Accès pour tous aux TIC

séniors

Accès public accompagné au numérique : CRéATIF propose 5 mesures et 4 pistes de travail pour une politique nationale d’e-inclusion

Assises du Numérique - juin 2008

Dans le cadre des Assises du Numérique lancées fin mai par Eric Besson, Secrétaire d’Etat, chargé de la Prospective, de l’évaluation des politiques publiques et du développement de l’économie numérique.

Malgré l’essor des outils numériques, 40 % de la population n’a toujours pas accès à internet. Plus les usages et les services se développent, plus celles et ceux qui n’ont pas accès (personnes âgées, isolées socialement, en précarité ...) se sentent exclus de cette évolution de la Société. Il est urgent de prendre en compte ces personnes dans un accès public accompagné de proximité.

Les initiatives portées par les collectivités locales sont nombreuses mais inégales et CRéATIF propose aujourd’hui 5 mesures et 4 pistes de travail afin de définir une politique nationale d’e-inclusion.

Les espaces publics numériques sont des lieux d’accompagnement de projets et de support des usages innovants du numérique au service du lien social

Assises du Numérique – Juin 2008

Propositions de CRéATIF et d’un collectif d’acteurs de l’accès public à Internet

Nous sommes des acteurs engagés dans l’appropriation et le développement des usages du numérique.

L’association CRéATIF rassemble des personnes engagées dans la conduite et la promotion d’actions de sensibilisation du public aux technologies de l’information et de la communication (TIC) pour le compte de collectivités territoriales, associations ou administrations décentralisées. En s’appuyant sur une pluralité de dispositifs d’accès publics, de démarches et de territoires, CRéATIF favorise l’appropriation sociale et citoyenne des technologies de l’information par :

  • l’échange des pratiques et le travail en réseau des animateurs et des responsables ;
  • le soutien et la diffusion des réalisations et des projets ;
  • l’observation et l’évaluation des usages ;
  • l’encouragement d’une participation active de la population.

Pour prévenir les risques de nouvelles exclusions liées aux TIC

L’action de CRéATIF s’inscrit dans une démarche de développement local des usages sociaux, culturels, éducatifs, et des capacités d’expression et de création des populations. Son souci est de favoriser l’accès au droit, à la culture et à l’emploi afin de réduire les inégalités d’accès. Sa volonté est de lutter contre les risques de nouvelles exclusions liées aux TIC.

Depuis plusieurs années déjà, CRéATIF contribue à faire avancer la réflexion en matière de développement et de pérennisation des Espaces publics numériques. Ces lieux offrent aujourd’hui, et plus que jamais, un véritablement accompagnement de la population à une époque où l’informatique et les objets numériques se répandent dans les foyers, où les technologies mobiles sont entrées dans le quotidien de chacun et où les services publics développent de plus en plus leur accès via Internet.

Nous proposons 5 mesures et 4 pistes de travail afin de soutenir les actions d’e-inclusion

Sous la coordination de CRéATIF, ses membres, auxquels se sont associés d’autres acteurs de l’accès public à Internet, ont souhaité apporter leur contribution aux travaux menés dans le cadre des Assises du Numérique lancées par Eric Besson, Secrétaire d’Etat, chargé de la Prospective, de l’évaluation des politiques publiques et du développement de l’économie numérique.

  • Parce que la capacité d’accéder à l’information devient de plus en plus vitale pour tenir sa place dans la Société,
  • Parce que plus de 40% de la population restent encore en marge du maniement du multimédia et d’Internet,
  • Parce que l’appropriation par ces publics éloignés des TIC demandera un effort d’accompagnement plus soutenu du fait des freins cognitifs et culturels,

Nous sommes convaincus que les pouvoirs publics ont un rôle majeur à jouer dans le soutien et le développement de ces dispositifs, afin de tenir les objectifs européens que la France s’est engagée à respecter conformément au programme e-Inclusion 2010.

Contexte et enjeux

L’accès public accompagné au numérique : une mission d’utilité sociale

On ne peut développer une économie du numérique sans faciliter l’appropriation d’une culture numérique par le grand public.

La sensibilisation aux questions de sécurité, de protection de la vie privée et de respect d’une attitude citoyenne, l’accès aux services de l’administration en ligne, le développement des usages d’expression et de création de contenus, la prise en compte des besoins spécifiques des publics les plus éloignés, sont autant de dimensions indispensables au développement durable d’une économie numérique.

Les Espaces publics numériques relèvent d’une mission d’utilité sociale afin de prévenir les risques d’exclusion d’une partie de la population aujourd’hui « déconnectée » de l’évolution rapide vers une société où le numérique occupe une place centrale.

Anticiper de nouvelles disparités

L’équipement des ménages est encore très inégal. Les familles à revenus modestes et faible niveau d’études ont besoin d’un accès à coût réduit (en logement social par exemple) et d’un accompagnement pour comprendre l’utilité et le bénéfice du numérique afin de se repérer dans la diversité des offres.

Après la couverture complète du pays en haut débit, le déploiement du très haut débit se fera de façon lente dans les territoires les moins rentables pour les opérateurs et sera générateur de nouvelles inégalités. Cette perspective nécessite de travailler à un maillage des réseaux, des points d’accès et des éditeurs de contenus locaux, dans une approche d’aménagement numérique des territoires. Le numérique, en permettant le même accès à une offre diversifiée de biens, de services et de culture dans le monde rural comme dans les villes, contribue à rétablir une équité territoriale.

Renforcer la qualité des services proposés

Le paysage français de l’accès public accompagné aux outils et services numériques a longtemps été caractérisé par une diversité de programmes et labels régionaux ou locaux disparates. L’Etat peine à fédérer et coordonner l’action de ces réseaux, dont le morcellement et la discontinuité de couverture du territoire, nuisent à la lisibilité de ces dispositifs par le grand public.

La charte Net Public gagnerait à être associée à un standard de qualité, supérieur à ce que proposent déjà les appellations locales, en mettant l’accent, tant sur la diversité et la cohérence des contenus et services proposés que sur la qualité de l’accompagnement.

Professionnaliser les acteurs

Cette montée en qualité nécessite de miser sur la formation des professionnels : animateurs, médiateurs, bibliothécaires, ... Chargés quotidiennement de répondre aux demandes et d’assurer des initiations ou animations dans leurs espaces, il est indispensable que leurs compétences puissent être réactualisées en permanence, afin de suivre l’évolution rapide des technologies et de leurs usages.

La qualification de ces professionnels doit pouvoir être garantie par le biais d’une certification des compétences reconnue dans la fonction publique territoriale.

Aller au devant des publics éloignés

En accueillant par exemple des services de type visioguichets ou espaces de télétravail, les Espaces publics numériques peuvent contribuer à réduire l’éloignement géographique des habitants de certaines zone rurales enclavées. En veillant à l’accessibilité des outils et services aux personnes en situation de handicap, aux publics illettrés ou en grande précarité sociale, ces lieux pourront mettre la technologie au service de l’inclusion sociale.

Les demandeurs d’emploi sont nombreux à trouver dans ces lieux des ressources pour accompagner leurs recherches. La présence croissante des seniors dans ces espaces, les amènent à côtoyer enfants et jeunes adultes, renforçant par là même le lien social intergénérationnel.

Outiller la créativité du plus grand nombre

L’évolution des technologies numériques laisse présager un potentiel de communications et d’interactions humaines plus interactives que celles que nous avons connu à l’ère de l’audiovisuel analogique. Cette invitation à la créativité des utilisateurs demande de nouvelles connaissances à apprivoiser et à maîtriser. Dans cette perspective, miser sur l’accompagnement humain s’avère un bon investissement.

Propositions de mesures pour l’e-inclusion

Les Espaces publics numériques sont des lieux d’accompagnement de projets et de support des usages du numérique au service du lien social

Mesure 1 : Elaborer avec les acteurs des territoires une Charte d’objectifs NetPublic 2.0

Par « 2.0 », on entend une démarche concertée permettant de définir les objectifs et le cadre dans lesquels doit se dérouler l’intervention des acteurs et prescripteurs, publics et privés, des services d’accès accompagné, d’initiation et de formation aux outils et contenus numériques. Associer aux objectifs quantitatifs et qualitatifs, les moyens à mettre en œuvre et les mécanismes d’observation (démarche qualité) et d’évaluation, qui seront vérifiés par les réseaux d’acteurs constitués, nationaux ou territoriaux.

Mesure 2 : Soutenir les territoires dans le développement coordonné d’un accès accompagné aux outils et services numériques

Définir le développement numérique des territoires et l’accès accompagné des usages, comme une nouvelle compétence obligatoire sur une échelle de territoire à définir (communauté de communes, département, région ...). Renforcer la complémentarité et le maillage des Espaces publics numériques sur les territoires en cartographiant l’existant, en développant une animation territoriale et une communication nationale auprès du grand public.

Mesure 3 : Définir et contractualiser avec les administrations et les collectivités le rôle des Espaces publics numériques dans l’accompagnement du développement de l’e-administration

Valoriser le travail effectué par les EPN pour l’accompagnement des publics à l’usage des téléservices en partenariat avec les administrations et organismes concernés sur les territoires (Communication et participation aux frais de fonctionnement). Développer dans les zones rurales ou relevant de la politique de la Ville, les Relais de services publics ou des dispositifs similaires.

Mesure 4 : Renforcer l’accompagnement et l’accès à l’e administration dans les lieux d’accès public par la présence d’un fonctionnaire d’Etat au côté de l’animateur-trice

Redéployer des fonctionnaires d’État dans les Espaces publics numériques : véritables médiateurs administratifs, ils feraient le lien entre les citoyens et l’administration avec une pleine légitimité (Financement : mesure neutre pour le budget de l’État).

Mesure 5 : Garantir une certification minimale pour les professionnels de l’animation multimédia

Définir un référentiel national des compétences des « Médiateur des technologies numériques » et organiser à l’échelon régional des parcours de qualification des animateurs des Espaces publics numériques en vue d’obtenir la certification C2i niveau 2 correspondante. Faire reconnaître cette certification professionnelle : inscription au RNCP et dans les grilles d’emploi et de concours de la Fonction Publique Territoriale, filière animation.

Pistes de travail complémentaires

Nous proposons en outre quelques pistes de travail qui méritent d’être étudiées, approfondies et soumises au débat :

Piste 1 : Promouvoir et diffuser le B2i Adultes comme référentiel de compétences de base pouvant être acquises et développées au sein des Espaces publics numériques.

  • Encourager la mise en place de passerelles entre initiation dans les EPN et qualification dans les organismes de formation, via un portefeuille de compétences numériques (e-portfolio) s’appuyant sur un référentiel national commun.

Piste 2 : Mobiliser les fonds disponibles dans le cadre du Droit Individuel à la Formation (DIF) afin de financer les initiations qui se déroulent dans les Espaces publics numériques.

  • L’initiation à la Culture numérique fait partie intégrante de l’Education tout au long de la vie et les EPN peuvent collaborer avec les organismes de formation pour une meilleure prise en charge des publics sur chaque territoire (accueil de proximité, horaires plus adaptés).

Piste 3 : Développer des pôles ressources autour de l’appropriation du numérique pour des publics spécifiques (seniors, handicap, illettrisme, migrants...)

  • Identifier les multiples partenaires et personnes-ressources capables d’intervenir sur ces questions et favoriser l’échange et la coopération.
  • Identifier et développer les ressources pédagogiques adaptées, former et outiller les professionnels à l’accueil des publics aux besoins spécifiques et favoriser l’équipement des Espaces publics numériques d’interfaces matérielles et logicielles permettant l’accessibilité à tous les publics (Financement : Fonds européens des politiques d’e-inclusion, AGEFIPH).

Piste 4 : Doter les Espaces publics numériques des technologies les plus récentes afin qu’ils puissent durablement jouer leur rôle de facilitateur dans l’appropriation des nouvelles technologies par le plus grand nombre.

  • Accompagner les collectivités dans le renouvellement des équipements des EPN, afin de les aider à suivre les évolutions rapides des technologies : fibre optique, internet mobile, web TV, web 2.0, visioconférence, ... (Financement : Caisse des Dépôts et taxe sur le numérique collectée auprès des FAI).
Lien hypertexte: Assises du Numérique
Posté le 28 juin 2008
Posté le 28 juin 2008
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Résultats de la consultation en ligne sur la stratégie de l’Union Européenne en matière d’e-Inclusion

En juin dernier, CRéATIF s’est engagé pour soutenir la démarche de consultation publique de l’Union européenne sur sa politique d’e-inclusion. Nous avons traduit le questionnaire initialement en anglais uniquement et diffusé largement dans nos réseaux un appel à contribuer.

Voici les résultats de cette consultation, tels qu’ils sont présentés dans le dernier "rapport de l’initiative européenne 2010 sur l’inclusion numérique". Encore une fois, il a fallu se farcir la traduction en français car il semble qu’on ne puisse participer à la construction de la société de l’information, "inclusive et européenne", que si on lit très couramment l’anglais. :-(

Le rapport complet (pdf en anglais 191 p.) déjà cité sur ce site dans un précédent article est disponible là : European i2010 initiative on e-Inclusion, "To be part of the information society" Impact Assessment

Les résultats de la consultation en ligne sur la stratégie de l’Union Européenne en matière d’e-Inclusion

Le questionnaire était constitué de 12 questions sur différents thèmes se rapportant à la Déclaration ministérielle de Riga. Trois invitations à répondre ont été adressées directement à 2000 contacts. Le questionnaire a été annoncé surle Portail Europa et le service de presse Société de l’Information. Au final, 211 réponses ont été collectées. La majorité des réponses (65%) proviennent de particuliers (principalement de l’Europe des 15). 35 % des réponses viennent d’institutions, y compris les ONG représentant des usagers ou des industriels, des entreprises ou des centres de recherche. Les réponses confirment :

- On constate des progrès limités en matière d’e-accessibilité depuis l’adoption de la communication de 2005 soulignant le rôle des mesures volontaires de la part des industriels, ainsi que le risque d’une fragmentation aux niveau des lois et des marchés (avis partagé par 69% et 72% des répondants).

- Le besoin de renforcer (81%) et réviser (87%) la législation actuelle, comme de proposer une nouvelle legislation (72%) en matière d’e-accessibilité a été fortement souligné. Les répondants confirment aussi le besoin d’outils d’accompagnement engageant les acteurs concernés : Responsabilité Sociale des Entreprises (68%), veille renforcée (66%), coopération entre usagers et industriels (61%). Sur l’accessibilité des sites web, 53% des répondants suggèrent d’utiliser des normes obligatoires pour tous les services publics.

- L’écrasante majorité des répondants pensent que l’amélioration de l’e-accessibilité aurait des impacts très positifs sur les personnes (90,5%), sur l’industrie européenne (82,5%), et sur la société dans son ensemble (92,1%).

- Les compétences numériques doivent être renforcées selon 90% des réponses, en encourageant les partenariats public/privé (82%), et en encourageant les efforts pour promouvoir des standards de qualifications (75%).

- Les personnes agées sont dissuadées de débuter dans l’usage des produits et services à base de TIC à cause de barrières commerciales (53% des répondants) et le besoin de sensibiliser les seniors aux potentialités des TIC, ainsi que le développement des compétences, de l’accessibilité et de l’accès aux technologie (souligné par 65 à 76 % des réponses).

- Le potentiel de l’usage des TIC est perçu de plus en plus comme un facteur d’intégration sociale et économique pour les jeunes marginalisés (61%) et pour les minorités ethniques (74,6%). Intégrer le thème de l’e-inclusion dans les politiques d’Education, d’Emploi et d’Immigration a été sélectionné respectivement par 42,7% 31,7% et 30,2% comme une priorité première.

- La majorité des répondants, approuvent (55,6%) ou approuvent fortement (15,9%), l’idée que le web social (ou web 2.0) a un fort potentiel en matière d’inclusion sociale, dans la mesure où les services peuvent être mieux adaptés aux usagers et les usagers plus impliqués dans la Société de l’information.

- Un appel fort à accroître les compétences TIC au sein des services publics (84%).

- Les répondants soulignent massivement (87%) le besoin d’accroître la place de l’e-inclusion à travers toutes les politiques, en renforçant les débats et les échanges internationaux, sur l’e-inclusion, en promouvant la recherche et l’innovation, ainsi qu’une meilleure coordination des niveaux locaux, nationaux et européens.

- Les répondants encouragent aussi fortement (87%) l’Union européenne à favoriser le dialogue à propos d’e-inclusion entre les différents acteurs concernés et soutiennent les efforts des industriels accomplis via la Responsabilité Sociale des entreprises (75%).

23 réponses de représentants de la société civile ou d’organisations professionnelles ont aussi été reçues par mail. Ces réponses, utilisant le questionnaire ou sous forme libre, diffèrent particulièrement en ce qui concerne les propositions en matière d’e-accessibilité. Les opinions exprimées vont d’un soutien à une intervention législative plus marquée (demande d’organisations de la société civile) à des avis plus réservés de la part d’industriels.

Ces derniers reconnaissent qu’une approche commune au niveau européen est nécessaire du fait de l’actuelle fragmentation du paysage de l’e-accessibilité en Europe, causée par les exigences divergentes dans les états membres. Malgré cela, le retour de certains acteurs industriels exprime l’invitation à privilégier la mise en oeuvre de solutions ou de procédures d’implémentation régulatoires reposant sur l’auto-certification des produits et services, l’usage de cahier des charges fonctionnels d’e-accessibilité et la promotion de normes en collaboration avec d’autres acteurs économiques majeurs que les Etats-Unis.

Posté le 23 novembre 2007 par Philippe Cazeneuve
Posté le 23 novembre 2007 par Philippe Cazeneuve
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Lien social, multimédia, expression, solidarités : appel à projet sur les usages 2007 à Brest

Les ateliers mémoire à l’ORB (office des retraités de Brest)

Projet proposé par l’Office des retraités Brest

1- Présentation :

l’ORB est une association, loi 1901, née de la volonté de service à la population retraitée, exprimée par la municipalité en 1978. depuis cette date l’ORB est partenaire de la ville de Brest.

L’Office des Retraités de Brest réalise une double mission :

- d’intérêt général

- d’intérêt associatif

Des commissions animent les différents secteurs d’activités :

- Information – Conseil : pour l’accueil, l’orientation, la documentation, le soutien à domicile et les actions de prévention

- les activités physiques : elles se déroulent en salle et en plein air. Avec des groupes plus ou moins nombreux, de différents niveaux pour permettre à chacun d’y avoir accès quel que soit son âge et sa capacité afin de conserver sa forme physique, voir de la retrouver.

- les activités culturelles, elles ont nombreuses et très diverses : jeux de société, ateliers artistiques, animation de groupe, étude de langues étrangères, recherches personnelles.

- les activités de solidarités, elles se développent dans le domaine de

l’intergénérationnel : accompagnement dans les écoles maternelles et primaires, accompagnement auprès des personnes en difficultés par l’atelier insertion, visites bénévoles auprès des personnes âgées et en

établissement, gymnastique grand âge, maltraitance des personnes âgées : centre d’écoute et d’aide d’Alma 29.

2 Partenariats.

Les ateliers mémoire résultent d’un partenariat entre la fondation

d’Entreprises PREVADIES et l’ORB avec le soutien du Conseil Général du

Finistère.

Pour les autres activités de l’ORB les divers partenaires sont les suivants.

A BREST :

- Instance de coordination gérontologique

- Aide Domicile 29

- Commission Locale de Lutte contre les exclusions (CLLE).

- Commission Consultative des Services Publics Locaux

- Association Brestoise des Jumelages et de la Coopération Internationale (ABJCI)

- Domi Services

- CCAS de la Ville de Brest

- Conseils Consultatifs de Quartiers de la ville de Brest

- CLIC Brest Métropole Océane

- France Bénévolat 29

- Espace Ethique de Bretagne Occidentale

Dans le Finistère :

- Comité Départemental de Retraités et Personnes Âgées (CODERPA 29), Conseil Général

- Groupe vigilance Personnes vulnérables (Conseil Général)

- Comité de Prévention et de Lutte contre la maltraitance (Préfecture)

- Commission litige APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), Conseil Général

- Comité Consultatif local des usagers de l’Administration Fiscale

- Udarpa 29 (Union Départementale des Associations de Retraités et Personnes Âgées)

En région Bretagne :

- Union Régionale des Offices et organisation des Personnes Âgées à la Retraite (UROPAR)

Au niveau national :

- UNIORPA (Union Nationale des Instances de Coordination, des Offices et Réseaux des Personnes Âgées)

- ALMA France (Allo Maltraitance Personnes Âgées)

CONVENTIONS DE PARTENARIAT

Avec la Ville de Brest :

- Convention d’objectifs et de financement : une nouvelle convention est signée au 1er semestre

2007.

- Convention d’occupation des locaux de la rue Magenta (Atelier d’Insertion Roul’âge) en date du 8 novembre 2002.

Avec EMERGENCE :

- intervention dans le cadre d’ALMA 29 (septembre 2001)

Avec Secours Populaire : (novembre 2004)

Avec l’IME des Genêts d’Or (décembre 2005)

Avec la Banque Alimentaire du Finistère (décembre 2004)

Avec l’IME Kerlaouen -Don Bosco (juillet 2006)

Avec le CAT de l’Iroise :

accueil des handicapés seniors dans les activités ORB (décembre 2002)

Avec le CHU-Résidence Ponchelet :

visites bénévoles auprès des personnes âgées (juin 2005)

Avec l’UDARPA 29 :

conventions d’objectifs avec les trois offices du Finistère (avril 2003)

Avec le Conseil Général du Finistère :

dans le cadre de la lutte contre l’exclusion, soutien à l’atelier d’insertion (novembre 2001)

Avec la CRAM de Bretagne :

convention annuelle d’objectifs

Avec ALMA-France :

au titre de l’antenne ALMA 29 (octobre 2003)

Avec l’AG2R et Défi Santé Nutrition (DSN) :

Dans le cadre de la charte « Bien Vieillir en Pays de Brest »

3. Synthèse du projet :

3.1 Quoi :

Environ 80% des personnes de plus de 60 ans (hommes ou femmes confondues) se plaignent de troubles de mémoire. Ces difficultés, qui ne relèvent pas souvent d’une pathologie, handicapent

considérablement la vie. Ils entraînent une perte d’autonomie, de confiance. Il en découle généralement un isolement social.

La mise en place d’ateliers mémoire s’inscrit dans un cadre préventif. Ils permettent de faire travailler sa mémoire, de l’entrainer, de l’exercer par des exercices ludiques sur fiches papier.

Un diaporama sous Power Point permet à l’animateur de suivre :

- Le planning du déroulement de la séance.

- De se consacrer uniquement à l’aide aux participants.

- De corriger les exercices avec la plus grande précision. Cette correction étant donc visible par tous les participants simultanément.

Les séances hebdomadaires durent 2 heures et s’étalent sur 10 semaines.

Un test d’évaluation de la mémoire est obligatoire. Ce test est d’une durée de 30 minutes environ, est effectué par un neuropsychologue. Les rendez vous sont personnalisés. Des gens qui présentent des problématiques ne peuvent suivre ces ateliers. Elles sont dirigées vers le corps médical.

A l’issue de ces tests, les personnes peuvent accéder aux ateliers si elles le souhaitent.

3.2 Qui

Il y a actuellement 10 animateurs formés pour « l’acte 1 » qui on permit d’animer 5 ateliers, soit de recevoir 50 participants au total. Le but à très court terme est d’augmenter très sensiblement leur nombre pour passer à 18.

3.3 Quand

Au1er semestre 2007. 5 ateliers d’environ 12 personnes chacun ont eu lieu.

Jusqu’à ce jour, il a été possible d’effectuer ces ateliers car il y en avait un par jour. l’ORB, ne possède qu’un micro-ordinateur portable, et un vidéoprojecteur dédié. Au vu du nombre de séances à venir début septembre, ce matériel sera insuffisant puisque 9 ateliers doivent se dérouler chaque semaine.

- Une formation de 8 nouveaux animateurs en « acte 1 », est prévue les 25/26/27/28 septembre 2007.

- Les animateurs déjà en poste seront formés sur un « acte 2 » les 20 et 21 septembre 2007.

- En janvier 2008 début des ateliers « acte 2 » pour les 50 personnes ayant déjà suivi le cycle 1 début 2007.

- Ateliers de 12 personnes se dérouleront au cours du dernier semestre 2007, avec intégration des nouveaux animateurs.

Une extension de ces ateliers sur la CUB est envisagée.

4. Objectif des ateliers mémoire.

La mémoire se définit comme la faculté de conserver, et, de se rappeler les états de conscience passés et, ceux qui s’y trouvent associés. La mémorisation passe par la sélection des informations captées par la mémoire sensorielle. Celle ci fait appel aux 5 sens (ouïe, odorat, goût, touché, vue). Suit un encodage propre à chaque information est classée comme dans une bibliothèque.

Les principales mémoires sont :

- La mémoire sémantique : c’est la mémoire des mots des idées, des connaissances sur le monde.

- La mémoire épisodique : elle permet l’encodage, le stockage et la récupération d’informations personnelles situées dans le contexte temporel (quand) et spatial (où).

- La mémoire de travail : elle effectue un maintien temporaire d’une information à

manipuler pour exécuter une tâche.

- La mémoire procédurale : permet l’acquisition d’habilités motrices (faire du vélo) ou cognitives (lecture).

Ces différentes mémoires font partie d’un processus qui s’étend tout au long de notre existence, mais qui peut parfois connaître des dysfonctionnements, tels que les troubles de mémoire.

Généralement les troubles de mémoire apparaissent avec l’avancée en âge. Ils sont souvent dus à un manque de stimulation de l’activité cérébrale.

La mémoire la plus fragile au vieillissement est la mémoire épisodique (la mémoire des faits anciens est mieux conservée que celle des faits récents. La plus forte est la mémoire procédurale, (on se souvient toute son existence de la façon de pratiquer su vélo).

Les troubles de mémoire peuvent être caractérisés par des oublis. Ceux-ci sont dus à un manque d’attention, de fixation de l’information liée à l’inattention. Qui n’a jamais oublié l’endroit où ses clés sont posées, sa place de stationnement, si la porte du logement est bien fermée à clé, une fois sorti.

Au fur et à mesure qu’ils deviennent plus fréquents, on perd confiance en soi. Jusqu’à penser que l’on est atteint de la maladie d’Alzheimer. Chacun de nous craint de développer une maladie dégénérative de ce type. Crainte qui augmente pour les personnes isolées. Car des ctivités routinières

répétitives, sans intérêt mobilisent toujours les mêmes régions cérébrales d’où l’endormissement des autres.

En fait on mélange vieillissement normal naturel et vieillissement anormal.

L’atelier Mémoire de l’ORB s’adresse à toutes les personnes de plus de 50 ans, sans limite d’âge. Au cours des divers ateliers passés, les âges des participants s’étalaient de 52 ans à 83 ans.

Il permet dans un cadre préventif, de pallier à ces troubles, car, il est important :

- De stimuler son activité cérébrale.

- D’évaluer son potentiel mémoire.d’exercer son attention, responsable des troubles usuels.

- De faire travailler sa mémoire, la stimuler au quotidien.

- Etre curieux, tout ce qui est bon pour le cerveau est bon pour la mémoire.

- Renforcer les mécanismes, booster ses cellules grises en restant curieux et actif.

A l’usage, on s’aperçoit que les participants à ces ateliers reprennent, au fil des séances, confiance en eux, Ils s’aperçoivent :

- Qu’ils peuvent faire des exercices, certains compliqués, alors qu’ils pensaient au départ en être incapables. Ils partaient battus d’avance.

- Que les autres personnes présentes à l’atelier connaissent les mêmes troubles de mémoire, car ils sont fréquents dés que l’on avance en âge.

5. Participation de l’ORB.

Cet Outil de création permettra à l’avenir de composer de nouvelles présentations des modules mémoire tant locaux que régionaux. Les animateurs attendent de recevoir le matériel pour développer ces

animations.

Les animateurs peuvent changer, le déroulement des séances sera toujours identique, car le même diaporama est utilisé par tous les binômes d’animateurs.

La présentation du 1er niveau (puis du 2ém e) des ateliers a été élaborée par le responsable de l’activité à l’ORB.

6. Matériels et budget simplifié.

Il a fallu plus de 70 heures, pour reproduire en informatique les 10 présentations d’exercice de chacune des 10 séances. Le passage au niveau 2 demandera autant de temps pour créer les diaporamas.

Le style des exercices restant le même, mais devenant plus compliqués.

1. Coût de la participation de l’ORB :

- Préparation du support informatique du 1er niveau : 1050 €.

- Préparation du support informatique du 2éme niveau (à créer) : 1050 €.

- Divers consommables : 150 €.

- Reproduction de fiches de travail pour 5 ateliers (60 jeux) : 900 €.

Total : 3 150 €

2. Soutien demandé

- Achat d’un micro-ordinateur portable. :980 €.

- Achat d’un vidéoprojecteur : 900 €.

- Achat du logiciel Power Point dernière édition : 120 €.

Total:2000 €

Montant total de ce projet : 5 150 €

A savoir que ce matériel permettra d’augmenter le nombre d’ateliers pour permettre à plus de personnes d’y participer. Pour mémoire la cotisation est de 25 € les 10 séances.

Ce qui autorisera plus de latitude par la suite pour les divers achats.

Posté le 21 octobre 2007 par Florence Morvan
Posté le 21 octobre 2007 par Florence Morvan
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La Commission Européenne organise une "Consultation publique sur la stratégie d’e-Inclusion"

CRéATIF a assuré la traduction française de ce questionnaire

La Commission Européenne, comme cela est annoncé dans l’initiative i2010 (en) et souhaité par la Déclaration Ministérielle de Riga sur une Société de l’Information Inclusive, a l’intention de proposer une stratégie complète sur l’e-inclusion à la fin de 2007. Pour se faire, la Commission a lancé une consultation publique initialement disponible uniquement en langue anglaise.

Sur ce sujet important mais encore peu pris en charge par les politiques publiques, CRéATIF a pris l’initiative d’assurer la traduction française du texte de la consultation, afin de faciliter les réponses des acteurs francophones de l’e-inclusion. Informés de cette démarche, les services de la Commission Européenne ont décidé d’intégrer cette traduction en proposant un questionnaire en ligne en français, en plus du seul questionnaire anglais original. Nous les en remercions chaleureusement et nous vous invitons à répondre nombreux à ce questionnaire, individuellement ou en nom de votre organisation.

Vous avez dit e-inclusion ?

Des personnes peuvent se trouver en situation d’exclusion pour diverses raisons : âge, handicap, situation géographique, environnement culturel, niveau d’éducation, revenus, sexe, etc.

"e-Inclusion" signifie à la fois des TIC inclusives et l’utilisation des TIC pour atteindre des objectifs d’inclusion plus larges. Elle se concentre sur la participation de tous les individus et communautés à tous les aspects de la société de l’information. C’est pourquoi la politique d’e-Inclusion vise à reduire les fossés subsistant dans l’utilisation des TIC et à promouvoir l’utilisation des TIC pour vaincre l’exclusion et à améliorer les performances économiques, les possibilités d’emploi, la qualité de la vie et la participation et la cohésion sociales (2006 RIGA Déclaration ministérielle).

Donnez votre avis !

Pour faciliter les réponses à la consultation publique lancée par la Commission Européenne, l’association CRéATIF en a assuré une traduction (Merci à Philippe Cazeneuve, Marie-Hélène Féron, Stéphanie Lucien-Brun et Pierre-Laurent Carrolaggi pour leur contribution volontaire) en utilisant un outil de travail collaboratif en ligne le wiki de CRéATIF : guides.creatif-public.net

Pour participer à cette consultation publique, vous pouvez au choix :

1. Compléter le questionnaire en ligne sur la page ec.europa.eu/YourVoice

(Pour choisir la langue française, utilisez le menu déroulant en haut à droite).

Attention, vous disposez d’une session d’une durée de 90 mn maximum pour répondre au questionnaire.

2. Envoyer vos contributions écrites à l’adresse e-mail suivante : einclusion@ec.europa.eu

Posté le 20 juin 2007
Posté le 20 juin 2007
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Les machines à voter françaises : un outil de discrimination sociale très efficace

C’est sous ce titre qu’un chercheur français à l’Université de Metz, Gabriel MICHEL, nous interpelle pour attirer notre attention de citoyens sur les résultats d’une évaluation qu’il a pu mené autour de l’utilisation des machines à voter par des seniors et des déficients visuels.

Voici un extrait du compte-rendu d’étude réalisée auprès d’un échantillon de seniors

"Trois machines à voter seront utilisées lors des prochaines présidentielles par près d’un million et demi d’électeurs. Les villes ayant choisi ce mode de scrutin sont passées directement du vote manuel au « tout électronique » : ce que veut dire que dans ces villes la machine à voter sera le seul moyen pour exprimer son choix. En plus du risque de fraude qu’on évoque beaucoup, à juste titre, se pose le problème de l’accessibilité aux populations sensibles (seniors, personnes handicapées, analphabètes technologiques). Les trois systèmes de vote qui équipent désormais les bureaux de vote français se veulent accessibles à tous les électeurs. Nous avons déjà montré, dans une première étude, que ces systèmes donnaient très peu de chances à une personne déficiente visuelle de voter normalement. L’objet de cette seconde étude est d’évaluer l’accessibilité de ces systèmes aux seniors.

(...)

Nous avons pu réaliser des tests utilisateurs sur une des 2 machines : Indra. Ce sont 7 seniors âgées de 64 ans à 77 ans (moyenne d’âge72,33) qui ont effectué les tests utilisateurs. Il leur était demandé de voter pour une liste de 10 candidats. Signalons qu’ils faisaient partie de catégories socio professionnelles favorisées : professions intermédiaires ou cadres supérieurs. Les résultats sont éloquents : sur 7 seniors placés dans des conditions idéales (pas de bruit, de pression, pas de contraintes de temps), seuls 3 ont réussi à voter. Et surtout sur ces 4 échecs, 3 se sont trompés dans leur vote, le quatrième n’ayant pas réussi à voter. La durée moyenne de vote ayant été 3,5 fois plus longue que pour le groupe de contrôle. Sur ces 4 seniors ayant échoué, 2 avaient des connaissances technologiques de base (utilisation du distributeur de billets, bornes), les 2 autres n’en avaient aucune.

(...)

Signalons que les plus de 65 ans représentent 10,2 millions d’électeurs.en France, et qu’actuellement on estime que plus de 80% d’entre eux n’ont aucune connaissance en informatique. Les seniors et les déficients visuels représentant près de 25% des électeurs (sources Insee et France Elections). Même s’il est difficile d’estimer quel est le pourcentage de seniors qui pourront voter normalement, il est certain, au vu de cette étude, qu’une grande majorité d’entre eux auront de très sérieux problèmes …… s’ils osent se présenter face à la machine. Signalons que les défauts ergonomiques importants de ces 2 machines seront aussi des obstacles pour les autres exclus de la technologie : seniors plus jeunes, analphabètestechnologiques, autres types de handicaps. Donc une source de discrimination importante."

Le travail d’évaluation est la synthèse d’évaluations effectuées par quatre experts reconnus en accessibilité et/ou du vote électronique (Gérard Uzan, chercheur aveugle, Université de Paris 8 – Walter Cybis, Université de Santa Catarina, Brésil – Odile Martial, Ecole Polytechnique de Montréal – Gabriel Michel, Université Paul Verlaine, Metz) ainsi que par des étudiants de Master en Interaction Humains Machines et de Master de psychologie du travail de l’université de Metz..

Posté le 6 mai 2007 par Philippe Cazeneuve
Posté le 6 mai 2007 par Philippe Cazeneuve
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