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Point de vue

La « disparité numérique », une fracture numérique subtile

Jérôme Combaz, CRI - Greta du Velay

La fracture numérique en 2009 n’a plus le même visage que par le passé. Aux débuts de l’internet, la fracture était contrastée entre « branchés » et « débranchés ». L’apparition du haut-débit a ensuite prolongé les disparités pendant quelques années entre les villes grandes et moyennes et les villages qui « ramaient » en bas-débit. Maintenant la France est quasiment couverte par le haut-débit, où trois situations cohabitent :

- les zones où le haut-débit n’est pas encore arrivé pour des raisons économiques et techniques. Ces zones seront équipées tôt ou tard, mais le débit sera pauvre en attendant des techniques plus performantes (comme par exemple le WiMAX*). Quand l’ADSL2 atteint ces zones, l’accès au réseau se fait à 512 kbit/s dans les meilleures conditions. C’est presque du bas débit si l’on considère les nouveaux besoins en bande passante.
- les zones où le réseau est géré par l’opérateur historique, qui équipe au cas par cas les zones desservies avec des débits de 512 kbit/s à 18400 kbit/s. Par exemple en Haute-Loire, à Langeac (4000 hab.), le débit maximum est de 18400 kbit/s, valeur presque effective vu la petite taille de la ville et le faible nombre d’abonnés. À quelques kilomètres, à Chilhac (187 hab.), le débit maximum est de 1024 kbit/s (18 fois moins qu’à Langeac). Et à Pinols (260 hab.), le débit disponible est le double. Sans relation avec les besoins, à 10 km près, pour des raisons technico-économico-historico-géographiques, le débit peut être 30 fois supérieur à celui des voisins.
- enfin les zones où le réseau est dégroupé, où les opérateurs privés peuvent vendre directement de l’accès aux clients, avec des services additionnels. Là encore de très grosses disparités existent. L’ADSL des grandes villes court à 28600 kbit/s. En région parisienne, certaines zones couvertes par la fibre optiques donnent accès à un débit de 100 000 kbit/s. A l’inverse, certaines villes proches de Paris offrent un débit théorique de 8000 kbit/s, et comme il s’agit de zones denses en habitants, le débit effectif y est à peine 2000 kbit/s, soit 10 fois moins qu’à Langeac, village de province...

Il faut donc parler plutôt de disparité numérique que de fracture réelle. Les situations sont extrêmement variées, et « rural » ne veut pas forcément dire « déconnecté ». Les disparités vont être amplifiées par les moyens de connexion mobiles (via la téléphonie 3G*, 3G+, etc.), les débits de ces accès atteignant difficilement celui d’un petit accès ADSL d’ancienne génération. Paradoxalement, les cartes pourront même être redistribuées, temporairement et à la marge, quand le jeune branché de la capitale se verra moins bien connecté avec un smartphone* qu’un néo-rural avec l’ADSL. Cependant, les risques d’avoir un service inégal sur un territoire rural restent bien plus importants qu’en ville.

Dans ces conditions, difficile de proposer des services en ligne qui ignorent la diversité des utilisateurs et de leurs moyens d’accès. Les développeurs sont déjà sensibilisés au respect de la diversité, via les informations relayées autour de l’accessibilité et des handicaps physiques. Pour tenir compte du « handicap matériel », il faut être conscient que certains utilisateurs ont un accès très modeste au réseau. D’autant que de plus en plus de démarches peuvent (et un jour devront) se faire en ligne. Le milieu rural est ainsi directement touché par la mauvaise qualité de services qui ignoreraient ces disparités.

http://cri.velay.greta.fr

Posté le 26 mars 2009 par Jérôme Combaz
Posté le 26 mars 2009 par Jérôme Combaz
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"L’accès à internet n’est pas une liberté fondamentale"

C’est le député Franck Riester, rapporteur du projet de loi « Création et Internet » (dite Loi Hadopi) qui l’a dit.

Demain, si cette loi est votée suivant les propositions faites par Mme la Ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel le 18 février 2009 devant la Commision des lois de l’Assemblée nationale, à savoir le filtrage des accès publics internet wi-fi via une liste blanche des sites « utiles à la vie économique, culturelle et sociale du pays », nous allons tous faire un sacré bon en arrière.

Mais, laissez-moi vous raconter l’histoire de Xavier et Yolande ...

Xavier est étudiant en licence de Physique à l’Université de Lyon I. Lorsqu’il a débuté ses études, il a souscrit un prêt étudiant à « un euro par jour » pour s’équiper d’un ordinateur portable, grâce à l’opération « micro-portable étudiant », intiée en 2004 par le Ministre de l’Education Nationale, François Fillon.

Grâce à l’accès wi-fi gratuit proposé dans les locaux de la fac, il peut entre 2 cours :
- mettre à jour le site web de son club de basket avec les résultats du week-end,
- écouter les radios latino-américaines, car il est fan de salsa et il a constaté que son niveau en espagnol s’était amélioré depuis qu’il écoutait régulièrement ces émissions musicales,
- chatter avec ses copains avec qui il bosse dur cette année pour organiser une soirée pour le téléthon.

Yolande adore la quiétude des bibliothèques qu’elle fréquente assidument. Elle y vient pour travailler avec son ordinateur ultra-portable qui tient dans son sac à main. Son travail, c’est de chercher un boulot, ce qui l’occupe presque à temps plein. Elle préfère venir dans la salle de lecture de la « bibli », plutôt qu’à l’Agence pour l’emploi : ici, les gens ne voient pas écrit « chômeur » sur sa tête.
Il lui faut se documenter dans la presse spécialisée, récupérer des infos sur les sociétés, traquer les contacts intéressants sur les réseaux sociaux, ... mais aussi se démarquer, innover, en tenant à jour un blog à l’allure très professionnelle. Sa spécialité, le marketing culturel. Son modèle : le développement du merchandising au Château de Versailles, sous la Présidence de Christine Albanel. (Saviez-vous que Marie-Antoinette est une marque déposée maintenant ?)

Grâce à la connexion wi-fi proposée gratuitement aux lecteurs inscrits :
- elle relève sa boîte aux lettres sur laquelle elle reçoit des alertes de sites proposant des annonces ciblées sur son profil, très spécialisé.
- elle tient à jour son blog, qu’elle alimente de ses lectures, revue de presse, afin de montrer à ses futurs employeurs qu’elle est au fait de l’actu de son métier.

A priori tout sépare Xavier et Yolande. (Non, ne zappez pas, ceci n’est pas une pub pour un site de rencontres :-) )

Demain, si la Loi « Internet et Création » (dite Loi Hadopi) est votée suivant les propositions faites par Mme la Ministre de la Culture et de la Communication [1], recommandant le filtrage des accès publics internet wi-fi via une liste blanche des sites « utiles à la vie économique, culturelle et sociale du pays », Xavier et Yolande verront leur horizon numérique sérieusement rétrécit.

Qui défendra les blogs, le chat, les radios "étrangères", les réseaux sociaux, ... comme partie intégrante du patrimoine de l’humanité future dans la patrie des droits de l’homme et du Citoyen ?

Comme Xavier et Yolande, 3,8 millions de personnes (6 % de la population française) se connectent à Internet dans les lieux publics grâce à une liaison Wi-Fi, depuis leur propre ordinateur portable personnel. (Sce : CREDOC 2008 [2])

Par les temps qui courent, l’adage « Mieux vaut prévenir que guérir », pourrait bien être devenir « Il est plus rentable de punir que d’éduquer ».

Philippe Cazeneuve
Consultant-Formateur (Savoir en actes)

Posté le 27 février 2009 par Philippe Cazeneuve
Posté le 27 février 2009 par Philippe Cazeneuve
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Le financement de l’accessibilité numérique ? Le gouvernement français refuse d’investir dans l’avenir

Un point de vue de Pierre GUILLOU, directeur AccessiWeb

Le triple refus du gouvernement français en ce qui concerne les Centres
Relais Téléphoniques pour les personnes sourdes ou malentendantes
(reconnaissance d’un droit, création d’un environnement législatif et
mise en place d’une solution de financement annuelle et pérenne) fait -
malheureusement - largement écho au comportement gouvernemental
concernant l’obligation d’accessibilité des services de communication
électronique du secteur public (article 47 de la loi n°2005-102 [7] :
lire l’article [8] "le décret sur l’accessibilité des sites publics, une
supercherie organisée par l’Etat
", communiqué du CNPSAA du 16 décembre
2008).

La France peut prendre une place de leader en Europe sur la recherche et l’innovation en accessibilité numérique, gagner socialement et gagner
économiquement. Quelqu’un pourrait-il lui dire ?

[ Article publié le 24 janvier 2009 sur AccessiWeb Actualités : http://www.accessiweb.org/fr/accessibilite_web/actualites/#financement_acc_num_24janv2009]

Le congrès de l’UNISDA [1] s’est déroulé vendredi 23 janvier 2009 au
Palais Brongniart à Paris. Le thème était : les Centres Relais
Téléphoniques pour les personnes sourdes ou malentendantes
.

Voici le texte de présentation du congrès publié sur le site de l’UNISDA
[2] :

L’accessibilité téléphonique fait l’objet d’une mobilisation forte de
l’UNISDA et des associations nationales de personnes sourdes ou
malentendantes. Sans accès au téléphone, toute leur vie personnelle,
sociale et professionnelle en est limitée.
Ces associations souhaitent la mise en place de centres relais
téléphoniques permettant la mise en relation téléphonique simultanée de
personnes sourdes avec leurs interlocuteurs entendants, l’intermédiaire
étant assuré par des interprètes en Langue des Signes joignables par
vidéo ou des opérateurs maîtrisant la transcription écrite rapide.
Les pratiques étrangères le confirment, de tels centres relais auront un
impact sur l’emploi et la sécurité des personnes sourdes ou
malentendantes, qui retrouveront ainsi leur autonomie et leur
citoyenneté
(consulter le Blog de l’UNISDA sur les Centres Relais
Téléphoniques
[3]).

De nombreuses présentations et démonstrations (en particulier celles de Websourd [4] qui avait installé un véritable Centre Relais dans le
Palais Brongniart !) ont permis à tous les participants de comprendre :

- l’intérêt évident et essentiel des Centres Relais Téléphoniques pour
les personnes sourdes ou malentendantes,
- le fait que le droit de téléphoner pour les personnes sourdes ou
malentendantes est non respecté dans un pays tant que les Centres Relais
Téléphoniques n’existent pas (comme c’est malheureusement le cas en France),
- le fait que c’est le devoir de l’Etat de définir un environnement
juridique et législatif pour les Centres Relais Téléphoniques (ce n’est
pas le cas en France : à l’Assemblée nationale et au Sénat, les 27
novembre et 14 décembre 2007, le gouvernement a rejeté l’amendement "Centres Relais Téléphoniques" proposé lors de l’examen parlementaire du projet de loi relatif au développement de la concurrence [5].),
- le fait que ce droit doit être gratuit pour la personne sourde ou
malentendante, c’est à dire qu’elle n’a pas à payer un coût
supplémentaire au coût des télécommunications et que par conséquent un
financement doit être trouvé pour payer la création et le fonctionnement
des Centres Relais Téléphoniques (la situation aux Etats-Unis [6] et la
solution de financement sont exemplaires : depuis plusieurs années, les
États-Unis ont fait le choix d’un véritable droit au téléphone pour les
personnes sourdes en inscrivant l’accessibilité téléphonique dans la loi
ADA votée en 1990 et en lui assurant un financement par une taxe
d’environ 2 dollars par an sur l’ensemble des factures téléphoniques, ce
qui donne un montant global de 800 millions de dollars par an.
L’amendement en France proposait un financement similaire par une
contribution prélevée sur l’ensemble des factures de communications
électroniques (téléphonie fixe, mobile et internet haut débit). En
France, en prévoyant par exemple une contribution d’un euro par an (8
centimes d’euros par mois) sur l’ensemble de ces factures, c’est un
fonds de plus de 100 millions d’euros annuels qui pourrait être
constitué.).

Ces 3 refus du gouvernement français en ce qui concerne les Centres
Relais Téléphoniques pour les personnes sourdes ou malentendantes
(reconnaissance d’un droit, création d’un environnement législatif et
mise en place d’une solution de financement annuelle et pérenne) fait -
malheureusement - largement écho au comportement gouvernemental
concernant l’obligation d’accessibilité des services de communication
électronique du secteur public (article 47 de la loi n°2005-102 [7] :
lire l’article [8] "le décret sur l’accessibilité des sites publics, une
supercherie organisée par l’Etat
", communiqué du CNPSAA du 16 décembre
2008).

Il s’agit ici de faits qui amènent à se poser 2 questions :

1) Pourquoi le gouvernement refuse-t-il la recherche de solutions
innovantes pour financer l’accessibilité numérique en France ?

2) Pourquoi le gouvernement est-il le seul à ne pas avoir compris que
l’accessibilité numérique est à la fois :
- une chance historique pour l’intégration des personnes handicapées
dans la société,
- la seule décision politique censée pour le développement de
l’administration électronique qui ne peut oublier certains citoyens,
- et une source de développement économique pour la France (personnes
handicapées producteur de richesse car pouvant travailler, services
numériques pouvant s’adapter à la prochaine grande vague d’internautes :
les seniors, portabilité des sites et services numériques vers les
moyens de consultation de demain : les téléphones et matériels mobiles...).

La France peut prendre une place de leader en Europe sur la recherche et
l’innovation en accessibilité numérique, gagner socialement et gagner
économiquement. Qui pourrait lui dire ?

Lien hypertexte: AccessiWeb Actualités
Posté le 27 janvier 2009 par Pierre Guillou
Posté le 27 janvier 2009 par Pierre Guillou
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Renaissance Numérique s’offre un coup de pub à l’occasion de la sortie de l’Iphone en France

Où comment déguiser une action de lobbying sur l’affectation des fréquences hetziennes libérées par le passage à la TNT en action philantropique pour l’accès pour tous (et partout) à internet.

Rappelez-vous, en avril dernier « Renaissance Numérique », un think tank rassemblant une majorité de dirigeants d’entreprises du monde du net et quelques universitaires, proposait dans un livre Blanc intitulé « 2010, Internet pour tous », 15 mesures pour réduire la fracture numérique.

J’ai publié à l’époque une analyse critique de ces 15 mesures développées dans ce rapport d’une centaine de pages.

Une opération de marketing bien orchestrée

Cette opération de marketing bien orchestrée (voir liens ci-dessous), appelle quelques commentaires.
- remise d’un Ipod contenant une « lettre ouverte au président de la république » sous forme d’extraits d’entretiens enregistrés en vidéo (Lire le récit sur le blog de Christophe Ginisty, DG de Rumeur Publique, une agence de com qui compte Apple parmi ses clients).
- Publication des séquences vidéos sur le site de Renaissance Numérique

Le fond du discours n’a pas changé et la quinzaine de mesures médiatisées au printemps constituent toujours la toile de fond de cette « pressée d’automne », comme on dit dans le monde du jus de pommes .

Mais les yeux et les oreilles attentives auront remarqué quelques nouveautés :
- Renaissance Numérique réclame la nomination d’un Secrétaire d’état en charge du développement numérique.
- Bien placée au coeur de ce dossier vidéo, on trouve une supplique à propos du « dividende numérique », entendez la question des fréquences hertziennes basses libérées par le passage à la TNT et que les opérateurs se disputent aprement. L’enjeu : l’accès à internet en mobilité.

(pour mieux comprendre le sujet lire l’article de Michel GÉA sur DSLvalley (oct. 2007. On y trouve aussi une liste détaillée des membres du think tank. Pour ceux qui ont le temps et qui veulent approfondir le sujet L’ARCEP publie un grand dossier sur le dividende numérique)

- Marc Mossé [Directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France] dans la dernière intervention de la vidéo "Donation par les entreprises d’ordinateurs amortis à leurs salariés" parle du don des vieux PC reconditionnés aux écoles.
(Merci à Patricia Loubet qui a finement pointé ce lien qui indique les raisons autres que citoyennes qui justifient l’intérêt que porte Microsoft aux ordinateurs recyclés)

Lutter contre la pauvreté ... ça peut rapporter gros !

Il y est même question du 1% de croissance supplémentaire qu’une lutte contre la fracture numérique pourrait apporter à la France.

Ben, si en plus ça devient rentable de s’occuper des pauvres et des exclus, peut-être faudrait-il en importer davantage d’autres pays, vous croyez pas ?

(D’accord, ça c’est un peu de la mauvaise foi de ma part, mais quand j’entend des types respectables énoncer sérieusement des conneries aussi grosses que ça, je me demande vraiment où ils ont appris à compter !)

Lien hypertexte: Renaissance Numérique
Posté le 29 novembre 2007 par Philippe Cazeneuve
Posté le 29 novembre 2007 par Philippe Cazeneuve
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Est-ce la fin de l’accès public à Internet au Canada ?

D’après un mail de Communautique. Montréal, le 19 novembre 2007 – Malgré les besoins criants et le succès démontré des Programmes d’Accès Communautaires à Internet, aucun financement pour en assurer la poursuite n’a été annoncé. Les demandes déposées auprès du Ministre Jim Prentice d’Industrie Canada, titulaire du programme, sont demeurées à ce jour sans réponse. Rappelons que sans budget de renouvellement, ces programmes devront s’achever le 31 mars prochain.

Le Programme d’Accès Communautaire (PAC) assure la maintenance des équipements et la formation des intervenants du milieu communautaire. L’Initiative Jeunesse du PAC (IJ-PAC) quant à elle permet à des centaines de jeunes d’avoir une première opportunité d’emploi tout en aidant des milliers de Canadiens et de Canadiennes à s’initier à Internet et à la micro-informatique. Cette introduction à l’informatique s’effectue par le biais de formations et d’animations gratuites qui facilitent l’appropriation et l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC). Ces formations sont offertes dans les milliers de Centres d’accès communautaire à Internet (CACI) implantés à travers le Canada dans les écoles, les centres communautaires et les bibliothèques.

La population qui participe aux activités de l’IJ-PAC vient apprendre les rudiments de l’informatique, élément essentiel à une participation active à la société d’aujourd’hui. Il s’agit de personnes âgées, autochtones, nouveaux arrivants, chômeurs, jeunes, personnes analphabètes, personnes atteintes de troubles de santé mentale, itinérants, personnes handicapées, personnes n’ayant jamais eu à travailler ou à utiliser Internet, bref, un large éventail de notre société potentiellement exclu de ces technologies.

Certains programmes spéciaux sont aussi offerts afin de fournir des formations plus spécifiques aux personnes handicapées et aux personnes en processus d’alphabétisation. Ce volet permet d’adapter les formations aux besoins plus particuliers de ces populations.

Pour bien des gens, l’accès public et les formations à l’utilisation de l’informatique sont devenus des services essentiels. De plus en plus de domaines de la vie quotidienne nécessitent d’avoir accès et de savoir se servir d’un ordinateur, que ce soit pour rechercher un emploi, accéder aux services du gouvernement en ligne, communiquer avec la famille et les amis éloignés, s’auto-former ou mettre à jour des connaissances, briser l’isolement, faciliter la communication pour les personnes à mobilité réduite, etc. Depuis 5 ans, une augmentation constante de la fréquentation des centres d’accès a été enregistrée. Cette année, pour 40% des utilisateurs, il s’agissait de leurs premiers pas avec l’informatique.

En ce sens, Télécommunautés Canada souhaite rappeler à Industrie Canada et au gouvernement canadien l’importance du PAC et de son Initiative Jeunesse. Ces deux programmes ont prouvé leur valeur et pour garantir la poursuite de leur succès, ils méritent qu’on leur accorde enfin un financement récurrent et suffisant.

À propos de Télécommunautés Canada

Dans l’optique de promouvoir le réseautage communautaire canadien tant au niveau national qu’international, Télécommunautés Canada travaille à s’assurer que tous les Canadiens et Canadiennes puissent participer et utiliser les divers services de leur communauté, en appuyant les initiatives locales en matière de technologies de l’information et des communications.

Le Programme d’Accès Communautaire (PAC) et son Initiative Jeunesse sont coordonnés par Industrie Canada et financés par le biais du programme Stratégie Emploi Jeunesse du Canada (SEJ) du Développement des Ressources Humaines Canada.

Lien hypertexte: Communautique
Posté le 22 novembre 2007 par Philippe Cazeneuve
Posté le 22 novembre 2007 par Philippe Cazeneuve
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