sommaire

- 1)« Dix moi comment faire »

Enjeux et problématique
- 2) Editorial : Internet pour tous, mythes et réalités (M. Briand, CRéATIF)
- 3) Introduction : Moderniser sans exclure, les mots pour le dire (P. Cazeneuve, CRéATIF)
- 4) Pour une inclusion numérique et sociale (P.L. Carrolaggi, GRETA du Velay)

Qui sont les publics éloignés des TIC ?
- 5) La 1ère fois : inquiétudes et craintes des « publics éloignés »
- 6) Techno mordus ou techno exclus ?
- 7) Un « fossé numérique » impossible à combler ?
- 8) Typologie des publics menacés d’exclusion numérique

Aller à la rencontre des publics les plus éloignés
- 9) Le multimédia au service des personnes en multi-difficultés - AGHEB Le Phare, Brest (E. Faucheur-Le Joncour, Ville de Brest)
- 10) "Travailler et Apprendre Ensemble" : recycler des ordinateurs pour réinsérer des personnes (Claude Virlojeux, ARTESI Ile-de-France)
- 11) Internet de rue : aller au devant des familles les plus pauvres (Recherche-action ATD Quart-Monde – IMAG)

Mettre l’usager au centre du projet
- 12) Il ne suffit pas que les gens utilisent, il faut faire en sorte qu’ils s’approprient (J-M Cornu, FING)
- 13) Mettre en place une charte de l’usager
- 14) Elaborer la charte de l’usager
- 15) L’utilité précède l’usage
- 16) MiNiNet et Troc’Matic à Belleville
- 17) Développons « le pouvoir d’agir » des habitants (Manu Bodinier, Union Rhône-Alpes des Centre sociaux)
- 18) Multimédia et prévention routière au CS de Colombes (Lina Peral, Fédération des Centres sociaux de France)
- 19) Migrants créateurs de dialogue + Les principaux usages des migrants
- 20) Les téléboutiques de Château-Rouge, Paris 18e

Des territoires se mobilisent
- 21) Le programme insertion.net dans le Lot (A-C Dubreuil, CG Lot)
- 22) Sésame Multimédia : un chéquier qui ouvre des portes (Katalin Kolosy, Agence Lotoise de Développement)
- 23) L’Internet sur roulettes : une spécialité M@ison (J. Houdremont, Communauté de Communes Rhône-Sud)
- 24) Un programme de FOAD pour lutter contre l’illettrisme - C2RP, Nord-Pas-de-Calais + chiffres illettrisme (S. Lucien-Brun, Centre ICOM Handicap International)

Repères sur …
- 25) L’accès public en chiffres
- 26) La pauvreté et l’exclusion


Comment toucher et intéresser les publics les plus éloignés ?
Collection : Accessibilité pour tous aux TIC Cahier de partage d’expérience N°2 (32 p.)

Les CyberCamelots de Montréal ...

L’internet pour les Sans Domicile Fixe, déjà d’actualité il y a 7 ans ... au Canada !
Retrouvé dans nos archives, cet article paru dans " Le Courrier de l’Unesco " de février 1999, probablement rédigé, compte tenu des délais de fabrication dans le courant de l’année 1998, sur la mise à disposition d’Internet aux SDF de Montréal au Canada.
Voir article scanné sur le site de l’ARTESI Ile de france. www.artesi.artesi-idf.com/public/artesi/article.tpl ?id=8905
Lien hypertexte: ARTESI
Posté le 4 février 2005 par Claude Virlogeux
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Le Vidéotel : un terminal internet- visiophone

Si vous n’êtes pas versés dans le bricolage, il existe sur le marché des produits qui permettent de s’affranchir de l’ordinateur et de l’environnement informatique afin d’accéder à internet.

Il s’agit d’un terminal téléphonique doté d’un écran couleur à matrice active de taille confortable, d’un clavier (Azerty) de type PC, d’une caméra intégrée, d’une interface Numéris ou Ethernet pour connexion en ADSL, d’un port imprimante.
Il permet la téléphonie et la visiophonie sous IP, avec un forfait de 512K au minimum (512K montants et 128K descendants), l’envoi et la consultation de mails, l’accès aux services minitel. Il est compatible avec l’i-mode, sms, mm, et permet de communiquer avec un PC équipé de Messenger muni d’une webcam.
Un bémol, il permet seulement la consultation d’une sélection de sites web adaptés à sa résolution d’écran (320 X 234).

Voilà une solution qui plaira sûrement aux nostalgiques du Minitel et aux allergiques à l’informatique.

Lien hypertexte: Société Call Image
Posté le 27 janvier 2005 par Philippe Cazeneuve
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Méthodologie de projet

Découvrir Internet : une démarche de soins

Association Infini & Ar Styvel, Centre de postcure en alcoologie - Brest

Le projet

La sensibilisation à Internet concerne des hommes âgés de 40/50 ans, accueillis au centre de postcure en alcoologie, Ar Styvel, à Brest. Un groupe de 8 adultes volontaires, accompagné d’un(e) éducateur(trice) du Centre Ar Styvel, est accueilli dans les locaux d’Infini, une matinée tous les 15 jours. Le temps de formation varie selon la problématique de chaque patient : une post-cure peut durer de 3 à 5 mois.

Déroulement

-  1ère phase : lever les tabous liés à l’Internet. Après une déclinaison des possibilités offertes par l’outil, la mise en confiance se fait par un accompagnement quasi individuel : oser utiliser le clavier, la souris, etc.
-  2ème phase : apprentissages techniques (navigation, moteurs de recherche, messagerie, forum et chat).
-  3ème phase : concrétiser des recherches préparées entre les séances au Centre Ar Styvel.
-  4ème phase : Utilisation en complète autonomie dans un Point d’Accès Public à Internet.

Objectifs

-  aider à l’élaboration d’un projet professionnel, retrouver de la confiance en soi, favoriser la reconstruction d’une image positive en ayant accès à de nouveaux apprentissages en situation de réussite.
-  Retrouver des repères temporels en s’investissant dans une activité qui demande assiduité, persévérance et patience, tout en procurant du plaisir ;
-  Pratiquer l’entraide, favoriser le travail de groupe et la communication, dépasser ses appréhensions pour demander, par exemple, une aide technique ;
-  Créer du lien social par la pratique d’une activité à l’extérieur de Centre ;
-  Déplacer son attention, avoir des repères extérieurs favorisant une rupture avec la relation de dépendance à l’alcool ;
-  Créer une dynamique personnelle et une dynamique de groupe.

Lien hypertexte: Association Infini
Posté le 27 janvier 2005 par Elisabeth Le Faucheur Joncour
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Un quartier à la loupe

Centre social Marc Sangnier, Gonesse (95)

REM : reportage de Barbara Maroselli paru dans la revue des Centres sociaux « Ouvertures », N°71 mars 2003, Dossier Usages sociaux du multimédia.

À force d’habiter un territoire, on finit par ne plus le voir. À Gonesse (Val-d’Oise), des habitants se sont impliqués dans la réalisation d’un cédérom sur leur quartier. Un premier pas pour améliorer la vie de tous les jours ?

À l’occasion de l’anniversaire de la construction du quartier, le directeur adjoint, un bénévole et l’animateur multimédia du Centre social Marc Sangnier, Gonesse (Val-d’Oise), ont souhaité mettre en place un projet s’appuyant sur le multimédia pour proposer, en participation avec les habitants, une découverte - redécouverte du quartier.

C’est finalement la solution de la réalisation d’un cédérom qui a été choisie. Elle permettait en effet de représenter le quartier sous un angle topographique (sur la base d’une carte IGN) qui a été ensuite enrichi de diverses manières. Un « zoomage » permettait ainsi de « rentrer » dans le quartier : rues, squares, places, etc. À l’aide d’un logiciel, les concepteurs ont en outre introduit des photographies (commerces, institutions, piscine, bibliothèque...) dont chacune débouche sur un « mini-site » du lieu concerné. Pour la prise de documents, ils se sont appuyés sur le groupe des jeunes du centre, leur confiant un appareil photo numérique et les chargeant de demander aux commerçants, directeur de la piscine, etc., toutes les informations susceptibles de nourrir le site.

D’un principe apparemment simple ont découlé des effets touchant à la mise en valeur du quartier en tant que patrimoine. Les habitants se sont peu à peu pris au jeu : les plus anciens ont proposé des photos du début la construction du quartier (visibles sur le cédérom), les mères ont accompagné leurs enfants... En fait, cette expérience montre comment un centre social peut générer une dynamique autour d’un centre d’intérêt commun, le quartier. La technologie a mis en jeu le sentiment d’appartenance à un lieu de vie, lequel renvoie chacun à son histoire, sa vie de famille, son « espace vécu ». Pour une mère de famille africaine, la présentation publique a été en cela éloquente, elle lui a fait découvrir le collège de son enfant ; le virtuel a désacralisé ce lieu en matérialisant ce qui jusque là était inaccessible. La technologie est ici au service de la volonté de chacun pour une appropriation différente d’un lieu de vie coutumier.

Lien hypertexte: Cédérom "Mon Gonesse"
Posté le 27 janvier 2005 par Lina PERAL
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Le point de vue des non-usagers sur les TIC

Des ordinateurs inutiles, trop chers, trop compliqués

Selon Régis Bigot du CREDOC, les non-usagers qualifiés de « réfractaires » à la micro-informatique, principalement les seniors et les non-diplômés, trouvent les ordinateurs inutiles et trop compliqués.
Les freins à l’utilisation, selon les non-usagers d’internet interrogés en Nord-Pas de Calais, seraient du au manque d’intérêt de l’outil, à sa complexité et à son coût.
Une autre étude menée en Pays de la Loire, classe les freins à l’utilisation d’internet au domicile :
- 1. l’absence de besoin concret (Internet pour quoi faire ? Quelle est son utilité ?),
- 2. l’inconnu (en termes de coût, de fonctionnement et d’installation),
- 3. les aspects techniques (problèmes de sécurité, ordinateur obsolète).

Les motivations pour se connecter

Les éléments susceptibles d’encourager les non-internautes à utiliser internet sont :
- 1. la question financière (baisse des prix des ordinateurs et des coûts de connexion)
- 2. la formation (propositions de formations adaptées et/ou gratuites)
- 3. les points d’accès internet (près de chez moi et/ou gratuits)
- 4. les contenus (contenus en ligne utiles, informations locales, dans ma langue maternelle)

Selon une étude menée en Région Pays de la Loire, les motivations ne se situent pas dans un besoin particulier d’usage de l’internet, mais plutôt dans des motivations de principe :
- 1. la communication (e-mail, forums, ...),
- 2. les enfants (qu’ils soient prescripteurs ou prétexte)
- 3. la « contemporanéité » (volonté de rester en phase avec son temps)

Les leviers d’actions identifiés

La mobilisation d’un réseau de personnes déjà internautes, capables de rassurer, démystifier, accompagner et de proposer concrètement aux débutants de :
- 1. communiquer (échanger et poser des questions sur les usages, les fonctionnalités)
- 2. s’informer (faire preuve de curiosité sur les coûts , l’installation matérielle)
- 3. voir pour se rendre compte (initiation accompagnée)

Posté le 27 janvier 2005 par Philippe Cazeneuve
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