Accès pour tous aux TIC

démocratie & citoyenneté

Les élus, fracturés du numérique ?

Atelier organisé par ARTESI et la commission TIC de l’Amif le 14 avril à 10h au Parc Floral de Vincennes

Pour imaginer et penser le monde de demain il est nécessaire de bien comprendre celui d’aujourd’hui. Ceci passe par l’appropriation d’une culture numérique générale et d’une connaissance toujours renouvelée des usages émergents desquels nos élus sont trop souvent coupés.

Contraintes de temps, faible connaissance, manque d’intérêt pour la technique, crainte du changement, ....autant de points sur lesquels il faudra travailler pour éviter de passer à côté de la société numérique en cours de mutation .

La compréhension des usages, l’appropriation des outils est aujourd’hui incontournables pour ne pas devenir "fracturé du numérique" !

Cet atelier doit permettre d’appréhender les bouleversements à venir, d’imaginer des initiatives pour rapprocher les élus de ces usages et d’échanger sur cette thématique

INSCRIPTION GRATUITE MAIS OBLIGATOIRE voir le formulaire.

L’atelier sera animé par :
- Pascale LUCIANI-BOYER, Adjointe au Maire de Saint-Maur et Vice-Présidente de la commission TIC de l’Amif
- Yannick LANDAIS, Délégué général d’ARTESI

Avec la participation de :

- Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, Maire de Longjumeau (sous réserve)
- Lionel Tardy, Député de Haute Savoie, Chef d’entreprise dans les TIC
- Guillaume Vuilletet, Président d’ARTESI, Conseiller régional Ile-de-France
- Patrice Posez, adjoint au Maire de Jointville, Président de la commission TIC de l’Amif
- Bernard Benhamou, Délégué aux usages de l’Internet au Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur
- Hugue Aubin, en charge du numérique à Rennes Métropole et à la Ville de Rennes
- Jean Prévost, Sociologue, membre du club Sénat.fr

Inscription à l’atelier ARTESI / AMIF : Les élus, fracturés du numérique ?

Posté le 25 mars 2010 par Yannick Landais
Posté le 25 mars 2010 par Yannick Landais
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Formation "Associations 2.0"

L’informatique et Internet adaptés aux usages associatifs

Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont désormais incontournables pour toute organisation.

Pour les associations, ces technologies constituent des opportunités particulièrement adaptées aux spécificités de leur fonctionnement, de leurs activités et de leurs problématiques.

Pourtant, les usages des TIC sont sous-exploités par les associations.

Outils-réseaux propose donc un programme de formation aux TIC spécifiquement adapté aux associations : il s’agit de rendre ces technologies plus accessibles, de montrer en quoi elles peuvent simplifier certaines tâches et améliorer le fonctionnement des structures, en insistant sur les outils les plus cohérents avec leur statut.

Public bénéficiaire :

- personnel administratif
- coordinateur
- chargé de la vie associative
- chargé de communication
- animateur
- formateur
- chargé de mission
- chef de projet
- chargé d’étude
- responsable associatif...

Objectifs :

Objectif général : acquérir un savoir-faire dans les TIC spécifiquement adaptées aux associations

Objectifs spécifiques :
- Améliorer la communication interne par des outils collaboratifs
- Réaliser des supports de communication externe (print/web)
- Développer la coopération entre structures

Objectifs transversaux :
- Lutter contre la fracture numérique
- Découvrir les enjeux des Logiciels Libres

Méthode pédagogique :

- Alternance entre apports théoriques et / ou techniques et mise en pratique (un ordinateur par personne).
- Échanges de pratiques complétés par de nombreux exemples.
- Suivant les modules, les contenus seront plus techniques ou plus méthodologiques cependant, ces deux aspects seront toujours associés.
- Pour tester les applications, nous mettons à disposition des stagiaires un espace internet durant un an.
- Groupe de stagiaires de 6 à 10 participants.
- A la suite de la formation, les formateurs restent mobilisés pour répondre aux besoins des stagiaires.
- Entre chaque module, travail à distance et accompagnement individualisé.
- Chaque stagiaire travaillera sur ses propres projets pour mettre en œuvre toutes ses acquisitions.

Programme

"Ordinateur et web 2.0" (10,5h) : les bases pour entrer dans l’ère numérique
- Comprendre les notions de base informatiques et Internet
- Avoir des outils adaptés : diagnostic du matériel et du réseau de chaque structure (par le biais d’outils d’évaluation)
- Comprendre le principe et l’intérêt des logiciels libres
- S’initier à quelques logiciels (en remplacement des logiciels propriétaires) : Open Office, Mozilla Firefox, Thunderbird (pour eux qui connaissent déjà, nous proposerons des activités avancées)

"Équipe et vie associative 2.0" (21h) : pour améliorer la gestion d’équipe et les relations équipe - administrateurs
- Configurer et utiliser un intranet comme portail du fonctionnement interne : wiki
- Partager des ressources et des documents : dropbox, porte-document partagé, documents partagés Google
- Se synchroniser, s’organiser : agendas partagés, logiciel de gestion du temps
- Communiquer, travailler à distance, développer le télé-travail : messagerie, messagerie instantanée, mini-blog, skype
- Communiquer, faire réagir les adhérents, impliquer les adhérents : sondages, forum

"Projets associatifs 2.0" (31,5h) : pour monter des projets et communiquer
- Réfléchir ensemble : les cartes heuristiques
- Mener une veille partagée : flux RSS, social bookmarking
- Gérer les contacts et les adhésions : logiciel de gestion des adhérents, logiciels de gestion de contacts
- Diffuser de l’information : newsletter, liste de diffusion, réaliser une affiche, un journal (PAO libre), publication sur des sites Internet d’actu : SPIP..., flux rss et syndication, calendrier en ligne

"Coopération 2.0" (10,5h) : pour fonctionner en réseau et appliquer une démocratie participative
- La démocratie participative en pratique : sondages, cartes heuristiques, organiser des réunions / rencontres participative grâce aux tics
- Fonctionner en réseau et coopérer : concepts et mise en pratique

Support pédagogique :

- Contenus de cours en ligne sur le site outils-reseaux.org
- Pour chaque stagiaire, un espace internet et une boite à outils seront mis à disposition pour tester et utiliser différents logiciels, mettre les liens vers les contenus des cours...
- Un temps d’accompagnement de chaque stagiaire est prévu pour migrer ou apprendre à migrer ces "boites à outils" vers un hébergement autonome de la structure.

Lieu :

Montpellier Kawenga (boulevard Louis Blanc) ou Institut de Botanique (163 rue Auguste Broussonnet)

Calendrier :

- Clôture des inscriptions le 19 mars 2010
- 7 jours formation en présentiel : le 2 avril, le 16 avril, le 30 avril, le 7 mai, le 28 mai, le 11 juin, le 25 juin
- 1/2 jour de travail à distance entre chaque séance.

Contacts :

Association "Outils-Réseaux", chez Tela Botanica, Institut de Botanique, 163 rue Auguste Broussonnet, 34090 Montpellier

Tél : 09 74 53 12 21 - N° Siret : 508 158 755 00019 - APE 9499Z

Association prestataire de formation enregistrée sous le numéro 91 34 06579 34

accueil@outils-reseaux.org

En savoir plus et inscription :

Page de présentation de la formation

Posté le 28 février 2010 par Mathilde Guiné
Posté le 28 février 2010 par Mathilde Guiné
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World Café à Mains d’OEuvres (St Ouen) samedi 5 décembre 2009

Une démarche collective autour du manifeste pour la récupération des biens communs

la récupération des biens communs World Café à Mains d’OEuvres (St Ouen) samedi 5 décembre 2009 de 15h à 18h

Quelques questions pour partager nos sensibilités, nos perceptions, nos suggestions

  • En quoi consistent les biens communs ?
  • Sont-ils mesurables en termes économiques, sociaux, environnementaux ?
  • Le privé est-il réellement plus performant (voir la crise bancaire) ?
  • Des biens privés peuvent-ils devenir des biens communs (exemple, le covoiturage) ?
  • La connaissance, la santé, la nourriture, l’argent sont ils des biens communs ?
  • La dérive des brevets (y compris le paysage et le vivant) ? Ce que le passé nous a légué gratuitement. Les excès de la marchandisation.

- Inscription à confirmer avant le 25 Novembre

  • En envoyant un mail à :
  • Participation aux frais : 5 Euros. Places limitées à 50

Pourquoi un World Café ?

Le World Café se base sur la conversation telle qu’elle a existé de tous les temps. Les salons, les cafés littéraires ou politiques, les palabres autour du feu, l’agora ou les thermes romains etc. Dans une ambiance agréable et par de 3 à 5 par table, chacun apporte ses réponses à des questions précises. On écoute l’autre avec respect. On partage le points de vue. Après un temps on se disperse vers d’autres tables pour traiter la question suivante. Au terme de la session les rapporteurs de chaque table font la synthèse de ce qui a été dit. Les commentaires et dessins sont affichés.

L’intelligence collective apporte une connaissance partagée. Chaque intervention est importante par le simple fait d’exister. Elle contribue à construire cette intelligence collective.

C’est toujours un échange passionnant. C’est gagnant/gagnant et enrichissant. C’est en définitive un exemple de bien commun immatériel.

Posté le 2 décembre 2009
Posté le 2 décembre 2009
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e-Stas 2009 et l’empowerment pour la citoyenneté

Créatif à Malaga les 26 et 27 mars 2009
Après avoir abordé la fracture numérique en 2006, facilité les échanges et le partage d’expériences en 2007 et 2008, la Fondation espagnole des Cibervoluntarios a organisé sa quatrième rencontre e-Stas à laquelle a participé le Greta du Velay pour CRéATIF.

C’est la deuxième participation de CRéATIF à cet évènement et je vous conseille de lire l’article très complet de Stéphanie Lucien-Brun et Jérôme Combaz sur e-Stas 2008.

En 2009, comme dans ses précédentes éditions, e-Stas a rassemblé des témoignages très riches en insistant sur les interactions entre participants grâce à des techniques d’animation dynamiques et des moments d’échange conviviaux.

Le thème était donc l’innovation pour l’empowerment de la citoyenneté (en espagnol : innovacion para el empoderamiento de la ciudadania).

L’empowerment est un concept difficilement traduisible par un seul mot français puisqu’il regroupe plusieurs notions. L’empowerment, c’est quand un individu se prend en charge par lui-même et améliore son autonomie de décision et d’action. Plusieurs tentatives de définitions ont été données par les intervenants comme par les participants qui se sont notamment prêtés au jeu de l’interview minute par les jeunes journalistes d’Agora News. On peut aussi l’approcher en creux : « c’est ne pas attendre que quelqu’un vienne résoudre tes problèmes » (Carlos Argüello). L’espagnol qui hispanise très rapidement les mots importés parle d’« empoderamiento », un néologisme plus efficace et plus signifiant que l’« autonomisation », parfois utilisé en français mais qui sonne mal et reste incomplet.

Des témoignages très variés ont montré des situations d’utilisation des nouvelles technologies permettant de participer activement à la vie sociale et politique. On peut en citer quelques uns :

- Óscar Espiritusanto, fondateur de PeriodismoCiudadano.com, un site portail qui veut rassembler toutes les expressions du journalisme citoyen dans les pays hispanophones ainsi que les ressources liées.

- Jorge de la Hidalga, un entrepreneur qui a fondé après avoir été incarcéré, un site d’information sur les prisons pour aider les prisonniers et leurs famille. Il anime aussi un blog de témoignages d’ex-prisonniers. "Depuis une prison, on ne peut pas agir sur le réseau"

- John Lesieur, un canadien, créateur d’un navigateur internet adapté aux enfants autistes. ZacBrowser est gratuit et se télécharge sur le site.

- Kenneth Banks, qui développe des usages des technologies en relation avec l’anthropologie et le développement. Kiwanja.net rassemble ses travaux, notamment autour des usages mobiles. Il a créé FrontlineSMS, un logiciel de gestion de SMS, mis à la disposition des ONG et des associations.

- Carlos Argüello qui a développé avec succès de nombreuses activités dans le multimédia aux Etats-Unis et qui est retourné au Guatemala pour développer une entreprise qui forme et emploie de jeunes guatémaltèques.

- Jack Dorsey, le co-fondateur et président de Twitter

Des interventions plus théoriques et les échanges ont essayé d’analyser et de conceptualiser le rôle des TIC dans ses relations avec l’empowerment et la citoyenneté. En voici un résumé à partir d’une intervention de Yolanda Rueda, présidente de la fondation Cibervoluntarios.

"Les TIC permettent l’expression de nouvelles formes relationnelles, de nouveaux modèles productifs et de nouvelles formes de participation. Pour Raúl Zambrano, conseiller pour le Pnud, ce changement de paradigme, le « paradigme social 2.0 », est une opportunité pour innover. Mais l’innovation sociale requiert un contexte, une culture et des moyens. La recherche et l’imagination, aussi, sont nécessaires pour innover. L’empowerment des leaders est utile pour favoriser l’empowerment des groupes qu’ils animent.
Internet peut devenir un canal privilégié de participation. Sa démocratisation a fait tomber des barrières, ouvert la voie à des expressions nouvelles, à l’accès à l’information et à l’obtention de ressources.
Si les technologies sont un outil puissant pour accompagner l’empowerment de la citoyenneté, des barrières demeurent. Pour Alvaro Blanco, les obstacles des TIC au développement humain sont générés par l’accès physique, la barrière financière et par un manque de connaissances mais aussi par une excessive protection de la propriété intellectuelle, par un manque de conscience du communautaire et en définitive par un manque d’empowerment. Pour Luis Millan, après l’accès qui doit être universel et une culture numérique, ce qui est nécessaire, c’est la liberté d’utiliser la technologie. Mais générer une culture technologique, c’est aussi permettre aux individus de réaliser que leur contribution peut avoir un impact majeur, c’est favoriser de nouvelles formes de participation, de relation et finalement de pensée.
Cependant il faut rester conscient qu’il n’y a pas l’internet et le reste mais que l’internet et le virtuel sont des dimensions du réel
."

Pour en savoir plus :
- Le site du Symposium des technologies pour l’action sociale car chaque expérience mérite d’être étudiée plus en détail
- des entretiens sont disponibles en ligne sur le blog d’eStas

Posté le 20 août 2009 par Pierre L. Carrolaggi
Posté le 20 août 2009 par Pierre L. Carrolaggi
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Le Conseil Constitutionnel retoque la "riposte graduée" de la Loi Hadopi !!!

Un article repris du blog "Savoir en actes" de Philippe Cazeneuve
La décision rendue par le Conseil Constitutionnel va dans le même sens que le vote d’un amendement au parlement européen en mai dernier, dans le cadre du "paquet télécom", et pose les bases de la reconnaissance de l’accès internet comme un service universel, voire un droit fondamental.

Pour comprendre le contexte, un détournement hilarant d’une scène culte du film de Terry Gilliam, Brazil (1985) qui illustre très bien la problématique posée par la Loi "Internet & Création" (dite Hadopi) :

La décision rendue par le Conseil Constitutionnel va dans le même sens que le vote d’un amendement au parlement européen en mai dernier, dans le cadre du "paquet télécom", et pose les bases de la reconnaissance de l’accès internet comme un service universel, voire un droit fondamental.

Je cite un extrait de la décision rendue aujourd’hui par le Conseil Constitutionnel, que je propose d’encadrer et d’afficher dans tous les Espaces publics numériques et autres Points d’accès publics à internet :

"12. Considérant qu’aux termes de l’article 11 de la Déclaration
des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : " La libre communication
des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de
l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement,
sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par
la loi "
 ; qu’en l’état actuel des moyens de communication et eu égard
au développement généralisé des services de communication au public en
ligne ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la
participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des
opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à ces services ;"


Pour en savoir plus :


Posté le 10 juin 2009 par Philippe Cazeneuve
Posté le 10 juin 2009 par Philippe Cazeneuve
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