Accessibilité handicap
Accessibilité et logiciels libres, nouveau groupe de travail
C’est à l’occasion des dernières Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Nantes en juillet qu’une première réunion au sein de la thématique accessibilité et handicap avait été amorcée, à l’initiative de Wilfried Estachy.
Comptant aujourd’hui une trentaine de membres, nous travaillons essentiellement pour le moment à travers une liste de discussion , à laquelle vous êtes invités à vous inscrire pour suivre et contribuer aux échanges. Vous pouvez avoir un aperçu de ces échanges sur les archives de la liste.
L’objectif du groupe, dont vous pouvez retrouver la charte sur le Wiki, est de promouvoir des logiciels libres accessibles à tous, et en particulier aux personnes en situation de handicap.
C’est également le thème transversal qu’ont choisi les organisateurs des prochaines Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Bordeaux.
Notre groupe est ouvert à tous ceux qui souhaitent nourrir la réflexion et promouvoir activement une conception logicielle libre centrée sur tous ses utilisateurs, en prenant en compte la question complexe de l’accessibilité.
Nos actions en cours :
* Faire connaître le groupe et prendre des contacts à la fois dans les milieux du libre et dans le monde associatif et professionnel lié au handicap ;
* Construire un argumentaire au sein d’un document de sensibilisation qui prendrait (ou pas) la forme d’un livre blanc et recueillerait des témoignages d’utilisateurs de logiciels libres en situation de handicap. (merci à l’un des membres, Sylvain Grille, d’avoir initié cette rubrique témoignages).
Prochains rendez-vous :
* le 3 décembre, journée internationale des personnes handicapées : objectif de diffuser auprès du plus grand nombre la nouvelle de l’existence du groupe de travail, pour essayer de rassembler des interlocuteurs d’horizons différents ;
* Première rencontre du groupe de travail sur Paris (date et lieu à définir sur la liste de discussion).
Ce groupe est animé par Armony Altinier et Wilfried Estachy.
Contenus de formation "Handicap | TIC" dédiés aux animateurs d’EPN
Le Centre icom’, projet du programme France de Handicap International ferme définitivement le 30 juin 2009, c’est pourquoi tous les contenus partageables ont été mis en ligne (le site restera en ligne encore une année après la fermeture).
La collaboration avec les EPN a toujours été très fructueuse pour le Centre icom’ et le fruit de ces échanges s’est concrétisé par des formations, des interventions, des productions de ressources, des sensibilisations... Toutes les ressources produites à la suite de ce travail sont aujourd’hui consultables (copiables, transformables...) sur le site du programme France.
C’est en se posant un certain nombre de questions que certains contenus se sont imposés et d’autres ont été conçus par l’équipe du Centre icom’, il nous semble donc intéressant de vous les présenter telles quelles :
Comment accueillir des personnes handicapées dans un espace public numérique ?
Comment savoir si un site Web est accessible ?
Est-ce que l’activité est accessible ?
Quelle adaptations du poste informatique existent pour cette personne ?
Quels réglages du poste informatique pourraient améliorer l’utilisation du poste pour cette personne ?
Quels logiciels utiliser pour une activités informatique avec des personnes handicapées ?
Pourquoi utiliser des logiciels libres ?
Comment animer un atelier informatique avec une personne avec des besoins spécifiques ?
Comment accompagner un enfant handicapé dans le cadre de sa scolarisation ?
Les propositions de réponses à cette série de questions sont consultables en ligne.
L’ordinateur à l’école pour les enfants en situation de handicap
L’équipe du Centre icom’ a été amenée à rencontrer enfants, parents, auxiliaires de vie scolaire, enseignants, enseignants référents, ergothérapeutes, orthophonistes, etc. Les échanges avec chacun de ces acteurs nous ont permis d’identifier des « ressources clés » qu’il est intéressant d’avoir à portée de main pour mieux accompagner l’utilisation de l’ordinateur dans le cadre de la scolarisation.
Ces ressources sont : des logiciels, des aides techniques matérielles et logicielles, des tutoriels, des outils méthodologiques, des éléments bibliographiques, législatifs et des éléments pour identifier les acteurs.
Nous avons donc compilé ces éléments dans un CD-Rom qui est accessible en ligne jusqu’en juin 2009 et qui propose également des liens vers d’autres ressources essentielles pour que l’ordinateur soit effectivement un outil de réussite pour les enfants amenés à l’utiliser.
Vous pouvez également graver ce CD-Rom en ligne en vous rendant sur le site du programme France de Handicap International.
Le financement de l’accessibilité numérique ? Le gouvernement français refuse d’investir dans l’avenir
Le triple refus du gouvernement français en ce qui concerne les Centres Relais Téléphoniques pour les personnes sourdes ou malentendantes (reconnaissance d’un droit, création d’un environnement législatif et mise en place d’une solution de financement annuelle et pérenne) fait - malheureusement - largement écho au comportement gouvernemental concernant l’obligation d’accessibilité des services de communication électronique du secteur public (article 47 de la loi n°2005-102 [7] : lire l’article [8] "le décret sur l’accessibilité des sites publics, une supercherie organisée par l’Etat", communiqué du CNPSAA du 16 décembre 2008).
La France peut prendre une place de leader en Europe sur la recherche et l’innovation en accessibilité numérique, gagner socialement et gagner économiquement. Quelqu’un pourrait-il lui dire ?
[ Article publié le 24 janvier 2009 sur AccessiWeb Actualités : http://www.accessiweb.org/fr/access...]
Le congrès de l’UNISDA [1] s’est déroulé vendredi 23 janvier 2009 au Palais Brongniart à Paris. Le thème était : les Centres Relais Téléphoniques pour les personnes sourdes ou malentendantes.
Voici le texte de présentation du congrès publié sur le site de l’UNISDA [2] :
L’accessibilité téléphonique fait l’objet d’une mobilisation forte de l’UNISDA et des associations nationales de personnes sourdes ou malentendantes. Sans accès au téléphone, toute leur vie personnelle, sociale et professionnelle en est limitée. Ces associations souhaitent la mise en place de centres relais téléphoniques permettant la mise en relation téléphonique simultanée de personnes sourdes avec leurs interlocuteurs entendants, l’intermédiaire étant assuré par des interprètes en Langue des Signes joignables par vidéo ou des opérateurs maîtrisant la transcription écrite rapide. Les pratiques étrangères le confirment, de tels centres relais auront un impact sur l’emploi et la sécurité des personnes sourdes ou malentendantes, qui retrouveront ainsi leur autonomie et leur citoyenneté (consulter le Blog de l’UNISDA sur les Centres Relais Téléphoniques [3]).
De nombreuses présentations et démonstrations (en particulier celles de Websourd [4] qui avait installé un véritable Centre Relais dans le Palais Brongniart !) ont permis à tous les participants de comprendre :
l’intérêt évident et essentiel des Centres Relais Téléphoniques pour
les personnes sourdes ou malentendantes,
le fait que le droit de téléphoner pour les personnes sourdes ou
malentendantes est non respecté dans un pays tant que les Centres Relais
Téléphoniques n’existent pas (comme c’est malheureusement le cas en France),
le fait que c’est le devoir de l’Etat de définir un environnement
juridique et législatif pour les Centres Relais Téléphoniques (ce n’est
pas le cas en France : à l’Assemblée nationale et au Sénat, les 27
novembre et 14 décembre 2007, le gouvernement a rejeté l’amendement "Centres Relais Téléphoniques" proposé lors de l’examen parlementaire du projet de loi relatif au développement de la concurrence [5].),
le fait que ce droit doit être gratuit pour la personne sourde ou
malentendante, c’est à dire qu’elle n’a pas à payer un coût
supplémentaire au coût des télécommunications et que par conséquent un
financement doit être trouvé pour payer la création et le fonctionnement
des Centres Relais Téléphoniques (la situation aux Etats-Unis [6] et la
solution de financement sont exemplaires : depuis plusieurs années, les
États-Unis ont fait le choix d’un véritable droit au téléphone pour les
personnes sourdes en inscrivant l’accessibilité téléphonique dans la loi
ADA votée en 1990 et en lui assurant un financement par une taxe
d’environ 2 dollars par an sur l’ensemble des factures téléphoniques, ce
qui donne un montant global de 800 millions de dollars par an.
L’amendement en France proposait un financement similaire par une
contribution prélevée sur l’ensemble des factures de communications
électroniques (téléphonie fixe, mobile et internet haut débit). En
France, en prévoyant par exemple une contribution d’un euro par an (8
centimes d’euros par mois) sur l’ensemble de ces factures, c’est un
fonds de plus de 100 millions d’euros annuels qui pourrait être
constitué.).
Ces 3 refus du gouvernement français en ce qui concerne les Centres Relais Téléphoniques pour les personnes sourdes ou malentendantes (reconnaissance d’un droit, création d’un environnement législatif et mise en place d’une solution de financement annuelle et pérenne) fait - malheureusement - largement écho au comportement gouvernemental concernant l’obligation d’accessibilité des services de communication électronique du secteur public (article 47 de la loi n°2005-102 [7] : lire l’article [8] "le décret sur l’accessibilité des sites publics, une supercherie organisée par l’Etat", communiqué du CNPSAA du 16 décembre 2008).
Il s’agit ici de faits qui amènent à se poser 2 questions :
1) Pourquoi le gouvernement refuse-t-il la recherche de solutions innovantes pour financer l’accessibilité numérique en France ?
2) Pourquoi le gouvernement est-il le seul à ne pas avoir compris que
l’accessibilité numérique est à la fois :
une chance historique pour l’intégration des personnes handicapées
dans la société,
la seule décision politique censée pour le développement de
l’administration électronique qui ne peut oublier certains citoyens,
et une source de développement économique pour la France (personnes
handicapées producteur de richesse car pouvant travailler, services
numériques pouvant s’adapter à la prochaine grande vague d’internautes :
les seniors, portabilité des sites et services numériques vers les
moyens de consultation de demain : les téléphones et matériels mobiles...).
La France peut prendre une place de leader en Europe sur la recherche et l’innovation en accessibilité numérique, gagner socialement et gagner économiquement. Qui pourrait lui dire ?
L’ordinateur médiateur
Pour des enfants présentant des troubles graves du comportement, l’ordinateur, les outils numériques, les mondes virtuels, seraient dangereux par essence : cet univers renforcerait nécessairement des comportements d’isolement, de répétition, de confusion entre réel et imaginaire ; il pourrait provoquer refus de la relation, énervement ou repli sur soi.
Sans nier ces risques, le Centre icom’, un projet du Programme France de Handicap International, a mené une expérience inédite pendant deux ans : une séance hebdomadaire d’informatique avec des enfants présentant des troubles graves du développement et de la personnalité, en partenariat avec un hôpital de jour. Logiciels de jeux, travail en binôme ou séances collectives, traitement de texte, dessins et montages photos… Un parcours exploratoire ajusté en permanence, au cours duquel les enfants ont appréhendé de nombreux outils.
De ce travail il ressort que, dans les circonstances de cette expérience, l’ordinateur se révèle avec ce groupe d’enfants un outil de médiation étonnant : capacités inattendues de concentration et de progression dans une activité, acceptation de la coopération avec d’autres, expression d’émotions et de sentiments sans précédent, dialogues inédits…
Le livret L’ordinateur médiateur fait le récit chronologique de ces deux ans d’aventure humaine entre les enfants et les adultes qui les ont encadrés.
Il rapporte aussi quelques outils forgés au fil du temps (outils utilisés, déroulé des séances et des prises de paroles…).
L’objectif est clairement de démystifier l’outil informatique et de permettre à d’autres de s’en emparer.




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