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Dispositions réglementaires

Le B2i Adultes sort enfin de la clandestinité !

Article de Philippe Cazeneuve repris du blog Savoir en actes (Creative Commons BY-NC-SA)

Après une très longue attente, les participants à l’expérimentation du B2i Adultes seront soulagés de voir enfin la parution au BOEN du 27 mai 2010 de la circulaire n° 2010-065 du 12-5-2010 organisant la généralisation du Brevet informatique et internet adultes.

Cet article fait le point sur ce qui a été amélioré dans le référentiel de compétences final, par rapport à celui utilisé au cours de la phase d’expérimentation, présente les modalités de validation retenues, et s’interroge sur l’opportunité pour les Espaces publics numériques de proposer la certification B2i Adultes aux publics accueillis.

En conclusion, il ressort que c’est par la mise en place de partenariats entre organismes de formation et Espaces publics numériques, que le B2i Adultes pourra trouver sa place comme outil de référence au service des politiques d’inclusion numérique.

Le référentiel de compétences

Le référentiel de compétences du B2i Adultes est organisé en cinq domaines :

  • 1. Environnement informatique : maîtriser les concepts et fonctions de base d’un poste informatique, l’utiliser dans un contexte de réseau.
  • 2. Attitude citoyenne : Adopter une attitude citoyenne dans la société de l’information
  • 3. Traitement et production : réaliser un document numérique
  • 4. Recherche de l’information : construire une démarche de recherche et évaluer l’information
  • 5. Communication : communiquer, échanger, collaborer en réseau

Pour chaque domaine, 3 à 4 compétences attendues sont définies et décrites par des connaissances, capacités et attitudes à évaluer.

Le référentiel final est assez peu différent du référentiel initialement proposé pour l’expérimentation, ce qui interroge sur les moyens mis en oeuvre pour prendre en compte réellement les remarques et propositions des expérimentateurs … Beaucoup de ces améliorations auraient pu être faites après simple relecture de la grille initiale par des formateurs-trices expérimentées.

Ce qui a été amélioré :

- Certaines formulations imprécises, correspondant à des aptitudes non évaluables ou trop scolaires ont été supprimées (ex : Enumérer les différents modes de communication …).
- Les objectifs ont été recentré sur des compétences observables dans les usages pratiques, plutôt que sur des connaissances factuelles (ex : « Respecter les droits d’auteurs dans l’utilisation des ressources multimédia » au lieu de « Enumérer les textes fondamentaux ... » et « Lister à quel niveau intervient le droit d’auteur »).
- Quelques éléments de contenus trop pointus ont été supprimés à juste titre (ex : installation de plug-in, sauvegardes et mises à jour, agenda collaboratif, ...) .
- Quelques notions pertinentes qui faisaient défaut ont été ajoutées dans les contenus à aborder (ex : notion de système d’exploitation et de logiciel d’application, distinction entre client de messagerie et client webmail, hameçonnage/phishing, sécurisation des mots de passe)
- Le nouveau référentiel introduit plus de souplesse dans la validation de la compétence à réaliser un document numérique. La formulation de la compétence à valider « Produire différents contenus d’une part dans la bureautique, d’autre part dans le multimédia » laisse une large marge de manoeuvre aux formateurs-trices par rapport à la formulation précédente, plus précise mais trop restrictive « Préparer au minimum 3 types de contenus différents (texte, image, vidéo, son, feuille de calcul, graphique) en vue de leur intégration dans un document numérique).

Les modalités de validation des compétences

La délivrance du brevet suppose qu’environ 70 % des compétences de chacun des domaines du référentiel soient validées (soit 2 compétences sur 3, ou 3 compétences sur 4 par domaine).

Les compétences doivent être validées par un centre agréé, en fonction d’acquis formels et informels développés tout au long de la vie. L’évaluation pourra se faire :

- sur présentation d’éléments probants ;
- au cours ou à l’issue d’une formation générale et/ou professionnelle ;
- au cours ou à l’issue d’une formation spécifique à l’usage des TIC ;
- en situation de travail.

Pour obtenir le B2i Adultes, chaque candidat doit constituer avec un centre agréé un « dossier de preuves » compilant les éléments faisant la preuve des compétences acquises. Les modalités préconisées : mise en situation, recueil écrit ou oral, questionnaire écrit ou oral, analyse d’un travail fini. Ce dossier sera examiné et validé par un jury, dans lequel sera obligatoirement présent un représentant de l’Éducation nationale nommé par le rectorat (DAFCO).

Qui peut être agréé pour délivrer le B2i Adultes ?

Tout organisme public ou privé intervenant dans le champ de la formation ou de l’initiation aux technologies de l’information et de la communication aura la possibilité de délivrer, sous l’autorité du recteur, ce brevet après avoir été agréé.

Le B2i Adultes a-t-il une place dans les Espaces publics numériques ?

La Délégation aux Usages de l’Internet semble plutôt en retrait par rapport à la possibilité de délivrance du B2i Adultes dans les EPN et préfère plutôt mettre en avant le Passeport Internet et Multimédia.

De fait, on peut déplorer le manque d’articulation et de passerelles entre le Passeport Internet et Multimédia (PIM) et le B2i Adultes, tant dans les contenus que dans les possibilités de validation d’acquis du PIM pour l’obtention du B2i Adultes.

L’expérimentation du B2i Adultes en région Rhône-Alpes portée par la communauté de pratique Formavia a fait ressortir que le contenu du B2i Adultes était une « cotte mal taillée » par rapport aux besoins. Son référentiel est trop ambitieux comme première marche pour les publics les plus éloignés et pas assez développé sur la bureautique ou la messagerie pour les usages professionnels qui intéressent les demandeurs d’emploi par exemple.

D’autre part, il a été souligné l’important travail d’ingénierie pédagogique à mener pour s’inscrire dans ce dispositif, car il y a beaucoup de choses à construire pour l’animateur-trice d’EPN en terme d’outils d’évaluation.

Dans le cadre du projet Ticket Déclic porté par le Conseil Général du Lot, quelques Espaces publics multimédia volontaires travaillent avec la coordination et l’appui d’organismes de formation (Aformac Midi-Pyrénées, Greta du Rouergue) pour proposer des ateliers d’initiation permettant de valider une partie des compétences-clés du référentiel B2i Adultes, avec l’objectif d’initier un portefeuille de compétences au sein de l’EPN, qui pourra être compléter et approfondi pour les personnes qui le désirent, dans le cadre d’un parcours de formation complémentaire proposé par ces organismes pour la délivrance du B2i Adultes. (Le Ticket déclic sur le site des EPM lotois : http://epm.lot.fr/spip.php?rubrique11)

C’est donc par la mise en place de partenariats, par la coopération et la complémentarité sur un territoire entre organismes de formation et Espaces publics numériques, que le B2i Adultes pourra trouver sa place comme outil de référence au service des politiques d’inclusion numérique.
Les textes de référence

Consulter le texte intégral de la circulaire n° 2010-065 du 12-5-2010 (NOR > MENE1011027C) organisant la généralisation du Brevet informatique et internet adultes

Télécharger le dossier d’agrément

Télécharger le document d’accompagnement

Posté le 11 juin 2010 par Philippe Cazeneuve
Posté le 11 juin 2010 par Philippe Cazeneuve
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Le Conseil Constitutionnel retoque la "riposte graduée" de la Loi Hadopi !!!

Un article repris du blog "Savoir en actes" de Philippe Cazeneuve
La décision rendue par le Conseil Constitutionnel va dans le même sens que le vote d’un amendement au parlement européen en mai dernier, dans le cadre du "paquet télécom", et pose les bases de la reconnaissance de l’accès internet comme un service universel, voire un droit fondamental.

Pour comprendre le contexte, un détournement hilarant d’une scène culte du film de Terry Gilliam, Brazil (1985) qui illustre très bien la problématique posée par la Loi "Internet & Création" (dite Hadopi) :

La décision rendue par le Conseil Constitutionnel va dans le même sens que le vote d’un amendement au parlement européen en mai dernier, dans le cadre du "paquet télécom", et pose les bases de la reconnaissance de l’accès internet comme un service universel, voire un droit fondamental.

Je cite un extrait de la décision rendue aujourd’hui par le Conseil Constitutionnel, que je propose d’encadrer et d’afficher dans tous les Espaces publics numériques et autres Points d’accès publics à internet :

"12. Considérant qu’aux termes de l’article 11 de la Déclaration
des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : " La libre communication
des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de
l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement,
sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par
la loi "
 ; qu’en l’état actuel des moyens de communication et eu égard
au développement généralisé des services de communication au public en
ligne ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la
participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des
opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à ces services ;"


Pour en savoir plus :


Posté le 10 juin 2009 par Philippe Cazeneuve
Posté le 10 juin 2009 par Philippe Cazeneuve
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Guide "EPN & Ecole" - 5) Accompagner la scolarité

Des dispositifs pour financer vos projets

Pour identifier plus facilement les dispositifs qui vous concernent, aidez-vous de ce tableau en répondant à quelques questions simples :
- Pourquoi ? L’objectif du dispositif : éducatif, loisirs, insertion, ...
- Quand ? Les actions se déroulent durant le temps scolaire (TS) ou hors temps scolaire (HTS)
- Pour qui ? Tous les enfants, les enfants ayant des difficultés particulières, ...
- Pour quel âge ? Maternelle, primaire, collègiens ou lycéens.
- Sur quels territoires ? ZEP, ZUS, zone rurale ... ou France entière.

Dispositifs POURQUOI ? QUAND ? POUR QUI ? QUEL AGE ? QUELS TERRITOIRES ?

Éducatif Loisirs Insertion TS HTS Tous enfants Diff. Scolaires Délinquants Maternelle Ecole Collège Lycée Tous ZEP ZUS Rural défavorisé
Accompagnement éducatif x


X X



X
2008 X

CEL x

X X X

X X X X X


Contrat Enfance jeunesse
X

X X

X X X X X


CLAS x


X X


X X X
X X
Ecole ouverte x X

X X


X X X
X X
Réussite éducative x

X X
X
X X X

X

Ville Vie Vacances
X X
X X
X

X X

X X

Accompagnement éducatif Nouveauté rentrée 2007-2008 !

- Public : ensemble des collèges (publics et privés) de l’éducation prioritaire pour la rentrée 2007-2008, puis tous les collèges à partir de 2008, puis tous les établissements scolaires.
- Objectifs : favoriser la réussite de tous
- Modalités : accompagnement hors temps scolaire tout au long de l’année, après la classe, quatre jours par semaine. Pour les élèves volontaires : aide aux devoirs et aux leçons, pratique sportive, pratique artistique et culturelle, accès aux techniques usuelles de l’information et de la communication. Encadrement assuré par des enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires ou pour les activités sportives, artistique et culturelles, par des intervenants extérieurs, avec possibilité d’utiliser des équipements hors établissement afin de bénéficier des structures locales existantes.
- Textes : circulaire N°2007-115 du 13 juillet 2007

Contrat éducatif local (CEL)

Le CEL est l’aboutissement d’un projet éducatif global local (diagnostic partagé, définition des objectifs éducatifs, mise en œuvre des actions et évaluation). Il doit rechercher une articulation avec les projets d’écoles, d’établissements et des réseaux de l’éducation prioritaire.

- Public : enfants et jeunes (3-18 ans), plus particulièrement dans les zones sensibles et en difficulté urbaine et rurale.
- Objectifs : Mobiliser tous les partenaires et les acteurs éducatifs d’une commune ou intercommunalité (administrations et établissements de l’État, collectivités territoriales, associations sportives, éducatives et culturelles, de parents et organismes sociaux) autour de la définition d’un projet éducatif global local qui met en cohérence les différents temps de vie de l’enfant et du jeune (scolaire, périscolaire, extrascolaire).
- Modalités : La circulaire de 2000 privilégie les champs d’intervention suivants : l’éducation à l’image, au cinéma et au multimédia ; la musique et le chant choral ; l’architecture, le cadre bâti et le paysage ; l’éducation à l’environnement ; la culture scientifique ; l’environnement des objets et des signes visuels ; les pratiques physiques et sportives ; l’éducation à la santé.
- Partenaires : Ministères, ACSÉ, collectivités territoriales, CAF, établissements scolaires, associations, institutions culturelles
- Contact local : chef de projet ou comité de pilotage du CEL (en général piloté par la Commune ou l’intercommunalité)
- www.education.gouv.fr/cel/default.htm

Contrat enfance et jeunesse

Remplace les contrats enfance et les contrats temps libres

- Public : Enfants et jeunes de 0 à 18 ans
- Objectifs : favoriser le développement et améliorer l’offre d’accueil des enfants et des jeunes.
- Actions concernées : accueil collectif, familial, parental, halte-garderie collective et familiale, multi-accueil familial et parental, ludothèque (volet enfance) ; centre de loisirs vacances été, petites vacances, mercredis et week-end, centre de loisirs périscolaires, accueil périscolaire, accueil jeunes déclaré, séjour vacances été, petites vacances, camps ados (volet jeunesse)
- Partenaires : CAF, DRDJS, collectivités territoriales, associations, établissements scolaires
- Contact local : CAF du département, DRDJS
- site web CAF

Contrat local d’accompagnement à la scolarité (CLAS)

- Public : élèves des écoles primaires, collèges, lycées, en priorité dans les zones urbaines sensibles (ZUS) et les réseaux d’éducation prioritaire (REP).
- Objectifs : favoriser la réussite scolaire des enfants et des jeunes et renforcer l’implication des parents dans leur rôle éducatif.
- Modalités : actions hors temps scolaire (aide aux devoirs, apports culturels, appui et ressources, implication des parents)
- Partenaires : Ministères, ACSÉ, collectivités territoriales, CAF, établissements scolaires, associations.
- Contact local : CAF du département, DDASS

École ouverte

- Public : élèves des écoles, collèges et lycées de milieux socioculturels défavorisés. Priorité aux établissements classés en zone d’éducation prioritaire (ZEP), en zones urbaines sensibles (ZUS) et établissements sensibles.
- Objectifs : ouvrir les collèges et les lycées pendant les vacances scolaires, les mercredis et samedis durant l’année scolaire, pour accueillir les enfants et jeunes qui ne partent pas ou peu en vacances et proposer un programme d’activités à visée éducative, scolaire, culturelle, sportive et de loisirs.
- Contact local : Chef d’établissement

Programme de réussite éducative (PRE)

- Public : en priorité, enfants et adolescents de 2 ans à 16 ans habitant en zone urbaine sensible ou scolarisés dans un établissement relevant de l’éducation prioritaire.
- Objectif : accompagner dès la petite enfance des enfants et des adolescents présentant des signes de fragilité et des retards scolaires.
- Modalités : Soutien personnalisé dans la durée, avec des objectifs de résultats, notamment scolaires, assuré par des équipes pluridisciplinaires de soutien (enseignants, éducateurs, animateurs, travailleurs sociaux, psychologues, pédopsychiatres, rééducateurs, intervenants sportifs et culturels) et des associations agréées. La loi incite à la mobilisation ou à la création d’une « structure juridique »dédiée à la réussite éducative et regroupant à terme les coordonnateurs des dispositifs éducatifs existants (CEL, veille éducative, CLAS ...).
- Partenaires : Ministères, collectivités territoriales, CAF, professionnels et associations coordonnés par la Délégation interministérielle à la ville (DIV)
- Textes : plan de cohésion sociale loi n° 2005-32 de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005
- www.reussite-educative.net

Ville, vie, vacances (VVV)

- Public : Jeunes (11-18 ans) résidant en zones urbaines ou rurales défavorisées, jeunes faisant l’objet de mesures de justice, jeunes détenus.
- Objectifs : lutter contre le désoeuvrement des jeunes, prévenir la récidive des jeunes pris en charge par la justice, lutter contre la délinquance et les comportements inciviques.
- Partenaires : Ministères, DIV, collectivités territoriales, CAF, professionnels et associations coordonnés par Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSÉ)
- Demandes de financement des associations auprès de l’ACSÉ.

Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSÉ)

Etablissement public à caractère adminitratif créée par la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances, qui remplace le Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (Fasild). L’ACSÉ finance des actions dans les domaines de la politique de la ville : l’éducation, avec le suivi du programme « réussite éducative », la santé, la prévention de la délinquance, le lien social, le développement économique, l’accès à l’emploi...

Jusqu’à présent, ces dispositifs étaient mis en oeuvre par la DIV, qui transférait les crédits aux préfets de région. Depuis le 1er janvier 2007, l’ACSÉ met en oeuvre et finance ces dispositifs et constitue un guichet unique pour le dépôt des dossiers de financement des associations.
- www.lacse.fr

Lien hypertexte: Galaxie Jeunesse (INJEP)
Posté le 21 octobre 2007 par Philippe Cazeneuve
Posté le 21 octobre 2007 par Philippe Cazeneuve
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Guide "EPN & Ecole" - 4) Des projets en partenariat

Le cadre réglementaire

Participation d’intervenants extérieurs aux activités d’enseignement dans les écoles maternelles et élémentaires

Les principes

Les activité proposées « s’intègrent nécessairement au projet pédagogique de la classe qui est lui-même la traduction des objectifs du projet d’école. »
« La responsabilité pédagogique de l’organisation des activités scolaires incombe à l’enseignant titulaire de la classe où celui de ses collègues nommément désigné (...) »
« (...) le maître peut se trouver déchargé de la surveillance de groupes d’élèves confiés à des intervenants extérieurs sous réserve que :
Le maître par sa présence et son action assume de façon permanente la responsabilité pédagogique de l’organisation et de la mise en oeuvre des activités scolaires,
le maître sache constamment où sont ses élèves,
les intervenants extérieurs aient été régulièrement autorisés ou agréés,
les intervenants extérieurs soient placés sous l’autorité du maître. »
« L’intervenant extérieur apporte un éclairage technique ou une autre forme d’approche qui enrichit l’enseignement et conforte les apprentissages conduit par l’enseignant de la classe. Il ne se substitue pas à lui. »

Convention obligatoire

- signature d’une convention lorsque les intervenants sont rémunérés par une collectivité publique ou une association et interviennent régulièrement dans le cadre scolaire (voir modèle fourni en annexe de la circulaire).
- La convention est passée entre la collectivité ou l’association, et soit l’Inspecteur d’académie, Directeur des services départementaux de l’Education Nationale (IA-DSDEN), soit l’Inspecteur de l’Education Nationale (IEN) de la circonscription.
- Elle est contresignée par le ou les directeurs d’écoles concernés qui en garde un exemplaire.

Agréments et autorisations

- Tous les intervenants extérieurs bénévoles ou rémunérés doivent être autorisés par le directeur d’école, même s’il est co-signataire de la convention.
- Pour certains domaines particuliers, un agrément de l’inspecteur d’académie est nécessaire : sport, musique, classes découvertes, ateliers de pratiques artistiques et culturelles, ...
- Les intervenants artistiques non titulaires d’un diplôme préparant à l’intervention en milieu scolaire, voient leur compétence professionnelle vérifiée par les services régionaux des affaires culturelles (DRAC).

(Source : Circulaire N°92-196 du 3 juillet 1992 – BO N°29 du 16 juillet 1992

Les sorties scolaires dans les écoles maternelles et élementaires

Organisation pédagogique

« Le projet et l’organisation pédagogiques de la sortie scolaire sont élaborés par le maître de la classe en liaison avec les responsables du site choisi ainsi qu’avec l’équipe locale d’encadrement. Une bonne utilisation des potentialités du lieu en relation avec les bénéfices attendus pour les élèves suppose que le maître dispose d’une information préalable précise. »

Financement et assurances

Les sorties se déroulant sur le temps scolaire doivent être gratuites pour les familles. Elles sont obligatoires pour tous les élèves et ne nécessitent pas d’assurance particulière. La participation est facultative lorsque les sorties incluent la totalité de la pause du déjeuner ou dépassent les horaires habituels de la classe. Dans ce cas, la souscription d’une assurance est exigée. Pour les accompagnateurs bénévoles, la souscription d’une assurance responsabilité civile et d’une assurance individuelle accidents corporels est recommandée.

Le transport

Pour des sorties d’une 1/2 journée ou moins, le transport se fait à pied ou en car. En primaire, l’enseignant peut se rendre seul avec sa classe, en maternelles il doit être accompagné d’un autre adulte. Si la classe est divisée en 2 groupes pour un enseignement spécifique (ex : langue vivante, TIC...), la surveillance pendant le trajet aller-retour peut être assurée par un adulte autre que le maître : aide-éducateur, surveillant ou par l’adulte chargé de l’enseignement.

L’équipe d’encadrement minimum

- Maternelles : 2 adultes dont le maître. Au-delà de 16 élèves, un adulte supplémentaire pour 8.
- Elémentaire : 2 adultes dont le maître. Au-delà de 30 élèves, un adulte supplémentaire pour 15.

(Source : Circulaire n°99-136 du 21 septembre 1999 – BO HS N°7 du 23 septembre 1999 )

Posté le 21 octobre 2007 par Philippe Cazeneuve
Posté le 21 octobre 2007 par Philippe Cazeneuve
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Guide "EPN & Ecole" - 1) Se connaître pour travailler ensemble

Le socle commun des connaissances et des compétences

La place des technologies de l’information et de la communication
Le socle commun des connaissances et des compétences, introduit par le Décret du 11 juillet 2006, définit « Tout ce qu’il est indispensable de maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire » et s’organise en sept compétences : la maîtrise de la langue française, la pratique d’une langue vivante étrangère, les compétences de base en mathématiques et la culture scientifique et technologique, la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication, la culture humaniste, les compétences sociales et civiques, l’autonomie et l’initiative des élèves.

Il précise à propos de la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication :
« La culture numérique implique l’usage sûr et critique des techniques de la société de l’information. Il s’agit de l’informatique, du multimédia et de l’internet, qui désormais irriguent tous les domaines économiques et sociaux.(...)
Les connaissances et les capacités exigibles pour le B2i collège (Brevet informatique et Internet) correspondent au niveau requis pour le socle commun. Elles sont acquises dans le cadre d’activités relevant des différents champs disciplinaires. »

CONNAISSANCES
- Les bases des techniques : composants matériels, logiciels et services courants, traitement et échange de l’information, caractéristiques techniques, fichiers, documents, structuration de l’espace de travail, produits multimédias...
Les élèves doivent également savoir :
- que les équipements informatiques (matériels, logiciels et services) traitent une information codée pour produire des résultats et peuvent communiquer entre eux ;
- que l’usage de ces outils est régi par des règles qui permettent de protéger la propriété intellectuelle, les droits et libertés des citoyens et de se protéger soi-même.

CAPACITÉS
- s’approprier un environnement informatique de travail ;
- créer, produire, traiter, exploiter des données ;
- s’informer, se documenter ;
- communiquer, échanger.

ATTITUDES
- une attitude critique et réfléchie vis-à-vis de l’information disponible ;
- une attitude de responsabilité dans l’utilisation des outils interactifs.

Posté le 20 octobre 2007 par Philippe Cazeneuve
Posté le 20 octobre 2007 par Philippe Cazeneuve
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